mars 8th, 2018

Un voyage vers la Syrie : l’enquête géopolitique.

Le livre de Michele Rech, alias Zerocalcare, s’intitule Kobane Calling et est une bande-dessinée racontant les péripéties de son voyage en Syrie.

Kobane Calling est une BD qui raconte l’histoire des deux voyages du dessinateur dans la région du Kurdistan qui s’étend dans le sud-est de la Turquie, dans le nord-est de l’Irak, dans le nord-ouest de l’Iran et sur deux petites régions au nord-est et au nord-ouest de la Syrie. Il y rencontrera des membres du YPJ (Yekîneyên Parastina Jin: unité de protection de la femme) et des membres du PKK (Partiya Karkerên Kurdistan: Parti des Travailleur du Kurdistan.Au-delà de l’aspect militaire, Zerocalcare s’attache surtout à décrire avec beaucoup de sincérité, le combat des Kurdes de Syrie, dans la région du Rojava, où ils tentent, en plein chaos, d’instaurer une société fondée sur des principes d’égalité et de démocratie. Une société où les femmes, musulmanes ou non, conquièrent jours après jours de nouveaux droits. A travers ce conflit qui ne nous concerne pas, l’auteur parvient à créer une certaine réflexion du lecteur.

Ce que j’ai trouvé vraiment bien dans cette BD, c’est que l’auteur raconte seulement ce qu’il a vraiment vécu durant son voyage, à aucun moment il ne donne son avis sur la situation en essayant de faire partager son idéal par les autres, au contraire, il laisse le lecteur envisager sa propre opinion comme il le souhaite.

Ça faisait vraiment longtemps que je n’avais pas lu de BD mais celle-ci m’y a redonné goût, je vous la conseille vivement.

Amine, 606

mars 7th, 2018

Une langue fleurie et originale

Liborio, jeune garçon des rues a fui son pays, le Mexique pour les Etats-Unis. Il débarque des rêves plein la tête. À peine arrivé, il trouve un petit boulot chez un libraire hispanique. Même s’il est fort occupé par ses nombreuses lectures, ce petit nerveux se bagarre plutôt facilement surtout si on ennuie sa « gisquette »

Liborio est amoureux ou pense l’être. À travers ce récit, il nous raconte son histoire avec une langue assez fleurie et originale. À travers une belle galerie de portraits, on suit son parcours, ses galères, ses rencontres qui vont changer sa vie. C’est son penchant pour la bagarre qui le mènera sur une voie inattendue.
Un récit drôle, touchant à la langue aussi ébouriffante que Liborio. Un premier roman plutôt réussi.
Ce livre m’a plu car je m’identifie à ce personnage de Liborio qui est un garçon violent avec un parler cru mais à la fois très attachant.

Je recommande ce livre à tout lecteur aimant les conflits mais qui amènent à des histoires amoureuses .

La lecture est facile malgré les nombreuses insultes que le livre recèle. Je pense que ce livre est plutôt orienté vers un jeune public  mais rien n’empêche que des personnes plus âgées aiment ce livre.

Je le conseille donc à tout le monde

Corentin, 606

mars 7th, 2018

Boxe avec les mots

Aura Xilonen nait au Mexique. Après une enfance marquée par la mort de son père, elle passe beaucoup de temps avec ses grands-parents, s’imprégnant de leur langage imagé et de leurs expressions désuètes. Elle a seulement dix-neuf ans lorsqu’elle reçoit le prestigieux prix Mauricio Achar pour ce premier roman Gabacho.

Liborio, jeune garçon des rues a fui son pays, le Mexique pour vivre le « rêve américain » aux States. Il débarque des rêves plein la tête et une envie de vivre plein le sac à-dos. À peine arrivé, il trouve un petit job chez un libraire hispanique qui derrière son aspect d’ égoïste voire de  « connard » devient un personnage attachant et plein de sentiments envers son employé. Même s’il est fort occupé par son travail et ses livres, ce jeune de la rue se bagarre plutôt facilement surtout quand il est question d’Aireen sa chérie.

Liborio est le narrateur de sa propre histoire. Dans ce récit, il nous fait parcourir avec une langue de rue qui reste originale ses aventures. On suit son parcours, ses galères, ses rencontres, son penchant pour la bagarre et ses amourettes.

« L’histoire d’un migrant pas ordinaire, très attachant, courageux, aussi doué avec ses poings qu’avec ses mots ».

Gabacho est un livre à travers lequel il est facile de se reconnaitre, qu’on soit un garçon qui a vécu dans une cité ou même une personne qui est passée par une enfance mouvementée.

