mars 24th, 2017

Billet D’humeur L’art de voler

Ce roman est un roman biographique qui raconte la vie du père d’Antonio Altarriba (auteur et scénariste) durant la guerre civile d’Espagne et la Seconde Guerre Mondiale. Ce roman nous montre la vie difficile qu’il a menée et pourquoi il va se suicider à la fin de sa vie.

J’ai un avis plutôt mitigé sur ce roman graphique. J’ai beaucoup apprécié la qualité des dessins, le graphisme et j’ai aussi été touché par l’histoire qui nous est raconté.

On ressent vraiment que l’auteur cherche, à travers de roman, à faire le deuil de son père.

Ce que j’ai moins apprécié et qui m’a dérouté, c’est la manière dont est présenté le récit dans les cartouches. Il était parfois difficile de comprendre le rapport entre le récit et les dialogues des personnages (dans les bulles). Ce type de narration m’a empêché de profiter pleinement du graphisme que j’ai apprécié et sur lequel je me suis moins concentré. De plus, je trouve le personnage d’Antonio un peu naïf et j’aurais apprécié qu’il évolue plus durant le roman. Il semble constamment insatisfait et reste toujours en quête d’une vie meilleure.

Mon avis reste mitigé sur ce roman mais ce fut malgré tout une belle découverte.

Léo, 605

mars 21st, 2017

Tragédie d’un homme

L’art de voler est un roman graphique biographique racontant l’histoire du père de l’auteur, Antonio Altarriba. Les dessins ont été fait par Kim. On suit la vie du père d’Antonio Altarriba, qui s’est suicidé à 90 ans en sautant du quatrième étage de sa maison de retraite pour voler enfin librement. Ceci fait donc référence au titre L’art de voler. L’auteur de la bande dessinée a écrit cette histoire pour tenter d’expliquer ce qui a pu pousser son père (qui se nomme lui aussi Antonio) à se suicider, pour se racheter de ne pas l’avoir sauvé, et de ne pas avoir su être à son écoute. Le père Antonio était engagé dans les luttes politiques du XXe siècle, l’auteur retrace l’histoire contemporaine de l’Espagne et signe un très bel hommage à l’espoir et à la justice.

Le roman graphique est composé de quatre chapitres correspondant aux différentes périodes de l’existence du père d’Altarriba. Chaque chapitre correspond à chaque étage. Le premier chapitre, qui est donc le troisième étage, se rapporte à la jeunesse du vieil homme de 1910 à 1931. Ensuite le deuxième chapitre, le plus long du roman graphique correspond à la période de 1931 à 1949. Le dernier étage raconte les périples du père d’Altarriba de 1949 à 1985. Pour finir, le dernier chapitre qui met fin à la vie du personnage principal, correspond au sol.

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Image issus du site ActuaBd qui propose une interview de l’auteur.

http://www.actuabd.com/Antonio-Altarriba-L-Art-de-voler-L

Après avoir lu ce roman graphique, j’ai plutôt un avis mitigé. D’un côté,  j’ai trouvé l’histoire passionnante et vraiment touchante. Mais j’ai trouvé cela ennuyeux par moments. Parfois, je n’ai pas compris, par exemple, page 195, le personnage est fou et s’imagine avoir une marmotte dans la cage thoracique. Et de l’autre côté,  j’ai trouvé que sur la guerre d’Espagne, le sujet est seulement survolé au niveau du point de vue historique, et il manque quelque chose pour nous embarquer pleinement.
Il y a quand même quelques moments intéressants d’un point de vue documentaire, par exemple l’évocation des camps d’espagnols républicains en France, qui font froid dans le dos et d’un point de vue poétique car le suicide du héros, à 90 ans, est une trame émouvante et mélancolique tout au fil du récit.

Tiphaine, 602

mars 21st, 2017

Une lecture accessible mais profonde

Le garçon qui voulait dormir est un roman d’Aharon Appelfeld écrit en inspiré des souvenirs de l’auteur.

