mars 26th, 2019

Récits d’un peuple oublié

Ce livre, recueil de six nouvelles écrites par des haïtiens, met en valeur et rappelle l’existence de ce peuple mis sur le côté pendant longtemps: il en est de même pour les jeunes écrivains, qui ont avec modernité réinventé les contes et légendes de leur pays.

Kettly Mars, Jean-Claude Fignolé, Marvin Victor, Lyonel Trouillot, Faubert Bolivar et Gary VIctor ont réuni leur talent en un ouvrage, paru en 2012 dans plusieurs nouvelles, alliant aventure, passion et suspens.

Dans la première nouvelle, nommée LOBO, Kettly Mars nous raconte la disparition d’un jeune garçon de quatre ans, au cours d’une journée au bord de l’océan avec sa famille. S’en suivent alors des courtes péripéties pour retrouver le garçonnet et quand l’enfant regagne son foyer familial, quelque chose a changé en lui, il n’est plus le même…psychologiquement.

La nouvelle suivante nous met face à un Voleur de vent, Jean-Claude Fignolé met en scène Miche, un étudiant qui revient dans sa ville natale: Port Au Prince, à la suite de ce retour soudain, une grande sécheresse s’abat sur la ville et, il n’y a plus de vent, les habitants se mettent donc à la recherche de ce grand souffle.

Lettre de la chambre nommée Brise de Mer, par Marvin Victor qui dans cette nouvelle s’adresse directement au public et essaie de nous faire remémorer le passé d’une personne, un passé nostalgique.

Lyonel Trouillot dans Yanvalou met en scène une ville en Haiti où tout est calme, tout est réglé, chacun a ses habitudes. Une ville renfermant des vies monotones. Là-bas, un adolescent de quatorze ans plein de vie dessine tout ce qu’il voit, même une jeune fille inconnue qui danse un soir sur la plage. Et depuis il attend tous les soirs de revoir sa muse, mais elle ne revient pas, le protagoniste dessine désormais sa tristesse.

L’avant dernière nouvelle La rumeur à fait le tour du monde est écrite par Faubert Bolivar. Une histoire contée par ici, une autre contée là-bas, sans liens logiques, nous faisant le tour du monde en quelques pages, en passant pas Ottawa, Kingston, Miami, Paris et Haiti.

Gary Victor dans Le programmeur raconte: un matin, un corps est repêché dans le courant d’une rivière, le corps d’un homme abandonné de tous, sur le cadavre seul un calepin permet de lui donner une identité. Son plus proche et seul ami récupère ce petit cahier. Comme dans un journal intime, les moindres pensées, habitudes et actions du défunt y sont écrites, dès lors, nous comprenons que la mort de l’homme n’est pas anodine.

Alliant religion, vaudou, histoires de fiction et suspens, ces nouvelles ont su faire palpiter mon cœur et mes émotions et ont ravivé une certaine curiosité enfantine, me renvoyant à mes origines. La diversité des récits, mélangée aux différents style d’écriture des six écrivains fait que le livre est loin d’être monotone, on ne s’ennuie pas, il y a toujours de nouvelles choses, contées différemment, cela a permis également de voir ce pays, ce peuple sous différentes coutures.

Je recommande ce livre, mais seulement aux plus ouverts d’esprit et compréhensifs, qui sauront s’attacher aux personnages, même si cela n’est que pour quelques pages.

Lovencia 605

mars 24th, 2019

Des nouvelles du vent d’Haïti

J’ai lu le livre « Nouvelles d’Haïti » qui est un recueil de 6 nouvelles d’Haïti écrite par différents auteurs haïtien : Kettly Mars(1958), Jean-Claude Fignolé (1941) à Jérémie, Faubert Bolivar (1979), Lyonel Trouillot (1956), Gary Victor (1958) et Marvin Victor (1981).

Ce sont des nouvelles assez courtes qui nous font découvrir toutes les facette de l’île d’Haïti.

La première nouvelle s’intitule Lobo écrite par Kettly Mars et nous raconte la disparition d’un jeune enfant de 4 ans durant une après-midi avec sa famille.

La seconde nouvelle Voleur de vent est écrite par Jean-Claude Fignolé et met en scène un étudiant qui revient dans sa ville natale. Après quelques jours, les habitants remarquent qu’il n’y a plus de vent donc ils décident d’aller à la recherche de ce grand air.

La troisième s’appelle Lettre de la chambre nommé Brise en mer écrite par Marvin Victor  et nous fait nous souvenir du passé.

La quatrième, Lyonel Trouillot dans Yanvalou, parle d’une ville d’Haïti très calme et raconte l’histoire d’un garçon qui dessine ses sentiments.

L’avant-dernière est une nouvelle de Faubert Bolivar qui s’intitule La Rumeur, nous fait faire le tour du monde en quelque page en passant par Ottawa, Kingston, Miami, Paris et Haïti.

La dernière Le programmateur est écrite par Gary Victor qui raconte qu’un corps a été ramassé au bord de la plage et qu’on a découvert l’origine de sa mort grâce à son journal intime.

J’ai beaucoup aimé ce recueil car grâce à ces différentes nouvelles, j’ai pu apprendre beaucoup de choses sur l’île Haïti comme sa culture, son climat, ses traditions et plein d’autres choses. J’ai beaucoup aimé la nouvelle de Jean-Claude Fignolé Voleur de vent car je me suis beaucoup pose de questions : «Où est passé le vent? Pourquoi est-il parti?…»

Benjamin 605