mars 26th, 2019

Une femme blessée

               La fille du train est un thriller psychologique écrit par Paula Hawkins, une écrivaine britannique qui a beaucoup de succès, elle écrit des best sellers. Cette auteure a écrit plusieurs livres, dont Au fond de l’eau, Reunion et One minute to midnight… 

              Ce roman raconte l’histoire de Rachel, une femme qui a sombré dans la dépression et l’alcool depuis qu’elle a divorcé de Tom. Elle a perdu son travail il y a plusieurs mois mais elle ne l’a dit à personne, elle fait semblant de s’y rendre en prenant le train qui la mène à Londres et qui la ramène dans sa banlieue, tous les jours. Chaque jour, elle observe son ancienne maison, celle qu’elle habitait avec Tom mais surtout le couple voisin qu’elle a surnommé Jason et Jess et qu’elle imagine comme un couple parfait et sans histoire. Jusqu’au jour où elle voit un autre homme avec Megan « Jess ». Quelques jours plus tard elle apprend la disparition de cette femme. Rachel est persuadée qu’elle a vu quelque chose concernant la disparition de Megan pendant une nuit d’ébriété. C’est à partir de ce jour que la vie de Rachel va basculer. Rachel va donc se rapprocher de Scott « Jason », elle va croiser Tom et Anna, la nouvelle épouse de Tom. Rachel va donc essayer de résoudre et de se rappeler de ce qu’il s’est passé ce soir là. 

               Ce récit ménage le suspense, parce qu’elle garde le lecteur angoissé par ce qui va se passer, et nous attendons la prochaine étape avec une grande inquiétude. Il aborde des thèmes tels que l’alcoolisme parce qu’on voit Rachel tout le temps perdue avec une bouteille dans les mains. Les femmes et l’adultère sont aussi un sujet de discussion… 

              La fille du train est un romain du genre du thriller c’est à dire fait pour provoquer chez le lecteur une excitation et le tenir en haleine jusqu’au dénouement de l’intrigue. L’auteur, Paula Hawkins a un style à la fois feutré et étouffant, on prend l’exemple de la vie de Rachel, un nuage noir, une vie étouffante pour Rachel, hantée par les souvenirs de son ancienne vie et blessée par la trahison.

             Ce livre m’a beaucoup inspirée, au début je l’ai trouvé très long mais petit à petit j’ai réussi à le lire. J’ai beaucoup apprécié l’histoire, les personnages… Je me sentais dans l’histoire, vivre leurs émotions, sentiments… j’ai beaucoup aimé la fin parce que l’auteur nous montre que la tromperie, le désir et le mensonge mènent au meurtre.

Achoura, 605 

mars 26th, 2019

Un humain dépourvu d’émotions

Le jeu du chat et de la souris est un roman Chinois de 240 pages paru le 19 avril 2018 et écrit par A Yi un auteur chinois né en 1976 dans la province de Jiangxi.

Ancien policier, il quitte son travail pour devenir journaliste. Auteur de nouvelles et d’un récit autobiographique, Le jeu du chat et de la souris est son premier roman, il a connu un grand succès en Chine.

 Par une journée ordinaire dans une petite ville de la Chine provinciale, un adolescent de 19 ans fait quelques achats puis rentre dans l’appartement qu’il partage avec sa tante.

Il a invité une camarade de classe Kong Jie à venir le rejoindre en début d’après midi, une magnifique jeune fille, douée et sympathique qui lui a toujours témoigné de l’amitié. Dès qu’elle arrive il l’étrangle et la poignarde 37 fois, enfonce son cadavre dans le tambour de la machine à laver, puis quitte la ville.

Hypersensible et solitaire,il raconte avec un détachement glaçant la méticuleuse préparation de ce geste, les 37 coups de couteau, le jeu du chat et de la souris avec la police, sa tentative de suicide et sa décision de se rendre aux autorités.

Spécialistes, enquêteurs et journalistes défilent alors pour tenter de percer le mystère de ce crime sans motif apparent…Son procès fait grand bruit et une question se pose à tous: pourquoi un tel crime ?

A Yi  introduit dans son livre un thème sombre qui fait froid dans le dos, celui d’un adolescent déconnecté de la société qui noie son ennui dans un crime spectaculaire dans le seul but de jouer avec les forces de l’ordre afin de se sentir plus vivant. Pour ce qui est du genre ici il s’agit d’une fiction littéraire, l’auteur s’inspire d’un fait réel certes, mais il remodèle l’histoire à sa propre manière proche d’un roman policier car on nous parle de meurtre, de course poursuite avec la police, d’énigmes.