Le roman met en scène Erwin, un adolescent orphelin, d’origine roumaine, réfugié avec d’autres, dans un camp près de Naples. La guerre est finie, et ce jeune homme a passé la plus grande partie du trajet qui l’a amené à Naples à dormir. Il se réveille à peine pour boire puis il retombe dans un sommeil des plus profonds. Les autres réfugiés, dont certains étaient partisans de le laisser derrière eux, l’ont surnommé « le garçon du sommeil ». Quand il revient à la vie, il reste sujet à des rêveries éveillées et à des rêves intenses, qui alternent avec les entraînements physiques prodigués par Efraïm, qui destine ces jeunes à aller coloniser la Palestine.

Dès les premières pages, j’ai bien aimé l’écriture de l’auteur, il est sensible dans ses propos et le livre devient touchant. Mais j’ai trouvé que la progression de l’histoire est très lente. En effet, le roman est assez court mais on met énormément de temps à rentrer dans le vif de l’action. Pourtant ce livre est quand même une lecture simple, qui interroge fortement sur nos souvenirs, nos valeurs, nos choix, subis ou non.

Tiphaine, 602

mars 21st, 2017

Un silence qui cache des horreurs

La seine était rouge est un roman écrit par Leïla Sebbar en Octobre 1961 relatant un fait historique très marquant pour tous les Algériens. Elle nous dévoile  un  massacre commis par la police française sur des manifestants algériens durant la guerre d’Algérie, le 17 Octobre 1961, à Paris.

Leïla est une romancière et nouvelliste née en 1941 à Aflelou en Algérie. A 19 ans, elle est envoyée par ses parents en pension afin d’étudier en France . Elle est l’auteure de nombreux romans dont La Seine était rouge  qui connut un fort succès.

L’histoire se centre sur une jeune fille, Amel , âgée de 16 ans. Elle cherche à comprendre ce que sa mère et sa grand-mère lui cachent bien que celles-ci lui expliquent qu’elle n’a pas encore l’âge pour comprendre. Suite à cela , elle va tout faire afin de découvrir la vérité grâce à l’aide de nombreuses personnes telles que Omer , un journaliste Algérien. En visionnant un film réalisé par Louis, le secret va être enfin révélé et Amel va découvrir toute la vérité.

Ce roman est un roman très instructif par rapport à l’histoire algérienne en France, elle permet de voir la difficulté que rencontraient tous les Algériens en France dans les années 60, et le racisme qui sévissait  à Paris. Ce livre peut être émouvant par moment lorsque les témoignages sont énoncés. J’ai trouvé cet ouvrage vraiment accrocheur mais parfois compliqué à lire . Ce roman est court mais j’ai trouvé chaque moment  intéressant, les témoignages m’ont beaucoup plu mais aussi le suspense laissé par la mère et la grand-mère à Amel, jusqu’au moment où celle-ci connait la vérité. Au début du récit, le lecteur se met à la place d’Amel et a lui aussi envie de tout découvrir.

Je  conseille à tous les amateurs de lecture de lire ce roman qui, je pense, plaira énormément .

Cette lecture peut être aussi intéressante pour les Algériens d’aujourd’hui qui peuvent savoir ce que leurs prédécesseurs ont vécu durant ces années là .

Mounkid Kamel 602

 

mars 21st, 2017

billet d’humeur Le garçon qui voulait dormir

J’ai lu le livre Le garçon qui voulait dormir d’Aharon Appelfed. 

C’est l’histoire d’Erwin un jeune homme qui s’est retrouvé dans un sommeil profond à la fin de la 2de Guerre Mondiale. Il lui permet de ne pas affronter ses peurs et surtout de faire le deuil de ses parents et ses amis… Il a tout perdu. Il sort de ce sommeil à 17 ans et se retrouve embrigadé dans un groupe de réfugiés apatrides avec d’autres jeunes gens de son âge. Vient le temps de la traversée en bateau sur une mer déchaînée, de l’immigration clandestine et de son arrivée dans les montagnes de Judée où ces jeunes sont affectés à la construction de terrasses agricoles. Erwin, comme tous ses camarades, accepte de changer de prénom et s’appelle désormais Aharon. Lorsque la guerre d’Indépendance éclate, ces garçons sont envoyés sur des missions militaires où  Erwin-Aharon fut blessé. Il restera de longs mois paralysé dans un hôpital, les opérations chirurgicales rythmeront son séjour. Lors de son hospitalisation, il renouera avec le sommeil et par conséquent son passé. Le temps s’écoule et un dilemme s’offre à lui. Va-t-il abandonner ses nouveaux principes pour mettre ses pas dans ceux de son père disparu en devenant l’écrivain que celui-ci rêvait d’être?

