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18 février 2017

Une journée à ne pas oublier

La Seine était rouge est un roman écrit par Leïla Sebbar en 1999. A travers cet ouvrage, certes court mais très explicite, Leïla Sebbar nous dévoile  un  massacre commis par la police française sur des manifestants algériens durant la guerre d’Algérie, le 17 Octobre 1961, à Paris. Pour dénoncer ce sujet tabou encore aujourd’hui et  l’horreur de cette terrible journée, l’auteure a choisi de raconter l’histoire d’ Amel qui cherche à tout prix à découvrir ce qu’ont vécu ses parents lors de cette période sombre et ce qu’ils lui cachent. Cette jeune fille aura tout le long l’aide précieuse de Louis et de son film documentaire qui permettra de recouper les informations sur ces événements historiques.

Raconter cette histoire est en fin de compte naturel pour Leïla Sebbar. En effet, cette femme est née à Aflou (Algérie) en 1941 et  a passé ses études et la suite de sa vie à Paris  juste après ces événements (1962)  encore bien présents dans les esprits de la communauté algérienne vivant à Paris.

J’ai trouvé ce roman très instructif puisqu’il m’a fait découvrir un moment de l’histoire française dont je ne connaissais pas l’existence et c’est cet aspect du livre qui m’a tenu en haleine jusqu’à la fin.  En effet, avant de savoir la vérité, Amel va devoir être patiente  et ce dialogue dès le début du livre nous le fait comprendre :  » “Tout, non, mais ce qui fait mal, oui. Voilà, je voulais pas te dire que le malheur existe, et tu m’obliges…” “Mais je le sais, tu m’apprends rien. On le voit tous les jours à la télé, on le lit, je le lis dans les livres…” “Dans les livres, à la télé… C’est pas pareil ce que je te dirai un jour, au jour dit, et ta mère aussi.” « . Ensuite l’auteur a retranscrit avec une forte sensibilité ce qu’ont traversé ces familles algériennes vivant depuis ces événements jusqu’à aujourd’hui à Paris. Pour cela elle est passée par de nombreux témoignages en tête à tête, vidéos ou encore photographiques et c’est vraiment lors de ces moments que le récit était le plus intéressant et émouvant. La romancière a donc réussi a raconter l’histoire d’Amel qui cherche à connaître une vérité tout en dénonçant un sujet tabou.

En revanche, la lecture de ce récit est à mon goût assez compliqué et je n’ai pas pris du plaisir à le lire. Je pense que ce style littéraire n’est pas forcément adapté à tous les adolescents. Tout d’abord, on se mélange facilement dans les nombreux dialogues, les personnages peuvent par exemple prendre la parole plusieurs fois sur une ligne.   De plus elle aurait peut-être pu plus développer et moins condenser son écriture pour être par moment plus claire.

Pour terminer, je dirais que ce roman se rapproche d’un documentaire  avec ses nombreux témoignages afin d’avancer sur une enquête. Cet aspect ainsi que les dialogues rendent la lecture compliquée et le livre difficile à finir. je ne conseille donc pas forcément ce livre à tous les jeunes mais surtout aux lecteurs assidus et chevronnés.

Mathieu R. 602

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

18 février 2017

Le silence du passé

Amel a seize ans. Elle entend parfois sa mère et sa grand-mère discuter de choses graves dans une langue, l’arabe, qu’elle comprend mal. Quand elle pose des questions, les femmes se dérobent. Avec Omer, journaliste algérien réfugié, et grâce au film documentaire de Louis, fils d’une Française ayant adopté la cause algérienne, elle cherche à comprendre. Amel cherche à découvrir ce que sa mère et sa grand-mère lui cachent aidée de Louis le cinéaste par qui le témoignage arrive, et enfin Omer, réfugié politique, qui dépasse le cadre de l’événement pour évoquer l’histoire algérienne actuelle.

