mars 7th, 2018

Une vision future dans un monde post apocalyptique.

Dans la forêt  est un Roman de Jean Hegland paru en 1996 aux États-Unis qui à été traduit en Français en 2017 par Josette Chicheportiche et publié par les éditions Gallmeister.

Jean Hegland est une écrivaine américaine née en 1956 à Pullman, dans l’état de Washington. Elle vit au Nord de la Californie, dans les forêts où elle fait de l’apiculture et de l’écriture.  Dans la forêt  est son premier livre, elle en a écrit deux autres. Windfalls en 2004 et Still time en 2015 qui ne sont pas traduits en français. 

L’histoire se place dans notre monde, avec une différence, il n’y a plus d’électricité ni d’essence, les transports comme les trains et les avions ne circulent plus. Nous suivons l’histoire de deux sœurs, Nell et Eva, qui ont dix-sept et dix-huit ans. Nell est passionnée par la lecture et souhaite entrer à Harvard. Eva, elle, est passionnée par la danse et souhaite devenir danseuse. Les deux filles ont perdu leur mère. Elles habitent avec leur père dans une maison dans les bois mais vont le perdre après un accident qui le tuera. Nous suivons donc leurs péripéties, leurs moments de tendresse, leurs moments tristes, leurs problèmes et leurs folies.

Je suis mitigé sur le livre. Il est long et lent. Si vous ne vous intéressez pas suffisamment à l’histoire,vous risquez de vous ennuyer et de l’abandonner ou encore prendre beaucoup de temps pour le finir.

D’autre part, le fait que l’histoire est vue à travers le point de vue d’une des deux filles, Nell, qui écrit dans son journal ses journées, nous donne une proximité avec elle et sa sœur. Le livre est écrit de manière à nous faire vivre une grande palette d’émotions comme la tristesse lors de la mort de leur père, page 122 « Il est mort en même temps que le soleil se couchait. » ou le désespoir de Nell lorsqu’elle voyait leur père se blesser avec la tronçonneuse page 121 « L’unique échappatoire, je le voyais, ouvrait sur la folie » ou à la page 129 où sa sœur veut lui faire comprendre qu’elle va devenir folle si elle ne danse pas sur de la musique « Elle a répondu d’une voix virulente et désespérée à la fois. J’ai besoin de danser Nell. Je dois danser sur de la musique. Juste quelques minutes. Pour me donner du courage ». Mais on ne ressent pas que des émotions négatives, la joie aussi est présente comme à la page 128 où les filles trouvent de l’essence, une ressource devenue très rare « Tout l’après-midi notre joie nous a stimulée – nous avions de l’essence, de l’essence, de l’essence ! et grâce à elle, nos problèmes étaient pour ainsi dire résolus. ».

Au final, ce livre est objectivement bon avec plus de qualités que de défauts mais pour moi la longueur dans les descriptions et la lenteur du texte me gâche quelque peu l’expérience que ce livre veut nous donner.

Je conseille ce livre pour les personnes à qui les descriptions longues ne font pas peur.

Anton, 606

février 7th, 2018

Into the Forest of Nell

Jean Hegland est née en 1956 dans l’État de Washington. Après avoir accumulé les petits boulots, elle devient professeur en Californie. À vingt-cinq ans, elle se plonge dans l’écriture, influencée par ses auteurs favoris, William Shakespeare, Alice Munro et Marilynne Robinson.

Son premier roman Dans la forêt paraît en 1996 et rencontre un succès éblouissant. Elle vit aujourd’hui au cœur des forêts de Californie du Nord et partage son temps entre l’apiculture et l’écriture.

Portrait de la romancière

 Il existe une adaptation en film de ce livre,Into the Forest avec Ellen Page et Evan Rachel Wood dans les rôles principaux, ce film est sorti en Mai 2017 sur Netflix. 

Ce livre raconte l’histoire de deux jeune filles qui  se nomment Nell et Eva 17 et 18 ans.  Elles vivent dans leur maison familiale depuis qu’elles sont nées, cette demeure est située dans la forêt.  Elles sont isolées du monde.

Un jour la civilisation s’effondre et  leurs parents disparaissent, elles restent seules sans aucune aide.  Bien décidées à survivre elles s’éloignent de plus en plus de leur côté humain.  Confrontées à la nécessité de survivre, elles vont devoir se battre face à l’inconnu et faire confiance à la forêt qui reste immobile autour d’elles.