 Dans ce livre A Yi utilise un style d’écriture très froid, distant, et il nous présente un héros alexithymique qui l’est tout autant, on ne décèle presque pas de ressenti, seul l’instant du crime, la sanglante mise à mort, laisse échapper quelques instants des émotions.Ce style-là est très utilisé par les auteurs asiatiques.

 Pour finir, mon avis sur ce livre ne va pas tourner autour du pot, ce livre ne m’a pas du tout plu, n’étant pas moi même une grande lectrice, les rares fois où il m’arrive de dévorer des bouquins c’est souvent des mangas, je préfère quand il y a des images et des textes assez courts, ce qui n’est clairement pas le cas de ce livre.

En plus de cela, les romans policier ce n’est pas vraiment ma tasse de thé, je suis plutôt du genre fantasy mélangé à de la romance avec une touche de science fiction, une histoire qui captive, qui nous donne envie de la lire malgré le fait que le livre fasse 400 pages.

J’ai eu beaucoup de mal à lire ce livre, parfois je me perdais et le pire dans tous cela c’est qu’il était d’un ennui phénoménal, l’histoire justement n’était pas du tous captivante pour moi, elle n’était pas vivante c’était comme lire un livre de littérature patrimoniale par exemple, une succession de phrases qui vous embrouille l’esprit.

Sana, 605

 

 

 

 

 

 

mars 26th, 2019

Le meurtrier qui cache bien son jeu

L’auteure du livre La fille du train est Paula Hawkins est une écrivaine britannique qui a fait des études de philosophie, de politique et d’économie. Elle a écrit des articles pour The Times, ainsi que plusieurs articles en indépendant. Son premier livre est un livre de conseil financier pour les femmes. C’est vers 2009 qu’elle commence sa carrière de romancière sous le pseudonyme d’ Amy Silver. Son roman la fille du train va rencontrer un succès commercial avec 11 millions d’exemplaires vendus à travers le monde et a été adapté au cinéma en 2016.

La fille du train est un thriller dans lequel Rachel est une jeune femme qui était heureuse car elle avait une situation professionnelle acceptable, elle vivait dans une maison avec Tom dont elle était amoureuse. Mais le jour où elle découvre qu’elle est stérile et que son mari la quitte pour une autre femme nommée Anna; elle sombre dans l’alcoolisme, perd son logement et son emploi. Or, elle fait semblant d’aller travailler, en prenant le train qui la mène à Londres et qui la ramène dans sa banlieue.

Chaque jour elle voit lors d’un arrêt une maison qui est à côté de celle où elle habitait avec Tom. Dans celle-ci elle observe ses occupants, un couple qu’elle idéalise et qu’elle nomme Jess et Jason. Jusqu’au jour où elle voit Jess avec un autre homme dans la maison. De là, Rachel se demande si Jess trompe son mari.

Quelques jours plus tard, les journaux annoncent la disparition de Megane ( qui est Jess). C’est à ce moment-là que la vie de Rachel bascule. En effet, elle a été vue à proximité de la maison de Megane. Que faisait elle là-bas? Est-ce qu’elle voulait harceler son ex- mari et sa nouvelle femme? Ou est-ce qu’elle souhaitait dire à Scott « Jason »  qu’elle avait vu sa femme avec un autre homme? Ce soir-là elle était trop ivre pour se rappeler de ce qui s’était passé. Elle va tout faire pour tenter de découvrir ce qu’elle faisait ou ce qu’elle a vu ce soir-là. Le problème c’est qu’elle a des trous noirs, des souvenirs flous et imaginaires. Comment va-t-elle démêler la vérité dans tout ses souvenirs et dans tout ces mensonges?

Dans ce roman, trois voix féminines sont présentes celle de Rachel, d’Anna et de Megan qui livrent leurs visions personnelles en alternance. Les personnages principaux de ce livre sont les trois femmes avec Scott et Tom.

Le thème et le genre de ce livre est un thriller mais plus précisément un thriller psychologique. C’est aussi un roman policier car il y a un meurtre, une enquête menée par la police. Ce livre contient du suspens à couper le souffle, l’alcoolisme est aussi abordé dans ce livre avec Rachel. Des problèmes de couple sont présent avec Tom et Anna mais aussi avec Scott et Megan.

