mars 28th, 2019

Atelier écriture créative – Scène 4 (Nouvelles d’Haïti, la Fille du train)

Personnages :

Lobo : Je suis un jeune garçon, intelligent, mais têtu. Je me souviens que je m’étais perdu dans une forêt, mais je ne stressais pas. Mon objectif était de retrouver ma famille. Il a 4 ans, c’est un petit garçon fasciné par les sectes religieuses de son pays, il a été en contact avec ces gens et a été envouté. Depuis, il a un comportement parfois bizarre, il peut se comporter comme un adulte, très sage, très sérieux. Mais surtout, il fait du bien à tout le monde, rien qu’en étant avec lui, en lui touchant la main, en parlant avec lui, chacun se sent plus heureux.

Rachel : Je suis une jeune fille brune aux yeux marron. Je suis curieuse et la curiosité est une qualité pour moi. La timidité est un de mes plus gros défauts. Je me souviens d’un couple que je voyais à travers la vitre du train. Je les considérais comme parfaits. Je suis triste car je ne croise plus ce couple et mon objectif est de les retrouver. Elle est alcoolique, divorcée et au chômage. Son mari l’a trompée et a eu un enfant avec sa nouvelle femme, il l’a quittée parce qu’elle buvait, elle est devenue alcoolique parce qu’elle désirait plus que tout un enfant et ne peut pas en avoir. Le couple qu’elle voyait par la fenêtre du train lui semblait être le couple idéal, celui qu’elle aurait voulu avoir.

La scène se passe sur une place de supermarché, somme toute banale. Elle est assez vaste, il fait jour. L’atmosphère est calme. Le petit garçon court vers le supermarché et fait tomber les courses d’une jeune fille.

Lobo – Oh ! Pardon ! J’ai pas fait exprès !

Rachel – Ne t’en fais pas, je vais ramasser, mais que fais-tu seul ici ?

Lobo – Mon papa m’a envoyé lui acheter des bières.

Rachel – Tu as quel âge ?

Lobo – Quatre ans.

Rachel – Mais la caissière ne te laissera jamais repartir avec des bières ! Prend plutôt celles-là, je n’en ai pas besoin. C’est irresponsable de ma part de donner des bières à un enfant de quatre ans, mais tu m’as l’air spécial.

Lobo – Pourquoi t’as des bières ?Mon papa m’a dit que la bière, c’est pour les gens costauds !

Rachel – Les bières me permettent d’oublier mes problèmes d’adultes et mon malheur.

Lobo – Ah bon, mais lesquels ?

Rachel – Ah bè, on m’a interdit de faire des bébés.

Lobo – Oh non !Vous êtes stérile, c’est si triste, c’est si rare et ça doit tomber sur vous.Quelle malchance, ça vient d’où ?

Rachel – Eh bien !Je ne m’attendais pas à un tel langage.On m’a dit que ça provenait de mes gènes.

Lobo – Ah oui !C’est des allèles de vos gènes sexuels X et Y qui ont été défectueux à votre naissance et qui ne vous permettent pas de procréer.

Rachel – Waouh ! Tu m’impressionnes !Eh bien, tu l’as mieux expliqué que moi.

Lobo – Bon c’est pas tout, mais je dois rentrer à la maison, moi !

Rachel – Veux-tu que je te ramène ?

Lobo – Mon papa m’a dit de me méfier des inconnus, désolé.

Rachel – Tu as bien raison, fais bien attention sur le retour.

Lobo – D’accord.Pas de soucis, au revoir !

Rachel – Au revoir, petit !

Ils s’éloignent l’un de l’autre, puis Lobo pense à quelque chose, fait demi-tour et appelle Rachel.

Lobo – Oh, je viens de penser à quelque chose ! Vous travaillez ?

Rachel – Hélas non, je n’ai pas de travail.

Lobo – Mon papa cherche une nounou pour me garder, ça pourrait vous intéresser ?

Rachel – Oui, ce serait avec plaisir !

Lobo – Tenez,c’est le numéro de téléphone de mon papa, appelez-le ce soir !

Rachel – Ok, pas de souci, au revoir cette fois !

Lobo – Oui ! Au revoir, bonne soirée !

Il sort.

