février 11th, 2018

La critique du jour

L’ordre du jour est un roman historique écrit par Eric Vuillard qui raconte l’histoire de Berlin après l’élection d’Hitler en 1933 jusqu’à l’invasion de l’ Autriche. 
Cette critique n’est sûrement pas utile du fait que je n’ai lu que très peu de pages mais sous la pression professorale, je m’exécute tel un soldat portant un brassard rouge…

Bien que ce roman soit primé du prix Goncourt je l’ai trouvé fade et long.

Cet ennui est dû au niveau de langue utilisé, or moi qui ne suis pas un grand lecteur loin de là, je n’ai pas l’habitude et cette façon d’écrire était trop difficile pour moi.

Dès l’incipit  « Le soleil est un astre froid. Son cœur, des épines de glace. Sa lumière sans pardon. » est une formulation fumeuse pour parler du soleil d’hiver. Ce style poétique m’a ennuyé, réfléchir sans cesse sur le sens caché des figures de styles en tout genre ne me passionne pas . Il y en a tellement que cela en devient écœurant…

De plus, sans des connaissances solides sur l’Allemagne dans les années 30, il est difficile de comprendre les sous-entendus historiques. Comme par exemple dans ce passage qui parle de l’incendie du Reichtag le 28 Février 1933 «  palais du président de l’Assemblée ; mais bientôt, il n’y aura plus d’Assemblée, il n’y aura plus de président, et, dans quelques années, il n’y aura même plus de Parlement, seulement un amas de décombres fumants. »

Pour conclure je n’ai pas apprécié ce roman mais je le conseille pour tout amateur d’Histoire bon lecteur.

A bon entendeur…

Pierre,  606

février 11th, 2018

L’ordre du jour, les ficelles de l’histoire

L’ordre du jour est un roman d’Éric Vuillard.

Éric Vuillard est né le 4 mai 1968 à Lyon. Il est écrivain, cinéaste et scénariste.

L’ordre du jour a été publié pour sa version originelle le 29 avril 2017. Ce livre a reçu le prix Goncourt 2017 (créé en 1892 par testament d’ Edmond de Goncourt et officiellement fondé en 1902).

Le livre a pour sujet les dessous de l’histoire, de l’ascension du parti nazi au pouvoir en Allemagne jusqu’à l’Anschluss.

Le début du livre décrit une journée à l’apparence normale mais après il parle d’une réunion de personnes influentes qui viennent au Reichstag. Ces personnes, ce sont des industriels de l’Allemagne. Goering, le président du Reichstag les reçoit pour la visite du nouveau chancelier, lorsqu’il arrive les industriels sont étonnés. Il n’était pas comme ils l’imaginaient. Il leur parle de son plan pour empêcher le parti communiste de venir au pouvoir ainsi que de sa planification industrielle. Lorsqu’il se retire, Hjalmar Schacht le ministre de l’économie leur dit « Et maintenant messieurs, à la caisse ! », car le parti n’avait plus d’argent pour faire les campagnes législatives. Ils acceptèrent de financer la campagne nazie…

Ce livre est long dans ses descriptions (certains chapitre sont à 70% de la description) mais il m’a plu. Il montre les ficelles de l’histoire, beaucoup de choses que l’on n’apprend pas dans les études obligatoires.

Ce roman demande ainsi beaucoup de connaissances solides, en lettres, en histoire et en géographie. Cet ouvrage  propose une réflexion sur la politique et ce qui est autour, comme les financements.  Cette lecture m’a plu par son style d’écriture et sa description qui m’ont permis de visualiser l’environnement et de m’immerger intégralement dans l’atmosphère de l’époque.

Les références historiques y sont pour beaucoup dans mon accroche, je suis féru d’histoire et connaître les ficelles du passé est une passion pour moi.

Anton, 606

janvier 28th, 2018

Critique de L’ordre du Jour

Ce livre écrit par Éric Vuillard  a été publié  en 29 avril 2017.

Ce roman retrace les événements qui se passent légèrement avant la deuxième guerre mondiale à travers le regard de plusieurs personnages.

Quand l’Allemagne commence l’occupation de l’Autriche, le livre nous fait vivre l’histoire de ses dirigeants qui doivent se soumettre à l’oppression d’Hitler.

De plus il nous montre à travers cette histoire, les conséquences des modifications que les Nazis apportent à une société démocratique et l’impuissance des dirigeants autrichiens qui malgré leur effort ne font que retarder la conversion  de leur système politique aux idéaux Nazis inévitables.

On trouve aussi dans un passage du livre, les victimes de ce système qui pour certaines se suicident peu après la déclaration officielle de l’alliance entre l’Allemagne et l’Autriche ou encore  le commencement de l’application de la « Loi pour la protection du sang et de l’honneur allemands«  et on observe alors les arrestations des juifs puis leur mise en camp de concentration.

Ensuite  on nous montre comment Hitler savoure  sa victoire en faisant un défilé à travers toute l’Autriche, en ayant pour destination principale la capitale mais en passant par sa ville natale.

J’avoue que le fait de montrer  Hitler encombré par son égo légèrement avant le défilé m’a bien surpris, car cela change la perception qu’on avait de lui.

De plu, on nous montre  comment finissent  les personnages en fonction de leur choix et leurs relations avec le régime Nazi : ceux qui restent  meurent  s’ ils sont contre le régime, d’autres fuient par crainte de finir comme eux, et les partisans des allemands  sont soumis à l’autorité Nazie.

Mais ce qui m’a légèrement dérangé à la fin de la lecture, c’est que le livre nous montre combien de fois on aurait pu éviter  cette guerre si quelqu’un avait agi.

Enfin, j’ai trouvé que la lecture de ce livre est certes difficile pour ceux qui n’aiment pas des sujets historiques mais le contenu est assez intéressant si vous voulez visualiser une partie de l’histoire pas très détaillée dans les cours d’histoire. Si vous cherchez des histoires de guerre et d’action passez votre chemin !  Cependant si vous cherchez une histoire de complot politique et de jeux de pouvoir dans un style dramatique vous avez trouvé le gros lot.

Alessandro, 603