La fille du train est un livre qui m’a beaucoup plu d’une part car c’est une histoire qui pourrait être réelle car le personnage principal est une jeune femme qui prend le train. Au début, je me suis dis que le livre avait beaucoup de pages mais en le lisant ces pages on défilé rapidement. C’est un roman avec beaucoup de rebondissement et de suspense car le responsable de ce meurtre est une personne inattendue que l’on ne suspectait pas du tout et dont l’identité est révélée à la fin.

Le seul passage qui m’a un petit peu ennuyé est le début car il y a pas d’action vu qu’on met les personnages dans leur contexte. Deux questions m’on traversé l’esprit vers la fin du livre: que devient Anna et sa fille? Mais aussi que devient Scott? Je trouve cela dommage que la fin du livre n’on parle pas. Pour finir c’est un bon thriller à lire, je vous le conseille.

Meriem, 605

mars 26th, 2019

L’histoire d’un arbre généalogique

L‘histoire d’un allemand de l’est est un récit autobiographique écrit par Maxim Leo en 2010 et traduit en Français par Olivier Mannoni. Maxim Leo est un journaliste berlinois qui a fait plein de recherches dans sa famille pour pouvoir écrire son livre qui se déroule sur 60 années , de 1930 à 1990, en regroupant les années de l’entre-deux-guerres jusqu’à la chute du mur de Berlin.

C’est un récit historique qui relate l’histoire et la vie de la famille de l’auteur, pendant le nazisme et la RDA, avec une partie qui croyait dur comme fer à l’idéal du parti et l’autre complètement désabusée par rapport au régime : Le grand père maternel était Juif et fut exilé en France ou il deviendra un héros de la résistance tandis que son grand père paternel, lui, était nazi, puis fut prisonnier de guerre et reviendra dans son pays en 1947. Cela donne, de par sa famille et ses idéaux, l’état d’esprit général des Allemands à la fin de la guerre car beaucoup d’Allemands avaient foi en le parti et ils étaient très concernés par la lutte contre le fascisme.

Nous nous rendons compte au fil de la lecture que l’auteur donne son avis personnel sur les différentes histoires de sa famille et qu’il est assez indifférent sur ce qu’il se passe ce qui facilite son objectivité. Il a un style journalistique, c’est un récit et non un roman, et son style est simple et précis ce qui est donc facile à lire et assez captivant, cependant, je n’ai pas trouvé ce livre très attachant, peut-être est-ce à cause du manque d’humanisme du livre car j’ai toujours préféré l’action et les émotions, mais malgré tout, cela fait un peu de changement et de découverte et j’ai quand même trouvé ce livre intriguant.

 

Océane, 605

 

mars 26th, 2019

J’accuse!

« Qui a tué mon père » est un livre sorti en mai 2018. Il a été écrit par un jeune écrivain français, Edouard Louis. Il avait déjà publié « En finir avec Eddy Bellegueule » en 2014 et « Histoire de la violence » sorti en 2016. Du haut de ses 26 ans, il divise les critiques littéraires par son style et ses engagements.
Dans ce livre, Edward Louis raconte son enfance, la relation qu’il entretenait avec son père et l’influence de la société sur ce dernier. Il relate cela grâce à des souvenir qui l’ont marqué et qui caractérisent les messages qu’il veut nous faire passer.
Le thème principal du livre est l’impact de la politique et des codes de la société sur la vie de son père et donc sur ses relations avec lui. Il avait peu de points communs avec son père et malgré des efforts pour attirer son attention rien n’y faisait. Sous la forme d’anecdotes, l’auteur exprime les incompréhensions, les désaccords, les peurs dont il a souffert. Puis il dénonce, car il montre que derrière, ce sont les influences de la société et les conséquences des politiques menées qui en sont la cause.
Cet écrit se range dans le genre autobiographique. En effet, l’auteur est narrateur et raconte des passages de sa vie.
Edouard Louis possède un style particulier. Les passages de sa vie n’ont pas d’ordre chronologique. Ils se succèdent sans transitions. On a l’impression en le lisant qu’il écrit les unes à la suite des autres les idées qui lui viennent sur le moment. Ses phrases sont simples, courtes et directes.
J’ai trouvé ce livre très intéressant. Sa manière de raconter son histoire personnelle et son point de vue sur la société est bien amenée. J’ai beaucoup aimé le moment où il dénonce directement certains politiciens en citant leurs noms. Cela représente bien le style du livre, il dénonce sans prendre de gants. De plus cela coïncide avec la phrase au dos du livre « l’histoire de ton corps accuse l’histoire politique ». Cela nous donne également une réponse au titre. Le livre est court et efficace. Par contre, je l’avoue, une œuvre comme celle-ci est beaucoup plus facile à apprécier quand on est d’accord avec ses idées et ses dénonciations. D’ailleurs, il est vraiment d’actualité. Les rares points que je peux lui reprocher c’est enchaînement de ses anecdotes qui n’ont pas forcément de lien évident. Ainsi que ses parenthèses dans ses récits qui sont souvent longues et peuvent faire perdre le fil.

