février 28th, 2017

Tous les titres de romans (saynète 11)

A : -Je suis fatiguée je n’en peux plus… Deux jours qu’on marche sans arrêt! Sans manger, sans boire… Pour la seule et unique cause que nous sommes arméniens… 1915  » l’année du crime  »

B : – Mama, mama, j’ai la soif !

A : – Parle mieux mon fils, et ne t’inquiète pas c’est bientôt fini.

B : – J’ai même pas réussi à dormir tout à l’heure..

C : – Ah mais c’est lui! C’est bien le garçon qui voulait dormir cette nuit ! Le pauvre, La Batârde d’Istabul n’a pas arreté de l’embêter depuis le début de la déportation… Je le cherchais partout !

B : – Mama, j’ai soif !!!!

C : – Et j’ai à boire justement si ça l’intéresse… A l’aube j’ai pu voir les pêcheurs éloignés de leur barque, ayant la magnifique capacité de voler discrètement, c’est l’art de voler, tout simplement, j’ai pu obtenir quelques bouteilles d’eau et d’alcool.

B : -Merci !

: – Moi je veux bien une bouteille d’alcool… J’ai fait un rêve étrange cette nuit: J’ai vu un Homme-tigre en songe, j’ai aussi vu que le fleuve de ma ville natale, la Seine, elle était rouge… Nous savons tous bien la suite des événements qui s’enchainent jusqu’à la tragédie.

A : – En effet.. Morwenna a parlé aux elfes hier au crépuscule, elle m’a conté notre sort..

B : – Il va nous arriver quoi, maman ?

A : – Tout se passera bien ensuite mon fils, tiens bon, je suis là pour l’instant.

C : – En attendant, ils sont là debout payé à nous éliminer petit à petit… Ils regretteront…

Syrine, 602

février 28th, 2017

White Spirit (saynète 10)

Au tribunal

Juge : En 1940 vous avez été condamné à mort. En ce jour, le Grand Tribunal à décidé à l’unanimité de vous affranchir de la vie… Après avoir purgé 90 ans d’existence forcée, vous êtes libre! Félicitations vous êtes innocent.

Avocat :Bon, et bien, c’est l’heure de s’envoler Mr Antonio Morwena , comment vous sentez-vous ? Heureusement que j’étais là pour vous aider! Je suis comme qui dirait  Le Grand Maître de l’année !! Hmm, ça sonne bien ça…

L’avocat continue ainsi à s’attribuer divers mérites , il s’avance vers la sortie. Il est pressé , il veut que le monde entier connaisse son «   incroyable talent  » .

Les photographes et les journalistes se pressent autour de lui.

Journaliste 1 : Comment la justice a-t- elle pu fermer les yeux sur 90 ans de prison sans se rendre compte un instant que la victime était innocente? Qu’avez-vous fait pour lutter contre cette erreur de justice ?

Avocat : Ecoutez, je me suis donné corps et âme tel un homme- tigre pour cette affaire très délicate.  J’avais la soif de vaincre malgré le fait que je n’avais que très peu de temps à cause de mon projet « white spirit » et donc je vous prie de me ménager, le plus important est qu’il ait été déclaré innocent.

Journaliste 2 : Parlez nous de votre projet, monsieur.

Avocat : Nous sommes en train de parler d’une affaire très délicate… Mais bon, puisque vous insistez..  Le white spirit,  sous forme de bouteille pour une meilleure conservation, est un alcool…

Un homme se précipita subitement sur la bouteille que l’avocat  tenait dans sa main et en avala le contenu.

Avocat : Mais, arrêtez,  c’est un alcool ménager!!

Journaliste 1 à la caméra : Attention, événement en direct, un  jeune homme désespéré vient d’avaler une bouteille de « white spirit », il s’est évanoui tel un garçon qui voulait dormir! Nous vous en dirons plus dans quelques minutes. C’était Bave FM TV en direct.

Sophia, 602

février 28th, 2017

Le conflit (saynète 9)

Tzovak jeune arménien de 16 ans et son oncle Razmik se rendent dans le quartier turc .

Razmik ( rire nerveux ) : Tu vois mon enfant , comment nos oppresseurs sont heureux et vivent comme s’ils n’avaient jamais exterminé notre peuple?