  Amel entend sa mère et sa grand-mère parler en arabe à voix basse. Elle ne comprend pas ce qu’elles disent et quand elle pose des questions personne ne lui répond. Sa grand-mère lui dit simplement : « plus tard…. Un jour tu sauras… »
La première phrase du livre résume bien la situation d’Amel : « Sa mère ne lui a rien dit ni la mère de sa mère ». Si elle n’avait pas rencontré Louis et Omer, elle n’aurait jamais rien su. Amel veut savoir. Elle cherche… Tout au long du livre les chapitres alternent les recherches d’Amel aidée d’Omer et de Louis et des témoignages de cette époque qui sont dans le film de Louis. Louis, son ami a fait un film sur les évènements d’Octobre 1961. Elle l’a vu et même regardé plusieurs fois et elle cherche à tout savoir sur ce qui s’est passé. Elle cherche avec Omer, qui est journaliste, elle ne demande rien à sa famille puisque c’est le secret.
Les témoignages montrent l’horreur et la violence des évènements.
Tout au long du livre, morceaux par morceau, Amel reconstruit l’histoire, découvre l’histoire.

Je n’ai pas aimé ce livre que j’ai trouvé difficile à lire et même long malgré le faible nombre de pages… En revanche, j’ai appris beaucoup de choses sur cette époque et sur ces faits historiques que je ne connaissais pas.
Valentin Lacoste 602

18 février 2017

Grand maître…de l’ennui

Grand Maître (faux roman policier) a été écrit par Jim Harrison en 2012. Il est comme son nom l’indique un faux roman policier. Vous ne trouverez donc pas un polar avec un suspense intense mais plutôt une enquête mise au second plan pour laisser place à Sunderson, un personnage à découvrir.  Sunderson est alors âgé de 65 ans et est sur le point de prendre sa retraite mais une dernière affaire lui tient à cœur. C’est d’incarcérer le gourou d’une secte surnommé « Grand Maître ».

Jim Harrison est un grand auteur de poésie et de romans américain. Il est né en 1937 au Michigan et mort en 2016 en Arizona. Il a parcouru de long en large l’Amérique, il est âgé et j’ai eu l’impression qu’il a voulu nous faire découvrir ce qu’est son existence à l’heure actuelle, à travers son Amérique.

Je n’ai pas du tout aimé ce livre. Tout d’abord l’histoire ne m’a pas emballé, je m’attendais malgré le titre à avoir plus d’éléments d’enquête, de suspense, comme dans un roman policier. Au contraire, le héros passe son temps à boire, manger et surtout observer avec perversité sa voisine de 16 ans. De ce fait, j’ai trouvé l’écriture trop souvent vulgaire et rébarbative sur ce point. Cela m’a particulièrement rendu la lecture peu agréable et lassante.

En revanche, le seul point que j’ai trouvé intéressant, c’est ce combat que semble mener Sunderson contre la vieillesse. Il semble déprimé et au bout de sa vie comme le montre la citation suivante : « le vrai problème n’était pas le Grand Maître, mais le monde, et la seule vraie solution consistait à se flanquer une balle dans la tête. ».

Pour finir, je dirai que ce livre est ennuyeux, je ne l’ai même pas terminé. L’auteur répète les mêmes idées tout le temps (drogue, perversité, alcool…) et cela devient très vite lassant. L’enquête passe donc au second plan, c’est dommage!

Mathieu R 602

18 février 2017

Animiste ?

L’Homme-Tigre, mystérieux titre d’un roman à la couverture sobre et au résumé intriguant…

L’histoire se situe dans un décor exotique pour nous, puisque son auteur est indonésien et se nomme Eka Kurniawan. Décors aussi beau que cruel car il expose les tristes conditions de vie de nombreuses familles indonésiennes à travers le foyer qui a vu naître Margio, le personnage principal.