Pour moi Gabacho est un excellent livre même si j’ai été plus d’une fois dérangé par le style argotique de l’auteure qui je trouve au passage est un artiste prometteuse avec un énorme potentiel.

Je le conseille à la lecture …

Lyham, 606

 

mars 7th, 2018

La vie d’une pêche

Membrane, écrit par Chi Ta-Wei paru en Mars 2017 est un livre de science fiction très peu ordinaire , l’histoire , l’intrigue , le folklore asiatique ne sont pas des choses que l’on a l’habitude de lire .

Membrane n’est pas très compliqué à lire cependant, il n’est pas facile de comprendre un livre aussi original. Durant tout le récit, l’auteur jonglera entre passé et présent, il y aura non pas une Momo dans ce livre, mais deux: Momo enfant et Momo Adulte .

L’histoire se passe dans un futur fictif proche , où l’humanité vit sous la mer car les radiations solaire lui sont insupportables, et qui dit futur sous marin dit robot, la vie des habitants dans Membrane est remplie de robots, d’androïdes, toute sorte de technologie avancée .

Momo est une jeune esthéticienne certes très réputée mais aussi marginale et solitaire, elle vit une vie assez banale, n’a pas de petit ami, pas d’ami proche, une mère passant très peu de temps avec elle …

Les seules personnes dont elle est proche sont ses clients car lors de leurs séances , elle écoute leurs problèmes , elle sert un peu de psy en plus d’être esthéticienne et de les détendre .
Elle reproche à sa mère de ne plus être aussi proche d’elle que lorsqu’elle était enfant .
Elle lui en veut mais est surtout curieuse , curieuse de connaitre la vraie raison de cet éloignement …

Malgré le fait que Membrane ait beaucoup d’intrigues, certaines plus compliquées que d’autres, on arrive à deviner ce qui s’est passé avec toute les informations que Chi Ta-Wei nous donne au cours de cette magnifique histoire .

Une histoire originale , racontée de manière originale, avec un personnage et un folklore originaux, tout ceci bien mélangés, et on obtient une fin extraordinaire !

Membrane n’est pas forcément facile à cerner au début et peut facilement vous perdre si vous n’êtes pas concentrés , mais accrochez-vous , car ce livre , cette œuvre , ce chef d’œuvre en vaut bien la peine !

René, 606

mars 7th, 2018

Une vision future dans un monde post apocalyptique.

Dans la forêt  est un Roman de Jean Hegland paru en 1996 aux États-Unis qui à été traduit en Français en 2017 par Josette Chicheportiche et publié par les éditions Gallmeister.

Jean Hegland est une écrivaine américaine née en 1956 à Pullman, dans l’état de Washington. Elle vit au Nord de la Californie, dans les forêts où elle fait de l’apiculture et de l’écriture.  Dans la forêt  est son premier livre, elle en a écrit deux autres. Windfalls en 2004 et Still time en 2015 qui ne sont pas traduits en français. 

L’histoire se place dans notre monde, avec une différence, il n’y a plus d’électricité ni d’essence, les transports comme les trains et les avions ne circulent plus. Nous suivons l’histoire de deux sœurs, Nell et Eva, qui ont dix-sept et dix-huit ans. Nell est passionnée par la lecture et souhaite entrer à Harvard. Eva, elle, est passionnée par la danse et souhaite devenir danseuse. Les deux filles ont perdu leur mère. Elles habitent avec leur père dans une maison dans les bois mais vont le perdre après un accident qui le tuera. Nous suivons donc leurs péripéties, leurs moments de tendresse, leurs moments tristes, leurs problèmes et leurs folies.

Je suis mitigé sur le livre. Il est long et lent. Si vous ne vous intéressez pas suffisamment à l’histoire,vous risquez de vous ennuyer et de l’abandonner ou encore prendre beaucoup de temps pour le finir.

D’autre part, le fait que l’histoire est vue à travers le point de vue d’une des deux filles, Nell, qui écrit dans son journal ses journées, nous donne une proximité avec elle et sa sœur. Le livre est écrit de manière à nous faire vivre une grande palette d’émotions comme la tristesse lors de la mort de leur père, page 122 « Il est mort en même temps que le soleil se couchait. » ou le désespoir de Nell lorsqu’elle voyait leur père se blesser avec la tronçonneuse page 121 « L’unique échappatoire, je le voyais, ouvrait sur la folie » ou à la page 129 où sa sœur veut lui faire comprendre qu’elle va devenir folle si elle ne danse pas sur de la musique « Elle a répondu d’une voix virulente et désespérée à la fois. J’ai besoin de danser Nell. Je dois danser sur de la musique. Juste quelques minutes. Pour me donner du courage ». Mais on ne ressent pas que des émotions négatives, la joie aussi est présente comme à la page 128 où les filles trouvent de l’essence, une ressource devenue très rare « Tout l’après-midi notre joie nous a stimulée – nous avions de l’essence, de l’essence, de l’essence ! et grâce à elle, nos problèmes étaient pour ainsi dire résolus. ».

