mars 24th, 2017

Biographie de Gauz

Gauz est le nom d’auteur d’Armand Patrick Gbaka-Brédé, né(e) à  Abidjan (Côte d’Ivoire) en 1971 .

Après avoir été diplômé en biochimie et (un temps) sans-papiers, Gauz devient photographe, documentariste, et directeur d’un journal économique satirique en Côte-d’Ivoire.

Il a aussi écrit le scénario d’un film sur l’immigration des jeunes Ivoiriens intitulé « Après l’océan »…

Le prix des libraires Gibert Joseph récompense « Debout-payé » en 2014. Le Magazine Lire lui décerne aussi le prix  du Meilleur roman français de l’année 2014.

Yanis 604

mars 24th, 2017

 

mars 20th, 2017

Debout-Payé, un roman dénonciateur

Debout-Payé, un livre traitant du métier de vigile, est plus intéressant que ce que l’on peut penser. En effet, à partir du titre, peu de gens vont se douter de ce qui se passe à l’intérieur. Or, dès la lecture des premières pages, l’envie de connaître la suite nous vient, surtout si la soif d’apprendre est présente, la curiosité est à prévoir dans ce livre.

 Gauz nous raconte dans ce  roman très autobiographique, la vie d’Ossiri, un étudiant ivoirien sans papiers devenu vigile dans le Paris des années 90. Il tente de se faire embaucher par une agence de sécurité dirigée par des Ivoiriens : le vigile noir était (est toujours) très désiré, particulièrement en région parisienne car « Les noirs sont costauds, les noirs sont forts, les noirs sont obéissants, les noirs font peur » comme nous dit si bien Gauz dans son livre. Les employeurs ne portent point d’attention au fait qu’ils soient sans papiers, les clandestins étant finalement des employés plus fiables. La plupart possèdent des chambres sordides partagées à quatre ou cinq dans des immeubles insalubres aux sanitaires défaillants. C’est notamment le cas d’Ossiri, qui a vécu dans l’une de ces demeures à son arrivée à Paris. 
Gauz retrace aussi à travers ce personnage l’histoire d’une communauté d’immigrés et l’évolution de ce métier particulier depuis les années 60 en France jusqu’à l’après 11 septembre 2001.
Ce court roman plein de saveurs, change la vision de ce métier si dur et de la vie des immigrés Africains qui est complexe aussi, parfois jusqu’à en dérouter le lecteur… Gauz, dans l’écriture de son oeuvre emprunte des chemins inattendus et n’hésite pas à insérer dans son récit de longues listes de fines observations, comme une sorte de carnet de bord,  où il nous fait part de ses observations menées au cours de sa carrière de vigile, en évoquant notamment le comportement des clients dans les magasins, comme une série de sentences courtes venues nourrir son texte. Chaque détails lui appartiennent, il scrute et observe les faits et gestes des clients, critiquant au passage la société de consommation. Ces passages sont extrêmement intéressants et parsemés d’anecdotes toutes les unes plus passionnantes que les autres. En outre, ce récit possède aussi une partie  narrative contant la vie d’Ossiri auprès de ses confrères, sa découverte du mode de vie français. Sont dévoilés ainsi ses réactions, ses actes, son quotidien, et sa vie passée….

Ce roman est avant tout poignant et dénonciateur. On y apprend des perspectives inattendues du monde à travers un regard objectif d’un homme arrivant dans un pays totalement nouveau pour lui… Au début, on ne s’attend pas à ce que l’on va lire. On pense d’abord que l’histoire va se dérouler en partie dans les magasins, qu’il pourra être ennuyeux parce que le thème ne plaît pas forcément, que le titre n’inspire pas non plus… Or, je conseille vivement de se plonger dans cette lecture et de ne pas être indifférent à ce sujet . On ne peut s’imaginer comment les vigiles et agents de sécurité vivent (pour certains d’entre eux). Peu de personnes se penchent sur leur vie. En lisant ce livre, on s’y intéresse tout en dégustant une lecture attachante et sentimentale qui nous permet de voyager dans le Paris des années 90, d’apprendre la culture de la côte d’Ivoire, ainsi que leur manière de penser bien différente de la nôtre!

Pour conclure, je conseille vivement ce livre pour toutes personnes curieuses, à la recherche de nouvelles anecdotes , qui ont envie de s’intéresser et d’en savoir  plus sur les cultures étrangères et sur la vie de vigiles, afin de voir comment certaines personnes vivent en comparaison à d’autres plus privilégiées.
Debout payé n’est pas difficile à lire, certains passages peuvent l’être mais le fil de l’histoire est facile à suivre, chaque partie s’enchaîne de façon logique. Aussi, les analepses et les passages où l’on nous évoque le passé d’Ossiri sont essentiels et nous en apprennent plus sur une vie vécue dans un pays autre que le nôtre.