Tzovak : Mais tonton , tous les turcs ne sont pas coupables de cela et puis ça remonte à longtemps, pourquoi toujours ressasser les mauvaises choses du passé ?

Razmik ( énervé ) : Pardon ? «cela remonte à longtemps» ton grand-père et ton arrière grand père ont été tués par ces barbares !

Tzovak : Hmm, je sais… Qu’est- ce que nous sommes venus faire ici ?

Razmik (joyeux ): Aujourd’hui tu vas devenir un véritable homme arménien Tzovak . Un vrai de vrai !

Tzovak : Comment ça ?

Razmik : Tu vois le garçon là bas? Tu vas aller lui dire ce que tu penses de son peuple de barbare

Tzovak: Non, je refuse de faire cela , il ne m’a rien fait, tonton!

Razmik : Si tu ne le fais pas tu seras banni de la famille BASHAM !

Tzovak à contre cœur se dirige vers le jeune turc qui devait avoir son âge .

Tzovak : Eh, toi !

Le jeune turc se retourne

Huseyin : Ouais ?

Tzovak : Pourquoi tu me regardes comme ça ? Tu me regardes de cette façon parce que je suis arménien, c’est ça ?

Huseyin ( étonné ) : Je ne te regardais pas ! Que tu sois arménien ne me dérange pas du tout

Au loin Razmik l’oncle de Tzovak lui fit signe de se battre

Tzovak perdu  s’avance et frappe Huseyin , une  sirène de police retentit .

Razmik s’enfuit en laissant seul Tzovak .

Tzovak se fait arrêter pour violence sur la voie publique .

Il est amené au commissariat :

Policier : Assieds toi ici ! Quelqu’un viendra te chercher .

Tzovak : Non je n’ai pas envie , je n’ai pas envie de vous parler .

Policier : Tu sais c’est dommage à ton âge d’en arriver à ce stade.

Tzovak : Ah , ouais , cool… J’ai pas besoin de votre pitié !

Policier : Si tu veux , je peux t’aider , mais il faut le vouloir

Tzovak : Vous voulez juste encore plus gâcher ma vie. Vous êtes comme ça vous les  » flics » au lieu d’arrêter de réels criminels , vous venez m’embêter pour des choses pas très graves à mes yeux.

Policier : Commettre un acte de violence est très grave , tu aurais pu blesser la victime , voire la tuer !

Tzovak : C’est ça… je suis hyper dangereux comme gars .

Policier : Tu sais à une époque , quand j’étais jeune moi aussi , j’ai commis des actes pas très intelligents mais maintenant je regrette et tu vois actuellement je suis policier et donc je viens en aide aux personnes en danger .

Tzovak : ( rire ) Mais bien sûr , tu as fais quoi,  tu as volé des bonbons à la boulangerie ?

Policier : Attends moi ici je vais chercher quelque chose .

Le policier revient et lui tend un journal

Policier : Lis cela et tu comprendras mon parcours

Tzovak ( lisant à haute voix ) :  » … à été arrêté pour complicité de braquage de bijouterie pour un montant qui s’élève à 16 millions de dollars  »

Je n’y crois pas , comment cela est-il possible ? Comment as-tu pu devenir policier ?

Policier : Disons que je me suis racheté et donc je veux t’aider à ne pas commettre plus de bêtises que tu n’en as déjà commises.

Tzovak: Vous savez je ne suis pas violent par plaisir , je viens d’une famille arménienne très conservatrice et très stricte, c’est pour cette raison que je suis comme cela . Ils m’ont appris à détester les turcs qui pourtant ne m’ont rien fait personnellement . Certes il y a eu un génocide arménien à une époque mais c’est loin pour notre génération . Je ne comprends pas pourquoi ils remettent cela tout le temps sur le tapis , ils me poussent à être violent envers nos anciens oppresseurs , pourtant j’aimerais bien avoir des amis turcs

Policier , souriant avec tristesse : Alors , je crois que tu es en bon chemin pour en avoir un …

Les deux hommes échangent leur point de vue pendant de longues heures, et finalement trouvent beaucoup de points en commun entre leurs cultures.

Maëva, 602

février 28th, 2017

Vodka (saynète 8)

 A la tombée de la nuit dans un bar en Russie Gérard et Constantin s’enivrent.

