28 mars 2019

Atelier écriture créative – Scène 4 (Nouvelles d’Haïti, la Fille du train)

Personnages :

Lobo : Je suis un jeune garçon, intelligent, mais têtu. Je me souviens que je m’étais perdu dans une forêt, mais je ne stressais pas. Mon objectif était de retrouver ma famille. Il a 4 ans, c’est un petit garçon fasciné par les sectes religieuses de son pays, il a été en contact avec ces gens et a été envouté. Depuis, il a un comportement parfois bizarre, il peut se comporter comme un adulte, très sage, très sérieux. Mais surtout, il fait du bien à tout le monde, rien qu’en étant avec lui, en lui touchant la main, en parlant avec lui, chacun se sent plus heureux.

Rachel : Je suis une jeune fille brune aux yeux marron. Je suis curieuse et la curiosité est une qualité pour moi. La timidité est un de mes plus gros défauts. Je me souviens d’un couple que je voyais à travers la vitre du train. Je les considérais comme parfaits. Je suis triste car je ne croise plus ce couple et mon objectif est de les retrouver. Elle est alcoolique, divorcée et au chômage. Son mari l’a trompée et a eu un enfant avec sa nouvelle femme, il l’a quittée parce qu’elle buvait, elle est devenue alcoolique parce qu’elle désirait plus que tout un enfant et ne peut pas en avoir. Le couple qu’elle voyait par la fenêtre du train lui semblait être le couple idéal, celui qu’elle aurait voulu avoir.

La scène se passe sur une place de supermarché, somme toute banale. Elle est assez vaste, il fait jour. L’atmosphère est calme. Le petit garçon court vers le supermarché et fait tomber les courses d’une jeune fille.

Lobo – Oh ! Pardon ! J’ai pas fait exprès !

Rachel – Ne t’en fais pas, je vais ramasser, mais que fais-tu seul ici ?

Lobo – Mon papa m’a envoyé lui acheter des bières.

Rachel – Tu as quel âge ?

Lobo – Quatre ans.

Rachel – Mais la caissière ne te laissera jamais repartir avec des bières ! Prend plutôt celles-là, je n’en ai pas besoin. C’est irresponsable de ma part de donner des bières à un enfant de quatre ans, mais tu m’as l’air spécial.

Lobo – Pourquoi t’as des bières ?Mon papa m’a dit que la bière, c’est pour les gens costauds !

Rachel – Les bières me permettent d’oublier mes problèmes d’adultes et mon malheur.

Lobo – Ah bon, mais lesquels ?

Rachel – Ah bè, on m’a interdit de faire des bébés.

Lobo – Oh non !Vous êtes stérile, c’est si triste, c’est si rare et ça doit tomber sur vous.Quelle malchance, ça vient d’où ?

Rachel – Eh bien !Je ne m’attendais pas à un tel langage.On m’a dit que ça provenait de mes gènes.

Lobo – Ah oui !C’est des allèles de vos gènes sexuels X et Y qui ont été défectueux à votre naissance et qui ne vous permettent pas de procréer.

Rachel – Waouh ! Tu m’impressionnes !Eh bien, tu l’as mieux expliqué que moi.

Lobo – Bon c’est pas tout, mais je dois rentrer à la maison, moi !

Rachel – Veux-tu que je te ramène ?

Lobo – Mon papa m’a dit de me méfier des inconnus, désolé.

Rachel – Tu as bien raison, fais bien attention sur le retour.

Lobo – D’accord.Pas de soucis, au revoir !

Rachel – Au revoir, petit !

Ils s’éloignent l’un de l’autre, puis Lobo pense à quelque chose, fait demi-tour et appelle Rachel.

Lobo – Oh, je viens de penser à quelque chose ! Vous travaillez ?

Rachel – Hélas non, je n’ai pas de travail.

Lobo – Mon papa cherche une nounou pour me garder, ça pourrait vous intéresser ?

Rachel – Oui, ce serait avec plaisir !

Lobo – Tenez,c’est le numéro de téléphone de mon papa, appelez-le ce soir !

Rachel – Ok, pas de souci, au revoir cette fois !