C’est un mariage arrangé qui a réuni les parents de Margio. Un fait courant en Indonésie qui provient des coutumes ancestrales. De ce fait, les relations entre les géniteurs du garçon ont toujours été houleuses et pleines de haine:un père tyrannique incompris et insatisfait; une mère qu’il a toujours vu renfermée et triste, violentée et le cœur desséché. Voila le décor d’une enfance plutôt traumatisée, qui a dû faire face aux colères et coups de l’un et aux folies de l’autre. Un niveau de vie plutôt pauvre, qui se justifie avec le travail de coiffeur de rue de Komar Bin Syueb et les habitations insalubres dans lesquelles ils ont toujours vécu. C’est-à-dire un ancien entrepôt par exemple, aux murs de bambou qui laissent souffler le vent et la pluie sur ses propriétaires…

« [...] avec le changement de saison, les cloisons se remirent à osciller, par vagues tempétueuses. Le revêtement de chaux s’écailla et tomba par petits morceaux sur le sol [...]. »

« Nuraeni avait dû mettre des cuvettes et des bassines au milieu de sa maison pour ne pas voir son sol se transformer en bauge où trempent les buffles. »

Au milieu de ce décor, l’histoire commence par un fait assez étrange et inexpliqué, le meurtre sauvage d’un habitant du village, Anwar Sadat par son voisin. Margio, calme et sans histoire va nous être présenté de plus en plus précisément dans ce récit. Notamment, sa relation avec un personnage étrange. « Un tigre, blanc comme un cygne, cruel comme un chien féroce. » Un tigre, avec qui il entretient une étroite relation et qui aurait pris possession de son corps lors du meurtre d’Anwar Sadat.   »Ce n’est pas moi, il y a un tigre dans mon corps. » Un animal qui représente peut-être la colère sauvage du personnage, et qui nous montre les croyances animistes de ce pays, qui se transmettent de générations en générations comme cet animal.

« Mameh vit une phase rouge sombre, recouverte d’une sorte de pelage, avec des yeux jaunâtres étincelants, et elle entendit une voix grogner qui résonnait en écho, avant qu’une ombre blanche ne danse dans ses yeux. »

Cet extrait nous montre les impressions de Mameh, la petite sœur de Margio lorsque celui-ci essaye de contenir le tigre habitant son corps.

Des liaisons plus ou moins conventionnelles, une façon très différente de vivre et une narration qui passe par la bouche de chaque personnage,une intrigue parfaitement maîtrisée qui s’éclaire au fil des chapitres, et qui n’est que totalement dévoilée dans les dernières phrases de cet intéressant roman.

 Ce livre m’a un peu envoûté, même si l’histoire n’est pas très joyeuse et assez étrange à premier abord, elle n’est cependant pas désagréable.

Raphaëlle, 602

 

18 février 2017

Le malheur des uns fait le silence des autres

La seine était rouge est un titre très marquant qui évoque une histoire des plus intéressantes : La guerre d’Algérie. C’est une guerre qui, de 1954 à 1962, a opposé l’armée française à des insurgés nationalistes algériens regroupés dans l’ALN (Armée de libération nationale).

Leîla Sebbar, l’auteure de ce livre, est une romancière et nouvelliste née en Algérie et issue de parents de nationalité Algérienne et française. Elle est l’auteur de nombreux romans, nous pouvons citer la trilogie de Shérazade (Stock), Je ne parle pas la langue de mon père (Julliard), Les Femmes au bain (Bleu autour) ou encore Le Peintre et son modèle (Al Manar-Alain Gorius).  Sebbar a donc une bonne bibliographie à son actif. Elle a su revisiter le style classique d’écriture du roman en intégrant le lecteur dans l’histoire pour finalement faire en sorte d’utiliser un style littéraire peu commun.

Nous plongeons dans un récit quasi journalistique avec des témoignages précis qui nous font revivre les évènements avec une grande sensibilité.Les témoins de cet évènement tente de dissimuler le malheur des personnes ce jour là en parlant une autre langue. Nous sommes dans le quotidien d’Amel une jeune fille de seize ans curieuse accompagné du jeune sans papier Omer et de Louis qui cherchent à lever le voile sur la tragédie arrivée au moment de la manifestation d’Octobre 1961; manifestation préparée en secret dû au couvre feu imposé par les Français aux Algériens qui ont décidé de manifester. Ils se lancent sur un chemin parsemé d’indices bien dissimulés; à la poursuite de la mémoire de cet épisode tabou de l’histoire.

