mars 24th, 2017

La guerre civile d’Espagne (1936)

Le roman graphique « L’art de voler » écrit par l’auteur espagnol Antonio Altarriva nous a permis de découvrir un événement majeur de l’histoire de l’Espagne: la guerre civile d’Espagne. Afin de vous aider à bien comprendre ce qu’il s’est passé lors de cette période, nous avons mené des recherches complémentaires sur ce sujet. C’est ce que nous vous proposons de découvrir à travers cet article.

Le 14 avril 1931 le roi Alphonse XIII abdique. Suite à son abandon du pouvoir le Front Populaire gagne les élections législatives grâce au soutien des anarchistes.

En juillet 1936, un soulèvement militaire contre le parti au pouvoir gagne l’Espagne. En second lieu, Léon Blum décide en France d’apporter une aide militaire et financière aux Républicains espagnols. Le 16 Février 1936 le Front Populaire remporte en Espagne les élections législatives. C’est alors un gouvernement de centre gauche qui prend le pouvoir.  Ultérieurement, le 1 octobre 1936 le général Franco se proclame chef de l’Etat dans la zone nationaliste grâce à l’aide de l’Allemagne Hitlérienne.

Suite à ces confrontations l’Espagne traverse de violentes crises politiques et sociales, un tiers de la population détient les trois quart des terres Espagnol, ce qui a alimente la colère paysanne espagnole dont la colère s’exprime à travers la confédération du travail « CNT », un syndicat anarchiste qui  multiplie les occupations des terres pour le petit peuple.

Des dizaines de milliers d’Espagnol avaient déjà gagné la France en 1936-1938 à la suite de la montée du régime fasciste en Espagne. Le gouvernement et les préfets ont assuré l’accueil et la dispersion des réfugiés en France, aidé par l’active solidarité des immigrants espagnols déjà installés en France et des militants français de gauche.

A la fin de l’année, cette situation avait pris fin. Sur 500 000 immigrés, seuls 150 000 sont restés en France. Les autres étaient soit partis vivre dans d’autres pays, soit rentrés dans l’Espagne franquiste .Les autorités espagnols favorisaient les rapatriements en Espagne pour alléger la charge représentée par les réfugiés en France.

Durant la seconde guerre mondiale, des groupes de réfugiés espagnols s’organisent dans les maquis et entrent  en résistance contre l’occupant nazi et le gouvernement de Vichy. La motivation des espagnols est portée par l’espoir de renverser , avec l’aide des démocraties européennes, le régime de Franco. Or, les puissances alliées ne tiendront pas leurs promesses. Franco reste au pouvoir jusqu’en 1975 , prolongeant ainsi l’exode des réfugiés qui deviendront alors des éxilés politiques de la senconde guerre mondiale.

Abdelaziz, Maxime M, 604

Sources:

Musée de l’histoire de l’immigration: www.histoire-immigration.fr

Alternatives économiques n°359: 1936, « La guerre civile espagnole ». publié le 07/2016

mars 24th, 2017

Billet D’humeur L’art de voler

Ce roman est un roman biographique qui raconte la vie du père d’Antonio Altarriba (auteur et scénariste) durant la guerre civile d’Espagne et la Seconde Guerre Mondiale. Ce roman nous montre la vie difficile qu’il a menée et pourquoi il va se suicider à la fin de sa vie.

J’ai un avis plutôt mitigé sur ce roman graphique. J’ai beaucoup apprécié la qualité des dessins, le graphisme et j’ai aussi été touché par l’histoire qui nous est raconté.

On ressent vraiment que l’auteur cherche, à travers de roman, à faire le deuil de son père.

Ce que j’ai moins apprécié et qui m’a dérouté, c’est la manière dont est présenté le récit dans les cartouches. Il était parfois difficile de comprendre le rapport entre le récit et les dialogues des personnages (dans les bulles). Ce type de narration m’a empêché de profiter pleinement du graphisme que j’ai apprécié et sur lequel je me suis moins concentré. De plus, je trouve le personnage d’Antonio un peu naïf et j’aurais apprécié qu’il évolue plus durant le roman. Il semble constamment insatisfait et reste toujours en quête d’une vie meilleure.

Mon avis reste mitigé sur ce roman mais ce fut malgré tout une belle découverte.