Yoan 605

mars 26th, 2019

Retrouvailles entre père et fils

Qui a tué mon père est un roman de 84 pages d’Edouard Louis. Dans ce récit, on nous montre des retrouvailles entre un fils et son père après plusieurs années. Le fils va parler à son père tout au long du livre et va nous faire découvrir leur relation depuis son enfance.

On apprend que durant leurs retrouvailles, le père est extrêmement blessé physiquement ; il n’a que 50 ans, il est malade et fragile. Leur discussion (faite a 99 % par le fils) nous fera découvrir qui est responsable de cela, nous faire découvrir « qui a tué son père ».

Ce livre est très accessible, il est très court (moins de 100 page) et est écrit de façon très moderne et compréhensible. On voit donc que l’intention de l’auteur est de partager un message au plus grand public, qu’il soit lecteur ou non. Cette accessibilité ne nuit aucunement au récit qui se suffit à lui même et fait passer le message souhaité d’une façon inoubliable, grâce aux deux personnages principaux (le père et le fils) qui sont bien développés car il ont une relation à la fois particulière et réaliste ; il sont tous deux à distance alors qu’ils vivent sous le même toit et sont tous les deux victimes de la société. Leur relation père/fils rend la dénonciation de l’auteur beaucoup plus marquante et forte en émotion.

Le récit traite des problèmes familiaux, de la discrimination et de la politique et les conséquences sur le peuple de cette politique ; tous ces thèmes sont abordés du point de vue du fils à travers le père, c’est avec le père qu’on découvre les problèmes familiaux comme la violence verbale et physique, la discrimination avec le fait que le père se cantonne à ce que les autres voient comme normal et la politique avec les conséquences physiques et psychologiques qu’a subi le père à cause de l’ignorance des hauts placés qui sont dénoncés comme étant les véritables « criminels » de l’histoire et qui sont en fait le « Qui » du titre « Qui a tué mon père ».

Mathieu, 605

mars 26th, 2019

Peut-on adapter l’inadaptable ?

« La Horde du contrevent » est l’adaptation du roman d’Alain Damasio en bande dessinée. Cette bande dessinée est un roman graphique car elle raconte une histoire qui se suit tout au long du livre. L’auteur de cette bande dessinée est Eric Henninot. Ayant aimé le roman, il a décidé de l’adapter pour partager sa vision de l’œuvre. La bande dessinée sera séparée en 7 tomes et cette critique sera basée sur le premier.

L’histoire de « La Horde du contrevent » se passe dans un monde presque désertique dans lequel souffle incessamment du vent. Un groupe de personnages nommé « la Horde » a pour but de trouver la mystérieuse source de ce vent dévastateur, sachant qu’aucune autre horde n’a réussi cette mission depuis 8 siècles. La Horde est constituée de 19 personnes dont Golgoth qui en est le chef. Il est vulgaire, sûr de lui et strict. C’est lui qui, a chaque vague de vent, est au premier rang de la formation de déplacement.

Le thème de cette bande dessinée est la survie. Durant toute l’œuvre, on suit la Horde en train de contrer le vent pour franchir l’Extrême-Amont, derrière laquelle les personnages pensent pouvoir trouver le mystère du vent. Durant cette aventure, il y aura des morts et des blessés, on sentira la difficulté des sacrifices et la tristesse des décès. Les personnages n’ont pas le temps de pleurer la mort de leurs camarades, et certains personnages blessés sont destinés a mourir. Toute cette tension renforce le danger du vent, rendant cette bande dessinée immersive.

L’auteur a un style de dessin réaliste ; les couleurs sont ternes donnant un aspect sombre au monde dans lequel évolue les personnages. Le vent, qui est invisible, est très bien représenté ; on voit des traînées de poussière blanche qui ondulent, les habits et les cheveux des personnages sont poussés dans la direction du vent. Et les passages de grosses vagues de vent montrent les personnages courbés vers le contrevent, montrant leurs efforts. Cette bande dessinée contient de nombreux plans larges dans lesquels on voit des nuages déformés par le vent et des grandes traînées de poussière a l’horizon. Ces plans montrent l’immensité du monde que doivent parcourir la horde.