Au final, ce livre est objectivement bon avec plus de qualités que de défauts mais pour moi la longueur dans les descriptions et la lenteur du texte me gâche quelque peu l’expérience que ce livre veut nous donner.

Je conseille ce livre pour les personnes à qui les descriptions longues ne font pas peur.

Anton, 606

mars 7th, 2018

Le foot complice de méfaits ?

Dans cette œuvre de Santiago Roncagliolo intitulée La Peine Capitale, nous suivons le quotidien d’un jeune homme, Félix Chacaltana Salvidar qui mène une vie plutôt paisible, malgré le fait que sa mère a encore tout pouvoir sur lui .
Assistant-archiviste au palais de justice de Lima (Pérou) il ne fait rien d’autre que d’être curieux , tout simplement, cependant, cette curiosité l’entraîne dans une situation très délicate .
Félix n’apprécie pas le foot tant que ça contrairement au reste des citoyens du Pérou et au reste du monde…

A travers son itinéraire dans ce livre, Félix découvrira à quel point la justice est « pourrie » surtout pendant cette coupe du monde, comme par exemple son supérieur, qui à l’air limite de n’avoir rien à faire de la « justice » , tellement que l’on croirait avoir affaire à un imbécile complet, l’idiot de service qui est là pour soit-disant apprendre la vie et le métier à Félix, alors que lui même ne sait pas ce qu’il fait. Tout le long du livre, on le verra au lieu de faire son « travail »  inciter notre héros (ou anti-héros , vous comprendrez ! ) à lâcher le boulot pour se focaliser sur sa petite amie , ou encore sur le foot malgré le fait que Félix, lui, insiste pour travailler …

« La peine capitale » est un livre qui se lit très facilement, les transitions sont très bien enchaînées les moments « footeux » sont très bien rendus.

Malgré certains moments un peu « mous » et lents , on apprend à comprendre le protagoniste, et on comprend ce qu’il ressent, ce qu’il vit . On aimerait parfois être à sa place, pas parce qu’on l’envie mais plutôt parce qu’on voudrait faire le contraire de ce qu’il fait, tellement c’est simple, irrationnel, erroné … Ou au contraire, on ne voudrait pas être a sa place dans certaines situations que l’on a déjà vécues et que l’on ne veut pas revivre ou dont on a pas envie de faire l’expérience.  Justement, ce qui est très bien avec ce livre, c’est que l’auteur a su mettre en lien des choses de la vie quotidienne et des choses que l’on ne vit pas très souvent, voire pas du tout et les transitions entre elles sont parfaitement bien enchaînées .

Durant cette coupe du monde de 70 , Félix  devra  apprendre à vivre avec cette justice corrompue, il devra vivre à travers tous ces mensonges, cette violence, cette injustice  pour pouvoir lutter contre.

René, 606

mars 7th, 2018

Le monde tourne autour d’un tyran Allemand

Il est de retour est un roman écrit par Timur Vermes mettant en scène Adolf Hitler en 2011.Le roman est une narration entreprise par Hitler lui-même.Ce roman évoque un sentiment comique reposant d’abord sur des réactions d’Hitler et sur ses réactions souvent paradoxales face à ceux qui « l’aiment »ou qui le haïssent aujourd’hui.

Timur VERMES

De mère allemande et de père juif-hongrois réfugié en Allemagne en 1956, Timur Vermes est né à Nuremberg en 1967.                                              Après des études d’Histoire et de sciences politiques, il devient journaliste et contribue à de nombreux journaux et magazines.Succès colossal en Allemagne, vendu dans 35 pays, Il est de retour est son premier roman.

Succès inouï, traduit dans trente-cinq langues, Il est de retour est un véritable phénomène  aussi hilarant que grinçant qui nous rappelle que face à la montée des extrémismes et à la démagogie, la vigilance reste nécessaire. Le roman possède une réinterprétation en film réalisé par David Wnendt qui est sortie en octobre 2015 en Allemagne.