Ce roman (ou plutôt cette longue nouvelle) est pour moi une grande découverte. Je m’intéressais beaucoup à la Guerre d’Algérie car je trouvais ça super qu’un peuple réussisse a retrouver son indépendance par ses propres moyens et je dois avouer avoir été surpris lors de la lecture car j’ignorais ces événements.  Leila Sebbar a su transmettre des émotions fortes à travers son histoire frappante, elle relate cette période sombre avec une description très précise des lieux. La façon dont est écrit ce roman me donne l’impression de regarder un film ou un documentaire car l’auteur fait intervenir des témoins racontant leur vision des faits.

Il y a néanmoins dans ce roman des passages assez confus, certaines transitions temporelles sont assez mal faites, ce qui fait que nous nous perdons, prenons par exemple le passage page 88 où nous passons d’un moment ou Noria (La mère d’Amel) raconte ce qu’elle a vécu au présent sans indications.

Cela reste néanmoins un excellent roman que je conseille fortement avec une histoire et une mise en scène aussi magique qu’instructive.

OMARI Elias 602

 

 

 

 

18 février 2017

Il vit ou il gît le, vigile?

« Debout-payé: désigne l’ensemble des métiers où il faut rester debout pour gagner sa pitance. »

Droit, statut pour les acheteurs têtus, frayeur pour ces obtus voleurs. Froid, s’il en envoie, ses sourires se perdent dans un vide immense où personne ne prend le temps d’y répondre. Des vies qui passent, « Être vigile, c’est comme être gardien de buts: on reste debout à regarder jouer les autres, et, de temps en temps, on plonge pour attraper la baballe. », être juste des yeux qui observent.  Il vit ou il gît le, vigile?

A une période où la consommation est reine, dans une ville où la vie est vile, par ses motivations. Publicités, chansons égosillées, parfums et peintures, autant de pollution visuelle qu’auditive et odorante. Une vie où les riches se cachent sous des masques car ils ont peur de se voir vraiment, où les gens moins riches font pareil car ils ont peur du jugement. Une vie où les vieux clichés raciaux sont conservés et entretenus, où il est normal qu’un Noir soit à l’entrée du magasin souriant à un Blanc qui s’apprête à dépenser les billets qui tombent de ses poches.

Vigile, le seul qui se rend compte de cette supercherie de capitalisme, mais qui a besoin d’argent pour se nourrir. Être debout, et développer un don génial pour l’extraction de situation, pour l’analyse anthropologique des masses ignorantes dont on a bourré le crâne de désirs qui leurs ont fait oublier leurs besoins. Un métier de l’ombre qui cherche à éclairer les motivations de hommes, mais dans quelles conditions!

Avec une mère révoltée possédant des idées marxiste et un appel du large beaucoup trop fort, Ossiri décide de partir en France. Le jeune homme, ivoirien, devenu parisien sans papiers, passant de professeur de sciences naturelles dans un lycée privé d’Abidjan à vigile. La promesse d’une vie respectable aisée et admirée contre une exploitation du racisme, qui ne laisse d’autre choix que d’être debout, ignoré.

Par un récit mettant en parallèle deux écritures différentes, avec d’un côté un « carnet de bord » où se trouvent chaque anecdotes retenues par Ossiri, plus ou moins intéressantes, faisant apparaître des « classes » des personnes par exemple.

Extraits de celui-ci:

 » 14 juillet 3

Le plus étonnant ne se trouve pas dans la parade de tous ces engins de mort. Le plus étonnant est dans ce public qui l’applaudit. »

« Code-barres

Un code-barres est tatoué sur le coup d’une jeune fille. Grande tentation de lui passer le pistolet à infrarouges de la caisse pour savoir combien elle coûte. »

De l’autre côté, nous est présenté l’histoire de l’immigration africaine en France. L’histoire d’Ossiri et sa famille, qui traverseront plusieurs périodes plus ou moins fructueuses qui seront essentiellement influencées par des menaces extérieures plus ou moins présentes, comme les attentats du 11 septembre 2001. Des périodes simplement fondées sur le sentiment de sécurité des parisiens, qui riment avec misère pour ceux qui n’ont pas de toit.