Lobo – Oui ! Au revoir, bonne soirée !

Il sort.

Rachel (en aparté) – Quel petit garçon enthousiaste, j’ai eu l’impression de parler à un adulte et sa présence m’a comme soulagée je me suis sentie apaisée, c’est comme si une aura autour de lui rendait tout beau et heureux, j’en ai oublié mes problèmes.

Scène écrite par Mohamed L. et Hugo, 609

28 mars 2019

Atelier écriture créative – Scène 3 (Des larmes sous la pluie)

Personnages :

Bruna : Je suis un androïde de combat exerçant le métier de détective privé. J’ai été créée pour avoir des réflexes extraordinaires. Je suis alcoolique et vis dans la tristesse et le deuil. Tous mes souvenirs sont artificiels, aucun ne m’appartient. La colère m’habite : j’arrive pourtant, la plupart du temps, à garder mon sang-froid. Je n’aspire qu’à vivre une vie normale, à vivre plus de dix ans, contrairement aux autres androïdes de ce monde.

Pérodin : Je suis autonome, motivé, mais mon défaut, c’est le retard. Chaque fois que je pars prendre mon bus, je le rate. Je me sens malchanceux, cela m’attriste et me rend parano, donc mon objectif, c’est de ne plus jamais rater mon bus. Je me drogue à l’héroïne, je délire souvent, je crois que quelqu’un, un programmeur, a programmé ma vie et que c’est à cause de lui que je rate toujours le bus, que ma femme m’a quitté et que je ne vois plus mon fils. Je veux le retrouver et le faire disparaître.

*****

C’est la nuit, l’hiver, il fait -5°. La scène se passe dans une cave sombre, poussiéreuse, avec des lumières qui clignotent. Un vendeur d’armes au fond de la pièce, il est grand, musclé et fait peur. Bruna, devant l’entrée, réfléchit avant d’aborder le vendeur.

Bruna (en aparté) – Ce froid risque d’engourdir mes réflexes. Je ferais mieux d’être prudente si je tiens tant que ça à faire affaire à lui. Il n’y a pas d’issue de secours, apparemment, la diplomatie me sera donc utile. De toute façon, ce sera vite fait.

Bruna Husky entre donc d’un pas décidé dans la cave et va se mettre à la hauteur du vendeur. L’échange sera rapide : le vendeur glisse l’arme dans sa main alors que l’androïde paye en espèces. Pérodin entre.

Vendeur – Salut ! T’en es où avec tes recherches, Pérodin ?

Pérodin – Ça n’a pas beaucoup avancé… J’aurais besoin d’aide. J’ai recherché plus d’indices sur Internet, mais je n’ai pas eu plus d’infos sur les androïdes.

Bruna – Tu fais des recherches sur des androïdes ?!

Pérodin – Oui, pourquoi ? (Il se rend compte de la nature androïde de Bruna.) T’es le programmeur ?

Bruna (surprise) – De qui s’agit-il?

Pérodin – Bah… le programmeur, celui qui a programmé ma vie.

Bruna – Attends… t’es un humain, mais, t’as été… programmé ? Comment est-ce possible ?

Pérodin – Justement, je ne sais pas ce qu’il m’arrive… (Il se rappelle.) Ainsi, la comédie aux arrêts des autobus, ce jeu de cache-cache avec l’amour, la fuite de Karine, tout cela était programmé par quelqu’un qui s’arrogeait le droit de disposer de ma vie.

Bruna (en aparté) – Hmm… Je vois. Il croit être dirigé par un certain « programmeur ».

Pérodin – Je voudrais bien que tu m’aides à le trouver. Vu que, toi aussi, t’es programmée.

Bruna – (en aparté) Dans ce cas, j’ai intérêt à l’aider… Ça me rappelle cette citation, d’un artiste extraterrestre : « C’est ce que je fais qui m’apprend ce que je cherche ». Si on trouve ce programmeur, je pourrais lui demander où j’ai été construite. (À Pérodin) Après tout, pourquoi pas ?

Pérodin – Ouais, mais comment on pourrait faire ? (Il se tourne vers le vendeur) T’as trouvé des nouvelles infos ?