Le scénario de « La Horde du contrevent » est original ; elle reprend le scénario de nombreuses fictions dont la thématique est « la survie face a une menace qui plane sur le monde », très souvent des fictions post-apocalyptiques avec des morts vivants ou d’autres créatures. Ici, la menace est le vent. Le monde de « La Horde du contrevent » est très désertique, elle est constituée de quelques villages. Dans ce livre, les moments où se posent la horde sont calmes et sont accompagnés de plans larges sur le monde.
A cause du style graphique de l’auteur et des noms inhabituels des personnages, certains d’entre-eux sont difficiles a retenir. L’un des seuls que j’ai retenu après la lecture est Golgoth, car il est très imposant et a un design très reconnaissable (notamment grâce à son casque de traceur). L’intrigue est plutôt lente, mais cette décision est sûrement volontaire car elle donne une ambiance unique au récit.

Pour conclure, « La horde du contrevent » se passe dans un monde beau et immense ; on sent le goût de l’aventure à chaque page grâce à une tension bien maîtrisée par les différentes situations que rencontrent la Horde. On s’accroche très vite à ce roman graphique malgré sa lenteur de récit et les personnages difficilement reconnaissables.

Mathieu 605

mars 26th, 2019

Une bande dessinée qui n’est pas que du vent

La Horde du contrevent est une série de bande dessinée d’Eric Henninot dont le 1er tome s’intitule Le cosmos est mon campement. Né en 1974 à Rouen, Eric Henninot est un auteur dessinateur. Il dessine « Carthago », série de bande dessinée fantastique, ainsi que XIII mystère, série de bande dessinée inspirée du célèbre XIII. Il a réalisé cette série la horde du contrevent en reprenant le roman du même nom d’Alain Damasio, qui a remporté le grand prix de l’imaginaire en 2006 et qui est considéré comme une oeuvre culte.

L’histoire se déroule dans le monde hostile balayé par les vents nuits et jours. Nous suivons l’aventure de la 34ème horde partie il y a 27 ans de leur cité d’origine. Leur but est d’atteindre « l’extrême amont » qui est là où se trouve la source de tout ce vent et ainsi découvrir ce qu’il s’y cache. A ce jour, personne n’a atteint cet endroit. Sous le commandement de Golgoth, la horde avance contre le vent au péril de sa vie. Dans cette quête, les erreurs peuvent être fatales, et la peur de faillir engendre des conflits. Des personnages très sanguins comme Erg, braconnier du ciel et chasseur, s’opposent à des personnages plus sages comme Sov, le scribe, ou Aoi, la soigneuse. Ces disputes sont réglées par Pietro, Prince de cette horde qui fait office de médiateur. Et c’est dans cette esprit de combativité, de détermination que nous suivons le chemin de la horde semé d’embûches.

L’un des thèmes principaux abordé dans la bande dessinée est la vie en groupe. Dans la horde, chaque personnage a son identité propre et bien marquée. Vivre au quotidien en communauté crée des conflits et des affinités. Cette épopée montre que chaque personnalité apporte quelque chose au groupe et le fait avancer. Il y a aussi la détermination qui est abordée. Les personnages de la horde ont chacun leur raison d’avancer et ils n’abandonnent pas. Les villages qu’ils ont traversés en 27 ans ne leurs ont pas donné envie de rester, ils sont déterminés à découvrir le secret de « l’extrême amont ». Ils avancent inexorablement vers ce but.

Cette bande dessinée appartient au genre de la science-fiction. C’est tout de même un monde qui se rapproche du nôtre. Le vent est la caractéristique de cet univers. Et le style des personnages fait penser à un style médiéval comme souvent dans le genre héroic fantasy.

Le style d’écriture de l’auteur est simple. Il alterne entre des dialogues et de la narration. Ses phrases sont courtes et concises. L’une de ses particularités c’est qu’il utilise des mots inventés propres à l’univers de cette bande dessinée. Pour le dessin, l’auteur utilise une palette de couleurs ocres qui appuie le côté désertique et une perception d’un paysage de désolation. Il met aussi peu de détail dans le paysage pour renforcer le côté désertique.