Clémence 605

mars 12th, 2017

Portrait d’une société par un homme debout

Debout-payé est un roman de Gauz, qui raconte le monde d’Ossiri, un sans papier devenu vigile à Paris. Sans mâcher ses mots, Ossiri partage sa vision des choses, notamment sur l’immigration et l’indifférence des français à l’égard des minorités. Il observe le monde de la consommation, et l’évolution perpétuelle de sa société avec humour, colère et ironie.

Ce livre est en plus un recueil des choses vues et entendues par l’auteur, Gauz, quand il travaillait à Sephora et à Camaïeu.

Gauz, de son vrai nom Armand Patrick Gbaka-Brédé, est né à Abidjan en Côte d’Ivoire en 1971.

Ce livre est un regard perçant sur notre monde d’aujourd’hui, sur la difficulté des immigrés, notamment Africains, à se créer une place dans un pays où les liens avec l’Afrique sont indéfectibles.

Le vigile nous peint un portait de cette société de l’immigration tout d’abord léger puis, après réflexion, qui nous laisse triste. Grâce à des faits très quotidiens et très normaux, Gauz nous parle des grands problèmes du monde actuel : la société de consommation et l’immigration.

Ce livre m’a beaucoup plu, et ne m’a pas laissée indifférente, ce qui est très important pour moi. J’ai trouvé sa mise en page très intéressante : le fait de ne pas raconter une histoire dans la durée, mais de juste énoncer des faits reflétant une dure réalité est très original et efficace. Le vigile est direct, audacieux et va droit au but. Il ne mâche pas ses mots, n’a peur d’offenser personne, comme s’il n’allait jamais être lu.

Ossiri parle du  travail de vigile. Celui qui reste debout pour être payé, le fantôme, qu’on oublie, à qui on n’adresse même pas un bonjour. Gauz nous fait voir le côté non-officiel de ce métier : l’observation, le développement d’une pensée critique sur les clients, et, puisqu’Ossiri est un immigré, le regard des immigrés sur la France.

Gauz se pose, et nous pose à nous aussi par la même occasion, une question intéressante : y-a-t-il des métiers réservés aux Noirs, et d’autres aux Blancs? Sans donner de réponse précise, on devine la réponse tout seul. Pourquoi est-ce que les vigiles devraient être Noirs? Pourquoi est-ce que la société française impose aux Noirs une catégorie de métiers « faits pour eux », de façon indirecte bien entendu?

Tandis que d’autres livres raconteront la vie de héros, de personnes hors du commun, Gauz, lui, nous parle d’un vigile, héros à sa façon, qui, par ses observations dans le cadre de son métier, nous parle du monde, de ce triste monde dans lequel nous cohabitons tous.

J’ai pris plaisir à lire ce livre car il est engagé, osé et audacieux. L’auteur prend un risque, l’auteur dénonce et dévoile. Sa façon d’écrire fait qu’on ne s’ennuie pas et qu’on dévore le livre d’une traite.

Je le conseille à ceux qui veulent découvrir une écriture nouvelle et courageuse.

 

Sarah 602

 

mars 8th, 2017

Un quotidien difficile

Debout payé est un roman écrit par Gauz et paru en 2015.

Ce roman raconte l’histoire d’un étudiant ivoirien qui arrive en France en 1990. Il est sans papiers et va devenir vigile afin de gagner sa vie. Le narrateur nous décrit l’environnement et les conditions de travail du vigile. Il décrit les personnes, les couples,et les produits à travers les yeux du vigile.

Pour moi, ce roman illustre et critique bien la société de consommation du textile et de l’esthétique dans laquelle nous nous trouvons. Ce roman fait en effet réfléchir. Cependant, je trouve que ce livre est assez long à lire.  En effet, il est écrit sous forme de paragraphes titrés et il y a un certain nombre de répétitions, notamment lorsqu’il décrit les personnes, les habits et les parfums. Personnellement, j’ai décroché à partir de la moitié du livre, malgré la vie intéressante du protagoniste et la morale diffusée.