Vendeur – T’as de la chance, puisque j’ai un ami qui travaille dans un bureau cyber informatique à Rome. Vous voulez le voir ? Ce serait une bonne piste pour vous.

Bruna, à Pérodin – On pourrait commencer par là, qu’en penses-tu ?

Pérodin – Par contre, il faut qu’on prenne deux ou trois heures d’avance… Je ne veux vraiment pas louper le train car je vais encore le regretter.

Bruna – A l’aventure !

Ils sortent de la cave, en discutant de la marche à suivre.

Scène écrite par Emad et Mohamed G. 609

28 mars 2019

Atelier d’écriture créative – Scène 2 (Qui a tué mon père/Des larmes sous la pluie)

Personnages :

Le père : Je suis un jeune retraité. Ma principale qualité est mon amour pour mes enfants et mon principal défaut est ma misogynie, mon intolérance et mon homophobie. Je me souviens énormément de la fois où mon fils effectuait avec ses camarades une chorégraphie où mon fils jouait la fille, et je me souviens de ma déception à ce moment-là. Je cherche et j’espère qu’un jour l’on m’accepte tel que je suis. Je n’ai pas eu d’éducation, j’ai dû quitter l’école tôt pour aller travailler. Je ne supporte pas les garçons ou les hommes qui se comportent comme des filles, ni qu’on puisse penser que mon fils est une mauviette.

Pérodin : Je suis autonome, motivé, mais mon défaut, c’est le retard. Chaque fois que je pars prendre mon bus, je le rate. Je me sens malchanceux, cela m’attriste et me rend parano, donc mon objectif, c’est de ne plus jamais rater mon bus. Je me drogue à l’héroïne, je délire souvent, je crois que quelqu’un, un programmeur, a programmé ma vie et que c’est à cause de lui que je rate toujours le bus, que ma femme m’a quitté et que je ne vois plus mon fils. Je veux le retrouver et le faire disparaître.

*****

La scène se passe dans le désert, dans un petit village entouré de dunes de sable, en pleine journée, l’après-midi, face à une tempête qui arrive. Pérodin debout sur une dune, l’air perdu. Le père le voit et décide d’aller voir cet homme qu’il ne reconnaît pas comme un habitant du village.

Le père – Bonjour, qu’est-ce que tu fais là ?

Pérodin (regarde droit devant lui) – Il m’a retrouvé.

Le père – Qui t’a retrouvé ?

Pérodin – Le programmeur…

Le père – Je ne connais personne de ce nom ici.

Pérodin (toujours le regard figé devant lui) – Je le cherchais quand je me suis perdu dans ce désert mais il m’a retrouvé avant…

Le père – Comment ça ?

Pérodin – Regarde.

Le père (se tourne et regarde dans la même direction que Pérodin) – Une tempête de sable… (Il réfléchit s’il doit aider le village ou calmer cet inconnu)

Pérodin (paniqué, il se ronge les doigts, fait les cent pas…) – C’est la fin ! Cette fois-ci, il donne le coup de grâce.

Le père – Non ! Ce n’est jamais la fin tant que l’on s’entraide.

Pérodin – J’ai déjà essayé de le tuer et ça continue !

Le père – J’ai pensé les mêmes choses que toi par le passé, me venger de ceux qui ont fait de ma pauvre vie d’ouvrier un enfer. Mais dans ce désert, mes pensées s’échappent face à l’immensité des dunes. La vie est agréable, car ici tout le monde s’entraide face aux tempêtes de sable gigantesques. Mais lorsque celles-ci sont absentes, il fait bon vivre au cœur de nos villages de sable. Ici plus de soucis, ni de préjugés, ici tout le monde est égal face aux géants de sable lorsque ces derniers décident de vous dérober à votre vie.

Pérodin (commence à ce calmer et arrête de marcher pour ce mettre face au père, tout en ce tenant malgré tout toujours la tête)  – Vous avez trouvé la paix malgré le programmeur ?

Le père – Oui, et tu pourrais rester parmi nous si tu le souhaites.

