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18 mars 2016

Retour du l’édition 2016 du Prix littéraire

 

Pour visualiser le trailer « Retour l’édition 2016 du Prix littéraire Déodat de Séverac » cliquez sur le lien ci-dessous.

trailer promulgation prix litt 2016

13 mars 2016

RENCONTRE AVEC MAYLIS DE KERANGAL

Le 28 janvier 2016, des élèves du Lycée Déodat de Séverac ont eu la chance d’échanger avec l’auteur de Corniche Kennedy et de Réparer les vivants à Ombres Blanches. Bilan de cette rencontre exclusive par Chloé et Marine.

Les débuts de l’écriture

Maylis de Kerangal a commencé à écrire à 30 ans. Elle a commencé car elle lisait beaucoup pendant son adolescence et elle trouvait que dans l’écriture il y avait une dimension de création. Pendant toute son enfance elle écrivait des textes libres qu’elle remettait à ses professeurs pour qu’ils les regardent et donne leurs avis.

Pourquoi continuer à écrire aujourd’hui ?

Quand on commence l’écriture on ne s’arrête pas. C’est quelque chose qui est trop entraînant et cela libère.

Maylis de Kérangal a travaillé dans l’édition, et plus particulièrement aux éditions du Baron Perché. Pourquoi ?

Ces éditions ne lui appartiennent pas. Mais elle y a passé beaucoup de temps car elle apprécie le rapport à l’imaginaire que ces éditions procurent vu qu’elles sont principalement basées sur la jeunesse. Elle trouve que le rapport entre le texte et l’image était très agréable. Mais ses conditions de travail étaient aussi favorables à son métier d’écrivain  : elle avait alors un contrat « free-lance » dans ces éditions , c’est à dire qu’il y a une limite de temps mais que c’est elle qui se gère son temps. Ce type de contrat  lui a permis de faire une place à l’écriture. Si elle a 6 mois pour finir son livre, si elle veut écrire son livre sur le dernier mois c’est son choix.

Grande voyageuse, Maylis de Kérangal a séjourné aux Etats-Unis. Une source d’inspiration ? Des lieux d’enfance ont-ils joué un rôle ?

Elle ne s’est pas exactement inspiré des paysages de ses voyages mais elle a plutôt pris des images de son voyage en Amérique. Elle s’est inspiré des clichés que on peut trouver sur l’Amérique. Par exemple comment est représentée l’Amérique dans les séries, par Hollywood, par les livres d’actions ? Pour construire ses récits, elle part d’un point A pour arriver à un point B.

Le lieu de La Plate n’a pas de lien avec son enfance au Havre. Mais il n’est pas anodin que cette histoire se déroule sur la marge de Marseille, sur le bord de la ville car elle-même a vécu « sur les bords de la ville du Havre ». Les lieux à la marge représentent effectivement un motif autobiographique. Sans doute que l’auteur est présent dans le livre par les différents lieux, la manière d’aborder les espaces, plus que par les personnages.

Les dessous de la création : L’écriture de  « Corniche Kennedy » 

L’écrivaine a commencé à écrire son livre par Manuscrit qu’elle avait divisé en trois parties. La troisième partie est restée la même dans le livre, mais si on gardait les mêmes première et seconde parties le livre aurait été trop volumineux, « l’idée était de concasser la première et seconde partie pour qu’elles soient plus dynamiques » affirme t-elle. Son but était de construire des oppositions qui sont des oppositions de l’histoire. Son but était de construire des oppositions qui sont des oppositions de l’histoire. Ainsi retrouve-t-on ces chapitres qui alternent l’histoire de Sylvestre Opéra, et celle de la bande de jeunes.

Mais le livre Corniche Kennedy n’a pas de chapitres numérotés, Pourquoi ? 

Elle n’a pas senti le besoin de numéroter les chapitres. La ponctuation par le blanc lui suffit largement. Les belles pages (pages de droite) sont utilisées pour marquer les temps nécessaires. L’idée d’avoir une page de blanc est plus intéressante car cela établit un rythme pour le lecteur.

Rythme et style d’écriture

Son écriture n’a pas de rythme particulier, cela dépend, dit-elle de son inspiration et des « curseurs de langue ». Pour son style d’écriture « le fond et la forme ne sont pas dissociés », dit-elle.  Il y a des descriptions des sens, des corps et des sensations dans beaucoup de ses livres. Tout passe par le langage ; dans aucun de ses ouvrages, on n’est dans la tête des personnages, dans ce que « se dit » le personnage. on a plutôt accès directement à ce qu’il ressent. C’est un régime littéraire assez compliqué, il y a un flux de description qui est bien présent. Pour le faire comprendre, l’auteur compare les personnages de « Corniche Kennedy » avec la série « Desperate Housewives » : là, chaque personnage a un profil, un caractère très défini, et des comportements  complètement opposés. C’est un monde totalement décalé qui prouve que les apparences ne veulent rien dire. A l’inverse, l’écrivain tente de trouver la sincérité et la complexité des sensations de ses personnages.