Un récit tout aussi passionnant que révoltant, qui manie ironie et originalité de style. Des réflexions que nous devinons profondes, lancées par Gauz comme des piques empoisonnées. Dard acerbe contre le consumérisme destiné à nous réveiller de cette impensable société qui nous embourbe l’esprit. Un livre vraiment intéressant qui nous fera non seulement faire plus attention aux vigiles que nous croiserons, mais remettre également en question les idées que nous avons et notre besoin-ou non- de consommer.

Raphaëlle C 602

18 février 2017

D’une enseigne à l’autre

Gauz est un auteur qui a beaucoup de connaissances sur les sujets qu’il traite, en effet il a beaucoup d’expérience notamment parce qu’il s’est baladé dans tous les domaines: tout d’abord diplômé de chimie, il a été ensuite photographe, directeur puis finit par devenir directeur d’un journal économique satirique en Côte-d’Ivoire. Il ira ensuite en France en tant qu’immigré où il expérimentera le métier de vigile qui sera le sujet principal de son roman qui connut le plus de succès Debout Payé, ce qui  qui selon Gauz «  désigne l’ensemble des métiers où il faut rester debout pour gagner sa pitance « 

Dans Debout Payé,  il y a tellement de personnages différents que tous les citer nous prendrait une éternité, il y a tout de même un personnage central, Ossiri, qui revient souvent et autour duquel l’histoire tourne. En effet on nous présente un vigile debout toute la journée qui observe des choses très particulières. Dans une forme et un style originaux, le récit aborde les stéréotypes concernant les différentes origines des immigrés en France puis on fait une pause dans le récit et le vigile nous cite des notes d’observation. Un texte mélangeant donc des registres de langues variés, très plaisant à lire !

A la base ce titre Debout Payé ne m’attirait pas du tout, j’avais l’impression que la lourdeur du métier de vigile ou le temps d’attente debout des vigiles allait se refléter dans l’œuvre mais à ma grande surprise comme dans  La Seine Était Rouge de Leila Sebbar, ce fut un livre gorgé d’humour et de citations faisant réfléchir; par exemple sur ce que vivent finalement ces vigiles forcés d’être constamment debout. La façon dont est écrit ce récit ne me fait pas penser au roman classique : cela me fait plus penser à des sortes de chroniques ou à des « blogs » où l’auteur raconte sa journée chaque jour;  du coup on n’a pas vraiment l’impression qu’il y a une histoire derrière mais une sorte de succession de sketches; cela peut plaire comme déstabiliser le lecteur. En effet,  il n’y a pas d’histoire à proprement parler donc les lecteurs aimant les histoires classiques qui suivent une chronologie ne vont peut être pas aimer. En outre, le vigile au cours de ses journées voit des personnages aussi spéciaux que « bizarres » et évoque tous les stéréotypes comme par exemple: « les Noirs font peur » et doivent en profiter pour trouver de l’emploi. C’est le point de vue critique de Gauz qui me fait personnellement  beaucoup rire. Il y a des passages hilarants sur ce qu’il a vécu par exemple la vieille femme cherchant sa fille mais finalement nous apprenons que la fille est elle-même. Cela m’interpelle car on nous montre les histoires extraordinaires que vit le vigile quotidiennement. Il traite quelque chose de sérieux de façon travaillée et surtout très drôle.

Ce livre m’a donc beaucoup plu, il traite un sujet sérieux de façon à ce que cela passe comme si c’était imaginaire il m’a donné un opinion sur les personnes exerçant les métiers « debout payé » .