Pérodin – Je ne sais pas, il est toujours là…

Le père – Tu ne craindras rien ici, tu veux commencer une nouvelle vie loin de ce programmeur ? Alors, viens m’aider pour préparer le village. (Il prend une voix plus imposante pour provoquer un élan de courage et de motivation.)

Pérodin – J’espère que tu as raison…

Ils sortent.

 Scène écrite par Mohamed G. et Maxime, 609

28 mars 2019

Atelier d’écriture créative – Scène 1 (La fille du train/ La Horde du contrevent)

Personnages :

Rachel : Je suis une jeune fille brune aux yeux marron. Je suis curieuse et la curiosité est une qualité pour moi. La timidité est un de mes plus gros défauts. Je me souviens d’un couple que je voyais à travers la vitre du train. Je les considérais comme parfaits. Je suis triste car je ne croise plus ce couple et mon objectif est de les retrouver. Elle est alcoolique, divorcée et au chômage. Son mari l’a trompée et a eu un enfant avec sa nouvelle femme, il l’a quittée parce qu’elle buvait, elle est devenue alcoolique parce qu’elle désirait plus que tout un enfant et ne peut pas en avoir. Le couple qu’elle voyait par la fenêtre du train lui semblait être le couple idéal, celui qu’elle aurait voulu avoir.

Golgoth : Je m’appelle Golgoth, je suis le meneur d’un groupe. Ma première qualité est d’être robuste. Mon premier défaut est d’être vulgaire. Aucun souvenir en particulier, aucune émotion. Mon objectif est de retrouver l’origine du vent.

La scène se passe dans une ville du Nord, à quelques kilomètres de la mer, il règne une atmosphère grise et laide. Rachel est sur scène.

Rachel – Ce temps est vraiment désagréable. Je n’arriverai pas à retrouver le couple parfait s’il fait froid et boueux tous les jours, j’espère que le ciel se dégagera pour que je puisse reprendre mes recherches. De plus, la voiture n’a plus d’essence, il va falloir que j’en trouve, il me semble qu’il y a une pompe à essence en centre-ville, mais je ne sais pas s’il me reste assez d’essence pour y parvenir. Bref ! Je me ferais bien un petit chocolat chaud, moi !Je suis bloquée là, je n’arrive pas à aller plus loin. J’ai la tête lourde de bruits.

Rachel va chercher un chocolat chaud et elle percute Golgoth qui entre sur scène.

Golgoth – Vous allez bien mademoiselle ? Ça y est ? On fait le tour des pleureuses ou y’a encore des volontaires ?

Rachel – Ce n’est rien je suis un peu tracassée en ce moment !

Golgoth – Pute-vent ! Ils commencent à me courir tous ! Si ça va pas dites-le clairement !

Rachel – Et bien…C’est juste que j’ai perdu quelque chose de cher à mes yeux.Mais vous vous avez l’air fatigué, pourquoi ?

Golgoth – Je marche, depuis au moins 30 ans déjà. Je suis Golgoth le finisseur ! Traceur de la dernière horde !

Rachel – Vous marchez depuis si longtemps !! Mais pour aller où ?

Golgoth – Chercher l’origine du vent.

Rachel – Le vent ? Je ne pense pas que mes histoires ennuyeuses et idiotes vous intéressent !

Golgoth –Oui le vent. Par chez moi, il fait rage. Exactement ça ne m’intéresse pas du tout.

Rachel – Et bien… Pour tout vous dire, rien ne va dans ma vie, je n’ai pas de travail, pas de famille, je suis seule et mon unique compagnon est l’alcool.

Golgoth – Chacun ses problèmes !Mais l’alcool ne fera que vous ancrer dans la solitude.

Rachel – Oui, mais je n’arrive pas à m’en défaire.

Golgoth – Pour ça, débrouillez-vous, je ne suis pas un psy.

Rachel – Excusez-moi si je ne vous intéresse pas. Parlez-moi de vous alors.

Golgoth – Je n’ai pas grand-chose à dire, depuis tout petit, je cherche à trouver l’origine du vent avec mon équipe qui me pénalise plus qu’autre chose.La horde du contrevent ou l’équipe des bras cassés, tous aussi lents les uns que les autres.J’aurais déjà trouvé l’origine du vent s’ils n’étaient pas là à me coller les bottes.