Nous avons trouvé le nom de Sylvestre Opéra très original, celui-ci a-t-il une signification pour vous ?

Sylvestre veut dire forêt et le personnage de son roman vient de ce monde-là, il est un « homme de la nature ». Dans son livre, ce personnage de Sylvestre Opéra est le seul à avoir un nom et un prénom car il est l’ordre, c’est à dire que de par son travail, il a une forme d’autorité. Et le fait que ce soit un personnage ténébreux joue également. Puis pour elle, le nom de Sylvestre fait aussi référence au fait que c’est quelqu’un qui est chargé de souvenirs sombres, tous ce dont il se souvient, ce sont des idées tristes. Tous les autres personnages n’ont pas de noms de famille car cela ôte l’esprit « classe sociale », qui pourrait  les « trier ».  Par leurs prénoms, ces jeunes personnages, Mario, Eddy et Suzanne, sont tous égaux.

Ecriture et doutes ?

« Ça peut arriver de douter lorsqu’on écrit », dit Maylis mais ça ne lui arrive pas tant qu’elle écrit des livres d’actions. A vrai dire elle ne se pose jamais la question de savoir si ce qu’elle écrit va plaire au lecteur ; elle n’écrit pas pour que ça plaise aux lecteurs, elle écrit pour son plaisir à elle. Mais bien sûr, elle n’aurait pas continué à écrire si il n’y avait pas ce plaisir d’écrire et le plaisir d’être lu.

Maylis de Kérangal et son  parcours

Pour elle, tout son parcours est connecté au contemporain. Elle trouve aussi que son écriture dépend du lieu dans lequel elle est au moment précis où elle écrit. Son but principal est de saisir ensemble la question des scènes, des actions …

Maylis ne se regarde pas comme l’obligée du contemporain mais c’est ce qui l’intéresse. Pour elle, le rôle de l’écrivain c’est de faire vivre un rapport au langage et donner une forme d’expérience à ses lecteurs.

 

13 mars 2016

La fractale des raviolis, un voyage littéraire

Saurez-vous donc vous laisser porter par ce roman composé de plusieurs histoires aux liens étroits ?

Avec ce premier roman, Pierre Raufast ajoute à la géométrie rigoureusement scientifique, la collision jubilatoire du probable et de l’improbable. En effet, tout au long du roman nous passons de personnages en personnages, tous plus hors du commun les uns que les autres, mais malgré tout avec un point commun leur esprit très scientifique et rationnel !
Si vous ne vous perdez pas dans les longueurs présentes au milieu du roman, deux questions vous tiendrons en haleine : ces personnages parviennent-ils toujours à leurs fins ? Pierre Raufast arrivera-t-il à boucler ce roman ?

N’hésitez plus et embarquez !

Julien L-P, 602

13 mars 2016

L’art de la glisse, une liberté.

Respire, un livre de Tim Winton, vous permettra de vous évader et de découvrir de nouvelles sensations.

L’auteur nous plonge dans son univers, l’Australie, mais pas l’Australie que nous connaissons tous. Nous nous retrouvons immergés dans celle dite de la « cambrousse », dans une ville côtière, là où les habitants sont tous les mêmes, et, n’ont pas d’ambition, comme nous le dit l’auteur. Tout ceci serait sans compter sur les deux personnages que nous allons suivre, qui sont plutôt qualifiés de « têtes brûlées ». Cette campagne sort du lot, avec ses plages de sable fin, ses vagues uniques au monde et quasiment personne d’assez audacieux pour les surfer, à part nos deux petits fous.
Très vite, on se retrouve aspiré par le livre et son histoire, l’identification aux personnages est très rapide. Pikelet est un jeune homme normal, sérieux, comme les autres, jusqu’au jour où il rencontre Loonie, un garçon fou et toujours à la recherche de nouvelles sensations extrêmes. Ces deux petits gars vont faire la découverte du surf, et de toutes les galères qui vont avec, ils rencontreront un mentor du nom de Sando, qui leur enseignera tous les plaisirs de cette glisse. Et sa femme Eva, une ex-skieuse déchue, qui comprend cet art de la glisse, mais d’une autre manière. La comparaison entre les deux sports nous est expliquée, et ces deux semblent procurer les mêmes sensations aux personnages.

