mars 13th, 2016

RENCONTRE AVEC MAYLIS DE KERANGAL

Le 28 janvier 2016, des élèves du Lycée Déodat de Séverac ont eu la chance d’échanger avec l’auteur de Corniche Kennedy et de Réparer les vivants à Ombres Blanches. Bilan de cette rencontre exclusive par Chloé et Marine.

Les débuts de l’écriture

Maylis de Kerangal a commencé à écrire à 30 ans. Elle a commencé car elle lisait beaucoup pendant son adolescence et elle trouvait que dans l’écriture il y avait une dimension de création. Pendant toute son enfance elle écrivait des textes libres qu’elle remettait à ses professeurs pour qu’ils les regardent et donne leurs avis.

Pourquoi continuer à écrire aujourd’hui ?

Quand on commence l’écriture on ne s’arrête pas. C’est quelque chose qui est trop entraînant et cela libère.

Maylis de Kérangal a travaillé dans l’édition, et plus particulièrement aux éditions du Baron Perché. Pourquoi ?

Ces éditions ne lui appartiennent pas. Mais elle y a passé beaucoup de temps car elle apprécie le rapport à l’imaginaire que ces éditions procurent vu qu’elles sont principalement basées sur la jeunesse. Elle trouve que le rapport entre le texte et l’image était très agréable. Mais ses conditions de travail étaient aussi favorables à son métier d’écrivain  : elle avait alors un contrat « free-lance » dans ces éditions , c’est à dire qu’il y a une limite de temps mais que c’est elle qui se gère son temps. Ce type de contrat  lui a permis de faire une place à l’écriture. Si elle a 6 mois pour finir son livre, si elle veut écrire son livre sur le dernier mois c’est son choix.

Grande voyageuse, Maylis de Kérangal a séjourné aux Etats-Unis. Une source d’inspiration ? Des lieux d’enfance ont-ils joué un rôle ?

Elle ne s’est pas exactement inspiré des paysages de ses voyages mais elle a plutôt pris des images de son voyage en Amérique. Elle s’est inspiré des clichés que on peut trouver sur l’Amérique. Par exemple comment est représentée l’Amérique dans les séries, par Hollywood, par les livres d’actions ? Pour construire ses récits, elle part d’un point A pour arriver à un point B.

Le lieu de La Plate n’a pas de lien avec son enfance au Havre. Mais il n’est pas anodin que cette histoire se déroule sur la marge de Marseille, sur le bord de la ville car elle-même a vécu « sur les bords de la ville du Havre ». Les lieux à la marge représentent effectivement un motif autobiographique. Sans doute que l’auteur est présent dans le livre par les différents lieux, la manière d’aborder les espaces, plus que par les personnages.

Les dessous de la création : L’écriture de  « Corniche Kennedy » 

L’écrivaine a commencé à écrire son livre par Manuscrit qu’elle avait divisé en trois parties. La troisième partie est restée la même dans le livre, mais si on gardait les mêmes première et seconde parties le livre aurait été trop volumineux, « l’idée était de concasser la première et seconde partie pour qu’elles soient plus dynamiques » affirme t-elle. Son but était de construire des oppositions qui sont des oppositions de l’histoire. Son but était de construire des oppositions qui sont des oppositions de l’histoire. Ainsi retrouve-t-on ces chapitres qui alternent l’histoire de Sylvestre Opéra, et celle de la bande de jeunes.

Mais le livre Corniche Kennedy n’a pas de chapitres numérotés, Pourquoi ? 

Elle n’a pas senti le besoin de numéroter les chapitres. La ponctuation par le blanc lui suffit largement. Les belles pages (pages de droite) sont utilisées pour marquer les temps nécessaires. L’idée d’avoir une page de blanc est plus intéressante car cela établit un rythme pour le lecteur.

Rythme et style d’écriture

Son écriture n’a pas de rythme particulier, cela dépend, dit-elle de son inspiration et des « curseurs de langue ». Pour son style d’écriture « le fond et la forme ne sont pas dissociés », dit-elle.  Il y a des descriptions des sens, des corps et des sensations dans beaucoup de ses livres. Tout passe par le langage ; dans aucun de ses ouvrages, on n’est dans la tête des personnages, dans ce que « se dit » le personnage. on a plutôt accès directement à ce qu’il ressent. C’est un régime littéraire assez compliqué, il y a un flux de description qui est bien présent. Pour le faire comprendre, l’auteur compare les personnages de « Corniche Kennedy » avec la série « Desperate Housewives » : là, chaque personnage a un profil, un caractère très défini, et des comportements  complètement opposés. C’est un monde totalement décalé qui prouve que les apparences ne veulent rien dire. A l’inverse, l’écrivain tente de trouver la sincérité et la complexité des sensations de ses personnages.

