mars 4th, 2018

Lola Bensky, enfant des sixties

Lily Brett est une écrivaine australienne d’origine germano-polonaise.

Ses parents sont d’origine polonaise et ont été déportés pendant le seconde guerre mondiale au camp d’Auschwitz. Survivants, ils se sont retrouvés dans un camp de personnes déplacées. C’est là qu’est née Lily en 1946. La famille a ensuite immigré en Australie,à Melbourne en 1948. A 19 ans, elle est embauchée par un magazine de rock australien et interview des dizaines de musiciens y compris ceux qui deviendront des légendes du rock comme Jimi Hendrix, Mick Jagger, Janis Joplin ou encore Brian Jones .

Sa vie s’article alors autour de l’écriture. Romancière et poète, elle est notamment l’auteur de six romans dont Lola Bensky.

Depuis les années 80, elle a publié des recueils de poésie,des essais  et des romans. En 2014 elle reçoit le Prix Médicis étranger pour son roman Lola Bensky .

Lola Bensky est un roman autobiographique écrit par Lily Brett . Lola est une jeune femme de 19 ans qui travaille pour un magazine de rock australien appelé  » ROCK OUT  » . C’est une journaliste musicale qui fait des interviews de musiciens et de stars du rock dans les années 60 ( par exemple Jimi Hendrix, Mick Jagger ,Cat Stevens…) .

Survivante d’Auschwitz, sans diplôme  et surtout hyper complexée par son poids , elle est constamment au régime et se cache sous un maquillage trop abondant et maladroit avec des faux-cils très à la mode à cette époque .

Elle ne peut s’empêcher, chaque fois qu’elle rencontre une rock-star, de  parler de ses parents et de la Shoah : « Elle a hésité. Elle était là pour interviewer Mick Jagger, non pour parler  du ghetto de Lodz ou d’Auschwitz.  Elle s’est sentie gênée ; elle était certaine qu’il ne voulait pas entendre de récits de camps de la mort « .

Mais pour Lola , la confrontation avec ce monde composé uniquement d’hommes est une révolution .

Elle se surprend à leur parler d’elle-même, de son poids et de ses régimes, de son enfance, de ses parents et  des camps .

Personnellement je n’ai pas spécialement accroché avec ce livre car je trouvais que ça mettait du temps à se mettre en place , c’est pour cela que j’ai arrêté de le lire mais aussi il y a beaucoup de titres musicaux et il fallait faire des recherches à des moments pour comprendre des fois ce qui était dit .

Ganiatou , 606

 

janvier 30th, 2018

La musique dans le roman « Lola Bensky »

janvier 14th, 2018

Quelques longueurs, un peu de rock star : voilà Lola Bensky

Lola Bensky est un roman autobiographique de Lily Brett, qui se présente également comme une exofiction, par la présence de personnages historiques. Elle nous présente sa jeunesse de journaliste australienne, d’origine allemande, qui  interviewe pour un journal de rock, des stars en devenir,Jimi Hendrix,Mick Jagger, Mama Cass.

Il s’agit d’une rétrospective : l’auteure, aujourd’hui âgée d’une soixantaine d’années, décrit son existence avec beaucoup de distance, entre la jeune fille qu’elle était et son état actuel.

Il y a donc deux temps, qui confère un aspect inégal à l’histoire : sa jeunesse, jusqu’à ses trente ans,puis  sa vie adulte, une fois mariée et devenue écrivaine indépendante. Cette dernière partie nous entraîne dans  la dépression de l’auteur, ses regrets, et se concentre seulement sur elle. Seulement dans la dernière scène, nous revoyons Mick Jagger, lors d’une soirée mondaine.

Cette oeuvre aborde de nombreux thèmes tels l’obésité, les conséquences néfastes de la célébrité, la condition des femmes dans les années soixante, ainsi qu’un épanouissement personnel parfois limité par un passé trop lourd ou une pression trop importante des fans. Lola, toute en rondeurs, est complexée, même lorsqu’elle parvient plus tard à maigrir. Ce refus d’acceptation de soi, qui a toujours été présent dans sa sphère familiale, est sans aucun doute marqué par sa douloureuse ascendance de déportés, l’empêchant d’aspirer à un avenir totalement heureux. Sa mère estime qu’elle n’aurait pas du survivre, étant donné que presque toute sa famille a été exterminée. Cette confiance en elle est aussi entachée par des comportements de rock star assez désobligeants : l’un d’eux la mettra mal à l’aise en profitant de la libération sexuelle de l’époque. Lola éprouve naturellement une certaine pudeur à cet égard, se demandant même si elle n’est pas en retard par rapport à sa génération. La liberté d’être, au moins en apparence, est de mise, mais comment peut-elle se sentir concernée quand on sait qu’elle a le sentiment d’être prisonnière de son passé ?

Ce roman soulève donc d’intéressantes thématiques,dans un univers rock bienvenu. Néanmoins, j’ai été déçue par des anecdotes en partie tronquées ainsi qu’un recentrage à mon goût trop prononcé sur le personnage éponyme, Lola, en fin de récit.

Ysanne