 

Le 30 août 2011, Adolf Hitler se réveille dans un terrain vague à Berlin sans aucun souvenir de ce qui s’est passé depuis fin avril 1945. Il déplore les changements sociaux et politiques survenus en Allemagne depuis sa mort. Sans abri et sans ressources, il interprète tout ce qu’il voit en 2011 avec un regard « nazi ».Bien que tout le monde le reconnaisse, personne ne croit qu’il est vraiment Adolf Hitler. À la place, ils pensent que c’est un comédien. Dès lors, les vidéos de ses coups de gueule télévisuels deviennent d’énormes succès sur Youtube, il obtient ainsi le statut de célébrité moderne en tant qu’interprète.

Timur Vermes a l’intelligence de révéler le potentiel comique d’une telle situation comme un quiproquo magistral avec d’un côté le monde entier ne voyant en lui qu’un sosie fou fan de Hitler, et de l’autre, le vrai Hitler luttant pour remettre de l’ordre dans un pays qu’il juge au bord du gouffre. Dans ce roman on va suivre Hitler au XXIème siècle qui le change de son époque où il était le Führer…On va le suivre quand il ne sera pas pris au sérieux mais voulant reprendre son territoire.

C’est un excellent choix de lecture , je recommande ce livre car il est assez simple à lire et il nous dévoile le côté comique d’un personnage que tout le monde connait et qui exploite sa terreur face au monde.

Nathan, 606

 

mars 7th, 2018

L’armée au Moyen Orient

Zerocalcare est né en 1983. D’abord remarqué dans les milieux alternatifs des fanzines et de la petite édition grâce aux bandes dessinées, aux affiches de concert et aux pochettes de disque qu’il concevait pour des groupes punk, il s’est fait connaître du grand public par le biais de son blog. Son premier roman graphique, La Prophétie du tatou, est paru en 2014. Zerocalcare est à ce jour l’auteur de bande dessinée le plus populaire d’Italie. Salué par la critique et les lecteurs, Kobane Calling s’est vendu à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires.

Dans Kobane Calling,on a d’abord l’impression d’embarquer aux côtés de la délégation italienne qui part d’abord pour Mehser en Turquie village sur la frontière Syrienne à un kilomètre de la ville martyre de Kobané. Là vivent peu d’habitants permanents mais des Kurdes venus soutenir Kobané ainsi que des familles ou amis de combattants et quelques délégations étrangères de solidarité. Puis est raconté le côté humanitaire du voyage avec la préparation des colis alimentaires destinés aux camps des réfugiés.

Au Rojava, le dessinateur découvre un camp de réfugiés autogéré dont le chef est une femme comme le maire du dernier village dans lequel ils ont dormi.

Leur deuxième périple débute à l’aéroport d’Istanbul, où passer du matériel pour Kobané s’avère on ne peut plus délicat puis l’Irak en bus pour finir à Kobané après le départ de Daech.

Aller en Syrie à deux pas de Daech pour en faire un récit, voilà qui ne manquait pas de courage et d’intérêt pour le lecteur ! Le tout pèse quand même 250 pages.  L’auteur a décidé qu’une partie des recettes de la vente de cet ouvrage serait reversé à des actions en solidarité avec le peuple Kurde.

Nathan, 606

mars 7th, 2018

Petit pays de mon enfance

Petit pays est un livre de fiction autobiographique de l’Auteur Gaël Faye .Gaël Faye écrit ici son premier roman salué par la critique, récompensé par le Prix Concours des lycéens après avoir figuré sur plusieurs listes de prix et notamment le prix littéraire de notre lycée. Il avait également reçu le Prix Fnac. Faye est par ailleurs auteur-compositeur-interprète. « Petit pays » est aussi le titre d’une chanson figurant dans son album : Pili-pili sur un croissant au beurre.

Né au Burundi, d’une mère rwandaise et d’un père français du Jura, Gaby connait à Bujumbura les joies d’une enfance libre et heureuse. Il vadrouille dans son quartier, entouré de sa bande de copains, quand il ne part pas en randonnée avec son père à la rencontre des pygmées, découvrant la douceur des collines et la beauté des lacs.

Mais le début de la fin de ce bonheur s’annonce quand le jeune garçon assiste simultanément aux disputes de ses parents et aux prémices d’une guerre civile qui oppose Hutus et Tutsis, bientôt suivie du génocide rwandais.

Petit Pays est un lire dans lequel nous savons dès le début qu’un génocide sera raconté par un enfant, en effet l’auteur pose l’intrigue dès le prologue. Ce génocide Rwandais a vraiment existé donnant ainsi un aspect plus touchant à l’histoire et plus réaliste. Lors de la lecture on se demande si nous réagirions de la même façon que certain personnages.