Rachel – Je suis sûre qu’ils ont des qualités, vous êtes juste de mauvaise foi.

Golgoth – C’est vrai !Ils savent bien se plaindre !

Rachel – Mais vous êtes actuellement en train de vous plaindre de votre équipe ; au final, vous êtes pareil.

Golgoth – Non ! Je n’ai pas besoin de leçons, je préfère m’en aller !

Rachel – Eh bien faites donc ! Au revoir, goujat.

Golgoth – Au revoir, l’alcoolo !

Les personnages s’en vont d’un air énervé.

 

Scène écrite par Hugo et Quentin, 609

26 mars 2019

Une femme blessée

               La fille du train est un thriller psychologique écrit par Paula Hawkins, une écrivaine britannique qui a beaucoup de succès, elle écrit des best sellers. Cette auteure a écrit plusieurs livres, dont Au fond de l’eau, Reunion et One minute to midnight… 

              Ce roman raconte l’histoire de Rachel, une femme qui a sombré dans la dépression et l’alcool depuis qu’elle a divorcé de Tom. Elle a perdu son travail il y a plusieurs mois mais elle ne l’a dit à personne, elle fait semblant de s’y rendre en prenant le train qui la mène à Londres et qui la ramène dans sa banlieue, tous les jours. Chaque jour, elle observe son ancienne maison, celle qu’elle habitait avec Tom mais surtout le couple voisin qu’elle a surnommé Jason et Jess et qu’elle imagine comme un couple parfait et sans histoire. Jusqu’au jour où elle voit un autre homme avec Megan « Jess ». Quelques jours plus tard elle apprend la disparition de cette femme. Rachel est persuadée qu’elle a vu quelque chose concernant la disparition de Megan pendant une nuit d’ébriété. C’est à partir de ce jour que la vie de Rachel va basculer. Rachel va donc se rapprocher de Scott « Jason », elle va croiser Tom et Anna, la nouvelle épouse de Tom. Rachel va donc essayer de résoudre et de se rappeler de ce qu’il s’est passé ce soir là. 

               Ce récit ménage le suspense, parce qu’elle garde le lecteur angoissé par ce qui va se passer, et nous attendons la prochaine étape avec une grande inquiétude. Il aborde des thèmes tels que l’alcoolisme parce qu’on voit Rachel tout le temps perdue avec une bouteille dans les mains. Les femmes et l’adultère sont aussi un sujet de discussion… 

              La fille du train est un romain du genre du thriller c’est à dire fait pour provoquer chez le lecteur une excitation et le tenir en haleine jusqu’au dénouement de l’intrigue. L’auteur, Paula Hawkins a un style à la fois feutré et étouffant, on prend l’exemple de la vie de Rachel, un nuage noir, une vie étouffante pour Rachel, hantée par les souvenirs de son ancienne vie et blessée par la trahison.

             Ce livre m’a beaucoup inspirée, au début je l’ai trouvé très long mais petit à petit j’ai réussi à le lire. J’ai beaucoup apprécié l’histoire, les personnages… Je me sentais dans l’histoire, vivre leurs émotions, sentiments… j’ai beaucoup aimé la fin parce que l’auteur nous montre que la tromperie, le désir et le mensonge mènent au meurtre.

Achoura, 605 

26 mars 2019

Un humain dépourvu d’émotions

Le jeu du chat et de la souris est un roman Chinois de 240 pages paru le 19 avril 2018 et écrit par A Yi un auteur chinois né en 1976 dans la province de Jiangxi.

Ancien policier, il quitte son travail pour devenir journaliste. Auteur de nouvelles et d’un récit autobiographique, Le jeu du chat et de la souris est son premier roman, il a connu un grand succès en Chine.

 Par une journée ordinaire dans une petite ville de la Chine provinciale, un adolescent de 19 ans fait quelques achats puis rentre dans l’appartement qu’il partage avec sa tante.

Il a invité une camarade de classe Kong Jie à venir le rejoindre en début d’après midi, une magnifique jeune fille, douée et sympathique qui lui a toujours témoigné de l’amitié. Dès qu’elle arrive il l’étrangle et la poignarde 37 fois, enfonce son cadavre dans le tambour de la machine à laver, puis quitte la ville.

