mars 24th, 2017

Biographie de Gauz

Gauz est le nom d’auteur d’Armand Patrick Gbaka-Brédé, né(e) à  Abidjan (Côte d’Ivoire) en 1971 .

Après avoir été diplômé en biochimie et (un temps) sans-papiers, Gauz devient photographe, documentariste, et directeur d’un journal économique satirique en Côte-d’Ivoire.

Il a aussi écrit le scénario d’un film sur l’immigration des jeunes Ivoiriens intitulé « Après l’océan »…

Le prix des libraires Gibert Joseph récompense « Debout-payé » en 2014. Le Magazine Lire lui décerne aussi le prix  du Meilleur roman français de l’année 2014.

Yanis 604

mars 24th, 2017

Biographie d’Aharon Appenfeld

 

         Aharon Appelfeld              

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Aharon Appelfeld est un  auteur et un poète de nationalité Israélienne. Il est né en Roumanie en 1932 de parents juifs germanophones. Sa mère est assassinée en 1940 par le régime roumain qui collaborait déjà avec l’Allemagne nazie dans le but d’exterminer les juifs.  Il a été arrété avec sa famille en Buccovine pour être déporté en Ukraine dans un ghetto situé à l’Est de l’Ukraine.

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En 1941, il est déporté au camps Transnistria où il resta un an. Puis, il s’échappa du camps et erra pendant des semaines dans les forêts ukrainiennes avant d’être recueilli par une famille de paysans. A la fin de la guerre, il fut pris en charge par l’armée russe et il traversa l’Europe avec des juifs qui voulaient aller vivre en Palestine. En effet, les endroits où embarquer pour ceux qui voulait immigrés là-bas, se situaient dans des grands ports du Sude de l’Europe. Dans le cas de l’écrivain, c’est à Naples qu’il a attendu d’être envoyé vers sa nouvelle terre d’accueil.

Cette histoire l’a inspiré pour écrire « le garçon qui voulait dormir ». Il y raconte l’histoire de Erwin, jeune déporté roumain qui a réussi à s’échapper d’un camp ukrainien et a évité de se faire reprendre par l’armée allemande. Il fut envoyé à Naples à a fin de la guerre pour partir ensuite en Israël. Là-bas, il travailla dans une ferme avec d’autres jeunes.

Appenfeld est un des plus grand écrivain de la langue hébraïque, même si ce n’est pas sa langue maternelle ( qui est l’allemand). Il considère l’hébreux comme sa langue adoptive. L’apprentissage de cette langue est d’ailleurs un des thèmes centrales du livre. Erwin s’en veut de parler une autre langue que l’allemand.

Victor, 604

mars 24th, 2017

Obioma, Un auteur insolite !

CHIGOZIE OBIOMA

Né dans une famille de douze enfants, Chigozie Obioma est fasciné par la mythologie grec et les grands auteurs anglais comme Shakespeare, John Milton, et John Bunyan .

Il publiera son premier roman intitulé Les Pêcheurs en 2015 qui, très vite repéré par les critiques littéraires, devient lauréat du Prix Booker la même année. Son « chef-d’oeuvre » sera traduit dans 22 langues différentes et obtiendra également le prix du premier roman du journal Guardian et le prix des « nouvelles voix Afrique et Moyen-Orient » du journal Financial Times. Son oeuvre recevra ensuite bien des récompenses élogieuses.                                                                                       

Obioma indique que, en plus d’être un hommage à ses frères et sœurs, le roman a pour but de construire un portrait du Nigeria à un moment décisif de son histoire (les élections présidentielles annulées de 1993). Il a commencé à écrire le roman en 2009 alors qu’il vit à Chypre pour obtenir son baccalauréat et accéder à l’Université Internationale.

L’idée du roman lui est venu lorsqu’il réfléchissait sur la joie de son père à la liaison croissante entre ses deux frères aînés qui, enfants, avaient maintenu une forte rivalité qui parfois aboutissait à des bagarres.

Quand Obioma a commencé à penser à ce qui aurait pu se produire de pire à ce moment -là, l’image de la famille Agwu est venu à lui.

Puis il a créé Abulu en tant que facilitateur de conflit entre les frères.Sur une note thématique plus large, Obioma voulait que le roman puisse commenter la situation socio-politique du Nigeria: le prophétisme fou (ici étant les Britanniques), et les bénéficiaires de la vision étant le peuple du Nigeria (trois grandes tribus qui cohabitent pour former une Nation) .