Rachel (en aparté) – Quel petit garçon enthousiaste, j’ai eu l’impression de parler à un adulte et sa présence m’a comme soulagée je me suis sentie apaisée, c’est comme si une aura autour de lui rendait tout beau et heureux, j’en ai oublié mes problèmes.

Scène écrite par Mohamed L. et Hugo, 609

mars 28th, 2019

Atelier écriture créative – Scène 3 (Des larmes sous la pluie)

Personnages :

Bruna : Je suis un androïde de combat exerçant le métier de détective privé. J’ai été créée pour avoir des réflexes extraordinaires. Je suis alcoolique et vis dans la tristesse et le deuil. Tous mes souvenirs sont artificiels, aucun ne m’appartient. La colère m’habite : j’arrive pourtant, la plupart du temps, à garder mon sang-froid. Je n’aspire qu’à vivre une vie normale, à vivre plus de dix ans, contrairement aux autres androïdes de ce monde.

Pérodin : Je suis autonome, motivé, mais mon défaut, c’est le retard. Chaque fois que je pars prendre mon bus, je le rate. Je me sens malchanceux, cela m’attriste et me rend parano, donc mon objectif, c’est de ne plus jamais rater mon bus. Je me drogue à l’héroïne, je délire souvent, je crois que quelqu’un, un programmeur, a programmé ma vie et que c’est à cause de lui que je rate toujours le bus, que ma femme m’a quitté et que je ne vois plus mon fils. Je veux le retrouver et le faire disparaître.

*****

C’est la nuit, l’hiver, il fait -5°. La scène se passe dans une cave sombre, poussiéreuse, avec des lumières qui clignotent. Un vendeur d’armes au fond de la pièce, il est grand, musclé et fait peur. Bruna, devant l’entrée, réfléchit avant d’aborder le vendeur.

Bruna (en aparté) – Ce froid risque d’engourdir mes réflexes. Je ferais mieux d’être prudente si je tiens tant que ça à faire affaire à lui. Il n’y a pas d’issue de secours, apparemment, la diplomatie me sera donc utile. De toute façon, ce sera vite fait.

Bruna Husky entre donc d’un pas décidé dans la cave et va se mettre à la hauteur du vendeur. L’échange sera rapide : le vendeur glisse l’arme dans sa main alors que l’androïde paye en espèces. Pérodin entre.

Vendeur – Salut ! T’en es où avec tes recherches, Pérodin ?

Pérodin – Ça n’a pas beaucoup avancé… J’aurais besoin d’aide. J’ai recherché plus d’indices sur Internet, mais je n’ai pas eu plus d’infos sur les androïdes.

Bruna – Tu fais des recherches sur des androïdes ?!

Pérodin – Oui, pourquoi ? (Il se rend compte de la nature androïde de Bruna.) T’es le programmeur ?

Bruna (surprise) – De qui s’agit-il?

Pérodin – Bah… le programmeur, celui qui a programmé ma vie.

Bruna – Attends… t’es un humain, mais, t’as été… programmé ? Comment est-ce possible ?

Pérodin – Justement, je ne sais pas ce qu’il m’arrive… (Il se rappelle.) Ainsi, la comédie aux arrêts des autobus, ce jeu de cache-cache avec l’amour, la fuite de Karine, tout cela était programmé par quelqu’un qui s’arrogeait le droit de disposer de ma vie.

Bruna (en aparté) – Hmm… Je vois. Il croit être dirigé par un certain « programmeur ».

Pérodin – Je voudrais bien que tu m’aides à le trouver. Vu que, toi aussi, t’es programmée.

Bruna – (en aparté) Dans ce cas, j’ai intérêt à l’aider… Ça me rappelle cette citation, d’un artiste extraterrestre : « C’est ce que je fais qui m’apprend ce que je cherche ». Si on trouve ce programmeur, je pourrais lui demander où j’ai été construite. (À Pérodin) Après tout, pourquoi pas ?

Pérodin – Ouais, mais comment on pourrait faire ? (Il se tourne vers le vendeur) T’as trouvé des nouvelles infos ?

Vendeur – T’as de la chance, puisque j’ai un ami qui travaille dans un bureau cyber informatique à Rome. Vous voulez le voir ? Ce serait une bonne piste pour vous.