Hypersensible et solitaire,il raconte avec un détachement glaçant la méticuleuse préparation de ce geste, les 37 coups de couteau, le jeu du chat et de la souris avec la police, sa tentative de suicide et sa décision de se rendre aux autorités.

Spécialistes, enquêteurs et journalistes défilent alors pour tenter de percer le mystère de ce crime sans motif apparent…Son procès fait grand bruit et une question se pose à tous: pourquoi un tel crime ?

A Yi  introduit dans son livre un thème sombre qui fait froid dans le dos, celui d’un adolescent déconnecté de la société qui noie son ennui dans un crime spectaculaire dans le seul but de jouer avec les forces de l’ordre afin de se sentir plus vivant. Pour ce qui est du genre ici il s’agit d’une fiction littéraire, l’auteur s’inspire d’un fait réel certes, mais il remodèle l’histoire à sa propre manière proche d’un roman policier car on nous parle de meurtre, de course poursuite avec la police, d’énigmes.

 Dans ce livre A Yi utilise un style d’écriture très froid, distant, et il nous présente un héros alexithymique qui l’est tout autant, on ne décèle presque pas de ressenti, seul l’instant du crime, la sanglante mise à mort, laisse échapper quelques instants des émotions.Ce style-là est très utilisé par les auteurs asiatiques.

 Pour finir, mon avis sur ce livre ne va pas tourner autour du pot, ce livre ne m’a pas du tout plu, n’étant pas moi même une grande lectrice, les rares fois où il m’arrive de dévorer des bouquins c’est souvent des mangas, je préfère quand il y a des images et des textes assez courts, ce qui n’est clairement pas le cas de ce livre.

En plus de cela, les romans policier ce n’est pas vraiment ma tasse de thé, je suis plutôt du genre fantasy mélangé à de la romance avec une touche de science fiction, une histoire qui captive, qui nous donne envie de la lire malgré le fait que le livre fasse 400 pages.

J’ai eu beaucoup de mal à lire ce livre, parfois je me perdais et le pire dans tous cela c’est qu’il était d’un ennui phénoménal, l’histoire justement n’était pas du tous captivante pour moi, elle n’était pas vivante c’était comme lire un livre de littérature patrimoniale par exemple, une succession de phrases qui vous embrouille l’esprit.

Sana, 605

 

 

 

 

 

 

26 mars 2019

Le meurtrier qui cache bien son jeu

L’auteure du livre La fille du train est Paula Hawkins est une écrivaine britannique qui a fait des études de philosophie, de politique et d’économie. Elle a écrit des articles pour The Times, ainsi que plusieurs articles en indépendant. Son premier livre est un livre de conseil financier pour les femmes. C’est vers 2009 qu’elle commence sa carrière de romancière sous le pseudonyme d’ Amy Silver. Son roman la fille du train va rencontrer un succès commercial avec 11 millions d’exemplaires vendus à travers le monde et a été adapté au cinéma en 2016.

La fille du train est un thriller dans lequel Rachel est une jeune femme qui était heureuse car elle avait une situation professionnelle acceptable, elle vivait dans une maison avec Tom dont elle était amoureuse. Mais le jour où elle découvre qu’elle est stérile et que son mari la quitte pour une autre femme nommée Anna; elle sombre dans l’alcoolisme, perd son logement et son emploi. Or, elle fait semblant d’aller travailler, en prenant le train qui la mène à Londres et qui la ramène dans sa banlieue.

Chaque jour elle voit lors d’un arrêt une maison qui est à côté de celle où elle habitait avec Tom. Dans celle-ci elle observe ses occupants, un couple qu’elle idéalise et qu’elle nomme Jess et Jason. Jusqu’au jour où elle voit Jess avec un autre homme dans la maison. De là, Rachel se demande si Jess trompe son mari.