Mais ce roman, comme je l’ai dit précédemment, est très intéressant et décrit la vie et le quotidien pas toujours facile du narrateur (un quotidien vécu par beaucoup de personnes, et notamment par des immigrés). Ce livre peut ouvrir les yeux du lecteur…

Pour conclure, j’ai trouvé ce livre long à lire mais l’histoire m’a touché. Je vous conseille fortement d’essayer de le lire, vous n’allez pas le regretter.

 

SOREN 604

mars 8th, 2017

« Debout-payé » un regard pertinent sur une société consumériste

Debout-Payé

Debout payé est un roman écrit par Gauz ,photographe,documentariste et directeur d’un journal économique satirique en Côte d’Ivoire. L’auteur  a également écrit le scénario d’un film sur l’immigration des Ivoiriens. Le roman alterne des passages narratifs et d’autres moments qui pourraient faire penser à un récit d’anecdotes.

Ici le narrateur est extérieur à l’histoire, il nous raconte l’histoire d’Ossiri un Ivoirien ayant migré en France. Aujourd’hui pratiquant le métier de vigile qualifié de « Debout-Payé ». c’est à travers celui-ci  que l’on apprend quelques anecdotes de vigile, drôles pour la plupart, troublantes pour certaines.

Certaines phases de narration paraissent ennuyeuses comme par exemple le très long passage où l’on apprend que la MECI (maison des étudiants de Côte d’Ivoire) est menacée par un avis d’expulsion. Dans ce passage le nombre de détails est tel qu’il submerge le lecteur et le désintéresse de la lecture.Il en est de même en ce qui concerne la vie d’Ossiri et les problèmes auxquels il fait face. Cependant  ces passages condamnent  à juste titre les difficultés que les migrants  rencontrent pour s’intégrer dans la société et révèlent la précarité de leur situation.

Néanmoins Debout-payé se rattrape en proposant des phases de « récit d’anecdotes » captivantes, diverses et variées…… Il y en a qui sont amusantes,étonnantes , surprenantes, drôles . Elles constituent une part importante du livre. On y apprend des choses que l’on ignorait totalement, mais qui pourtant, après explication, paraissent cohérentes . Certaines de ces anecdotes sont porteuses de sens: elles dénoncent notre société de consommation et la place prépondérante qu’occupe l’argent dans notre société.

Bien que certains passages narratifs soient peu intéressants Debout-payé nous présente une critique pertinente de la société. Après cette lecture on ne voit plus les vigiles de la même façon.

Anthony 604,

mars 8th, 2017

« Debout-Payé », un roman particulier.

Debout-Payé   a été écrit en 2014 par GAUZ de son vrai nom Armand Patrick Gbaka-Brédé. L’auteur était jusqu’à maintenant inconnu et en écrivant cet ouvrage il a remporté le prix du « meilleur premier roman français de l’année 2014″ ainsi que plusieurs prix littéraires lycéens et collégiens.

Gauz nous raconte l’histoire d’un jeune immigré Ivoirien à travers ses pensées qui se retrouve vigile en France dans les années 90 . L’auteur nous fait alors part de quelques anecdotes dans plusieurs grands magasins parisiens comme Camaïeu ou Sephora qui sont les lieux où il a lui même travaillé. On peut alors retrouver dans le roman l’histoire des vigiles Africains depuis les années 70 ainsi que l’évolution du métier à travers les époques.

Ne vous êtes vous jamais demandé ce à quoi pensent les hommes de sécurité pendant leur journée de travail? Ici GAUZ nous explique par ses aventures que certes le métier en lui même est ennuyant, car il consiste à rester debout toute la journée à surveiller les magasins d’où le titre Debout-Payé, mais que parfois les clients peuvent être un support d’imagination: « il aperçoit un couple où tout leur oppose et se demande alors comment de telles personnes puissent être réunis de la sorte ». Le sens comique du livre est appuyé par les stéréotypes de l’homme noir principalement et  on peut retrouver  les clichés des  différents pays d’Afrique : « La combinaison polo-Jean’s Levi’s 501 des Ivoiriens ; le blouson cuir noir trop grand des Maliens ; la chemise rayée fourrée près du ventre des Béninois et des Togolais ; les superbes mocassins toujours bien cirés des Camerounais ; les couleurs improbables des Congolais de Brazza et le style outrancier des Congolais de Stanley… ».

Le roman utilise  énormément d’ expressions urbaines du XXIe siècles , des expressions qui pourraient certes embarrasser certains mais qui feront rire d’autres.  De plus il faut comprendre qu’il s’agit d’un roman qui se tourne vers un coté satirique mais qui derrière sa face comique exprime une réalité sociétale en France dans sa confrontation avec   l’Afrique.