Obioma termine son livre en 2012, date à laquelle il obtient une maîtrise en création littéraire à l’Université du Michigan. Il est récompensé aux Etats-Unis par le Prix Hopwood de la fiction (2013) et de la poésie (2014). Il enseigne aujourd’huila littérature Africaine à l’Université du Nebraska.

 Yacine 604

Sources:

Muafroweek.com: http://myafroweek.com/chigozie-obioma-parle-de-ouvrage-pecheurs/

Wikipédia: https://en.wikipedia.org/wiki/Chigozie_Obioma

 

mars 17th, 2017

Biographie d’Eka Kurniawan

Eka Kurniawan

Eka Kurniawan est né le 28 novembre 1975 à Tasikmalaya. Pendant ses dix premières années, il a grandit avec ses grands-parents, qui vivaient dans un village isolé à l’ouest de Java. Dés l’âge de 9 ans il écrivait des poèmes, il était même  devenu, grâce à cela, populaire à l’école.

Son goût pour la littérature lui a été donné par les contes et les légendes que lui racontait sa grand-mère, et par sa fascination pour les pièces radiophoniques dont l’écoute le reliait au reste du monde.

En 1984, il rejoint ses parents pour être scolarisé dans une petite ville du centre de l’île. Après ses études secondaires, il entame à l’Université de Yogyakarta, un cursus en philosophie. Il découvre les grands auteurs en chinant au marché aux puces. La lecture de Knut Hamsun a été déterminante dans sa formation intellectuelle, ainsi que celle de Pramoedya Ananta Toer, à qui il a consacré son Master.

C’est en 2000 que paraît sa première oeuvre: Pramoedya Ananta Toer dan Sastra Realisme Sosialis, un recueil de nouvelles. Le roman L’Homme-Tigre a été publié en Indonésie en 2004, mais ce n’est qu’en 2015 qu’il fut publié en France.

En écrivant ce roman Kurniawan dénonce la condition des femmes en Indonésie et illustre ses propos en présentant la vie quotidienne d’une famille lambda, celle de Margio. Sa mère, mariée de force et frappée quotidiennement par son mari, perd peu à peu tout espoir de vivre heureuse un jour. Kurniawan nous interpelle ainsi sur le sort de ces femmes indonésiennes.

Sources:

Le Monde : Eka Kurniawan, enfant des mythes :                                                                              http://www.lemonde.fr/livres/article/2015/11/12/eka-kurniawan-enfant-des-mythes_4808237_3260.html

La cause littéraire : L’homme-tigre, Eka Kurniawan :                                                                         http://www.lacauselitteraire.fr/l-homme-tigre-eka-kurniawan

Guilhem, 604

mars 17th, 2017

Biographie de Jim Harrison

Jim Harrison est un écrivain américain né le 11 décembre 1937, au nord du Michigan. Il est mort le 26 mars 2016 en Arizona. Son oeuvre est très conséquente. En effet, au cours de sa vie il a écrit des recueils de poésie, des romans, des recueils de nouvelles, un livre pour enfant, des essais, deux autobiographies, et trois films (en tant que scénariste).

C’est à  l’âge de 16 ans qu’il décide de devenir écrivain. A ce propos J.Harrison a dit : »de part mes convictions romantiques et les profonds ennuis ressentis face au mode de vie bourgeois et middle class« . En 1953 il quitte le Michigan pour vivre la « grande aventure », il déménage à Boston et à New York pour devenir indépendant et vivre de ses écrits. 1960 est une grande année pour lui car il obtient sa Licence de Lettres, la même année il se marie. Cinq ans plus tard, en 1965, il publie son premier livre un recueil de poème intitulé « Plain song ». En 1975, il rencontre Jack Nicholson  par l’intermédiaire d’un ami de longue date, il lui prête l’argent nécessaire pour qu’il puisse nourrir sa famille et en même temps continuer d’écrire. Il pourra grâce à cela écrire son premier film intitulé « Cold Feet ». Ce film ne sera jamais diffusé en France. Il travailla ensuite sur l’adaptation de ses romans et de ses nouvelles jusqu’au début des années 2000. 

Jim Harrison utilisera à plusieurs reprises dans ses romans, le personnage de Sunderson, qui reflète aussi sa propre expérience de vie.

