novembre 9th, 2017

Mur de ressources documentaires – Prix littéraire Déodat 2017

Fait avec Padlet

novembre 5th, 2017

Inauguration de la 8e édition du Prix littéraire Déodat de Séverac

Le Lundi 16 Octobre 2017 s’est déroulée l’inauguration de la 8e édition du Tour du monde en Roman. 

Étaient réunis en salle de conférence aux côtés du Proviseur du lycée , Monsieur Soulier, les 120 élèves jurés de cette  nouvelle édition du prix littéraire issus des quatre classes de 1ere générale et technologique (S, ES, L, STI2d) participant au projet ainsi que les 9 enseignants accompagnateurs (français, histoire-géographie, mathématiques, science de l’ingénieur, documentation), les partenaires, Mr Raynal de la Librairie Ombres Blanches, Mme Guétrot du Théâtre Sorano, Mmes Bourgès et Bru comédiennes de la troupe de théâtre Anne ma soeur Anne et Mr Toulze, animateur pédagogique de l’atelier d’écriture.

Prix inauguration

Pour cette 8ème édition du Prix littéraire Déodat de Séverac (Littérature et Citoyenneté) 10 romans sont en lice, 10 romans contemporains français et étrangers proposant une ouverture sur des thèmes citoyens variés.

Pour découvrir la sélection annuelle, cliquez ici

Il s’agit pour les classes participant à ce défi lecture de désigner un lauréat  aux termes de lectures personnelles et de lectures partagées, et d’instituer ainsi une communauté de lecteurs.

Au cours de ces lectures , les élèves vont acquérir non seulement une culture du livre et développer également leur culture générale. De plus, ils vont s’initier à de nouvelles pratiques de lectures (notamment numériques), découvrir de nouvelles écritures en voyageant à travers la sélection proposée et nourrir des réflexions personnelles et collectives à travers les thèmes citoyens abordés par les auteurs. Ils vont aussi  participer à des activités pédagogiques et artistiques menées autour du livre : lecture à haute voix, débat littéraire et citoyen, rédaction d’un journal du lecteur, écriture de critiques et de chroniques littéraires, création de saynètes à partir des livres lus, animation d’un blog littéraire et d’un compte Twitter.

La proclamation du prix littéraire et du roman lauréat aura lieu au Théâtre Sorano le Mardi 6 Février 2018 à 10h à l’issue d’une joute oratoire entre les 8 représentants des classes engagées qui devront défendre leur choix, une mise en voix d’extraits des romans prise en charge par des élèves ayant participé à l’atelier de lecture à haute voix , une présentation des saynètes écrites lors de l’atelier d’écriture puis mises en scène par les comédiennes de la compagnie Anne ma sœur Anne et enfin le vote définitif.

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Vous pouvez suivre les étapes de ce Tour du Monde en roman sur :

Notre compte Twitter @prixlittdeodat ou avec le hashtag #prixlittdeodat

mars 24th, 2017

La guerre civile d’Espagne (1936)

Le roman graphique « L’art de voler » écrit par l’auteur espagnol Antonio Altarriva nous a permis de découvrir un événement majeur de l’histoire de l’Espagne: la guerre civile d’Espagne. Afin de vous aider à bien comprendre ce qu’il s’est passé lors de cette période, nous avons mené des recherches complémentaires sur ce sujet. C’est ce que nous vous proposons de découvrir à travers cet article.

Le 14 avril 1931 le roi Alphonse XIII abdique. Suite à son abandon du pouvoir le Front Populaire gagne les élections législatives grâce au soutien des anarchistes.

En juillet 1936, un soulèvement militaire contre le parti au pouvoir gagne l’Espagne. En second lieu, Léon Blum décide en France d’apporter une aide militaire et financière aux Républicains espagnols. Le 16 Février 1936 le Front Populaire remporte en Espagne les élections législatives. C’est alors un gouvernement de centre gauche qui prend le pouvoir.  Ultérieurement, le 1 octobre 1936 le général Franco se proclame chef de l’Etat dans la zone nationaliste grâce à l’aide de l’Allemagne Hitlérienne.