Ce roman va certainement plaire à de jeunes lecteurs, par sa brièveté et le fait que le roman parle de la civilisation actuelle en France. De plus, les adolescents vont savoir reconnaître les différentes blagues et clichés présents dans notre quotidien.

Mahefasaoa, 604

mars 8th, 2017

Debout Payé

Debout Payé est un roman contemporain écrit et publié en 2014 par un auteur français nommé Gauz. Il est né en Côte d’Ivoire et a rapidement émigré en France. D’abord sans papiers, puis diplômé en biochimie, il décide d’écrire et de réaliser un film sur l’immigration  et  sur le travail de vigile.

En effet, Debout Payé traite du personnage d’Osiris, un étudiant Ivoirien qui travaille en tant que vigile dans de grands magasins parisiens. Il va notamment travailler dans la plus grande parfumerie des Champs Elysées. Cette période va beaucoup le marquer, c’est pourquoi il y consacre une partie du roman. L’auteur aborde également à travers le personnage d’Osiris, tout son passé d’immigré dans les années 1990. De plus, Gauz adopte une structure particulière sur la mise en page du roman et un style d’écriture original. En effet, il alterne entre récit de narration sur son arrivée en France et petites anecdotes humoristiques dans lesquelles il critique avec humour les clients et la société de consommation.

J’ai beaucoup apprécié ce roman pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il traite d’un sujet qui n’est pas souvent abordé dans les livres. Pourtant, les vigiles sont très présent dans notre quotidien puisque l’on en trouve dans de nombreux magasins. La forme du roman m’a également beaucoup plu. En effet, l’auteur arrive à capter l’attention du lecteur alors que l’histoire est entre découpée par de courtes anecdotes. Mais ces petits passages sont souvent très drôles, notamment celui dans lequel sont décrites les différentes réactions des clients en fonction de leurs origines lorsque l’antivol du magasin sonne. Je vous recommande donc fortement de lire ce livre car il aborde les préjugé sur un ton comique avec des exemples personnels de l’auteur.

Louis 604

février 26th, 2017

Celui qui voit tout et que l’on ne voit plus

Dans ce roman, plutôt autobiographique, Gauz raconte comment Ossiri, étudiant ivoirien sans papiers est devenu vigile à Paris dans les années 90. On y voit également la vie des immigrés africains et les difficultés de leurs communautés. Tout au long du livre, le vigile nous fait vivre ses réflexions sur les clients, la société de consommation, le travail de vigile et son évolution au fil des années.

Ossiri le vigile, diplômé et professeur de sciences en Côte d’Ivoire est arrivé en France sans papiers et a fait plusieurs petits métiers. Il nous fait vivre des scènes de la vie ordinaire dans les grands magasins (Camaiëu et Séphora), durant toutes ces heures à rester debout, à traquer les vols et à être invisible pour les clients.

Au fil des pages, nous découvrons un enchainement de saynètes analysées au travers de l’œil du vigile. Debout pour être payé, le vigile ne fait pas que regarder, il pense et réfléchit. Ce livre montre aussi le regard des immigrés sur la France.Debout payé nous montre le métier du vigile, celui qui reste debout pour gagner son salaire, toute la journée ou toute la nuit, celui qui ne doit pas tomber de fatigue ou d’ennui, celui qu’on ne voit plus dès qu’on est dans le rayon. Alors, lui, le vigile que fait-il tout au long de sa garde ? Il nous observe, nous scrute, nous analyse et passe ses journées à penser mais aussi à réfléchir.
  « Debout-payé » raconte l’épopée d’Ossiri (et de Kassoum) et les choses qu’il a vues et entendues font dire à l’auteur- qui a travaillé dans des grands magasins des Champs Elysées et de la Bastille- que : « Si elle se libérait aujourd’hui, la Bastille libèrerait des milliers de prisonniers de la consommation. »
Tout commence par le recrutement… et tout de suite on se rend compte que c’est un job exclusivement réservé aux noirs : « les noirs sont costauds, les noirs sont grands, les noirs sont forts, les noirs sont obéissants, les noirs font peur. » Ainsi, dans la longue file d’hommes noirs qui ont monté les escaliers ce matin là, tous deviendront vigiles avec un minimum de formation, aucune expérience exigée et peu d’exigence au regard des papiers. C’est le moyen le plus simple d’avoir un CDI.