Sources:

Wikipédia: https://fr.wikipedia.org/wiki/Jim_Harrison

jimharrison.free.fr: http://jimharrison.free.fr/Biographie.htm

 Hippolyte, 604

mars 13th, 2016

RENCONTRE AVEC MAYLIS DE KERANGAL

Le 28 janvier 2016, des élèves du Lycée Déodat de Séverac ont eu la chance d’échanger avec l’auteur de Corniche Kennedy et de Réparer les vivants à Ombres Blanches. Bilan de cette rencontre exclusive par Chloé et Marine.

Les débuts de l’écriture

Maylis de Kerangal a commencé à écrire à 30 ans. Elle a commencé car elle lisait beaucoup pendant son adolescence et elle trouvait que dans l’écriture il y avait une dimension de création. Pendant toute son enfance elle écrivait des textes libres qu’elle remettait à ses professeurs pour qu’ils les regardent et donne leurs avis.

Pourquoi continuer à écrire aujourd’hui ?

Quand on commence l’écriture on ne s’arrête pas. C’est quelque chose qui est trop entraînant et cela libère.

Maylis de Kérangal a travaillé dans l’édition, et plus particulièrement aux éditions du Baron Perché. Pourquoi ?

Ces éditions ne lui appartiennent pas. Mais elle y a passé beaucoup de temps car elle apprécie le rapport à l’imaginaire que ces éditions procurent vu qu’elles sont principalement basées sur la jeunesse. Elle trouve que le rapport entre le texte et l’image était très agréable. Mais ses conditions de travail étaient aussi favorables à son métier d’écrivain  : elle avait alors un contrat « free-lance » dans ces éditions , c’est à dire qu’il y a une limite de temps mais que c’est elle qui se gère son temps. Ce type de contrat  lui a permis de faire une place à l’écriture. Si elle a 6 mois pour finir son livre, si elle veut écrire son livre sur le dernier mois c’est son choix.

Grande voyageuse, Maylis de Kérangal a séjourné aux Etats-Unis. Une source d’inspiration ? Des lieux d’enfance ont-ils joué un rôle ?

Elle ne s’est pas exactement inspiré des paysages de ses voyages mais elle a plutôt pris des images de son voyage en Amérique. Elle s’est inspiré des clichés que on peut trouver sur l’Amérique. Par exemple comment est représentée l’Amérique dans les séries, par Hollywood, par les livres d’actions ? Pour construire ses récits, elle part d’un point A pour arriver à un point B.

Le lieu de La Plate n’a pas de lien avec son enfance au Havre. Mais il n’est pas anodin que cette histoire se déroule sur la marge de Marseille, sur le bord de la ville car elle-même a vécu « sur les bords de la ville du Havre ». Les lieux à la marge représentent effectivement un motif autobiographique. Sans doute que l’auteur est présent dans le livre par les différents lieux, la manière d’aborder les espaces, plus que par les personnages.

Les dessous de la création : L’écriture de  « Corniche Kennedy » 

L’écrivaine a commencé à écrire son livre par Manuscrit qu’elle avait divisé en trois parties. La troisième partie est restée la même dans le livre, mais si on gardait les mêmes première et seconde parties le livre aurait été trop volumineux, « l’idée était de concasser la première et seconde partie pour qu’elles soient plus dynamiques » affirme t-elle. Son but était de construire des oppositions qui sont des oppositions de l’histoire. Son but était de construire des oppositions qui sont des oppositions de l’histoire. Ainsi retrouve-t-on ces chapitres qui alternent l’histoire de Sylvestre Opéra, et celle de la bande de jeunes.

Mais le livre Corniche Kennedy n’a pas de chapitres numérotés, Pourquoi ? 

Elle n’a pas senti le besoin de numéroter les chapitres. La ponctuation par le blanc lui suffit largement. Les belles pages (pages de droite) sont utilisées pour marquer les temps nécessaires. L’idée d’avoir une page de blanc est plus intéressante car cela établit un rythme pour le lecteur.

Rythme et style d’écriture

Son écriture n’a pas de rythme particulier, cela dépend, dit-elle de son inspiration et des « curseurs de langue ». Pour son style d’écriture « le fond et la forme ne sont pas dissociés », dit-elle.  Il y a des descriptions des sens, des corps et des sensations dans beaucoup de ses livres. Tout passe par le langage ; dans aucun de ses ouvrages, on n’est dans la tête des personnages, dans ce que « se dit » le personnage. on a plutôt accès directement à ce qu’il ressent. C’est un régime littéraire assez compliqué, il y a un flux de description qui est bien présent. Pour le faire comprendre, l’auteur compare les personnages de « Corniche Kennedy » avec la série « Desperate Housewives » : là, chaque personnage a un profil, un caractère très défini, et des comportements  complètement opposés. C’est un monde totalement décalé qui prouve que les apparences ne veulent rien dire. A l’inverse, l’écrivain tente de trouver la sincérité et la complexité des sensations de ses personnages.