Suite à ces confrontations l’Espagne traverse de violentes crises politiques et sociales, un tiers de la population détient les trois quart des terres Espagnol, ce qui a alimente la colère paysanne espagnole dont la colère s’exprime à travers la confédération du travail « CNT », un syndicat anarchiste qui  multiplie les occupations des terres pour le petit peuple.

Des dizaines de milliers d’Espagnol avaient déjà gagné la France en 1936-1938 à la suite de la montée du régime fasciste en Espagne. Le gouvernement et les préfets ont assuré l’accueil et la dispersion des réfugiés en France, aidé par l’active solidarité des immigrants espagnols déjà installés en France et des militants français de gauche.

A la fin de l’année, cette situation avait pris fin. Sur 500 000 immigrés, seuls 150 000 sont restés en France. Les autres étaient soit partis vivre dans d’autres pays, soit rentrés dans l’Espagne franquiste .Les autorités espagnols favorisaient les rapatriements en Espagne pour alléger la charge représentée par les réfugiés en France.

Durant la seconde guerre mondiale, des groupes de réfugiés espagnols s’organisent dans les maquis et entrent  en résistance contre l’occupant nazi et le gouvernement de Vichy. La motivation des espagnols est portée par l’espoir de renverser , avec l’aide des démocraties européennes, le régime de Franco. Or, les puissances alliées ne tiendront pas leurs promesses. Franco reste au pouvoir jusqu’en 1975 , prolongeant ainsi l’exode des réfugiés qui deviendront alors des éxilés politiques de la senconde guerre mondiale.

Abdelaziz, Maxime M, 604

Sources:

Musée de l’histoire de l’immigration: www.histoire-immigration.fr

Alternatives économiques n°359: 1936, « La guerre civile espagnole ». publié le 07/2016

mars 24th, 2017

1961, une manifestation pacifique pour l’indépendance de l’Algérie à Paris

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« France-Observateur », 18 octobre 1961 – Source : rebellyon.info

Après avoir lu La Seine était rouge, on a voulu s’informer plus précisément sur cet événement historique qui s’est déroulé en France en 1961 et qui témoigne des relations qu’entretennaient la France avec l’Algérie à l’époque.

A la fin des années 50 en France, une importante communauté d’Algérien penche majoritairement en faveur de l’indépendance de l’Algérie. Celle-ci est fermement structurée par le Front de Libération Nationale (FLN), une organisation nationaliste insurrectionnelle qui, en 1958, a décidé d’élargir la lutte armée anti-coloniale en France métropolitaine, jusque dans la capitale.

Pendant l’été 1961, la guerre d’Algérie entre dans une phase critique, celle des négociations entre le gouvernement Français et le gouvernement provisoire de la République Algérienne (GPRA) pour négocier la prochaine indépendance de l’Algérie. Celles-ci provoquent des conflits dans chaque camp. A la fin du mois d’Août 1961, le FLN reprend plus intensément ses attaques contre les policiers, tuant 22 policiers, amplifiant la frustration de ces derniers qui désapprouvent  l’« indulgence » de la justice à l’égard des FLN.

Puis le 5 octobre, Maurice Papon, le préfet de police de Paris, demande aux travailleurs algériens de ne plus circuler la nuit à Paris et autorise l’interpellation des personnes de confession mulsumane de jour comme de nuit.

Cependant, pour protester contre ce couvre-feu discriminatoire, la FLN appelle les Algériens de la région parisienne à manifester pacifiquement, (dont des femmes et des enfants), le 17 octobre, à 20h30, sur les Champs-Élysées. Ils préparent, en secret, la manifestation visant au boycott du couvre-feu nouvellement appliqué aux seuls Nord-Africains. Le FLN, qui y voit un moyen d’affirmer sa représentativité, y appelle tous les Algériens, hommes, femmes et enfants, et interdit pour cet évènement le port d’armes.