Au fil des pages et des saynètes décrites nous pouvons passer un bon moment où l’auteur nous livre des portraits, des situations avec humour, parfois un peu caustique.
« Les jeunes de banlieue à qui l’on donne le titre abusif et arbitraire de racailles viennent se parfumer systématiquement au rayon Hugo Boss, ou avec One Million de Paco Rabanne », une bouteille en forme de lingot d’or. Il y a du rêve dans la symbolique et de la symbolique dans le rêve. »

Les anecdotes se succèdent : le cache cache avec la voleuse, l’adolescente handicapée qui vient acheter des vêtements avec son père (avec une analyse de leurs comportement d’une grande sensibilité), le portrait des vendeuses, et enfin la fin de la journée, « quand s’arrête la musique ».
Il y a aussi les sigles et mots inventés par le vigile : les « FBBB » qui sont les Femmes Bétés à Bébés Blancs ces nounous qui gardent les enfants blancs. Il y a aussi une « scène de maquillage sous cloche » qui présente une « femme intégralement et intégristement voilée ».
Il y a aussi la « dilution pigmentaire » « Plus on s’éloigne de Paris, plus la peau des vigiles éclaircit vers le beurre. En Province, loin, loin dans la France profonde, il parait qu’il y a même des endroits où il y a des vigiles blancs ».

Dans ce livre, tout le monde en prend pour son grade et on voit l’envers du décor à travers le vigile d’une façon ironique et humoristique.
Tout cela est une belle revanche pour celui qui fait partie du décor : « Il est habillé dans une veste noire, une chemise blanche et une cravate noire. Dans cet environnement froid et dépouillé, il est comme un élément d’un décor au design aux lignes épurées, façon Bauhaus ».

Tout au long du livre, il y a aussi l’amitié d’Ossiri et de Kassoum, la vie des immigrés, les références à l’histoire (jusqu’aux attentats du 11 Septembre) au fil des années. Ossiri disait souvent à Kassoum « Laisse le travail des vautours aux vautours » quand celui-ci était tenté de voler quelques proies faciles en rentrant le soir. Et Kassoum écoutait son ami. Ossiri lui disait aussi qu’en France, qu’il était riche et meilleur du simple fait qu’il avait voyagé. « Il lui faisait voir la vie sous un autre regard que celui de l’immigré sans papiers en permanence apeuré à l’idée d’un contrôle inopiné de police ». Et « Ossiri fit promettre à Kassoum que dès le premier jour où il aurait ses papiers, il arrêterait de faire les « debout-payés ». Puis un jour, Ossiri sortit et ne revint jamais.
Durant tout ce livre qui se lit avec plaisir et très facilement, il y a une fausse légèreté et une causticité exempte de toute méchanceté qui donnent un récit agréable à lire. Sous l’ironie, on sent une grande sensibilité.
Debout-payé est un bon roman que j’ai aimé lire.
Valentin 602

février 26th, 2017

Payé grâce au cliché

« Rester debout toutes la journée, répéter cet ennuyeux exploit de l’ennui ». Un sacré programme n’est pas? Pourtant c’est le quotidien pas si facile des vigiles…

Debout payé  est écrit par Armand Patrick né à Abidjan, en Côte d’Ivoire? en 1971. Armand Patrick alias Gauz est un écrivain engagé, dans ce roman il dénonce la société de consommation avec beaucoup d’humour et pourtant de sérieux « Acheter des habits comme si c’étaient des denrées périssables »… Il retrace aussi le parcours d’ émigrants africains qui pour s’en sortir n’ont pas d’autre choix que de « faire » vigile! Ossiri est l’un d’eux.

Le théorème du noir : Le noir est vigile car  » le noir est costaud, le noir est grand, le noir est obéissant et il fait peur… » Présentation originale et éotalement décousue de l’histoire, composée essentiellement de clichés comme vous pouvez le voir ci-dessus. Une Écriture libre pour un lecture libre. Gauz mélange de très courts paragraphes évoluant selon la pensée du vigile, avec aussi des paragraphes longs. On peut donc apprécier pleinement la lecture, faire une pause puis reprendre le livre sans perdre le fil. Les passages plus longs quant à eux retracent l’évolution de  la société (des 30 Glorieuses à nos jours) à travers  plusieurs générations de vigiles immigrés : André et Angela l’ancienne génération, Ferdinand la seconde et enfin Ossiri et Kassoum la dernière. On y découvre les bouleversement de la société et l’on voit que certains problèmes ne datent pas d’hier….

Ce livre m’ a vraiment plu, il est très enrichissant et  tout à la fois humoristique. Ce livre changera votre vision des vigiles ! Ne passez pas à côté!

Fabien 602