Nous avons trouvé le nom de Sylvestre Opéra très original, celui-ci a-t-il une signification pour vous ?

Sylvestre veut dire forêt et le personnage de son roman vient de ce monde-là, il est un « homme de la nature ». Dans son livre, ce personnage de Sylvestre Opéra est le seul à avoir un nom et un prénom car il est l’ordre, c’est à dire que de par son travail, il a une forme d’autorité. Et le fait que ce soit un personnage ténébreux joue également. Puis pour elle, le nom de Sylvestre fait aussi référence au fait que c’est quelqu’un qui est chargé de souvenirs sombres, tous ce dont il se souvient, ce sont des idées tristes. Tous les autres personnages n’ont pas de noms de famille car cela ôte l’esprit « classe sociale », qui pourrait  les « trier ».  Par leurs prénoms, ces jeunes personnages, Mario, Eddy et Suzanne, sont tous égaux.

Ecriture et doutes ?

« Ça peut arriver de douter lorsqu’on écrit », dit Maylis mais ça ne lui arrive pas tant qu’elle écrit des livres d’actions. A vrai dire elle ne se pose jamais la question de savoir si ce qu’elle écrit va plaire au lecteur ; elle n’écrit pas pour que ça plaise aux lecteurs, elle écrit pour son plaisir à elle. Mais bien sûr, elle n’aurait pas continué à écrire si il n’y avait pas ce plaisir d’écrire et le plaisir d’être lu.

Maylis de Kérangal et son  parcours

Pour elle, tout son parcours est connecté au contemporain. Elle trouve aussi que son écriture dépend du lieu dans lequel elle est au moment précis où elle écrit. Son but principal est de saisir ensemble la question des scènes, des actions …

Maylis ne se regarde pas comme l’obligée du contemporain mais c’est ce qui l’intéresse. Pour elle, le rôle de l’écrivain c’est de faire vivre un rapport au langage et donner une forme d’expérience à ses lecteurs.

 

février 26th, 2016

Les ados deviennent fous !!!

Le début des beaux jours à Marseille , une bande d’ados, une corniche, un seul but dépasser ses limites pour réaliser le saut le plus impressionnant. Un jour l’un de ces ados se fait voler son téléphone. Pour le lui rendre, un seul choix pour Suzanne : sauter de la corniche et faire un saut de l’ange l’une des figures les plus complexes. Quel sera son choix ?

Mailis de Kerangal est une romancière célèbre qui écrit Corniche kennedy en 2008. Dans sa vie elle gagnera plusieurs prix littéraires.

Personnellement je n’ai pas aimé ce livre. Je trouve qu’il est trop difficile à lire, que les pages ne finissent jamais. c ‘est un langage soutenu que je trouve difficile à lire. Je trouve que ce livre fait environ 100 pages sauf que l’histoire sont les 20 dernière pages du livre donc une histoire vraiment trop longue à commencer.

Caroline 603

janvier 25th, 2016

Un face to face compliqué

Corniche Kennedy a été écrit pas Maylis de  Kerangal .Cest un roman qui traite de l’adolescence. Au moment de la présentation des romans du prix litteraire celui-ci m’avait interpelle par son thème. l’histoire raconte les péripéties de jeunes adolescents qui ont pour habitude de se retrouver sur cette corniche qu’ils appellent « plate » ils s’amusent en sautant des roches, ils donnent même des noms au différents sauts qu’ils exécutent par exemple il ya le just do it ou le face to face. le déroulement de l’histoire est assez long , l’action commence vers la quarantième page du livre .la lecture de ce livre n’est pas reposante, car le langage est très soutenu , il y a des figures de styles très complexes et des phrases très longues. on ne peut pas s’identifier aux personnages car leur description est brève et que le point de vue change souvent. je ne pense pas que ce soit un mauvais livre, il n’était juste pas adapté pour moi et il peut être très intéressant pour les personnes qui ont l’habitude de beaucoup lire et qui ont un vocabulaire beaucoup plus riche que le mien.