Bruna, à Pérodin – On pourrait commencer par là, qu’en penses-tu ?

Pérodin – Par contre, il faut qu’on prenne deux ou trois heures d’avance… Je ne veux vraiment pas louper le train car je vais encore le regretter.

Bruna – A l’aventure !

Ils sortent de la cave, en discutant de la marche à suivre.

Scène écrite par Emad et Mohamed G. 609

mars 28th, 2019

Atelier d’écriture créative – Scène 2 (Qui a tué mon père/Des larmes sous la pluie)

Personnages :

Le père : Je suis un jeune retraité. Ma principale qualité est mon amour pour mes enfants et mon principal défaut est ma misogynie, mon intolérance et mon homophobie. Je me souviens énormément de la fois où mon fils effectuait avec ses camarades une chorégraphie où mon fils jouait la fille, et je me souviens de ma déception à ce moment-là. Je cherche et j’espère qu’un jour l’on m’accepte tel que je suis. Je n’ai pas eu d’éducation, j’ai dû quitter l’école tôt pour aller travailler. Je ne supporte pas les garçons ou les hommes qui se comportent comme des filles, ni qu’on puisse penser que mon fils est une mauviette.

Pérodin : Je suis autonome, motivé, mais mon défaut, c’est le retard. Chaque fois que je pars prendre mon bus, je le rate. Je me sens malchanceux, cela m’attriste et me rend parano, donc mon objectif, c’est de ne plus jamais rater mon bus. Je me drogue à l’héroïne, je délire souvent, je crois que quelqu’un, un programmeur, a programmé ma vie et que c’est à cause de lui que je rate toujours le bus, que ma femme m’a quitté et que je ne vois plus mon fils. Je veux le retrouver et le faire disparaître.

*****

La scène se passe dans le désert, dans un petit village entouré de dunes de sable, en pleine journée, l’après-midi, face à une tempête qui arrive. Pérodin debout sur une dune, l’air perdu. Le père le voit et décide d’aller voir cet homme qu’il ne reconnaît pas comme un habitant du village.

Le père – Bonjour, qu’est-ce que tu fais là ?

Pérodin (regarde droit devant lui) – Il m’a retrouvé.

Le père – Qui t’a retrouvé ?

Pérodin – Le programmeur…

Le père – Je ne connais personne de ce nom ici.

Pérodin (toujours le regard figé devant lui) – Je le cherchais quand je me suis perdu dans ce désert mais il m’a retrouvé avant…

Le père – Comment ça ?

Pérodin – Regarde.

Le père (se tourne et regarde dans la même direction que Pérodin) – Une tempête de sable… (Il réfléchit s’il doit aider le village ou calmer cet inconnu)

Pérodin (paniqué, il se ronge les doigts, fait les cent pas…) – C’est la fin ! Cette fois-ci, il donne le coup de grâce.

Le père – Non ! Ce n’est jamais la fin tant que l’on s’entraide.

Pérodin – J’ai déjà essayé de le tuer et ça continue !

Le père – J’ai pensé les mêmes choses que toi par le passé, me venger de ceux qui ont fait de ma pauvre vie d’ouvrier un enfer. Mais dans ce désert, mes pensées s’échappent face à l’immensité des dunes. La vie est agréable, car ici tout le monde s’entraide face aux tempêtes de sable gigantesques. Mais lorsque celles-ci sont absentes, il fait bon vivre au cœur de nos villages de sable. Ici plus de soucis, ni de préjugés, ici tout le monde est égal face aux géants de sable lorsque ces derniers décident de vous dérober à votre vie.

Pérodin (commence à ce calmer et arrête de marcher pour ce mettre face au père, tout en ce tenant malgré tout toujours la tête)  – Vous avez trouvé la paix malgré le programmeur ?

Le père – Oui, et tu pourrais rester parmi nous si tu le souhaites.

Pérodin – Je ne sais pas, il est toujours là…

Le père – Tu ne craindras rien ici, tu veux commencer une nouvelle vie loin de ce programmeur ? Alors, viens m’aider pour préparer le village. (Il prend une voix plus imposante pour provoquer un élan de courage et de motivation.)

Pérodin – J’espère que tu as raison…

Ils sortent.