Nous y voilà donc, plongés dans le contexte, la narration est telle que l’on accompagne les personnages lors de leurs excursions maritimes. L’auteur nous décrit donc l’art de la glisse, sa liberté, ses dangers, ses plaisirs, et tout le reste. Si cet art nous est inconnu au début du livre, une fois terminé, nous avons comme l’impression de connaître par cœur le bonheur procuré lorsqu’on pourrait surfer une vague.

Quel est ce bonheur ? Les personnages, très attachants, nous le décrivent comme si ils avaient « trompé la mort » à chaque vague surfée, à chaque sortie qualifiée de « dangereuse » par des personnes ne connaissant pas ce bonheur, le bonheur de la liberté.

Julien, 602.

13 mars 2016

Un repas indigeste

Une femme déterminée à tuer son mari avec une arme du crime peu banale : des raviolis.

Pierre Raufast est né à Marseille (13) en 1973. Il est ingénieur diplômé de l’Ecole des Mines de Nancy. Il vit et travaille à Clermont-Ferrand. Il est l’auteur de 2 ouvrages : La fractale des raviolis et La variante chilienne.

Cet ouvrage qui se démarque de ceux qui nous sont proposés à ce prix littéraire est composé de plusieurs petites histoires dont on peut déjà en connaître le titre grâce au chapitre précédent.
Cette structure différente des autres ouvrages laisse l’originalité de ce livre se démarquer des autres.

L’auteur laisse le lecteur plonger dans de différentes histoires courtes, dans la peau d’autres personnages.
Certains diront que plusieurs histoires pourront perdre le lecteur durant le livre, détrompez-vous !
Les histoires se suivent les unes par rapport aux autres, il est plutôt facile à lire…

602

13 mars 2016

L’écume amère

Que ferriez vous si votre plaisir était dangereux ? Beh cette histoire relate Bruce Pike est un jeune Australien à peine turbulent, un rêveur d’eau, un questionneur de respiration dont le meilleur ami, une tête brûlée, s’appelle Loonie qui marche par desus les dangers des eaux.

Timothy John Winton (Tim Winton) est un romancier australien.
A 10 ans déjà, il annonce à ses parents son envie de devenir plus tard écrivain. Vers l’âge de 16 ans, il publie dans des magazines de petites poésies qu’il rédige lui-même. Deux ans plus tard, il fait éditer, dans différentes revues nationales, des histoires courtes.
A 19 ans, il écrit son premier roman : » Un nageur ouvert ». C’est avec ce dernier livre qu’il remporte le prix Australian/Vogel en 1981. En 1984 et en 1991, il gagne la récompense de Franklin de Milles (le prix littéraire le plus prestigieux d’Australie) grâce à ses livres « Shallows » et « Cloudstreet ».
Après avoir écrit plusieurs romans pour adultes, il se lance dans l’écriture pour enfants. En 1995, il remporte le prix Booker avec le livre « Les cavaliers ». Il a édité treize livres: « L’amour est la septième vague », « La femme égarée », « Cet oil, le ciel », « Les ombres de l’hiver ».

Les personnages sont : Bruce Pike dit « Pikelet », Ivan Loon dit « Loonie », Eva et Sando
A Sawyer sur la côte ouest, Bruce Picket s’ennuie. Fils unique, ce garçon de onze ans se lie d’amitié avec Loonie d’un an son aîné. Loonie est une tête brûlée qui l’entraîne jusqu’à l’océan tout proche. Les deux gamins surfent, y passent presque toutes leurs journées. Ils rencontrent Sando, un surfeur expérimenté qui les initie à la technique et leur ouvre un monde.
Raconté par Pickelet devenu adulte, ce livre nous amène aux années où le surf n’en était qu’à ses débuts. Loonie et Picket s’amusent au départ dans les rivières. L’apnée, la nage dans des eaux boueuses mais l’appel de l’océan est un défi. de sa chambre, Pickelet l’entend rugir les nuits de fortes tempête. Même s’il la l’interdiction formelle de s’y rendre, ce garçon assez réservé va désobéir. Premier mensonge d’une longue série. Loonie est son opposé, un garçon au tempérament bien trempé qui n’ a peur de rien et dont personne ne s’occupe vraiment. A la plage, ils remarquent Sando. Un surfeur brillant, solitaire et respecté par tous. Lui et sa femme ne travaillent pas et traînent l’étiquette de hippie par les gens de Sawyer. La trentaine bien entamée, Sando prend sous son aile les deux garçons. Il leur apprend des techniques et à se dépasser. Jeu dangereux car Picket et Loonie voient en Sando un maître.