 

 

Pinel.M 603

janvier 12th, 2016

Une jeunesse face aux règles

Corniche Kennedy est un livre écris par Maylis De Kerangal et qui m’a beaucoup plu.
Si j’ai su apprécier ce livre c’est en premier lieu pour ses personnages, car le fait que les personnages principaux soient des adolescent auxquels j’ai facilement pu m’identifier m’a permis de vivre plus intensément leurs aventure et peripéties, en plus de cela Sylvestre Opéra, antihéros par excellence, « flic » alcoolique et solitaire qui applique une loi et suit des ordre par simple obligation et non par envie, m’a marqué et m’a touché.
L’histoire en elle-même n’est pas si folle mais c’est plus la manière plutôt réaliste de relater la vie d’une bande d’amis pendant les vacances d’été, qui m’a charmé,en effet le fait qu’elle m’ait refait penser à mes vacances fut assez plaisant.
Ce livre retrace la vie ou plutôt la survie d’une bande de jeunes face au harcèlement policier et aux multiples lois qui visent à interdire l’amusement, la folie, l’aventure dans la vie de ces adolescents… On peut voire un chapitre sur deux le quotidien de ces jeunes qui ont établi leur terrain de jeu sur une plateforme de béton entourée par des promontoires, du haut desquels ils s’amusent à plonger dans la mer.

Interdire les plongeons et arrêter les adolescents qui s’y risquent, voilà la mission de Sylvestre Opera que l’on voit évoluer, pris de sympathie pour ces jeunes dont on nous raconte le parcours au fur et à mesure, dans les chapitres ne traitant pas des adolescents…
Si je devais faire un reproche à ce livre, ce serait sa fin que je trouve assez hâtive et qui m’a surpris dans le sens où après le point final je me suis demandé si il n’y avais pas de suite ou si l’histoire continuait un peu plus loin..

C’est un bon livre que je conseillerais et qui m’a fait passer d’agréables moments de lecture et de détente et que je mettrais dans mon top 3 des livres lus
Max

 

janvier 12th, 2016

La complexité et la simplicité, un pari pas vraiment gagné.

         L’auteur Maylis de Kerangal, nous décrit dans son livre, Corniche Kennedy, un lieu où des jeunes se rassemblent, traînent, s’embrouillent, vivent tout simplement entre eux en s’amusant. Ce lieu se nomme La Plate. La Plate est un endroit au bord de la mer, évité par les habitants sauf  par ces adolescents qui sautent du haut de plongeoirs pour frimer, et le danger est présent d’après le commissaire Sylvestre Opéra dont on connait la monotonie de ses journées de policier. Sylvestre Opéra intervient alors quelques fois pour recadrer ces « enfants » sortant du droit chemin, en vain. Ces premières pages sont quelques peu ennuyeuses, et ne laissent pas envisager une histoire captivante.

         A travers l’écriture compliquée et désordonnée de l’auteur, on suit cette histoire dont l’intérêt de certaines parties est moindre, à mon avis. Les intrigues sont longues à se mettre en place dues à de multiples descriptions inintéressantes, et la lassitude s’installe. Les changements de point de vue plus que fréquents, passant de l’histoire de Sylvestre Opéra à celle des adolescents suscitent une confusion du lecteur par rapport aux personnages où il n’arrivera pas à vraiment à s’identifier à l’un d’eux. Les personnages sont bien décrits, trop bien décrits pendant de trop longs moments du livre, ce qui casse de nouveau la continuité du livre, déjà peu présente.

        Bien que l’histoire se soit révélée simpliste et assez fastidieuse, comme l’intuition que j’ai eu dès le début du livre, le sujet de l’histoire est plutôt destiné à de jeunes lecteurs et son format est court. Néanmoins, je le ne conseillerai pas pour autant vu la difficulté qu’engendre la lecture de l’oeuvre esquintée par ce vocabulaire très soutenu et ces tournures de phrases complexes qui est en contradiction avec la légère simplicité de l’histoire.

Marwin

décembre 15th, 2015

Corniche Kennedy, se laisse lire mais….

Corniche Kennedy est un roman de Maylis De Kerangal:  l’histoire tourne autour d’une corniche, une plate de béton, qui surplombe la mer dans la périphérie de Marseille. Elle va être investie par une bande de jeunes étudiants.

Certes ce livre a des points positifs. D’une part la quantité de lecture qu’il représente est correct, quoi qu’un peu courte et d’autre part le décor de la ville de Marseille est attrayant:  le soleil, la mer, la plage, les vacances est un décor qui peut plaire à un large public.