 Scène écrite par Mohamed G. et Maxime, 609

mars 28th, 2019

Atelier d’écriture créative – Scène 1 (La fille du train/ La Horde du contrevent)

Personnages :

Rachel : Je suis une jeune fille brune aux yeux marron. Je suis curieuse et la curiosité est une qualité pour moi. La timidité est un de mes plus gros défauts. Je me souviens d’un couple que je voyais à travers la vitre du train. Je les considérais comme parfaits. Je suis triste car je ne croise plus ce couple et mon objectif est de les retrouver. Elle est alcoolique, divorcée et au chômage. Son mari l’a trompée et a eu un enfant avec sa nouvelle femme, il l’a quittée parce qu’elle buvait, elle est devenue alcoolique parce qu’elle désirait plus que tout un enfant et ne peut pas en avoir. Le couple qu’elle voyait par la fenêtre du train lui semblait être le couple idéal, celui qu’elle aurait voulu avoir.

Golgoth : Je m’appelle Golgoth, je suis le meneur d’un groupe. Ma première qualité est d’être robuste. Mon premier défaut est d’être vulgaire. Aucun souvenir en particulier, aucune émotion. Mon objectif est de retrouver l’origine du vent.

La scène se passe dans une ville du Nord, à quelques kilomètres de la mer, il règne une atmosphère grise et laide. Rachel est sur scène.

Rachel – Ce temps est vraiment désagréable. Je n’arriverai pas à retrouver le couple parfait s’il fait froid et boueux tous les jours, j’espère que le ciel se dégagera pour que je puisse reprendre mes recherches. De plus, la voiture n’a plus d’essence, il va falloir que j’en trouve, il me semble qu’il y a une pompe à essence en centre-ville, mais je ne sais pas s’il me reste assez d’essence pour y parvenir. Bref ! Je me ferais bien un petit chocolat chaud, moi !Je suis bloquée là, je n’arrive pas à aller plus loin. J’ai la tête lourde de bruits.

Rachel va chercher un chocolat chaud et elle percute Golgoth qui entre sur scène.

Golgoth – Vous allez bien mademoiselle ? Ça y est ? On fait le tour des pleureuses ou y’a encore des volontaires ?

Rachel – Ce n’est rien je suis un peu tracassée en ce moment !

Golgoth – Pute-vent ! Ils commencent à me courir tous ! Si ça va pas dites-le clairement !

Rachel – Et bien…C’est juste que j’ai perdu quelque chose de cher à mes yeux.Mais vous vous avez l’air fatigué, pourquoi ?

Golgoth – Je marche, depuis au moins 30 ans déjà. Je suis Golgoth le finisseur ! Traceur de la dernière horde !

Rachel – Vous marchez depuis si longtemps !! Mais pour aller où ?

Golgoth – Chercher l’origine du vent.

Rachel – Le vent ? Je ne pense pas que mes histoires ennuyeuses et idiotes vous intéressent !

Golgoth –Oui le vent. Par chez moi, il fait rage. Exactement ça ne m’intéresse pas du tout.

Rachel – Et bien… Pour tout vous dire, rien ne va dans ma vie, je n’ai pas de travail, pas de famille, je suis seule et mon unique compagnon est l’alcool.

Golgoth – Chacun ses problèmes !Mais l’alcool ne fera que vous ancrer dans la solitude.

Rachel – Oui, mais je n’arrive pas à m’en défaire.

Golgoth – Pour ça, débrouillez-vous, je ne suis pas un psy.

Rachel – Excusez-moi si je ne vous intéresse pas. Parlez-moi de vous alors.

Golgoth – Je n’ai pas grand-chose à dire, depuis tout petit, je cherche à trouver l’origine du vent avec mon équipe qui me pénalise plus qu’autre chose.La horde du contrevent ou l’équipe des bras cassés, tous aussi lents les uns que les autres.J’aurais déjà trouvé l’origine du vent s’ils n’étaient pas là à me coller les bottes.

Rachel – Je suis sûre qu’ils ont des qualités, vous êtes juste de mauvaise foi.

Golgoth – C’est vrai !Ils savent bien se plaindre !

Rachel – Mais vous êtes actuellement en train de vous plaindre de votre équipe ; au final, vous êtes pareil.

