7 mars 2018

Boxe avec les mots

Aura Xilonen nait au Mexique. Après une enfance marquée par la mort de son père, elle passe beaucoup de temps avec ses grands-parents, s’imprégnant de leur langage imagé et de leurs expressions désuètes. Elle a seulement dix-neuf ans lorsqu’elle reçoit le prestigieux prix Mauricio Achar pour ce premier roman Gabacho.

Liborio, jeune garçon des rues a fui son pays, le Mexique pour vivre le « rêve américain » aux States. Il débarque des rêves plein la tête et une envie de vivre plein le sac à-dos. À peine arrivé, il trouve un petit job chez un libraire hispanique qui derrière son aspect d’ égoïste voire de  « connard » devient un personnage attachant et plein de sentiments envers son employé. Même s’il est fort occupé par son travail et ses livres, ce jeune de la rue se bagarre plutôt facilement surtout quand il est question d’Aireen sa chérie.

Liborio est le narrateur de sa propre histoire. Dans ce récit, il nous fait parcourir avec une langue de rue qui reste originale ses aventures. On suit son parcours, ses galères, ses rencontres, son penchant pour la bagarre et ses amourettes.

« L’histoire d’un migrant pas ordinaire, très attachant, courageux, aussi doué avec ses poings qu’avec ses mots ».

Gabacho est un livre à travers lequel il est facile de se reconnaitre, qu’on soit un garçon qui a vécu dans une cité ou même une personne qui est passée par une enfance mouvementée.

Pour moi Gabacho est un excellent livre même si j’ai été plus d’une fois dérangé par le style argotique de l’auteure qui je trouve au passage est un artiste prometteuse avec un énorme potentiel.

Je le conseille à la lecture …

Lyham, 606

 

Commenter l'article