Quelques jours plus tard, les journaux annoncent la disparition de Megane ( qui est Jess). C’est à ce moment-là que la vie de Rachel bascule. En effet, elle a été vue à proximité de la maison de Megane. Que faisait elle là-bas? Est-ce qu’elle voulait harceler son ex- mari et sa nouvelle femme? Ou est-ce qu’elle souhaitait dire à Scott « Jason »  qu’elle avait vu sa femme avec un autre homme? Ce soir-là elle était trop ivre pour se rappeler de ce qui s’était passé. Elle va tout faire pour tenter de découvrir ce qu’elle faisait ou ce qu’elle a vu ce soir-là. Le problème c’est qu’elle a des trous noirs, des souvenirs flous et imaginaires. Comment va-t-elle démêler la vérité dans tout ses souvenirs et dans tout ces mensonges?

Dans ce roman, trois voix féminines sont présentes celle de Rachel, d’Anna et de Megan qui livrent leurs visions personnelles en alternance. Les personnages principaux de ce livre sont les trois femmes avec Scott et Tom.

Le thème et le genre de ce livre est un thriller mais plus précisément un thriller psychologique. C’est aussi un roman policier car il y a un meurtre, une enquête menée par la police. Ce livre contient du suspens à couper le souffle, l’alcoolisme est aussi abordé dans ce livre avec Rachel. Des problèmes de couple sont présent avec Tom et Anna mais aussi avec Scott et Megan.

La fille du train est un livre qui m’a beaucoup plu d’une part car c’est une histoire qui pourrait être réelle car le personnage principal est une jeune femme qui prend le train. Au début, je me suis dis que le livre avait beaucoup de pages mais en le lisant ces pages on défilé rapidement. C’est un roman avec beaucoup de rebondissement et de suspense car le responsable de ce meurtre est une personne inattendue que l’on ne suspectait pas du tout et dont l’identité est révélée à la fin.

Le seul passage qui m’a un petit peu ennuyé est le début car il y a pas d’action vu qu’on met les personnages dans leur contexte. Deux questions m’on traversé l’esprit vers la fin du livre: que devient Anna et sa fille? Mais aussi que devient Scott? Je trouve cela dommage que la fin du livre n’on parle pas. Pour finir c’est un bon thriller à lire, je vous le conseille.

Meriem, 605

26 mars 2019

L’histoire d’un arbre généalogique

L‘histoire d’un allemand de l’est est un récit autobiographique écrit par Maxim Leo en 2010 et traduit en Français par Olivier Mannoni. Maxim Leo est un journaliste berlinois qui a fait plein de recherches dans sa famille pour pouvoir écrire son livre qui se déroule sur 60 années , de 1930 à 1990, en regroupant les années de l’entre-deux-guerres jusqu’à la chute du mur de Berlin.

C’est un récit historique qui relate l’histoire et la vie de la famille de l’auteur, pendant le nazisme et la RDA, avec une partie qui croyait dur comme fer à l’idéal du parti et l’autre complètement désabusée par rapport au régime : Le grand père maternel était Juif et fut exilé en France ou il deviendra un héros de la résistance tandis que son grand père paternel, lui, était nazi, puis fut prisonnier de guerre et reviendra dans son pays en 1947. Cela donne, de par sa famille et ses idéaux, l’état d’esprit général des Allemands à la fin de la guerre car beaucoup d’Allemands avaient foi en le parti et ils étaient très concernés par la lutte contre le fascisme.

Nous nous rendons compte au fil de la lecture que l’auteur donne son avis personnel sur les différentes histoires de sa famille et qu’il est assez indifférent sur ce qu’il se passe ce qui facilite son objectivité. Il a un style journalistique, c’est un récit et non un roman, et son style est simple et précis ce qui est donc facile à lire et assez captivant, cependant, je n’ai pas trouvé ce livre très attachant, peut-être est-ce à cause du manque d’humanisme du livre car j’ai toujours préféré l’action et les émotions, mais malgré tout, cela fait un peu de changement et de découverte et j’ai quand même trouvé ce livre intriguant.

 

Océane, 605

 

26 mars 2019

J’accuse!