Golgoth – Non ! Je n’ai pas besoin de leçons, je préfère m’en aller !

Rachel – Eh bien faites donc ! Au revoir, goujat.

Golgoth – Au revoir, l’alcoolo !

Les personnages s’en vont d’un air énervé.

 

Scène écrite par Hugo et Quentin, 609

mars 26th, 2019

Atelier poésie performée Slams de Dounya

J’accuse

J’accuse les séries de nous voler nos vies

J’accuse les Disney de trop nous faire rêver

Je nous accuse d’accuser, et de ne pas agir après, pour enfin tout changer

 Mensonge

Mensonge qui te ronge

Chez ta famille le mensonge est là

Chez tes amis le mensonge est aussi

Mensonge qui te hante

Dans ta voix le mensonge s’entend

Dans tes yeux le mensonge est aussi

Mensonge qui te mange

Dans ton bureau le mensonge s’écrit

Dans ton lit le mensonge est aussi

Tu mens et tu songes, dans le plus profond de tes mensonges

 Le privilège

Désireuse d’amour, de paix

Auprès de ma famille je les ai

Auprès de mes amis je les ai

Malheur je suis dans le bon pays !

Et que désirent les autres ?

Ils désirent comme moi

Amour et paix, famille et amis

Mais ils sont oubliés, entourés par les bombes, les explosions

Plus aucune famille, plus aucun amour, plus aucun plaisir

Et moi je me plains de mon abrutie de sœur, alors qu’eux désirent en avoir une

Je me plains de mes parents alors qu’eux veulent les retrouver

La famille c’est important, l’amour, la paix aussi

Malheureusement, nous sommes des privilégiés

 

                                                                                                                       Dounya, 605

mars 26th, 2019

Atelier poésie performée Slams de Lydia

J’accuse

J’accuse la famille de dicter les lois

Si ça ne te plaît pas prends tes bagages et barre-toi

J’accuse les médecins de dire : « Fais-ci, fais-ça »

Comme si c’était aussi simple que ça.

Rupture

Hier t’étais là à critiquer cette fille là-bas,

Mais t’es qui toi pour dire ça,

Et maintenant cette fille-là, elle est devant toi,

Et elle va te lâcher un « J’ai pas le temps pour toi. »

C’est toujours pareil avec toi,

Tu dis que tu seras toujours là pour moi,

Mais un jour tu t’en iras loin de moi.

Je ferme les yeux avec les années qui passent,

A une vitesse qui me dépasse, lentement je m’en remets

Les yeux fermés

Lydia, 605

mars 24th, 2019

Atelier poésie performée, Slam de Thaddée

Handball

 

Je suis sélectionné l’équipe compte sur moi

Dès l’échauffement je suis dans le match

C’est moi qui débute, je dois garder les buts

Je ne fais qu’effleurer ce premier ballon

Seconde attaque, tir de l’arrière droit

Arrêt réflexe, j’effectue ma parade

Je relance pour mon ailier gauche

Qui va marquer et égaliser

Je reprends confiance, c’est bon pour le moral

Je continue à enchaîner arrêts et relances

Lorsque le buzzer sonne la mi-temps

Fier de mon match je cède ma place

Avec l’autre gardien on fait moitié-moitié

A la fin du match on fête la victoire

Samedi prochain on joue contre Rabastens

 

Thaddée 605

mars 24th, 2019

Atelier de poésie performée Slams d’Afaf

J’accuse les médias de nous mentir sur les vrais crimes !

J’accuse les terroristes de faire fuir les touristes !

J’accuse Maître Chifou de toujours être  partout !

Un désir

Un désir imaginaire,

Ce désir qui a la dépression ramène,

Des fois il est perdu

D’autres fois ce désir il est fou.

Une fois je l’ai retrouvé,

Ce désir différent des autres,

Qui crée des problèmes

Mais un désir c’est un rêve

Que certaines personnes considèrent comme un objectif désiré

Pour le futur

Des fois pour nous échapper, il nous faut plus d’une histoire avec les fées

Des fois c’est la drogue, des fois c’est la cigarette

D’autres fois c’est trop d’alcool dans une fête

On est tous coupables, ça c’est sûr

Mais on va essayer de changer pour le futur

Une fois on s’est disputé, t’as pris la grosse tête

Un mois plus tard… Qu’est’as ? Tu regrettes ?