Léo, 605

mars 21st, 2017

Tragédie d’un homme

L’art de voler est un roman graphique biographique racontant l’histoire du père de l’auteur, Antonio Altarriba. Les dessins ont été fait par Kim. On suit la vie du père d’Antonio Altarriba, qui s’est suicidé à 90 ans en sautant du quatrième étage de sa maison de retraite pour voler enfin librement. Ceci fait donc référence au titre L’art de voler. L’auteur de la bande dessinée a écrit cette histoire pour tenter d’expliquer ce qui a pu pousser son père (qui se nomme lui aussi Antonio) à se suicider, pour se racheter de ne pas l’avoir sauvé, et de ne pas avoir su être à son écoute. Le père Antonio était engagé dans les luttes politiques du XXe siècle, l’auteur retrace l’histoire contemporaine de l’Espagne et signe un très bel hommage à l’espoir et à la justice.

Le roman graphique est composé de quatre chapitres correspondant aux différentes périodes de l’existence du père d’Altarriba. Chaque chapitre correspond à chaque étage. Le premier chapitre, qui est donc le troisième étage, se rapporte à la jeunesse du vieil homme de 1910 à 1931. Ensuite le deuxième chapitre, le plus long du roman graphique correspond à la période de 1931 à 1949. Le dernier étage raconte les périples du père d’Altarriba de 1949 à 1985. Pour finir, le dernier chapitre qui met fin à la vie du personnage principal, correspond au sol.

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Image issus du site ActuaBd qui propose une interview de l’auteur.

http://www.actuabd.com/Antonio-Altarriba-L-Art-de-voler-L

Après avoir lu ce roman graphique, j’ai plutôt un avis mitigé. D’un côté,  j’ai trouvé l’histoire passionnante et vraiment touchante. Mais j’ai trouvé cela ennuyeux par moments. Parfois, je n’ai pas compris, par exemple, page 195, le personnage est fou et s’imagine avoir une marmotte dans la cage thoracique. Et de l’autre côté,  j’ai trouvé que sur la guerre d’Espagne, le sujet est seulement survolé au niveau du point de vue historique, et il manque quelque chose pour nous embarquer pleinement.
Il y a quand même quelques moments intéressants d’un point de vue documentaire, par exemple l’évocation des camps d’espagnols républicains en France, qui font froid dans le dos et d’un point de vue poétique car le suicide du héros, à 90 ans, est une trame émouvante et mélancolique tout au fil du récit.

Tiphaine, 602

mars 12th, 2017

L’Art de voler…roman historique

Emprisonné derrière un idéal et une époque trop dure, laissant ses rêves inachevés, le héros est entraîné dans plein de péripéties.

Ce roman graphique est très intéressant, il m’a permis de découvrir des événements historiques parfois peu connus, voire négligés des manuels scolaires. En effet, ce livre n’est jamais très loin de la réalité historique du XXème siècle, remémorant la crise espagnole,  la 2ème république d’Espagne et la prise du pouvoir par Franco, en passant par la lutte des républicains contre les « franquistes », la « retirada » période d’exode des espagnols en France, et les camps de travail dans le sud de la France. Ce sont d’ailleurs les passages que j’ai préférés. Ce sont les moments où le héros semble enfin avoir trouvé le bonheur et où il peut aussi exprimer ses idéaux anarchistes et être enfin libre comme il l’entend. Idéaux arborés tout au long de sa vie qui mettent en avant une réflexion philosophiques plutôt enrichissante: « Ni Dieu ni patrie ni maître!!! ». Enfin le livre se termine par une retour en Espagne pour le personnage. J’ai trouvé cette partie un peu longue est ennuyeuse, il n’y a plus trop de rebondissements, le personnage évolue rapidement dans une vie de famille presque ordinaire jusqu’à la vieillesse.

Antonio Altarriba, né en 1952 à la fin de la deuxième guerre mondiale, fait en réalité la biographie de son père né en Espagne comme lui. L’histoire est à quelques détails prés plus ou moins vraie. D’ailleurs la date de naissance d’Antonio correspond à peu près à sa naissance dans le livre. Cette tournure biographique est intéressante, elle nous donne une impression de proximité avec le père Altarriba car il confie toute sa vie.

Ce qui est d’autant plus intéressant c’est que cela pourrait être l’histoire d’autre personne comme celle de mon grand père né durant cette période en Espagne. Pour ceux qui ont donc des grand-parents espagnols, on peut se sentir concernés et d’autant plus touchés par ses faits historiques, du moins c’est mon ressenti. De plus, tout comme dans Guernica, ce livre joue un rôle de mémoire sur la guerre en Espagne et même pas forcément uniquement sur la guerre.