J’ai beaucoup apprécié les différents personnages: les divergences d’opinions sur des sujet pour au final avoir le même but. C’est une particularité à laquelle je m’identifie. J’ai également aimé le style graphique du dessin. La représentation du vent est bien réalisée. J’ai eu peur en commençant à lire qu’elle soit trop prépondérante. L’univers est aussi très envoûtant. L’intrigue autour de cette histoire est bien réalisée et cela me donne envie de découvrir le prochain tome. J’ai moins apprécié les néologismes à l’univers. Je trouve qu’il y en a beaucoup. A certains moments, je ne comprenais plus les phrases car les mots utilisés étaient incompréhensibles.

Yoan, 605

mars 26th, 2019

Une dénonciation politique accessible

J’ai lu le roman autobiographique «Qui a tué mon père» paru en 2018 écrit par Edouard Louis, jeune auteur français de 26 ans, né le 20 octobre 1992 à Amiens. En 2013, il décide de changer son nom ‘Eddy Bellegueule » et de s’appeler Edouard Louis.

En 90 pages et 3 chapitres, Edouard Louis raconte les relations et les moments passés avec son père et sa mère puis dénonce les relations et l’impact de la société sur les humains à travers l’histoires de son père.

Edouard Louis est un auteur normal c’est-à-dire que sa manière d’écrire, son langage est simple donc nous pouvons le comprendre facilement. C’est un auteur qui se distingue des autres en montrant son engagement dans la société comme par exemple dans son premier livre «En finir avec Eddy Bellegueule» qui dénonce l’homophobie.

Ce livre m’a plu car la manière d’écrire était simple à comprendre et que l’auteur, Edouard Louis, n’avait pas peur de dénoncer la politique d’aujourd’hui qui est en train de détruire la population.

Ce livre fait beaucoup ouvrir les yeux et nous permet de se rendre compte de certaines choses.

Benjamin, 605

mars 26th, 2019

Un meurtre à travers une fenêtre


« La fille du train » est un thriller publié en 2015 par Paula Hawkins ; une écrivaine britannique. Hawkins commence sa carrière de romancière en écrivant des fictions romantiques où elle rencontre le succès. Paula avec la fille du train aborde les thèmes de la violence domestique et de l’alcoolisme féminin.

 Ce roman raconte la vie de Rachel Watson, la protagoniste principale de l’intrigue. Rachel est une femme de 32 ans, qui a sombré dans la dépression et l’alcool depuis son divorce avec Tom. Son ex-mari s’est depuis remis en ménage avec sa maîtresse, Anna, et leur fille, dans l’ancienne maison du couple. Afin d’occuper ses journées et de tromper sa colocataire sur la perte de son emploi, Rachel fait l’aller-retour vers Londres quotidiennement, passant près de son ancienne adresse. Elle voit depuis sa fenêtre tous les matins un couple voisin de Tom et Anna, qu’elle a surnommé Jason et Jess et qu’elle imagine comme un couple heureux et sans histoire. Un soir, elle voit « Jess » avec un autre homme, et apprend quelques jours plus tard la disparition de cette femme, de son vrai nom Megan Hipwell. Persuadée qu’elle a vu quelque chose concernant la disparition de Megan pendant une nuit d’ébriété, Rachel va se rapprocher de Scott/« Jason », devant ainsi recroiser à nouveau Tom et Anna. Enfin le livre est raconté par trois personnages : Rachel, Megane et Anna.

Selon moi,ce livre n’a pas particulièrement des points négatifs mais j’aimerais dire que la phase où l’auteur veut nous intégrer dans l’histoire est trop longue ( elle est prolongée sur environ 100 pages), ce qui m’ amène à l’ennui. Le deuxième point négatif est le changement de point de vue ; de Anna à Megan puis à Rachel et le fait que le livre est écrit comme un journal intime.

Cependant, les points positifs sont en majorité. Tout d’abord le livre et facile à lire, ensuite le livre est bien et fluide dans son écriture. Enfin les personnages sont bien présents tout comme l’histoire.

Ce livre reste une très bonne lecture, facile et fluide, l’auteur nous facilite des passages en les rendant plus agréables. L’histoire est bien expliquée dans l’ensemble, bien posée et intéressante ( en dehors des premières 100 pages ). En ce qui concerne l’intrigue (que j’ai bien aimée) je m’ attendait surtout pas à cette chute…

 En conclusion ce livre  m’ a surprise car je ne m’attendais pas à une fin comme celle-là.

Hind, 605