 Le fait que cela pourrait être une histoire vraie m’a interpellée. L’émotion communiquée au lecteur par ce roman est pour moi décuplée puisque cela pourrait réellement arriver. On avance dans l’histoire avec un constant rapport entre le passé et le présent ce qui nous permet de suivre le déroulement et de comprendre pleinement les enjeux de ce récit. On peut donc prendre part à la bataille à laquelle le personnage principal se livre tout au long du roman. Cette oeuvre littéraire nous fait voyager ( la Palestine, l’Israël, l’Italie, L’Europe..) et nous fait découvrir des cultures, des coutumes différentes. Enfin Le personnage principal, un peu naïf au début, finit par affronter  la réalité qu’il fuyait.  On voit donc à la fois son évolution physique et psychique. Cela nous permet à tout âge de nous identifier à ce personnage.

Pour moi c’est un récit dur car il est très sombre. Dans certains romans c’est un défaut mais ici c’est une force. Il donne à réfléchir sur le sens de la vie. Nous voyons aussi le réel pouvoir de l’espoir . Ce roman m’a beaucoup plu.

Safia  605 

mars 21st, 2017

Proclamation du Prix littéraire le 21 Mars – Théâtre Sorano

 

 

mars 20th, 2017

Une enquête dans le passée

La scène était rouge a été écrit par Leïla Sebbar. C’est une romancière française née en Algérie en 1941.
L’auteur nous raconte l’histoire d’Amel, une adolescente française qui n’a jamais réussi à parler l’arabe. Elle ne comprend pas ce que disent sa mère Naria et sa grand-mère. Elle sait que les deux femmes évoquent des choses graves à propos d’un événement mais elles repoussent sans cesse sa révélation à Amel.  Elle cherche à savoir ce qui s’est passé le 17 octobre 1961 lors d’une manifestation à Paris. Cet événement  est survenu à la fin de la guerre d’Algérie afin de dénoncer le couvre feu raciste imposé quelques jours plus tôt aux Algériens par le gouvernement français.
Louis, un jeune cinéaste de 25 ans, va aider la jeune fille grâce à un documentaire constitué de témoignages à savoir ce qui s’est passé durant cette manifestation. Le sens du témoignage nous fait constater l’horreur, le racisme, un massacre.

« Même la Seine, elle en voulait aux Parisiens » (La seine était rouge)!

C’est un livre captivant et je trouve vraiment ingénieux de pouvoir aborder un événement historique qui a touché la France pour mieux le dénoncer. Même si pendant la grande partie de l’histoire j’étais perdu à cause des changements de point de vue des différents personnages. Cela m’a obligé à être d’autant plus attentif pour comprendre. Au fur et à mesure, mis dans la peau d’un enquêteur qui accompagne Amel, je me suis laissé captiver par l’intrigue.
De plus, l’identification aux personnages de l’histoire, permet au lecteur de ressentir leurs émotions.
Pour moi, l’auteur a utilisé de tels procédés pour toucher encore plus le lecteur et nous faire réfléchir à propos d’un événement historique prêt à tomber dans l’oubli…

 

Lucas 605

 

mars 20th, 2017

Debout-Payé, un roman dénonciateur

Debout-Payé, un livre traitant du métier de vigile, est plus intéressant que ce que l’on peut penser. En effet, à partir du titre, peu de gens vont se douter de ce qui se passe à l’intérieur. Or, dès la lecture des premières pages, l’envie de connaître la suite nous vient, surtout si la soif d’apprendre est présente, la curiosité est à prévoir dans ce livre.