Les dessins apportent une autre dimension au livre. C’est au premier abord plus agréable de suivre l’histoire avec des images, on se laisse porter par l’histoire. Mais il ne faut pas tomber dans le piège de la simplicité et voir plus loin que de simples images car des symboles y sont glissés. Une maladie  chronique représentée par une taupe qui creuse la poitrine et bien d’autres symboles… Ce qui est aussi appréciable dans le roman, c’est le début qui commence par la fin avec un retour en arrière retraçant sa toute la vie du personnage. De plus l’intrigue et bien menée dès le début, à savoir un homme tombe d’un immeuble! Pourquoi tombe-t-il?

Je conseille vraiment ce livre, il est très intéressant et enrichissant dans son ensemble si on fait abstraction de certains passages longs. Il mérite vraiment le coup d’œil.

Fabien 602

mars 3rd, 2017

L’art de conter

Le roman L’art de voler a été écrit par Antonio Altarriba Ordonez. Il est né en 1952 à Saragosse en Espagne c’est un essayiste, romancier, critique et scénariste de bande dessinée et de télévision, également professeur de littérature française à l’université du Pays Basque. En France, il s’est fait connaitre par cette bande dessinée qui a été illustrée par Kim et publiée en 2009.

C’est un roman où Antonio retrace la vie de son père, qui s’est donné la mort à l’âge de 90 ans . Alors qu’il était jeune , Antonio vivait à la campagne avec sa famille , et travaillait avec son père dans les champs: un travail horrible pour lui en plus du fait qu’il se faisait maltraiter à longueur de journée . Par la suite il décide de partir travailler à l’armée afin de pouvoir fuir la campagne et de pouvoir agir en faveur des anarchistes. Mais suite à la défaite des Républicains et la victoire des Franquistes , il s’exile en France, comme beaucoup d’espagnols républicains, afin de fuir ce régime. De nombreuses années plus tard, à la fin de la seconde guerre mondiale , il fait son retour en Espagne et à sa grande surprise, rien n’est resté comme avant. 

L’art de voler est un roman graphique biographique  à la première personne du singulier. On y apprend beaucoup de chose sur cette guerre atroce. En lisant le livre on peut se rendre compte que l’histoire se base aussi sur les événements historique de l’Europe, dont la seconde guerre mondiale mais principalement de la guerre civile d’Espagne, de 1936. Cette guerre civile fut la conséquence, sur le long terme, des malaises sociaux, économiques, culturels et politiques qui accablaient l’Espagne depuis plusieurs générations. Elle opposa d’une part les républicains face aux victorieux nationalistes menés par Franco

Pour moi,cette BD est une réplique d’un manuel scolaire d’histoire-géographie, dans le sens où Altarriba se contente juste de raconter  l’histoire de son père sans y ajouter une touche personnelle qui pourrait nous toucher et ce, avec un seul point de vue, celui du père d’Antonio. En revanche  les dessins sont extrêmement bien faits , donc si un lecteur aime les bandes dessinées je lui conseille ce roman graphique même si par moment c’est  un livre assez compliqué à comprendre bien que l’histoire reste assez captivante .

Malgré tout, j’ai bien aimé ce livre pour diverses raisons. Tout d’abord pour sa simplicité de lecture. En effet, je trouve le format intéressant, il nous permet de mieux pouvoir nous situer dans l’histoire. J’ai également bien aimé l’idée du fils qui raconte l’histoire de son père comme s’il l’avait vécue.  Mais ce que j’ai préféré dans cette œuvre, c’est comment l’auteur nous raconte  l’Histoire Espagnole et  nous remémore une période aussi importante que la guerre civile espagnole. A travers un personnage, les faits semblent plus réels, il est plus facile pour le lecteur de se plonger dans cette histoire que dans un manuel scolaire ou un essai.

Ce livre ne nous en apprend pas plus qu’un autre mais son approche moins scolaire le rend plus attractif, plus intéressant. On s’attache facilement aux personnages et on se sent plus concerné.

 Killian Careac, 602

février 28th, 2017

Une fresque historique espagnole

J’aimais bien la couverture de ce livre. J’aimais bien son titre. Mais je ne savais pas de quoi il parlait ! Je l’ai donc choisi car ce livre m’intriguait et je voulais en savoir plus. Le fait que ce livre soit un roman graphique m’a également beaucoup attiré, je l’ai trouvé facile à lire et, grâce aux images, on a moins de mal à s’immerger dans l’histoire.