La douleur c’est quelque chose qu’on peut surmonter,

Mais la trahison est une chose qu’on ne peut pas oublier.

 

La fille du train

 

Il était une fois,

 Une fille comme les autres,

Mais différente et unique, tout le temps souriante,

Pleine d’amour de vie et d’espoir

Mais tout ça un jour va finir

Car elle est incapable de réaliser son désir.

L’alcool va devenir son allié

Et cela ne va rien lui apporter.

Son côté plus fragile  va remonter

Mais comment as-tu fait pour en arriver là ?

Tu te noyais dans l’alcool et dans le désespoir

T’as laissé les autres jouer avec ta mémoire.

Tu es restée toute seule, oubliée, abandonnée

Mais jusqu’à la fin du livre on est restés à tes côtés.

T’as imaginé une vie pour des personnes que tu ne connais pas,

Tu es rentrée dans un monde que avec toi toujours restera

Il fallait t’éloigner, peut être t’en aller

Mais  aurais-tu jamais connu la vraie vérité

Ou serais-tu restée dans ses mensonges et l’obscurité ?

Prendre le train était pour toi un moyen de t’évader

Dans un monde de rêves que toi  seulement contrôlais

L’imagination était là dès le début de ton voyage jusqu’à la fin

Est-ce pour ça qu’on t’appelle la fille du train ?

Afaf (605)

mars 24th, 2019

Atelier de poésie performée Slam de Sana

Le vent se lève

Yo mama je suis là, où est papa ?

Comment ça ? Il est parti ? Avec qui ?

Sa lady ? Ah mais oui…

T’inquiète pas, il reviendra, ne pleure pas je suis là…

 

Yo papa t’es où là ?

Ne mens pas, je sais tout

Ta lady elle est partout

Dans chaque famille, elle détruit tous

 

Pourquoi tu fais ça ? Pourquoi tu la suis ?

Reviens avec moi, s’il te plaît papa…

Les choses se gâtent, l’état nous guette

Y’a Macron qui t’cherche et il veut ta tête…

 

Le Pen aussi est avec lui,

il se sont alliés, pour nous faire tomber,

Réveille-toi papa, faut pas baisser les bras,

Laisse tomber ta lady, reviens avec moi

 

Le vent se lève, il va souffler,

Y’a beaucoup de têtes, qui vont tomber

Sana (605)

mars 23rd, 2019

Atelier de poésie performée 2019 Slam de Meriem B.

J’accuse 

 J’accuse les téléphones d’avoir de l’emprise sur les jeunes

J’accuse la télé d’être un danger pour la santé

J’accuse les années de passer comme des journées

J’accuse les docteurs d’avoir dit que tu n’avais rien alors que tu étais en train de mourir

J’accuse le temps de passer et les gens de changer

J’accuse la vérité d’exister et le mensonge d’être inventé

J’accuse la pollution d’être un frein pour les gens

 

Tu apprends 

 Avec le temps tu apprends beaucoup de choses

Tu apprends que l’amour ne signifie pas se reposer sur quelqu’un mais de lui apporter un soutien

Tu apprends également à accepter tes défaites avec la dignité d’un adulte et non le désespoir d’un enfant.

Tu apprends à vivre ta vie au jour le jour parce que le lendemain n’est pas certain

Tu apprends à ne pas regretter des rencontres car les bonnes personnes t’apportent du bonheur et les  mauvaises personnes, elles t’apportent de l’expérience

Tu apprends également que les pires personnes seront des leçons de vie et que les meilleures seront des souvenirs

Tu apprends que la vie n’est pas facile et que c’est un défi à relever

 

Le bonheur 

 Les gens faibles choisiront de mentir plutôt que de dire la vérité

Ils préféreront  trahir plutôt que d’être fidèles

Ils privilégieront l’abondance à la place de la persévérance

Ils préféreront pour terminer critiquer les gens que d’assumer en face.

Ceux qui choisissent la facilité choisissent la lâcheté et les autres comprendront que le bonheur se trouve dans la difficulté

 

Meriem B. (605) alias La Boss