« La brise à l’heure bleue fraîche, joyeuse, s’amuse à me titiller les sens, juste avant ma descente. Secoué par une houle paresseuse à un bon kilomètre de Bidiba Bay, au sud de Blues Ville, à Imaginaria. Un bourdonnement dans les oreilles, une plaque glaciale sur le visage, les cheveux évadés de l’emprise des lanières de mon masque dansent la java. L’eau pénètre ma combinaison. L’air encore chaud m’abandonne pour souffler dans mon détendeur. Un frisson m’embrasse le corps en même temps que la mer m’engloutit. Je descends, la mer me guette, les fonds marins m’invitent. Bercé par cette nature sauvage et douce qui me donne sa bénédiction pour une pause, une vie au ralenti, j’atteins le sommet du rêve, de la communion avec le tout et rien en silence… »

13 mars 2016

Une école pas comme les autres

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Nous sommes dans la peau d’une personne non fréquentable, et non seulement, a une personne qui fait des cours de philosophie à des escrocs en prison.
Ce livre s’intitulant la Zonzon , est un livre écrit par Alain Guyard. L’auteur essaye de nous montrer dans ce livre l’escroquerie en prison, mais aussi que les cours de philosophie peuvent être aussi faits à toutes sortes de personnes car les criminels nous font comprendre que la philosophie est valable pour tous. Le héros principal est inspiré de la vie de l’auteur, Alain Guyard qui est aussi professeur de philosophie et a enseigné dans le milieu carcéral.
Nous voilà en prison là où Lazare Vilain personnage principal du livre fait des cours de philosophie. Lazare Vilain est une personne ordinaire, vivant une vie monotone. Il passe bientôt leur courrier clandestin, commence à ressembler à un rejeton du milieu et tombe amoureux d’une musicienne, enseignante en prison, comme lui. Or la belle Leïla est la veuve d’un caïd marseillais. Elle prenait Lazare pour un détenu, au début de l’histoire, mais en fait non ce n’est qu’un simple professeur de philosophie.
« Nous, on raconte le terrain, et le sentiment partagé qu’on a de voir des [détenus] se plaire à philosopher, et on narre par le détail nos efforts de « conceptualisation carcérale ». On tombe tous d’accord pour dire que la philosophie permet d’interroger sa condition, donc de prendre des distances avec elle, et par conséquent de fabriquer un interstice, un espace, un jeu suffisant pour bidouiller quelque chose qui ressemble à de la liberté. » (p. 90)

« Chacun sait ici que la prison, ce n’est pas que la perte de la liberté, c’est, dans la foulée, la perte de sa femme, parfois l’enfant retiré et confié aux services de la DASS, et, par un jeu de dominos, la haine de la belle-famille, parfois en chaîne, celle de la famille. Ne reste souvent que la mère, qui lave le linge et le ramène au parloir, pardonne tout à son fils. » (p. 160-161)
Ainsi, l’auteur nous pose la question de l’amitié que nous remarquons quand certains prisonniers se parlent entre eux, et quand Lazare parle de la condamnation de Socrate. Pour moi c’est le meileur livre de ceux que j’ai lu et je pense qu’il mériterait le prix.

Haaron BOURCHAK 602

 

 

13 mars 2016

Pickpocket, un livre prenant

Je viens de finir ce livre et je ne regrette pas l’avoir lu. Le jeune héros de ce roman, auquel le romancier n’a pas attribué de nom, a une unique activité: pickocket dans l’espace public, comme le métro, il cible au hasard les passants les plus riches. Dans la première partie du livre, nous le suivons en train de se livrer à ses nombreux vols et on se rend compte qu’il ne vole pas essentiellement pour avoir beaucoup d’argent mais que c’est simplement son mode de vie.

La seconde partie introduit deux éléments nouveaux qui vont donner un sens à sa vie: sa rencontre avec un enfant que la mère pousse à voler dans les magasins; occasion pour notre héros de montrer son empathie puis, son recrutement par des yakusas pour faire de mauvais coups. Celui-ci l’oblige à se mettre à son service et lui impose des tâches presque impossibles à réaliser; en cas d’échec, le pickpocket sera tué. Celui-ci, se sentant en danger de mort, apprécie de plus en plus la vie.
J’ai aimé ce court roman et l’évolution du jeune héros dont la personnalité s’enrichit et s’étoffe. Pickpocket est une lecture que j’ai apprécié par rapport au autre lectures que j’ai pu faire dans le cadre du Prix littéraire. Cela permet de passer un bon moment de lecture lors de cette plongée au Japon.