Cependant, les défilés nocturnes sur les grandes artères de la capitale donnent lieu à des affrontements au cours desquels des policiers français font feu. La brutalité de la sanction des autorités, qui se poursuit au-delà de la nuit du 17 octobre dans l’enceinte des centres d’internement, fait plusieurs centaines de blessés et un nombre de morts qui reste indéterminé, à cause des disparitions de nombreuses archives, sur les quelques 20000 manifestants. Le préfet de police de Paris de l’époque, Maurice Papon, ayant reçu carte blanche des plus hautes autorités, dont de Gaulle, pour lancer, avec près de sept milles policiers, une répression sanglante.

Lors de cette manifestation, il y a eu près de 11 730 arrestations, et peut-être beaucoup plus que les 200 morts, noyés ou exécutés, annoncés officiellement dont plusieurs dizaines de personnes « noyées par balle » dans la Seine devenue rouge ce jour là.

Manifestation 17 Octobre 1961 à Paris publié dans « Humanité Quotidien » -

Source : Overblog.com

A la suite de cet événement, une nouvelle manifestation a eu lieu à Paris le 8 février 1962. Les socialistes manifestent contre la guerre d’Algérie mais cela se termine encore une fois par l’intervention de la police et la mort tragique de sept manifestants au métro Charonne. Enfin, c’est suite à la manifestation du 19 mars 1962 à Evian que sera annoncé le cessez le feu et proclamé l’indépendance de l’Algérie (3 juillet 1962).

Dans ce roman, Leila Sebbar, nous décrit cette manifestation (en 1961 à Paris). Elle présente dans ce livre comment les Algériens ont vécu ce moment tragique, mais également comment ils ont réagi suite à cet événement. Nous avons donc découvert dans ce roman l’histoire de cette manifestation à travers le regard des victimes Algériennes,  qui nous livrent leurs témoignages et nous interpellent sur cette tragédie.

Sources : wikipédia & rebellyon.info & l’obs

La guerre d’Algérie – E.Bakhtadzé. Hoëbeke, 2007. & Atlas de la guerre d’Algérie. G.Pervillé. Ed Autrement, 2003.

Océane  & Rebecca, 604

mars 24th, 2017

 

mars 21st, 2017

Visite de la librairie indépendante Ombres Blanches

Cher lecteurs, Mercredi 15 mars nous avons visité la librairie Ombres Blanches qui se trouve au centre ville de Toulouse. Le responsable du rayon littérature de poche prénommé Joël nous a accueilli dans la petite salle de conférence de la librairie. Il nous a parlé de la librairie indépendante, du métier de libraire, de son rayon littérature. C’est ainsi que nous avons appris qu’il existait une rentrée littéraire entre Août et Septembre, et que jusqu’à 600 romans paraissaient dans cette période. De plus, Joël nous a expliqué qu’il n’y avait une concurrence honnête, réglée entre les librairies grâce à la loi « Lang » de 1981 qui fixe le prix unique du livre.

Puis il a répondu à nos questions.

Nous lui avons demandé en quoi consistait son travail : vendre des livres ce qui signifie les avoir à disposition, préparer les commandes, mettre en rayons, recevoir les clients et les représentants, tenir la caisse quelques heures.

Enfin, nous avons eu un temps libre pour déambuler dans la librairie et découvrir les différents rayons. C’était une belle rencontre, instructive et plaisante.

Les élèves de la classe 604

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décembre 9th, 2016

Mieux comprendre le contexte des romans de la sélection 2016

 

Made with Padlet

novembre 15th, 2016

Inauguration du Prix littéraire Déodat de Séverac 7e édition

Lundi 17 octobre a eu lieu au Lycée Déodat de Séverac de Toulouse l’inauguration de son Prix littéraire « Le Tour du monde en roman ».

 

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Aux côtés du Proviseur de l’établissement, M.Soulier, étaient présents les 130 élèves composant les 4 classes de 1re  générale et technologique engagées dans ce projet ; les  8 enseignants accompagnateurs ; Mme Fabienne Bontempi du Rectorat de Toulouse, et les partenaires,  La librairie Ombres blanches, le Théâtre Sorano, la compagnie théâtrale Anne ma sœur Anne , et Valentine Meyer animatrice d’atelier d’écriture.

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Pour la 7ème édition du Prix Déodat 10 romans sont en lice, 10 romans contemporains français et étrangers.