Constantin, subitement: Dis Gérard, pourquoi tu bois ? Pour moi c’est évident, avec mon visage qui a brûlé pendant la guerre en Tchétchénie mais pour toi ?

Gérard :  Je bois parce que la vie ne m’a pas gâté et je ne suis pas saoul,  je suis heureux, nuance.

Constantin: Alors tu ferais mieux de boire de la vodka comme un vrai Russe. (rires)

Gérard, hilare: Ah, ah, ah! T’as raison, encore un verre, barman !

Barman: Pas de problème du moment que tu as de quoi payer. (rire général)

Constantin : C’est plutôt toi qui risques de plus avoir de bouteille vu LA SOIF qu’on a! (Le barman a un sourire narquois)

Gérard : C’est sûr qu’il faudra plus que toutes les bouteilles de ton bar pour me faire oublier tous mes maux passés et présents.

Constantin:  De toute façon, la vodka, c’est juste de l’eau qui est un peu forte ! (rire)

Gérard d’un ton triste:: T’as raison c’est juste que cette eau-là, on la boit uniquement quand on est triste, seul et déprimé, dans le noir.

Mathieu, 602

février 28th, 2017

Un enfant bâtard (saynète 7)

Fille :  Maman il faut que je te dise quelque chose…

Mère: Oui, je sais ne t’inquiète pas pour ça c’est déjà réglé.

Fille:  Non justement ! C’est d’autre chose que je voudrais te parler…

Mère: Ah bon ? Je croyais que tu voulais nous parler du vase que tu as cassé hier.

Fille:  Non, ce n’est pas cela. En fait, je suis enceinte, maman…

Mère: Quoi ! Tu vas donner naissance à un enfant hors mariage, un bâtard?  Tu es la honte de cette famille! Cet anneau dans ton nez, tout ce maquillage, ces talons, voilà ce qui arrive quand on s’habille comme ça ! Va dans ta chambre. (hurlant) Hors de ma vue, on parlera de tout cela plus tard.

La fille (dans ses pensées): Pour se calmer ma mère prépare un repas. Je me rappelle ce que disait mon père.  » Quand une mère à faim elle dit :  » préparez donc un rôti pour que mes enfants puissent manger! « . Quand ma mère est en colère elle a toujours envie de manger. Mon père est mort en Tchétchénie. Je me souviens qu’il m’avait raconté sa dernière bataille.

(Flashback)

Père: Chef, qu’est ce que je fais ?

Lieutenant:  Y a un sniper là bas à la fenêtre. Tire lui dessus pendant que toi tu cours vers le VAB. Quant à ceux là, je vais me les faire.

Père: Oui, chef! (explosion)

Lieutenant: Est ce que ça va ? Les chiens, ils ont fait sauter le VAB!

Père : Non ! J’ai les cheveux qui brûlent. (Hurlements de souffrance)

Lieutenant : Jette-toi à l’eau.

La fille: C’est  pour ça que jamais mon enfant n’ira à la guerre même si c’est un bâtard.(Elle pleure)

Mathieu, 602

février 28th, 2017

Tous les titres de romans (saynète 6)

A : Salut, tu n’as pas de l’eau? J’ai LA SOIF qui me tenaille.

B: Non, on me l’a volée demande à MORWENA.

A: Ca doit être LE GRAND MAITRE DE L’ART DE VOLER (rires). Tu te souviens pas que MORWENA  est partie dans un internat du Pays de Galles ?

B: Ben sinon,  va boire l’eau de LA SEINE mais hier, elle ETAIT ROUGE, d’ailleurs c’est bizarre comme couleur…

A: Bien sûr ! Je n’ai que ça à faire… Je ne suis pas un HOMME TIGRE.

B (hilare) : Comme si ça existait!  Alors, t’as qu’à demander aux PECHEURS.

A : Jamais de la vie, ce sont des amis de LA BATARDE D’ISTANBUL!

B: C’est sûr que si tu commences à faire le difficile, il ne te reste qu’une solution:  réveiller LE GARCON QUI VOULAIT DORMIR.

A: T’es fous ou quoi? Le temps que je le réveille ça sera la fin des cours et je n’ai pas le temps, il faut que je lise DEBOUT PAYE.