 

Ce livre est né d’une histoire vraie, le suicide d’un homme de 90 ans qui se jette du 4ème étage de sa maison de retraite. Cet homme est le père d’Antonio Altarriba et celui-ci décide de vivre et revivre au fil des cases la vie de cet homme simple. C’est une fresque historique à travers l’Espagne de Franco que nous peint Kim avec précision et pudeur. Mais c’est aussi et surtout l’histoire d’un homme né au début du XXème siècle, ses illusions, ses espoirs, ses conquêtes et ses anecdotes intimes. Une histoire poignante saisissante de vérité et d’instinct de survie. On s’accroche vite au personnage et on suit son périple avec beaucoup d’émotions.

 

J’ai lu ce livre d’une traite, il est facile à lire quoi qu’un peu long. Mais son histoire est très intéressante et émouvante. Les images aident beaucoup à la compréhension de l’histoire, elles complètent le texte et nous immergent dans le livre, le lecteur peut donc savoir à quoi ressemble les personnages du roman et c’est assez intéressant. Je conseille donc ce livre à tout le monde, je l’ai trouvé intéressant et facile d’accès. J’ai également appris pas mal d’informations sur l’Espagne et le régime de Franco, ce livre est donc instructif sans se réduire à un cours d’histoire.

 

Thibault MURCIA 602

 

 

 

février 18th, 2017

Une histoire à tomber dans le vide !

« L’art de voler  » est un roman graphique illustré par Kim, écrit par Antonio Altarriba en 2009 relatant l’ histoire réelle d’un homme nommé Antonio , mort à l’âge de 91 ans d’un suicide causé par une vie bien difficile . Antonio Altarriba est un essayiste , romancier,critique et scénariste de bande dessinée . Il est également professeur de littérature française dans une université du Pays Basque. Il devient connu en France grâce à ce roman graphique qui obtient par la suite le prix National de la bande dessinée .

Antonio retrace la vie de son père, qui s’est donné la mort à l’âge de 90 ans . Alors qu’il était jeune , Antonio vivait à la campagne avec sa famille , et travaillait avec son père dans les champs: un travail horrible pour lui en plus du fait qu’il se faisait maltraiter à longueur de journée . Par la suite il décide de partir travailler à l’armée afin de pouvoir fuir la campagne et de pouvoir agir en faveur des anarchistes. Mais suite à la défaite des Républicains et la victoire des Franquistes , il s’exile en France, comme beaucoup d’espagnols républicains, afin de fuir ce régime. De nombreuses années plus tard, à la fin de la seconde guerre mondiale , il fait sont retour en Espagne et par sa grande surprise, rien n’est resté comme avant

Ce livre nous raconte une histoire très intéressante, de part l’histoire d’Antonio , mais aussi l’effet historique du roman . L’histoire du personnage peut paraitre assez longue avec des détails annoncés qui sont très peu utiles au déroulement de l’histoire, dont de nombreuses situations érotiques, que je ne trouve pas très utiles. La galère qu’endure le protagoniste est beaucoup décrite et montrée . Celui-ci en a connu beaucoup mais malgré cela il n’abandonne rien et continue de se battre. Il ne lâche rien, ce qui donne au lecteur une compassion envers ce personnage et donc l’envie que celui-ci s’en sorte par la suite . Les faits historiques sont très intéressants , avec la Guerrilla d’Espagne où , grâce à Antonio, nous avons pu voir la vie des civils et tout ce qu’ils ont dû endurer durant cette période compliquée pour eux , leur départ dans un pays inconnu qui est la France pour certains, et pour d’autre la résistance en Espagne.

Les dessins sont extrêmement bien faits , donc si un lecteur aime les bandes dessinées je lui conseille fortement ce roman graphique. C’est un livre assez compliqué à comprendre par moment mais l’histoire reste assez captivante . Le seul bémol que je peux émettre sont les scènes érotiques qui auraient pu être évitées.

Je conseille fortement aux amateurs de bande-dessinée et d’histoire ce livre qui, je pense, va fortement les intéresser.