Il s’agit pour les classes participant à ce défi lecture de désigner un lauréat  aux termes de lectures personnelles et de lectures partagées, et d’instituer ainsi une communauté de lecteurs.

Au cours de ces lectures , les élèves vont acquérir non seulement une culture du livre, mais également s’initier à de nouvelles pratiques de lectures (notamment numériques), découvrir de nouvelles écritures en voyageant à travers la sélection proposée et  participer à des activités menées autour du livre : lecture à haute voix, débat littéraire, rédaction d’un journal du lecteur, écriture de critiques littéraires, création de saynètes à partir des livres lus, animation d’un blog littéraire et d’un compte Twitter.

La désignation du roman lauréat aura lieu au Théâtre Sorano le Mardi 21 mars à 10h à l’issue d’une joute oratoire entre les 8 représentants des classes engagées qui devront défendre leur choix, une mise en voix d’extraits des romans prise en charge par des élèves ayant participé à l’atelier de lecture à haute voix , une présentation des saynètes écrites lors de l’atelier d’écriture puis mises en scène par les comédiennes de la compagnie Anne ma sœur Anne et enfin le vote définitif.

Vous pouvez suivre les étapes de ce Tour du Monde en roman sur :

Notre compte Twitter prixlittérairedéodat : #prixlittdeodat

 

mars 18th, 2016

Retour du l’édition 2016 du Prix littéraire

 

Pour visualiser le trailer « Retour l’édition 2016 du Prix littéraire Déodat de Séverac » cliquez sur le lien ci-dessous.

trailer promulgation prix litt 2016

mars 13th, 2016

RENCONTRE AVEC MAYLIS DE KERANGAL

Le 28 janvier 2016, des élèves du Lycée Déodat de Séverac ont eu la chance d’échanger avec l’auteur de Corniche Kennedy et de Réparer les vivants à Ombres Blanches. Bilan de cette rencontre exclusive par Chloé et Marine.

Les débuts de l’écriture

Maylis de Kerangal a commencé à écrire à 30 ans. Elle a commencé car elle lisait beaucoup pendant son adolescence et elle trouvait que dans l’écriture il y avait une dimension de création. Pendant toute son enfance elle écrivait des textes libres qu’elle remettait à ses professeurs pour qu’ils les regardent et donne leurs avis.

Pourquoi continuer à écrire aujourd’hui ?

Quand on commence l’écriture on ne s’arrête pas. C’est quelque chose qui est trop entraînant et cela libère.

Maylis de Kérangal a travaillé dans l’édition, et plus particulièrement aux éditions du Baron Perché. Pourquoi ?

Ces éditions ne lui appartiennent pas. Mais elle y a passé beaucoup de temps car elle apprécie le rapport à l’imaginaire que ces éditions procurent vu qu’elles sont principalement basées sur la jeunesse. Elle trouve que le rapport entre le texte et l’image était très agréable. Mais ses conditions de travail étaient aussi favorables à son métier d’écrivain  : elle avait alors un contrat « free-lance » dans ces éditions , c’est à dire qu’il y a une limite de temps mais que c’est elle qui se gère son temps. Ce type de contrat  lui a permis de faire une place à l’écriture. Si elle a 6 mois pour finir son livre, si elle veut écrire son livre sur le dernier mois c’est son choix.

Grande voyageuse, Maylis de Kérangal a séjourné aux Etats-Unis. Une source d’inspiration ? Des lieux d’enfance ont-ils joué un rôle ?

Elle ne s’est pas exactement inspiré des paysages de ses voyages mais elle a plutôt pris des images de son voyage en Amérique. Elle s’est inspiré des clichés que on peut trouver sur l’Amérique. Par exemple comment est représentée l’Amérique dans les séries, par Hollywood, par les livres d’actions ? Pour construire ses récits, elle part d’un point A pour arriver à un point B.

Le lieu de La Plate n’a pas de lien avec son enfance au Havre. Mais il n’est pas anodin que cette histoire se déroule sur la marge de Marseille, sur le bord de la ville car elle-même a vécu « sur les bords de la ville du Havre ». Les lieux à la marge représentent effectivement un motif autobiographique. Sans doute que l’auteur est présent dans le livre par les différents lieux, la manière d’aborder les espaces, plus que par les personnages.