Il leur reste quand même un côté humain comme leur passion de la danse et de la lecture.

Ce livre n’est pas à mon goût car l’histoire commence vraiment après une cinquantaine de page de lecture, le rythme est assez lent et ça ne donne pas envie de lire. Le début du roman est basé essentiellement sur des histoire passées avant la disparition de leurs parents comme par exemple le jour de Noël en famille.

En revanche, quand  commence la vraie aventure des adolescentes on s’enfonce profondément dans l’histoire américaine de survie, un roman réaliste et saisissant sur la fin de notre civilisation de consommation où l’essence, l’électricité viennent à manquer.

 

                          Nathan 606

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

février 4th, 2018

Jean Hegland nous parle de son roman « Dans la forêt »…

janvier 28th, 2018

Deux soeurs livrées à elles mêmes !

Dans la forêt est un roman d’anticipation « post apocalyptique » écrit par Jane Hegland une écrivaine américaine.

Je suis partagé sur ce roman. En effet, l’histoire met du temps  à se mettre en place mais une fois qu’elle a vraiment débuté cela devient intéressant. 

Le narrateur de ce livre est Nell ,une jeune fille de 18 ans, qui  nous raconte à travers  son journal intime son quotidien. Cela commence dans leur maison où toute sa famille, composée de son père sa mère et de sa sœur, vivent  paisiblement dans une forêt à 15km de la ville.  Une grande crise mondiale éclate et au bout de quelques temps l’électricité  est coupée et le pétrole devient rare. Plus de voiture, d’avion, plus rien. Peu après, ce sont ses parents qui meurent. Nell et sa sœur , Eva, sont donc livrées à elles-mêmes dans la forêt.

 Nell raconte pendant la première moitié du roman sa vie passée, c’est- à -dire quand ses parents étaient encore en vie et qu’elle se rendait souvent en ville pour y retrouver ses amies.

Le roman devient intéressant  quand toutes les ressources viennent à manquer  et que les parents de Nell meurent. Elles sont livrées à elles -mêmes et se demandent comment elles vont survivre. 

Malheureusement, je trouve que  le roman se finit trop vite et que l’histoire développe plus les sentiments fraternels des deux sœur plutôt que la survie dans la forêt. Cela reste dans l’ensemble une bonne expérience littéraire.

Ce roman nous montre que la société de consommation actuelle ne sera pas valable longtemps et qu’elle court à sa perte. Par exemple, nos besoins en énergie fossile sont trop importants par rapport à la demande

Samuel, 603

janvier 25th, 2018

Une forêt de mots interminable

Dans la forêt est un roman écrit par Jean Hegland, il se fait connaitre grâce au bouche à oreille. Il est considéré comme un « choc littéraire » aux Etats-Unis. Il raconte l’histoire de deux sœurs orphelines qui vivent au cœur d’une forêt dans un monde où toutes les ressources sont épuisées, il n’y a plus d’électricité ni d’essence, plus aucun mode de transport et la nourriture se fait rare. L’auteure n’explique pas la raison de ce déclin.

Ce roman est très long à se mettre en place, il n’y a pas beaucoup d’action ni de dialogues, c’est surtout de la description des différentes scènes et des souvenirs de leur enfance que se remémorent les deux jeunes filles de dix-sept et dix-huit ans.

J’ai abandonné la lecture car c’était trop long et sans rebondissements.

Les descriptions sont précises mais vraiment détaillées et longues ce qui rend le livre ennuyeux malgré sa quatrième de couverture intéressante.

Une histoire d’amour partagée, une reconstruction après les drames de la perte des parents, les biens de la maison qu’il faut économiser… Dit comme cela, le livre à l’air intéressant mais pas du tout, il faut lire les trente premières pages pour comprendre.

J’ai l’habitude de lire des livres dont les personnages principaux sont des jeunes ou des adolescents auxquels les lecteurs peuvent s’identifier facilement, se reconnaitre dans certaines scènes et s’identifier à certaines situations. Or, dans ce livre, les pensées, les actions et les scènes des jeunes filles ne permettent pas de se reconnaitre car c’est une situation qu’on se connait pas et qu’on ne s’imagine pas vivre.

Je le déconseille.