Kamel M. 602

 

février 12th, 2017

Mieux vaut mourir debout que mourir à genoux

L’art de voler est un roman graphique racontant l’histoire du père d’Antonio Altarriba, né en 1910 en Espagne. Cet auteur est professeur de littérature  à l’université, romancier et scénariste de bande dessinée. Il s’est fait connaitre grâce à cette bande dessinée dont il attendait avec impatience la sortie. Il a collaboré avec Kim  un auteur de bande dessinée, né en 1941. Il se fait connaître grâce à sa série Martinez le Fach. Son succès a pris un grand empleur lors de la sortie de son roman graphique avec Altarriba, L’art de volerCe duo de choc a fait parler de lui dans le monde de la littérature. Ils ont obtenu le Prix National de la bande dessinée.

L’auteur nous raconte la vie de son père sans que celui-ci  ne la lui ait racontée précisément au préalable. Le récit est fait à la première personne du singulier. Dès les premières pages de la BD , on imagine le suicide d’Antonio alors qu’il devenu un vieillard. En choisissant cette BD, nous nous ne attendions pas à un telle histoire sur la vie d’un homme en particulier mais aussi sur la guerre civile d’Espagne de 1936. Le titre qui est inspiré d’un jeu de mot nous induit en erreur, tout comme la première de couverture.On apprend beaucoup de chose sur cette guerre atroce. Suite à la défaite du camp républicain auquel appartient le héros, l’histoire se base sur la migration de son personnage principal vers la France, alors que celle-ci est en train de vivre un événement historique.

La vie d’Altarriba est une tentative désespérée pour «s’envoler» qui était son premier rêve tout comme être chauffeur de voiture, pour s’arracher à l’existence oppressante que lui impose la réalité sociale, économique, politique et sexuelle de son pays et de son temps. Cependant, la réalité triomphe sans cesse, et les espoirs de vie meilleure d’Antonio s’effondrent tout comme ses proches qu’il voit disparaitre les uns après les autres sous ses yeux.

C’est avant tout une biographie assez tendue, qui raconte une longue guerre ; la guerre qu’Antonio mène contre les conditions que lui offre le monde, guerre qu’il perd, qu’il ne cesse de perdre, malheureusement. N’oublions pas que c’est bien une biographie, et non une fiction. Autre fois, ces atroces évènements historique se sont donc réellement passé. Ce n’est pas un roman très gai, son histoire est plutôt sensible, triste et même horrible mais l’histoire racontée sous forme de roman graphique est attachante et on s’y plonge directement.  Je trouve  les dessins de Kim très bien réalisés mais j’adhère moins au choix du noir et blanc, mais je pense que ce livre aurait eu moins de succès sous forme de roman car il aurait été beaucoup moins efficace .

Antonio a voulu raconter la vie de son père pour que nous, lecteurs, réalisions l’horreur de la guerre civile d’Espagne. Il s’est donc battu pour sa liberté, mais il a préféré mourir de lui même, la tête haute et non à genoux par la dictacture espagnole.

Alexis Clerc, 602

février 12th, 2017

L’Art de voler, un manuel d’Histoire…

L’Art de voler est une bande dessinée écrite par Antonio Altarriba après le suicide de son père à 91 ans, en 2001,  illustrée par le dessinateur Kim, en noir et blanc. Kim est né en 1942 à Barcelone. Influencé par l’underground américain, il publie ses premières bandes dans le magazine musical Vibracionnes. En 1977, il crée pour l’hebdomadaire satirique El Jueves, le personnage de Martinez El Fecha, est caricature de l’espagnol d’extrême droite, qui connait une gloire nationale. Quand Antonio Altarriba lui proposera la difficile mission de dessiner 90 ans de la vie de son père, il acceptera sans hésiter.

Dans cette bande dessinée parue en 2009 en Espagne et en 2011 en France, Antonio Altarriba nous raconte l’histoire de l’Espagne au cours du XXème siècle à travers les yeux et la vie de son père nous menant à découvrir le régime de Franco, la « retirada » et la libération par exemple.

Cette bande dessinée historique est reconnue en Espagne et a obtenu plusieurs prix.

Pour moi, c’est une réplique d’un manuel scolaire d’histoire-géographie, dans le sens où Altarriba se contente juste de raconter  l’histoire de son père sans y ajouter une touche personnelle qui pourrait nous toucher et ce, avec un seul point de vue, celui du père d’Antonio . On pourrait rajouter aux défauts de cette œuvre les nombreuses scènes érotiques qui ne sont pas d’une grande utilité ou l’image des femmes en est presque dégradée.

Mais j’ai tout de même relevé quand même des choses intéressantes, les dessins sont très détaillés et beaux bien qu’ils soient en noir et blanc et le passage de la Seconde Guerre Mondiale est celui que j’ai préféré car j’adore cette période de l’histoire et c’est le seul moment du livre qui ne ressemble pas à un livre d’histoire car cette partie est plus animée.