 Gauz nous raconte dans ce  roman très autobiographique, la vie d’Ossiri, un étudiant ivoirien sans papiers devenu vigile dans le Paris des années 90. Il tente de se faire embaucher par une agence de sécurité dirigée par des Ivoiriens : le vigile noir était (est toujours) très désiré, particulièrement en région parisienne car « Les noirs sont costauds, les noirs sont forts, les noirs sont obéissants, les noirs font peur » comme nous dit si bien Gauz dans son livre. Les employeurs ne portent point d’attention au fait qu’ils soient sans papiers, les clandestins étant finalement des employés plus fiables. La plupart possèdent des chambres sordides partagées à quatre ou cinq dans des immeubles insalubres aux sanitaires défaillants. C’est notamment le cas d’Ossiri, qui a vécu dans l’une de ces demeures à son arrivée à Paris. 
Gauz retrace aussi à travers ce personnage l’histoire d’une communauté d’immigrés et l’évolution de ce métier particulier depuis les années 60 en France jusqu’à l’après 11 septembre 2001.
Ce court roman plein de saveurs, change la vision de ce métier si dur et de la vie des immigrés Africains qui est complexe aussi, parfois jusqu’à en dérouter le lecteur… Gauz, dans l’écriture de son oeuvre emprunte des chemins inattendus et n’hésite pas à insérer dans son récit de longues listes de fines observations, comme une sorte de carnet de bord,  où il nous fait part de ses observations menées au cours de sa carrière de vigile, en évoquant notamment le comportement des clients dans les magasins, comme une série de sentences courtes venues nourrir son texte. Chaque détails lui appartiennent, il scrute et observe les faits et gestes des clients, critiquant au passage la société de consommation. Ces passages sont extrêmement intéressants et parsemés d’anecdotes toutes les unes plus passionnantes que les autres. En outre, ce récit possède aussi une partie  narrative contant la vie d’Ossiri auprès de ses confrères, sa découverte du mode de vie français. Sont dévoilés ainsi ses réactions, ses actes, son quotidien, et sa vie passée….

Ce roman est avant tout poignant et dénonciateur. On y apprend des perspectives inattendues du monde à travers un regard objectif d’un homme arrivant dans un pays totalement nouveau pour lui… Au début, on ne s’attend pas à ce que l’on va lire. On pense d’abord que l’histoire va se dérouler en partie dans les magasins, qu’il pourra être ennuyeux parce que le thème ne plaît pas forcément, que le titre n’inspire pas non plus… Or, je conseille vivement de se plonger dans cette lecture et de ne pas être indifférent à ce sujet . On ne peut s’imaginer comment les vigiles et agents de sécurité vivent (pour certains d’entre eux). Peu de personnes se penchent sur leur vie. En lisant ce livre, on s’y intéresse tout en dégustant une lecture attachante et sentimentale qui nous permet de voyager dans le Paris des années 90, d’apprendre la culture de la côte d’Ivoire, ainsi que leur manière de penser bien différente de la nôtre!

Pour conclure, je conseille vivement ce livre pour toutes personnes curieuses, à la recherche de nouvelles anecdotes , qui ont envie de s’intéresser et d’en savoir  plus sur les cultures étrangères et sur la vie de vigiles, afin de voir comment certaines personnes vivent en comparaison à d’autres plus privilégiées.
Debout payé n’est pas difficile à lire, certains passages peuvent l’être mais le fil de l’histoire est facile à suivre, chaque partie s’enchaîne de façon logique. Aussi, les analepses et les passages où l’on nous évoque le passé d’Ossiri sont essentiels et nous en apprennent plus sur une vie vécue dans un pays autre que le nôtre.

Clémence 605

mars 20th, 2017

Un meurtre incontrôlable

Eka Kurniawan est un écrivain journaliste né en 1975 à Tasiklamaya en Indonésie.

Dans son roman L’Homme Tigre, publié à l’origine en 2004 en Indonésie, l’auteur nous raconte l’histoire d’un meurtre sauvagement animé d’un notable, Anwar Sadat : « C’est alors que Margio planta ses dents dans le côté gauche du cou d’Anwar Sadat, comme un amoureux embrassant ardemment la surface de peau située sous l’oreille de sa bien-aimée, un amoureux haletant sous le feu de sa passion ».