Thomas.A 607

26 février 2016

Les ados deviennent fous !!!

Le début des beaux jours à Marseille , une bande d’ados, une corniche, un seul but dépasser ses limites pour réaliser le saut le plus impressionnant. Un jour l’un de ces ados se fait voler son téléphone. Pour le lui rendre, un seul choix pour Suzanne : sauter de la corniche et faire un saut de l’ange l’une des figures les plus complexes. Quel sera son choix ?

Mailis de Kerangal est une romancière célèbre qui écrit Corniche kennedy en 2008. Dans sa vie elle gagnera plusieurs prix littéraires.

Personnellement je n’ai pas aimé ce livre. Je trouve qu’il est trop difficile à lire, que les pages ne finissent jamais. c ‘est un langage soutenu que je trouve difficile à lire. Je trouve que ce livre fait environ 100 pages sauf que l’histoire sont les 20 dernière pages du livre donc une histoire vraiment trop longue à commencer.

Caroline 603

26 février 2016

L’injustice que supportent les femmes d’Afghanistan

 

Une femme ,une burqa, une nation sous le régime des Talibans bref  une histoire magistrale écrite par l’écrivain bengali Timeri n Murari qui a pris comme cadre assez particulier  l’Afghanistan qui est controlé par le régime des talibans, par Zorak Wahidi le ministre de la Promotion de la vertu et de la Répression du vice. Cette ouvrage nous fait part de l’histoire d’une jeune femme nommée Ruckshana, contrainte de quitter l’Inde où son père a été détaché avec ses grand parents son cousin et son frère Jahan mais dont la mère qui est malheureusement en phase terminale d’un cancer.

De retour à Kaboul pour travailler comme journaliste, la jeune femme n’a pas de chance, l’Afghanistan étant un pays sous un régime Islamiste excessivement dur, appliquant la Charia de façon implacable sans aucune distinction. Les talibans interdisent aux femmes telles que Rukhsana de travailler, ce qui fait qu’elle ne peut plus exercer son métier, elle doit impérativement sortir accompagnée et  doit apprendre à porter la Burqa.

Mais de nouvelles perspectives s’ouvrent à Ruckshana : le ministre de la Promotion de la vertu et de la Répression du vice Zorak Wahidi promeut un tournoi de cricket pour redorer le blason du pays et donner une meilleure image de la nation au monde entier.  Jahan et ses cousins y voient eux aussi une possiblité de sortie et souhaitent donc participer aux tournoi de cricket pour pouvoir partir s’entraîner (et s’enfuir donc) au Pakistan et ainsi quitter à jamais cet horrible destination qu’est l’Afghanistan. Ruckshana a appris à jouer au cricket à l’université de Delhi dans laquelle elle a terminé ses études. La jeune femme élaborera plusieurs manoeuvres audacieuses pour coacher ses cousins, et pourra même trouver un prétexte pour enlever son voile qui la dérangeait pendant l’entrainement mais pendant ce temps, mais un nouveau problème se présente à l’horizon avec Zorak Wahidi qui veut épouser Rukhsana de force… Ruckshana va pouvoir s’en tirer en faisant croire qu’elle n’est plus à Kaboul mais si la police afghane s’aperçoit de tout cela, non seulement elle va en subir les conséquences mais toute sa famille aussi.

 

Notre héroïne impétueuse  nous raconte son quotidien en Afghanistan mais aussi celui des femmes. Or notre petite rebelle n’est pas à se laisser faire :  face à une injustice durant son séjour en Inde, notre jeune ex-journaliste écrit secrètement des articles anti-gouvernementaux. Confinée à la maison, elle écrit secrètement pour le Hindustan Times de Delhi en montrant du doigt tout ce qu’elle voit, malheureusement assez souvent des tortures et des exécutions pour des raison aberrantes , de la brutalité d’un pays privé d’éducation et de loisir .

J’ai adoré ce livre grâce son scénario plutôt original et inattendu. On y parle aussi beaucoup de sport (surtout de cricket), on y présente les caractéristiques du cricket qui est un sport très important et obligatoire dans le sous continent indien. Les personnages  sont vraiment attachants, ont quelque chose de spécial qui fait qu’on se familiarise assez facilement.  On s’immerge dans l’histoire rédigée simplement, et on peut facilement lire les nombreuses pages.  Le roman montre que ce qui est naturel comme des loisirs pour nous tels que aller au cinéma ou même lire des livres, aller boire un verre ou aller à un concert est quelque chose de d’inimaginable pour les habitants de l’Afghanistan surtout les femmes et nous permet de relativiser un peu .

Mohon Anmoyul 603