Nous avons trouvé le nom de Sylvestre Opéra très original, celui-ci a-t-il une signification pour vous ?

Sylvestre veut dire forêt et le personnage de son roman vient de ce monde-là, il est un « homme de la nature ». Dans son livre, ce personnage de Sylvestre Opéra est le seul à avoir un nom et un prénom car il est l’ordre, c’est à dire que de par son travail, il a une forme d’autorité. Et le fait que ce soit un personnage ténébreux joue également. Puis pour elle, le nom de Sylvestre fait aussi référence au fait que c’est quelqu’un qui est chargé de souvenirs sombres, tous ce dont il se souvient, ce sont des idées tristes. Tous les autres personnages n’ont pas de noms de famille car cela ôte l’esprit « classe sociale », qui pourrait  les « trier ».  Par leurs prénoms, ces jeunes personnages, Mario, Eddy et Suzanne, sont tous égaux.

Ecriture et doutes ?

« Ça peut arriver de douter lorsqu’on écrit », dit Maylis mais ça ne lui arrive pas tant qu’elle écrit des livres d’actions. A vrai dire elle ne se pose jamais la question de savoir si ce qu’elle écrit va plaire au lecteur ; elle n’écrit pas pour que ça plaise aux lecteurs, elle écrit pour son plaisir à elle. Mais bien sûr, elle n’aurait pas continué à écrire si il n’y avait pas ce plaisir d’écrire et le plaisir d’être lu.

Maylis de Kérangal et son  parcours

Pour elle, tout son parcours est connecté au contemporain. Elle trouve aussi que son écriture dépend du lieu dans lequel elle est au moment précis où elle écrit. Son but principal est de saisir ensemble la question des scènes, des actions …

Maylis ne se regarde pas comme l’obligée du contemporain mais c’est ce qui l’intéresse. Pour elle, le rôle de l’écrivain c’est de faire vivre un rapport au langage et donner une forme d’expérience à ses lecteurs.

 

novembre 30th, 2015

Pierre Raufast, sa vie

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Pierre Raufast est un ingénieur et informaticien de 42 ans, né à Marseille en 1973. Il vit et travaille à Clermont-Ferrand. Son premier roman, La fractale des raviolis, a remporté un vif succès .

Pour ce premier roman, il  parvient composer  « son millefeuilles sans la moindre fausse note« , ce qui est toujours un exercice délicat quand on assemble plusieurs histoires qui construisent un récit.

En plus du plaisir jubilatoire qu’il éprouve à inventer des histoires toutes plus incroyables les unes que les autres, Raufast nous offre dans un second roman , La Variante Chilienne,  une  réflexion sur le rôle des souvenirs.

Pierre Raufast a eu le prix du premier roman au salon du livre de Villeneuve-sur-Lot et le prix Jeune Mousquetaire pour La fractale des raviolis .

1 http://salon-litteraire.com/fr/pierre-raufast/review/1903939-la-fractale-des-raviolis-les-poupees-russes-facon-pierre-raufast

2 http://www.babelio.com/auteur/Pierre-Raufast/318594

3 https://www.librairiechantepages.fr/personne/pierre-raufast/1868908/

604 Quentin

novembre 29th, 2015

Biographie Tim WINTON (Respire)

Tim WINTON

Tim WINTON est né le 4 août 1960 à Perth, Australie.

C’est un écrivain et romancier australien, il écrit aussi des histoires pour enfants.

Depuis son plus jeune âge, il aime surfer. Il pratique très régulièrement ce sport et c’est  d’ailleurs l’un des thèmes principaux de son livre Respire.

Il a  voulu devenir écrivain à l’age de 10 ans. A 16 ans, il commence à publier des poésies dans des magazines australien. A 19 ans, il écrit son premier roman , Un nageur ouvert. C’est avec ce livre qu’il remporte le prix Australian/Vogel en 1981. En 1984 et en 1991, il gagne la récompense de Franklin de Milles, le prix littéraire le plus prestigieux d’Australie, grâce à ses livres Shallows et Cloudstreet. En 1995, il remporte le prix Booker avec son ouvrage Les cavaliers.

Il a rédigé treize livres en tout, dont les plus connus sont : L’amour est la septième vague, La femme égaréeLes ombres de l’hiver.