« Qui a tué mon père » est un livre sorti en mai 2018. Il a été écrit par un jeune écrivain français, Edouard Louis. Il avait déjà publié « En finir avec Eddy Bellegueule » en 2014 et « Histoire de la violence » sorti en 2016. Du haut de ses 26 ans, il divise les critiques littéraires par son style et ses engagements.
Dans ce livre, Edward Louis raconte son enfance, la relation qu’il entretenait avec son père et l’influence de la société sur ce dernier. Il relate cela grâce à des souvenir qui l’ont marqué et qui caractérisent les messages qu’il veut nous faire passer.
Le thème principal du livre est l’impact de la politique et des codes de la société sur la vie de son père et donc sur ses relations avec lui. Il avait peu de points communs avec son père et malgré des efforts pour attirer son attention rien n’y faisait. Sous la forme d’anecdotes, l’auteur exprime les incompréhensions, les désaccords, les peurs dont il a souffert. Puis il dénonce, car il montre que derrière, ce sont les influences de la société et les conséquences des politiques menées qui en sont la cause.
Cet écrit se range dans le genre autobiographique. En effet, l’auteur est narrateur et raconte des passages de sa vie.
Edouard Louis possède un style particulier. Les passages de sa vie n’ont pas d’ordre chronologique. Ils se succèdent sans transitions. On a l’impression en le lisant qu’il écrit les unes à la suite des autres les idées qui lui viennent sur le moment. Ses phrases sont simples, courtes et directes.
J’ai trouvé ce livre très intéressant. Sa manière de raconter son histoire personnelle et son point de vue sur la société est bien amenée. J’ai beaucoup aimé le moment où il dénonce directement certains politiciens en citant leurs noms. Cela représente bien le style du livre, il dénonce sans prendre de gants. De plus cela coïncide avec la phrase au dos du livre « l’histoire de ton corps accuse l’histoire politique ». Cela nous donne également une réponse au titre. Le livre est court et efficace. Par contre, je l’avoue, une œuvre comme celle-ci est beaucoup plus facile à apprécier quand on est d’accord avec ses idées et ses dénonciations. D’ailleurs, il est vraiment d’actualité. Les rares points que je peux lui reprocher c’est enchaînement de ses anecdotes qui n’ont pas forcément de lien évident. Ainsi que ses parenthèses dans ses récits qui sont souvent longues et peuvent faire perdre le fil.

Yoan 605

26 mars 2019

Retrouvailles entre père et fils

Qui a tué mon père est un roman de 84 pages d’Edouard Louis. Dans ce récit, on nous montre des retrouvailles entre un fils et son père après plusieurs années. Le fils va parler à son père tout au long du livre et va nous faire découvrir leur relation depuis son enfance.

On apprend que durant leurs retrouvailles, le père est extrêmement blessé physiquement ; il n’a que 50 ans, il est malade et fragile. Leur discussion (faite a 99 % par le fils) nous fera découvrir qui est responsable de cela, nous faire découvrir « qui a tué son père ».

Ce livre est très accessible, il est très court (moins de 100 page) et est écrit de façon très moderne et compréhensible. On voit donc que l’intention de l’auteur est de partager un message au plus grand public, qu’il soit lecteur ou non. Cette accessibilité ne nuit aucunement au récit qui se suffit à lui même et fait passer le message souhaité d’une façon inoubliable, grâce aux deux personnages principaux (le père et le fils) qui sont bien développés car il ont une relation à la fois particulière et réaliste ; il sont tous deux à distance alors qu’ils vivent sous le même toit et sont tous les deux victimes de la société. Leur relation père/fils rend la dénonciation de l’auteur beaucoup plus marquante et forte en émotion.

Le récit traite des problèmes familiaux, de la discrimination et de la politique et les conséquences sur le peuple de cette politique ; tous ces thèmes sont abordés du point de vue du fils à travers le père, c’est avec le père qu’on découvre les problèmes familiaux comme la violence verbale et physique, la discrimination avec le fait que le père se cantonne à ce que les autres voient comme normal et la politique avec les conséquences physiques et psychologiques qu’a subi le père à cause de l’ignorance des hauts placés qui sont dénoncés comme étant les véritables « criminels » de l’histoire et qui sont en fait le « Qui » du titre « Qui a tué mon père ».

Mathieu, 605