Cependant, le livre a du mal à décoller. On a  l’impression que l’incipit qui est censé être court, qui est censé exposer l’histoire au lecteur et mettre le livre sur ses rails, dure 130 pages sur les 149 disponibles dans le roman. De plus, le livre ne développe que des thèmes visant un public d’adolescents et cela ne permet pas à un public plus large d’accrocher à l’histoire du roman.

En conclusion, le livre se laisse lire, mais le sujet et le thème ne m’ont pas fait accrocher à l’histoire décrite.

Léo

novembre 30th, 2015

Un faible saut..

Corniche Kennedy, de Maylis de Kerangal

A la suite de la présentation de Corniche Kennedy faîte par un professeur, j’ai eu à mon tour envie de lire ce livre. En effet, ce roman peut être attrayant au premier abord: une histoire  d’adolescents qui cherchent à se surpasser en tentant des sauts de plus en plus vertigineux du haut d’une falaise. Des adolescents qui apprennent à se découvrir et qui prennent des risques.

Cependant, j’ai été extrêmement déçue par ce récit. L’auteur, par ces descriptions ultra-détaillées et son vocabulaire difficile, perd le lecteur et nous désintéresse de l’histoire. La lecture est trop complexe et devient donc désagréable.

J’ai quand même essayé de finir ce livre suite à la recommandation d’un élève, et heureusement que dans les derniers chapitres il y a un peu plus d’action; mais cela n’est pas suffisant. Je n’ai pas aimé ce livre et je le déconseille.

 

Noémie – 604

novembre 24th, 2015

Corniche Kennedy, un style d’écriture compliqué

Ce livre, attractif à première vue, avec ses « seulement » 140 pages peut attirer le jeune lecteur, surtout que la quatrième de couverture nous promet une histoire d’adolescents et d’amusements, hélas ce n’est pas le cas et je dois avouer ma déception…

L’histoire parle d’un groupe d’adolescents qui se rejoignent après les cours sur un petit cap le long de la corniche Kennedy -d’où le  titre du livre -et s’amusent à sauter de différentes hauteurs dans la mer. Malheureusement, ils sont situés juste devant le poste de surveillance du littoral où chaque jour, le commissaire responsable du groupe de policiers surveille ces jeunes qui prennent des risques insensés en sautant de plusieurs mètres au-dessus des rochers.Et un jour, le commissaire reçoit  l’ordre de tous les chasser…

Tout d’abord, quand on entame ce livre, on a envie d’en arrêter la lecture car le style de l’auteur, très complexe, ne nous permet pas d’y « entrer ». On ne comprend pas trop de qui on parle, même si parfois le narrateur externe décrit précisément les personnages. Les descriptions sont tellement longues qu’on s’y perd. Certains personnages ne sont même décrits en totalité que 60 pages après leur première apparition! Mais il y a encore autre chose qui déroute, c’est la présentation: il n’y a pas de chapitre, juste une page blanche entre chaque partie, heureusement que il y a encore les numéros de page!

Lorsqu’on parvient à lire le roman jusqu’à la fin, on comprend mieux l’intrigue, mais beaucoup d’éléments demeurent toujours confus, donc il faudrait une relecture attentive pour vraiment en profiter.

 

Marc-Antoine, Antoine P. 607

novembre 21st, 2015

Corniche Kennedy ou l’incipit infini.

Mon avis sur ce livre est mitigé car j’ai eu l’impression que l’incipit durait à peu près 120 pages. Dans ces premiers chapitres, l’auteure nous raconte surtout l’histoire du commissaire Sylvestre Opéra , un homme à la masse corporelle assez importante et à la vie plutôt monotone.De plus j’ai eu l’impression que ce personnage  se mêlait de ce qui ne le regardait pas.

L’action principale de l’œuvre est, selon moi, à la fin du livre, lorsque les jeunes sautent de la corniche la nuit pendant que le maire, le « Jockey », donne une grande réception pour fêter sa « victoire » contre les « inconscients de la corniche ». Je pense que c’est cette partie qui aurait dû être l’histoire principale du livre.

De plus,  l’auteure fait une description psychologique de l’adolescent qui veut dépasser les limites, transgresser  les interdits  mais  je pense  que ce n’est qu’une des multiples facettes de la personnalité des ados.

 

Pourtant ce livre est un bon livre, bien écrit même si  je regrette qu’il n’y ait pas eu plus d’actions.

Mathieu