Je ne conseille pas forcément cette bande dessinée mais cela reste tout de même un livre intéressant pour découvrir l’histoire d’Espagne car elle est très réaliste, un peu trop même…

Sergi 602

février 12th, 2017

L’heure de s’envoler…

Inspiré de fait réels, L’art de voler est un roman graphique écrit par Antonio Altarriba, professeur de littérature française, essayiste, romancier, critique et scénariste de bande dessinée. L’auteur nous présente une vision personnelle de la guerre civile espagnole, et nous fait vivre sous la dictature franquiste, dans les années 30, avec les yeux de son personnage, Antonio.

Après le suicide de son père, Antonio A. rend hommage à ce dernier en écrivant  sa biographie dans L’Art de voler. Illustré par Kim, cette bande dessinée est un véritable succès, et étend son univers dans différents pays. L’ouvrage a été traduit en plusieurs langues.

Un 4 mai, un vieil homme saute du troisième étage.  Résidant en maison de retraite pour sa fin de vie, et insatisfait de celle ci, Antonio a décidé d’en finir. De s’envoler. Nous découvrons alors les différentes étapes de sa vie. Durant sa chute, Antonio voit son existence défiler. De sa dure enfance dans les campagnes reculées de l’Espagne, sa révolte aux côtés des opposants au régime de Franco, et enfin sa vie d’immigré clandestin en France, où il a pu  construire sa propre famille.

Dans son enfance, notre personnage n’est pas heureux. Issu d’une famille paysanne, Antonio rêve de liberté et de civilisation urbaine. Son quotidien est pourtant tout autre. Ennuyé et agacé par cette vie dépourvue de sens, notre personnage quitte son village natal et toute sa famille, après le décès de son meilleur ami, en direction de la ville. Pensant trouver un idéal de vie, Antonio se retrouve confronté à la dure réalité qu’est la ville. Il est forcé de retourner chez lui. Il tente une nouvelle fois d’échapper à ce destin déjà tracé dont il ne veut pas, et quitte de nouveau son village. C’est alors qu’il découvre les enjeux politiques de son pays. S’engageant d’abord dans l’armée nationaliste, Antonio finit par soutenir le camp adverse, les opposants du général Franco. Sa vie est alors remplie d’imprévus et de rencontres. Lors de la défaite de son camp, Antonio se voit dans l’obligation de quitter son pays natal et d’aller en France. Une nouvelle vie commence alors pour lui. Il créé sa propre famille, fait de nouvelles rencontres, puis part s’installer en maison de retraite lorsque l’heure est venue.

J’ai bien aimé ce livre pour diverses raisons. Tout d’abord pour sa simplicité de lecture. En effet, je trouve le format intéressant, il nous permet de mieux pouvoir nous situer dans l’histoire. Même si certains préfèrent laisser libre cour à leur imagination, sur ce type d’histoire et sur un contexte historique aussi précis, je trouve important de pouvoir avancer avec des bases solides. Si ce livre avait été un roman, cela aurait gâché tout le potentiel documentaire qu’il nous apporte. J’ai également bien aimé l’idée du fils qui raconte l’histoire de son père comme s’il l’avait vécue.  Mais ce que j’ai préféré dans cette œuvre, c’est comment l’auteur a revisité l’Histoire Espagnole. Remémorer une période aussi importante que la guerre civile espagnole sous cette forme est assez intéressant. A travers un personnage, les faits semblent plus réels, il est plus facile pour le lecteur de se plonger dans cette histoire que dans un manuel d’histoire. Ce livre ne nous en apprend pas plus qu’un autre mais son approche moins scolaire le rend plus attractif, plus intéressant. On s’attache facilement aux personnages et on se sent plus concerné. Que ce soit Antonio ou ses amis, rentrer dans l’intimité de leurs vies les rend plus attachants. Cela a été le cas pour ma part. 

Je pourrais reprocher à l’auteur et son illustrateur le manque de couleur. En effet, même si cette époque est plutôt tragique, un peu de couleur n’aurait pas été de refus! L’histoire en reste cependant tout autant passionnante.

Une période choc, une histoire émouvante … C’est là tout l’univers de l’Art de voler. Un roman à la fois agréable à lire et enrichissant ! Très facile à lire, avec une approche historique intéressante, je le conseille vivement !

 

 Julie R, 602