Mathieu, 602

février 28th, 2017

Dialogue entre deux personnages « Les pêcheurs-l’art de voler » (saynète 5)

Dans un bar d’Akure, le père des enfants (dans le roman « les pêcheurs ») et Antonio Altarriba (dans le roman « l’art de voler »)

LE PERE, pensant à voix haute :  Que dit le journal aujourd’hui ? Haaa !!! Encore des actes de violence. Akure n’en finira jamais avec ses conflits politiques! La dispute pour le pouvoir tourne au massacre, hélas. Les soldat investissent les rues… Ils tuent, ils tuent à tour de bras les civils qui n’ont rien demandé. Heureusement, mes garçon sont fort, ils sauront s’en sortir. Que Dieu veille sur mes enfants!

ANTONIO:  Vous savez, la situation en Espagne n’est pas meilleure …

LE PERE:  Que dites vous ?

ANTONIO : Je suis un réfugié politique. J’ai fait la guerre d’Espagne dans le camp des Républicains et depuis, je voyage. La guerre a été dure là bas, contre les fascistes, je suppose que vous en avez entendu parler …Ils ont maintenant pris le pouvoir contre les partisans de la liberté. Je veux être libre et pour cela, je voyage.

LE PERE:  Je vois que la situation n’est pas forcément meilleure d’un pays à l’autre, Nigéria/Espagne, c’est pareil…

ANTONIO: Hélas !

LE PERE, d’un ton plus ferme: Les politiciens ne sont au départ que des citoyens comme les autres. Puis ils imposent leur vision du monde à la population par la force, en commettant des meurtres. Le pire c’est qu’ils trouvent toujours des alliés pour les soutenir…

ANTONIO:  Avant eux- mêmes de se faire exécuter ou exiler. Je suppose que vous avez entendu parler des procès de Moscou?

LE PERE:  Oui en effet. Toute une population en a pâti….Mes propres fils ont failli mourir dans une émeute sans que je ne puisse rien faire.

ANTONIO:  Nous, nous nous sommes battus pour la liberté et la démocratie. Mon ami y est resté et de nombreux hommes sont morts. Sans parler de l’absence  d’aide des français qui nous ont parqués dans des camps comme du bétail. Nous ne sommes en sécurité nulle part…

LE PERE:  Nulle part !  Je dois vous laisser. J’espère que votre âme trouvera la paix qu’elle cherche. Je vous souhaite un bon voyage.

ANTONIO:  Merci. Je vous le souhaite aussi.

Fabien, 602

février 28th, 2017

Gauz et Christophe Colomb (saynète 4)

Après être retourné dans le passé Gauz rencontre Christophe Colomb en 1492.  Cependant Gauz ignore totalement qu’il a voyagé dans le passé!, Son immigration venant de se terminer, il croit être arrivé en France.

Gauz: Hé !!! J’capte pas tout, frère. Tu sais où on est ?

Christophe: Je vous prie d’excuser mon extrême impolitesse mais veuillez surveiller votre infâme langage, en effet, je ne crois pas avoir le plaisir hum – hum… de vous connaitre, quel affront. Voyez vous, je suis le majestueux, le grand, le magnifique Cristophe Colomb, le splendide conquérant de toutes les mers qui pas plus tard qu’il y a deux ans  réussit l’exploit de rejoindre l’Inde…

Gauz, d’un air moqueur : Eh mais t’es un drôle toi!

Tout l’monde sait qu’il a crevé depuis longtemps, le gars Colomb! Pourquoi j’ai atterri en France, moi ? Z’ êtes tous des fous en fait. Je veux rentrer en Côte d’Ivoire ! Hé toi là, tu vas où? Oh! J’te cause !

Cristophe: C’est fâcheux! Je ne sais vraiment où vous avez appris vos manières! Enfin c’est insensé! Diantre! A-t’on idée de parler ainsi à de parfaits inconnus ? Donc premièrement, je suis outré par votre attitude, et j’ attends plus de respect à l’égard de ma très grande personne. Deuxièmement, je pars explorer ce nouveau continent qui se présente à nous et  qui doit être sans l’ombre d’un doute l’Inde!

Gauz: Ah ok, je vois le genre, mdr ! T’as fumé quoi, wesh !!!

Je me suis vraiment fais « carotte » par le passeur. Ce bâtard m’avait pas prévenu que le voyage était aussi galère, dur et éprouvant !!! Et tout ça pour ça. ( Il désigne Cristophe)

Christophe: Prenez conscience que la totalité des voyages que j’ai dirigé se sont parfaitement bien déroulés. Je vous prie par conséquent de me présenter des excuses!