OMARI Elias 602


18 février 2017

Debout-payé, la parole aux vigiles

Gauz s’inspire de sa propre histoire pour raconter celle d’Ossiri, un étudiant Ivoirien devenu vigile pour financer ses études à Paris. Ce roman raconte tout les clichés sur les Noirs et les préjugés que peuvent avoir les gens sur les vigiles de couleur, ainsi que ce que pensent les vigiles sur la société qui les entoure. Gauz critique tous les travers de la société de consommation, il parle aussi des relations politiques entre la France et l’Afrique. Il raconte l’immigration depuis l’époque qui a suivi la décolonisation, celles des Trente Glorieuses, jusqu’à nos jours. Ce livre permet de donner la parole aux vigiles et de savoir ce qu’ils pensent de nous, les personnes faisant partie de la société de consommation et qui ignorent complètement ces personnes qui surveillent les magasins dans lesquels nous rentrons. Après avoir lu Debout-payé, le regard que nous portons sur les vigiles et notre façon de nous conduire envers eux va radicalement changer…

Gauz est né en 1971 à Abidjan en Côte d’Ivoire, il parle et écrit en Français. Après avoir été diplômé en biochimie et pendant quelques temps sans-papiers, Gauz est scénariste, photographe et  rédacteur en chef d’un journal économique satirique ivoirien, il publie son livre Debout-payé en 2014 à Paris. Ce roman est salué par la critique notamment par la qualité de son style d’écriture, de ses satires sociales et de son humour et est récompensé par le prix des libraires Gibert Joseph. Debout-payé est le meilleur premier roman français de l’année 2014 au classement annuel des Meilleurs livres de l’année du magazine Lire.

Au début du livre , Gauz raconte ce qui se passe lorsque des personnes immigrées vont chercher un travail en tant que vigile, il raconte le stress lié aux entretiens d’embauches, les documents que les candidats ont du mal à remplir, le classement des futurs vigiles par critère d’origines et comment les postulants sont habillés en fonction de leur ethnie. Cependant, après quelques heures de galère à essayer de se faire embaucher, tous ressortiront avec un travail. L’auteur décrit et critique sous différentes parties et catégories les différents clients du magasin dans lequel Ossiri travaille, Sephora, et les différents préjugés sur autrui qu’il peut avoir. « Grosses. Souvent, les femmes grosses commencent d’abord par essayer des habits plus petits… avant de disparaître discrètement avec la bonne taille dans les cabines d’essayage. ». Certaines parties du livre sont mises sous forme de petits paragraphes avec des titres attrayants comme la citation précédente. Il parle aussi des vendeurs, plus précisément des vendeuses, de leurs façons de s’habiller, de se coiffer et de se maquiller. Ossiri parle des femmes qui viennent essayer des habits, de comment elles s’expriment, il évoque aussi les différents endroits du magasin, par exemple la réserve, où il décrit la pièce, ce que les employés écrivent sur le tableau…

Il  met de l’humour dans sa façon de penser même si c’est parfois raciste : par exemple quand il classe les différentes nationalités selon leurs habits. Il parle de son expérience en tant que personne immigrée en France, il raconte ce qui a pu lui arriver comme péripéties et  les personnes qu’il a pu rencontrer dans son séjour.

J’ai beaucoup apprécié ce livre car on peut facilement s’y retrouver quand Ossiri se moque ou parle des personnes qui entrent dans « son » magasin. Ce qu’il raconte dans le livre a beaucoup de sens et cela est dit avec une touche humoristique qui m’a énormément plu. J’admire aussi son style d’écriture car il est original et ceci n’est pas commun à  tous les livres que j’ai pu lire dans un cadre scolaire ou même personnel. C’est un livre que l’on peut lire avec facilité, qui est très accrocheur et qui se termine rapidement.

Après avoir lu ce livre, il nous est ensuite impossible de ne pas remarquer ces personnes surveillant à longueur de journée les magasins…

Lara B 602

 

18 février 2017

Debout-Payé, le journal d’un vigile

Debout-Payé est un roman qui nous présente sous forme de journal intime les journées de la vie d’un vigile. Ce roman écrit par Gauz, de son vrai nom Armand Patrick Gbak-Brédé, paru en 2014 est une critique de la société de consommation. Gauz  est un photographe, scénariste, rédacteur en chef d’un journal économique satirique ivoirien.