Alix, 606

janvier 19th, 2018

La science fiction à l’état sauvage

Le livre dont je vais parler maintenant s’intitule Dans la forêt. C’est un roman de science- fiction, écrit en 1996 par Jean Hegland, une écrivaine américaine née en 1956, et qui a été traduit en français seulement 20 ans plus tard ! Ce livre a été nominé au Prix James Tiptree Jr. qui est un prix récompensant les livres de science fiction ou de fantasy étudiant les rapports sociaux entre les sexes. Il a aussi fait l’objet d’une adaptation au cinéma en 2015.

Comme dans la plupart des livres de science-fiction, l’histoire de Dans la forêt se situe en Amérique, dans un monde post-apocalyptique. Deux sœurs vivent seules dans leur maison, éloignée de la ville, depuis la mort de leurs parents. Il n’y a plus d’électricité, plus d’essence, plus aucun transport ne fonctionne, et elles doivent donc se débrouiller comme elles le peuvent avec les moyens dont elles disposent et ce que leur fournit la forêt.

Pour être honnête je ne sais pas vraiment si j’ai aimé ce livre ou non.

Tout d’abord : Qu’est ce qui m’a déplu ?

L’histoire était par moments ennuyeuse : comme je l’ai déjà dit, ce type de récit situé dans un monde post-apocalyptique a été vu et revu par des auteurs du monde entier, prenons comme exemple Membrane, écrit par le taïwanais Chi Ta-Wei, ou encore la plupart des nouvelles du Bal des actifs, qui font parties de notre sélection cette année : la survie de deux personnes seules,  et d’abord tout va bien, puis des problèmes arrivent avant de se résoudre etc. C’est un sujet récurrent chez les écrivains.

De plus, les héroïnes, qui sont censées avoir 17 et 18 ans se comportaient par moments comme des pré-adolescentes de 11 ans, et se disputaient en continu, comme des gamines. Alors d’accord, elles sont sœurs mais tout de même, il y a une limite : je trouve que se chamailler pour le surnom d’un bébé est un peu excessif.

Et dernier point, je trouve que la fin est plus utopique que réaliste, mais je ne vous en dis pas plus…

En contrepartie, je le trouve bien écrit, avec des mots plutôt simples mais captivants, que tout le monde peut comprendre. Le récit de leur vie avant la catastrophe, leur soif d’apprendre  l’une la danse et l’autre toutes les matières générales, les samedi soirs qu’elles ont passé avec leurs amis, le retour à la vie agricole, tout cela est écrit avec la sensibilité d’une ado de 17 ans et c’est donc plus facile à ressentir pour nous. On découvre le monde de deux filles, on suit leur apprentissage des techniques et des savoirs qu’elles tirent de la forêt qui les entoure, comme par exemple quelles baies et quels fruits elles peuvent manger, ou lesquelles sont toxiques, ou encore quels maux peuvent être soignés avec les ressources de la forêt.

Mais aussi, elles ont leur caractère et leur façon de penser bien à elles et parfois les sujets sur lesquelles elles sont en désaccord présentent des points de vue opposés intéressants, comme par exemple: quand on trouve un bidon d’essence dans un monde où il n’y en a plus, faut-il l’utiliser tout de suite ou le garder pour plus tard ? Cela entraîne un questionnement pertinent sur la société d’aujourd’hui avec notre système de consommation et le « tout, tout de suite » que les gens exigent ou au contraire la trop grande précaution de ceux qui conservent tout en prévision du pire (dans l’idéal, il faudrait trouver un juste milieu).

Je pense que ce livre est à la fois enrichissant et distrayant. Il nous permet d’en apprendre un peu plus sur la nature, la vie et nous même.

Si vous aimez la science- fiction et que les livres un peu longs ne vous font pas peur, n’hésitez pas !

Charlotte, 606

janvier 14th, 2018

Très bon roman, coup de coeur

Dans la forêt est un livre écrit par Jean Hegland , paru en 1996 aux Etats-Unis et traduit en français en 2015.

Dans un futur proche, les Etats-Unis subissent une pénurie totale -  plus d’électricité , de médicaments, de gaz.

Nelly et sa soeur , Eva se retrouvent seules dans leur maison dans la forêt de Rosewood, après le décès tragique de leur père. Elles  vont devoir apprendre à survivre seules , esseulées de tout. Dans la forêt nous raconte l’histoire de ces deux soeurs et de leur histoire, nous montrant comment elles vont découvrir le monde, les jeunes de leur âge et leur intimité.