Il s’avère que l’auteur de cet acte criminel n’est autre que Margio, un garçon âgé de treize ans. Il explique alors aux autorités que ce n’est pas le responsable et dit : « Ce n’est pas moi, il y a un tigre dans mon corps », « Ce tigre était blanc comme un cygne, cruel comme un chien féroce ». Nous verrons par la suite que Margio nous raconte cette fameuse rencontre avec ce tigre qui lui vient de son grand-père.

Quelle folie soudaine a conduit ce garçon à tuer d’une façon aussi horrible un homme qu’il connaissait ? Qui est Anwar Sadat ?

On découvre que la mère de Margio s’est mariée avec son père mais il s’agit d’un mariage arrangé. Elle est malheureuse contrainte de vivre avec un mari violent. Un père au caractère démesuré, un concentré de souffrance et de cruauté. C’est alors que tout au long du roman, Eka Kurniawan nous mènera dans le profond passé de Margio, afin de connaître les raisons qui l’ont poussé à commettre ce crime.

Un roman d’ailleurs riche en descriptions qui permet de plonger le lecteur au cœur de la péripétie. Pris dans un voyage dépaysant, nous découvrons la culture indonésienne et occidentale.

Je trouve l’ossature du récit plutôt intéressante et original car nous savons dès le début qui est l’auteur de l’homicide ce qui n’est pas le cas dans un roman policier habituel. On remarque justement que ce n’est pas la visée de l’histoire et que nous devons remonter le fil de sa vie familiale afin de comprendre ce qui a poussé Margio à agir violemment, soit commettre ce meurtre.

Lisa, 605

mars 12th, 2017

Les pécheurs maudits

 « Notre mère était une fauconnier: Celle qui veillait, postée sur les collines, pour repousser tous les maux qui semblaient menacer ses enfants. Elle possédait un double de nos âmes dans les poches de la sienne, et pouvait aisément flairer les problèmes encore en gestation, comme les marins discernent l’embryon d’une tempête à venir. »

Les pêcheurs est un livre paru en 2016. Son auteur, Chigozie Obioma est né dans une famille de douze enfants en 1986 au Nigéria. Obioma a fait des études supérieures à Chypre, où il obtient une bourse et un poste d’enseignant. Il publie alors son premier roman intitulé Les pêcheurs. Il enseigne aujourd’hui la littérature africaine.

Nous retrouvons ici un famille de six enfants dont les personnages principaux sont: Ikenna le grand frère, Boja, Obembe et Benjamin le narrateur. C’est une famille comme une autre qui, du jour au lendemain, se retrouvera plongé dans la malédiction. Lors du retour d’Eme, le père muté à Yola, il sera trop tard… Le mal sera déjà fait.

Quelle est la malédiction ? – la mort.  Comment la prophétie détruit-elle cette famille ?

Tout ceci commence le jour où l’absence de la figure paternelle a donné la malheureuse idée aux 4 frères d’aller pêcher près d’un fleuve maudit. Cette désobéissance est à la base du drame qui va se jouer. La rencontre d’un fou nommé Abulu, dont les prophéties sont redoutées, va installer un poison mortel dans cette fratrie et plus tard dans la famille.

Je trouve que ce roman est le mélange parfait entre le sentiment d’appartenance à une fratrie, les contes africains avec leur spiritualité et leurs superstitions, et le côté thriller qui donne mouvement à ce livre grâce au suspense. Le tout dans le cadre d’une situation économique et politique variable (pénuries, guerre civile…).

Ce livre est d’autant plus intéressant car il est raconté par Benjamin le petit frère, qui subit l’action. Il n’a que 9 ans lors des faits, ce que nous ressentons dans la façon de raconter car souvent les pleurs et la peur sont présents mais dès le lendemain, ils sont « oubliés ». En effet, Benjamin fait des allers-retours dans son récit sur les sorties avec ses frères dans un meeting de l’opposition gouvernementale, son envie de rejoindre son oncle au Canada, le match héroïque des footballeurs au JO d’Atlanta…

Pour conclure je pense que c’est un livre à lire absolument, car il est très intéressant et sa lecture est très agréable. Je le recommande fortement.

 Sophia N.