 

Quentin 604

novembre 29th, 2015

Alain Guyard, un romancier philosophe

Alain Guyard est né en octobre 1966 au Creusot. C’est un écrivain et philosophe forain français.

C’est son grand- père forgeron unijambiste qui lui apprend à lire dans les journaux libertaires.

Connu aussi sous le nom de plume « d’un académicien sans académie », il apprend la philosophie de 1990 à 2005 à l’Université de Bourgogne.

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Après des études de philosophie et des recherches consacrées à l’imaginaire au centre Bachelard de Dijon, à Glasgow et à Mayence, il devient boursier au Centre national de la recherche scientifique et soutient en 1990 une thèse consacrée à l’alchimie, intitulée « Résurgence ».

Marié à Claire Boulicault, bibliothécaire, il a trois enfants, Maïlys, Faustine et Marceau, et est installé au Cailar, en Petite Camargue.

Alain Guyard a écrit 5 livres et 19 critiques.

Sources:
Babelio www.babelio.com/auteur/Alain-Guyard/145776
Ledilettante www.ledilettante.com/auteur-252.htm
Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/

Thibaud 604

janvier 21st, 2015

Kamel Daoud, l’écrivain et journaliste Algérien

Biographie

Kamel Daoud est un écrivain et journaliste algérien d’expression française né le 17 juin 1970 en Algérie à Mostaganem. Il est issu d’une famille dont il est le seul à avoir fait des études. Après des études de mathématiques, il rentre à l’université et change de voie, il se lance dans des études de littérature.

Il rentre en 1994 au journal « Quotidien d’Oran » où il va devenir chroniqueur en publiant 3 ans après sa première chronique nommée Raina Raikoum (« Notre opinion, votre opinion »). Au sein du journal, Kamel Daoud va devenir rédacteur en chef pendant 8 années.

Au fil des années, il va découvrir en lui une inspiration différente que celle lié au journalisme, il va écrire un récit La Fable du Nain en 2003 puis en 2008 avec un premier recueil de nouvelles L’arabe et le vaste pays de ô…  Il va concrétiser son envie de devenir un écrivain en 2011, en publiant un recueil de nouvelle Minotaure 504 qui est sélectionné pour le Prix Goncourt de la nouvelle, et pour le Prix Wepler dont malheureusement il ne sera pas le gagnant.

En 2013, il se lance dans le roman en publiant Meursault, contre-enquête qui est un roman inspiré de  L’étranger  d’Albert Camus. Ce roman obtient en 2014 le Prix François-Mauriac et le Prix des Cinq continents de la Francophonie. Il va également être dans la dernière sélection du Prix Goncourt où il va être à une voix de remporter le prix.

Cette nomination au Prix Goncourt va lui permettre d’être médiatisé.  Le 3 décembre 2014, il est invité à une célèbre émission de télé française « On n’est pas couchés » présenté par Laurent Ruquier où il va exprimer sa volonté de que la religion dans le monde arabe soit moins influente car pour lui celle-ci bloque son évoluttion. Cette déclaration va faire parler d’elle car quelques jours plus tard, Abdelfattah Hamadache un imam salafiste demande l’exécution de Kamel Daoud. Ce dernier va retirer ces menaces sur les chaînes de télé et les sites internet. Au cours de cette interview, il a aussi expliqué les origines du roman Meursault, contre-enquête , qu’il a voulu inscrire dans la continuation de l’interrogation du monde d’Albert Camus en s’emparant de son roman L’étranger.

 

Ouvrages

 

La Fable du Nain, 2003 (récit)

L’Arabe et le vaste pays de ô…, 2008 (nouvelles)

Minotaure 504, 2011 (nouvelles)

Meursault, contre-enquête, 2013 (roman)

 

Citations

 

L’heure du crime ne sonne pas en même temps pour tous les peuples. Ainsi s’explique la permanence de l’histoire.

 Les sentiments vieillissent lentement, moins vite que la peau. Quand on meurt à cent ans, on n’éprouve peut-être rien de plus que la peur qui, à six ans, nous saisissait lorsque, le soir, notre mère venait éteindre la lumière.

 

Sources

http://fr.wikipedia.org/wiki/Kamel_Daoud_%28%C3%A9crivain%29

http://www.france2.fr/emissions/on-n-est-pas-couche/videos/NI_37473

http://www.babelio.com/auteur/Kamel-Daoud/140934

 

 

Rayan Mendassi 601