Au début du roman, Nelly, la narratrice, nous dit qu’il n’y a que horreur et désespoir dans son histoire , alors  que celle-ci raconte un peu plus tard de nombreux moments de bonheur et de joie. En réalité ,  cela s’explique par la mise en abîme que doit adopter le lecteur , l’auteur nous raconte sa vie comme elle l’a vécue , ses sentiments, ses peines.

J’ai beaucoup aimé le livre, notamment l’évolution progressive de la relation entre Eva et Nelly.

Ce roman nous fait également nous poser des questions sur des sujets cruciaux . Il aborde notamment la question de l’avortement en cas de viol,  les défauts de la société capitaliste, nous fait nous questionner quant à  la survie , aux droits que nous avons sur les animaux sauvages et  à  l’impact de l’homme sur l’environnement.

 

Benjamin

janvier 7th, 2018

Deux adolescentes livrées à elles-mêmes

Et si petit à petit ce qui est tellement important au yeux de la société, se faisait rare voire disparaissait ? Comment réagirais-tu ? Comment la société réagirait-t’elle ? Ces questions sont sans aucun doute celles qui nous font réfléchir pendant la lecture du livre Dans la forêt de Jean Hegland .

Paru aux États-Unis en 1996, Dans la forêt est resté vingt ans inédit en France, jusqu’à ce que les éditions Gallmeister le publient en 2017. Lors de l’écriture de ce roman, les États-Unis connaissent une période de croissance ininterrompue de près de 10 ans (1992 à 2000)  d’où cette dénonciation de l’importance apportée à l’essence et à l’électricité dans le livre.

Nell et Eva ne sont que des jeunes adolescentes quand elles se retrouvent seules après avoir perdu leur mère puis leur père dans une situation apocalyptique où l’électricité à disparu et où chaque chose auparavant perçue comme futile devient importante, où les simples virus pouvant être traités facilement et rapidement deviennent la cause de plusieurs morts. Une situation dans laquelle on ne parle plus de vivre mais plutôt de survivre.

Décidées à survivre, elles vont réorganiser leur quotidien en s’appuyant sur les ressources qu’elles  avaient de côté et ce que la forêt peut leur apporter . Elles vivent tout en gardant l’importance de leur passion et les exercent, la danse pour Eva et puis la lecture pour Nell.

Ce livre au-delà de son aspect fictif, nous fait réfléchir sur des faits qui pourront un jour nous toucher, principalement nous imaginerons lors de la lecture notre ville, notre pays voire le monde touché par cette apocalypse qui est la cause de l’intrigue.  Il nous arrivera parfois d’imaginer la situation et de se demander si on réagirait comme le font les personnages de l’histoire ce qui fut un aspect très plaisant lors de ma lecture.Par exemple lorsqu’une occasion de s’enfuir à Boston, où d’après les rumeurs le courant serait rétabli.

La mise en page de ce livre est comme celui d’un journal intime, en référence à celui que détient Nell l’un des personnages principaux, d’où un registre de langage courant et non soutenu comme dans la plupart des romans . Par ce fait, l’auteur instaure une chronologie de faits et découvertes se déroulant au cours de l’histoire, nous ne nous retrouvons pas avec deux filles dans la forêt sachant déjà survivre à cette apocalypse n’ayant donc rien d’autre à découvrir et à nous faire découvrir, elles doivent apprendre à survivre et cela donne un aspect d’aventure à l’histoire. Ces découvertes qui se font grâce à des épreuves qu’elles sont forcées de surmonter et grâce à l’encyclopédie qui n’a malheureusement pas toujours une réponse à donner. Ces épreuves sont parfois celles que malheureusement tout adolescent peut vivre,  même sans l’état de crise apocalyptique.

Un autre aspect que j’ai apprécié est la grande importance de l’encyclopédie et des livres, l’auteur nous fait comprendre au fil du temps que malgré toutes les connaissances dont regorgent ces livres dans un état de crise apocalyptique, ils n’auront pas toujours des réponses à nous donner et c’est pour cela qu’il faudrait aussi utiliser son instinct et essayer de découvrir les choses par soi-même quand les connaissances déjà acquises n’ont pas de réponses à nous donner .

Je vous conseille de lire ce livre réaliste qui est une leçon de vie que l’auteur donne à son lecteur, mais à vous maintenant de décider de la recevoir ou juste de l’entrevoir.

Amina, 606