Gauz: Qu’est ce qu’il ne faut pas entendre…Je demandais juste une vie meilleure, du travail! Et à peine arrivé, je tombe sur ce lourdaud… Où est le passeur, que je lui dise deux mots ?

Fabien, 602

février 28th, 2017

Rencontre entre deux personnages « Debout payé-L’art de Voler » (saynète 3)

Vigile : PETIT ! Viens me voir

Enfant espagnol : Si ?

Vigile : Tu t’es pris pour un oiseau ? À voler de la sorte ?

Enfant : Yo ? Volar ?

Vigile : Je sais que tu es espagnol mais un garçon de 12 ans n’a pas à traîner dans le rayon…. avec la main baladeuse pour faucher dans les rayons!

Enfant : …

Vigile : Eh bien, tu ne parles plus ? Les espagnols ont pourtant la réputation de ne jamais s’arrêter quand ils sont lancés!

Enfant : Monsieur … C’est un quiproquo!

Vigile : Hein ?Voilà que tu baragouines dans une drôle de langue! Je ne parle pas japonais moi, « quiproquo » connais pas

Enfant : Mais monsieur ! Je fais une fête ce soir et mes parents ne m’ont passé que 50 euros! Avec ça, on ne va pas aller bien loin! Je vais inviter de nombreuses personnes à cette fête. Vous savez, c’est pour célébrer un événement historique,  cela remonte au temps de la guerre civile en Espagne, mon père a du fuir le pays à cau…

Vigile : Stoooop ! Je n’aurais jamais dû l’interpeller, une fois lancé il ne s’arrête plus…

Enfant, peu sûr de lui : Je peux vous inviter si vous voulez ..

Vigile : Tu crois que je vais passer l’éponge parce que tu m’invites à une fête d’anniversaire ?

Enfant : Mais..

Vigile Il n’y a pas de mais ! Tu  crois que je suis bénévole au secours populaire ?

Enfant : Il y aura du poulet …

Vigile : A quelle heure, ta fête ?

Elias, 602

février 28th, 2017

L’interdit (saynète 2)

L’anarchiste : Je t’interdis de lui parler à nouveau !

Le républicain : Il est interdit d’interdire…

L’anarchiste:  Mais elle va encore te faire du mal et te mentir !

Le républicain :Moi, je veux savoir la vérité, ce qu’elle pense quoi !

L’anarchiste : Non !

Le républicain : Pourquoi ? La vérité, serait-ce le malheur ? Pour moi le mensonge est pire.

L’anarchiste : Euh.. Oui certes tu as raison.. Mais changeons de sujet.

Le républicain : Si tu veux. Tu sais, plus j’y réfléchis et plus je me dis que la société actuelle à de l’influence sur nos comportements.

L’anarchiste: C’est-à-dire ?

Le républicain :  Je veux dire par là que nous sommes coincés entre l’Ouest et l’Est entre le passé et l’avenir, entre les modernistes intolérants et des traditionalistes infatués d’idées d’ Empire et de Royaume.

L’anarchiste : Cela fait longtemps que tu réfléchis à cela non ? (rires)

Le républicain : Oui. (rires)

L’anarchiste : Je m’en doutais car c’est une profonde réflexion mais sérieusement, c’est vrai qu’en y réfléchissant bien, je suis d’accord avec toi.

Le républicain : Cela ne m’étonne pas.. Juste une dernière question car je dois te laisser. Comptes-tu me dire pourquoi tu veux quitter l’Espagne, faire la « Retirada » ?

L’anarchiste : Un jour peut-être, mais je ne peux te le dire pour l’instant… C’est-à-dire que c’est délicat d’en parler en ce moment, on est en dictature…

Le républicain : Je t’interdis de ne pas me le dire !

L’anarchiste  : Je te rappelle qu’il est interdit d’interdire comme tu me l’as si bien dit !

Le républicain : Il est vrai.. Mais si c’est ce qu’il y a de mieux pour toi, je ne peux te retenir. Adieu.

L’anarchiste: Je sais que c’est difficile mais je n’ai pas le choix. !Salud! (Il lève le poing gauche avant de s’éloigner)

Sergi, 602