Debout-Payé est le roman d’Ossiri, un étudiant ivoirien devenu vigile dans la capitale parisienne après avoir atterri sans papier en France en 1990. Gauz nous raconte les journées d’un vigile à travers le personnage d’Ossiri, de façon courte mais intense et sans langue de bois car Gauz critique réellement la société et tout ses clichés. Par exemple, quand il dit « un chinois dans un magasin de fringue, c’est un retour à l’envoyeur », dans un premier temps, cette phrase peut « choquer » et on peut penser que c’est raciste mais au final absolument pas car au fil du texte on voit que Gauz parle de la même manière des clichés sur d’autres communautés. Par exemple, au début Gauz dit « les Noirs sont costauds, les Noirs sont grands, les Noirs font peur… » là aussi il nous dit clairement ce que la société a posé comme une étiquette sur   »les  Noirs » en sous-entendant qu’ils seraient tous comme ça alors que pas du tout… Et c’est ça qui est bien dans ce livre, c´est que l’auteur dit les choses comme elles sont et je trouve que c’est plus facile à comprendre et plus agréable à lire en temps qu’adolescent.

Ce livre est également doté d’une touche humoristique et je trouve ça bien car personnellement, j’adore l’humour et rigoler. Je me souviens d’une scène où le vigile est interpellé par une personne âgée et elle lui dit qu’elle a perdu quelqu’un et au final la personne se cherchait elle-même…

Pour finir je trouve que Debout-Payé est un très bon livre, agréable à lire mais également un critique intéressante de la société dans laquelle on vit tous donc je recommande ce livre.

Sergi 602

18 février 2017

Pêcheur, un métier à risque

« Les Pêcheurs » est un roman écrit en 2015 par Chgozie Obioma qui raconte la vie très mouvementée de quatre frères résidant au Nigeria: Ikenna, Benjamin (qui est le narrateur ) , Obembe et Boja. Obioma est un écrivain nigérian issu d’une famille nombreuse de onze enfants. Grâce à ce livre, il obtient en 2015 le premiers prix Guardian et le prix des nouvelles voix Afrique et Moyen Orient du Financial Times.

Dans cet ouvrage, le narrateur raconte une terrible tragédie qui a frappé sa famille et ses trois frères . Cette famille vivait paisiblement dans une ville du Nigéria . Les quatre frères étudiaient dans une école près de chez eux avec l’ambition de faire de nombreuses années d’étude et d’avoir un bon travail, comme le souhaitait leur père. Un jour, leur père leur annonce qu’il devait quitter la ville à cause de son travail et qu’ils devraient vivre seuls avec leur mère. A compter de ce jour, ils décident par hasard de devenir pêcheurs . Chaque soir après les cours, ils partent pêcher dans le lac d’Omi-ala, un lac interdit et maudit. Un jour alors qu’ils étaient en train de pêcher , un fou dénommé Abulu leur lance une malédiction qui par la suite va bouleverser la vie de toute cette famille.

L’histoire racontée dans ce livre est très intéressante et assez émouvante. On a l’impression de vivre l’histoire avec le narrateur et d’être à sa place. Ce livre présente aussi une forme de morale pour les jeunes qui n’écoutent pas les conseils donnés par les plus âgés, avec ici la désobéissance des frères envers leur parents qui leurs interdisaient d’aller près de ce lac qui a causé leurs ennuis. L’amour des parents envers leurs enfants est assez fort dans ce livre et est beaucoup montré notamment lors du passage relatant  un assassinat et un procès impliquant un des frères . On ressent beaucoup d’émotion à ce moment du livre. Au bout d’un moment on peut aussi ressentir de la frustration envers cette famille qui, malgré l’envie d’empêcher la malédiction de se produire, va la subir de façon inévitable et cela prendra donc la forme d’une tragédie.

Ma seule critique sur ce livre est que le portrait de chaque personnage est assez long pour moi, il prend un chapitre pour chacun d’eux. Je vous conseille fortement de lire ce livre qui , je pense, vous intéressera énormément. Ce roman est très bien écrit et d’une lecture assez facile.

Moi qui suis très critique habituellement sur les romans que je lis , je n’ai trouvé que peu de réserves à faire car tout m’a semblé intéressant . La deuxième partie du livre m’a encore plus entrainé et m’a fait rapidement terminer ce roman.

Kamel M 602