Les dessous de la création : L’écriture de  « Corniche Kennedy » 

L’écrivaine a commencé à écrire son livre par Manuscrit qu’elle avait divisé en trois parties. La troisième partie est restée la même dans le livre, mais si on gardait les mêmes première et seconde parties le livre aurait été trop volumineux, « l’idée était de concasser la première et seconde partie pour qu’elles soient plus dynamiques » affirme t-elle. Son but était de construire des oppositions qui sont des oppositions de l’histoire. Son but était de construire des oppositions qui sont des oppositions de l’histoire. Ainsi retrouve-t-on ces chapitres qui alternent l’histoire de Sylvestre Opéra, et celle de la bande de jeunes.

Mais le livre Corniche Kennedy n’a pas de chapitres numérotés, Pourquoi ? 

Elle n’a pas senti le besoin de numéroter les chapitres. La ponctuation par le blanc lui suffit largement. Les belles pages (pages de droite) sont utilisées pour marquer les temps nécessaires. L’idée d’avoir une page de blanc est plus intéressante car cela établit un rythme pour le lecteur.

Rythme et style d’écriture

Son écriture n’a pas de rythme particulier, cela dépend, dit-elle de son inspiration et des « curseurs de langue ». Pour son style d’écriture « le fond et la forme ne sont pas dissociés », dit-elle.  Il y a des descriptions des sens, des corps et des sensations dans beaucoup de ses livres. Tout passe par le langage ; dans aucun de ses ouvrages, on n’est dans la tête des personnages, dans ce que « se dit » le personnage. on a plutôt accès directement à ce qu’il ressent. C’est un régime littéraire assez compliqué, il y a un flux de description qui est bien présent. Pour le faire comprendre, l’auteur compare les personnages de « Corniche Kennedy » avec la série « Desperate Housewives » : là, chaque personnage a un profil, un caractère très défini, et des comportements  complètement opposés. C’est un monde totalement décalé qui prouve que les apparences ne veulent rien dire. A l’inverse, l’écrivain tente de trouver la sincérité et la complexité des sensations de ses personnages.

Nous avons trouvé le nom de Sylvestre Opéra très original, celui-ci a-t-il une signification pour vous ?

Sylvestre veut dire forêt et le personnage de son roman vient de ce monde-là, il est un « homme de la nature ». Dans son livre, ce personnage de Sylvestre Opéra est le seul à avoir un nom et un prénom car il est l’ordre, c’est à dire que de par son travail, il a une forme d’autorité. Et le fait que ce soit un personnage ténébreux joue également. Puis pour elle, le nom de Sylvestre fait aussi référence au fait que c’est quelqu’un qui est chargé de souvenirs sombres, tous ce dont il se souvient, ce sont des idées tristes. Tous les autres personnages n’ont pas de noms de famille car cela ôte l’esprit « classe sociale », qui pourrait  les « trier ».  Par leurs prénoms, ces jeunes personnages, Mario, Eddy et Suzanne, sont tous égaux.

Ecriture et doutes ?

« Ça peut arriver de douter lorsqu’on écrit », dit Maylis mais ça ne lui arrive pas tant qu’elle écrit des livres d’actions. A vrai dire elle ne se pose jamais la question de savoir si ce qu’elle écrit va plaire au lecteur ; elle n’écrit pas pour que ça plaise aux lecteurs, elle écrit pour son plaisir à elle. Mais bien sûr, elle n’aurait pas continué à écrire si il n’y avait pas ce plaisir d’écrire et le plaisir d’être lu.

Maylis de Kérangal et son  parcours

Pour elle, tout son parcours est connecté au contemporain. Elle trouve aussi que son écriture dépend du lieu dans lequel elle est au moment précis où elle écrit. Son but principal est de saisir ensemble la question des scènes, des actions …

Maylis ne se regarde pas comme l’obligée du contemporain mais c’est ce qui l’intéresse. Pour elle, le rôle de l’écrivain c’est de faire vivre un rapport au langage et donner une forme d’expérience à ses lecteurs.