Pour ce qui est de l’écriture du livre, elle est simple et facile à lire nous ne rencontrons pas de problème avec le vocabulaire qui est si simple et compréhensible. Cette façon d’écrire donne encore plus de réalisme au fait que le narrateur soit un enfant, Gabriel. Ce livre est vraiment touchant, il parle d’un génocide d’une manière si détaillée qu’on pourrait même croire que nous le vivons avec le personnage principal.

L’auteur aborde des thèmes très intéressants tels que la violence des génocides qui occupe une grande place dans ce roman mais aussi l’évasion que les livres peuvent nous procurer. En effet lire un livre nous projette dans un autre monde, un monde où nous laissons tous nos problèmes de côté. En parlant d’évasion, en lisant ce livre on se sent projeté dans un autre monde, le monde vu à travers un enfant, un monde ou joie et tristesse cohabitent.

Gaël Faye parle d’un fait historique sans non plus être barbant comme le sont la majorité des livres abordant ce thème, du moins de mon point de vue.

Sans oublier que Gaël Faye et le personnage principal partagent de nombreux points communs. En commençant par leur origine, en effet l’auteur est tout comme Gabriel un métis rwandais grâce à sa mère et français grâce à son père. Mais il y a aussi d’autres similarités qu’ils partagent comme leur prénom qui ne sont pas identiques mais qui se ressemblent assez. Ce livre est une sorte de livre autobiographique, c’est comme si l’auteur nous racontait sa vie à travers le personnage qu’il a créé.

Cet ouvrage m’a plu car il était écrit d’une merveilleuse façon, le livre était parsemé de magnifiques phrases, certaines nous font même réfléchir comme lorsque avant la guerre Gabriel dit « Plus tard, quand je serai grand, je veux être mécanicien pour ne jamais être en panne dans la vie. Il faut savoir réparer les choses quand elles ne fonctionnent plus ». Puis dévasté de voir la guerre, il dira plus tard dans l’histoire « Je ne veux plus être mécanicien. Il n’y a plus rien à réparer, plus rien à sauver, plus rien à comprendre ». C’est l’un des moments où l’on se dit que Gabriel est entrain de mûrir perdant lors de la guerre son innocence d’enfant.

Je vous conseille ce livre, il est simple, rapide à lire et bien détaillé et nous emporte dans un autre monde comme Gabriel l’a été lorsqu’il a découvert les plaisirs de la lecture.

Amina, 606

 

mars 6th, 2018

Un Liborio pauvre mais libre

Gabacho a été écrit par Arua Xilonen qui est une jeune romancière née en 1995 au Mexique et qui fait des études de cinéma. Ce roman est son tout premier ouvrage et il a eu un succès considérable.

Cette œuvre raconte la vie d’un jeune immigré mexicain de 17 ans prénommé Liborio vivant aux Etats-Unis. Ce dernier travaille dans une modeste librairie où il loge et gagne à peine de quoi se nourrir.

Durant le récit, il tombera amoureux d’une fille de la bibliothèque se nommant Aireen. Ce fut un réel coup de foudre !

Malheureusement de nombreux problèmes l’emmènent à être hébergé à « La Casa del Puente » où il fera la rencontre de personnes sympathiques et qui lui tendront la main dans la difficulté. C’est grâce à ses personnes là évidemment que Liborio pourra relever la tête et aller de l’avant lorsque ça allait mal. C’est en ce lieu qu’il débutera sa carrière de boxeur.

Dans cet ouvrage, l’auteur nous fait parvenir les émotions et les sentiments du personnage de manière assez claire, avec notamment des descriptions de gestes et de pensées des plus précises. Tout comme l’illustre ces passages : « Mon cœur s’évaporait par tous les pores de ma peau »,

J’ai absolument adoré ce roman car son langage familier casse la barrière du langage qu’il y a d’habitude entre nous, les jeunes, et le style de la plupart des romans. Cela ne fait que faciliter l’identification au personnage principal et donc nous permettre de nous imprégner de son histoire. Il y a notamment beaucoup d’action dans ce roman et beaucoup d’humour. Le roman était caractérisé tout comme le personnage principal par la bagarre, et nous remarquons cela dès le début du roman par une grosse mêlée qui introduit cette histoire. Je trouvais aussi assez drôle la manière de s’exprimer de Liborio qui quand il s’énervait,  ne pouvait s’empêcher de dire des insultes et pas forcément en français comme : « qu’ils aillent se faire foutre », « bordel de merde », « fuck you, son of a bitch, illegal beaner ».

Ce roman nous montre que même si la vie peut-être dure à vivre parfois, des personnes peuvent l’éclairer et vous faire sortir de l’ombre de la difficulté.

Je vous conseille très fortement de lire ce livre, vous ne serez pas déçu au contraire !

Bonne lecture !

Ridwan, 606