mars 24th, 2017

1961, une manifestation pacifique pour l’indépendance de l’Algérie à Paris

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« France-Observateur », 18 octobre 1961 – Source : rebellyon.info

Après avoir lu La Seine était rouge, on a voulu s’informer plus précisément sur cet événement historique qui s’est déroulé en France en 1961 et qui témoigne des relations qu’entretennaient la France avec l’Algérie à l’époque.

A la fin des années 50 en France, une importante communauté d’Algérien penche majoritairement en faveur de l’indépendance de l’Algérie. Celle-ci est fermement structurée par le Front de Libération Nationale (FLN), une organisation nationaliste insurrectionnelle qui, en 1958, a décidé d’élargir la lutte armée anti-coloniale en France métropolitaine, jusque dans la capitale.

Pendant l’été 1961, la guerre d’Algérie entre dans une phase critique, celle des négociations entre le gouvernement Français et le gouvernement provisoire de la République Algérienne (GPRA) pour négocier la prochaine indépendance de l’Algérie. Celles-ci provoquent des conflits dans chaque camp. A la fin du mois d’Août 1961, le FLN reprend plus intensément ses attaques contre les policiers, tuant 22 policiers, amplifiant la frustration de ces derniers qui désapprouvent  l’« indulgence » de la justice à l’égard des FLN.

Puis le 5 octobre, Maurice Papon, le préfet de police de Paris, demande aux travailleurs algériens de ne plus circuler la nuit à Paris et autorise l’interpellation des personnes de confession mulsumane de jour comme de nuit.

Cependant, pour protester contre ce couvre-feu discriminatoire, la FLN appelle les Algériens de la région parisienne à manifester pacifiquement, (dont des femmes et des enfants), le 17 octobre, à 20h30, sur les Champs-Élysées. Ils préparent, en secret, la manifestation visant au boycott du couvre-feu nouvellement appliqué aux seuls Nord-Africains. Le FLN, qui y voit un moyen d’affirmer sa représentativité, y appelle tous les Algériens, hommes, femmes et enfants, et interdit pour cet évènement le port d’armes.

Cependant, les défilés nocturnes sur les grandes artères de la capitale donnent lieu à des affrontements au cours desquels des policiers français font feu. La brutalité de la sanction des autorités, qui se poursuit au-delà de la nuit du 17 octobre dans l’enceinte des centres d’internement, fait plusieurs centaines de blessés et un nombre de morts qui reste indéterminé, à cause des disparitions de nombreuses archives, sur les quelques 20000 manifestants. Le préfet de police de Paris de l’époque, Maurice Papon, ayant reçu carte blanche des plus hautes autorités, dont de Gaulle, pour lancer, avec près de sept milles policiers, une répression sanglante.

Lors de cette manifestation, il y a eu près de 11 730 arrestations, et peut-être beaucoup plus que les 200 morts, noyés ou exécutés, annoncés officiellement dont plusieurs dizaines de personnes « noyées par balle » dans la Seine devenue rouge ce jour là.

Manifestation 17 Octobre 1961 à Paris publié dans « Humanité Quotidien » -

Source : Overblog.com

A la suite de cet événement, une nouvelle manifestation a eu lieu à Paris le 8 février 1962. Les socialistes manifestent contre la guerre d’Algérie mais cela se termine encore une fois par l’intervention de la police et la mort tragique de sept manifestants au métro Charonne. Enfin, c’est suite à la manifestation du 19 mars 1962 à Evian que sera annoncé le cessez le feu et proclamé l’indépendance de l’Algérie (3 juillet 1962).

Dans ce roman, Leila Sebbar, nous décrit cette manifestation (en 1961 à Paris). Elle présente dans ce livre comment les Algériens ont vécu ce moment tragique, mais également comment ils ont réagi suite à cet événement. Nous avons donc découvert dans ce roman l’histoire de cette manifestation à travers le regard des victimes Algériennes,  qui nous livrent leurs témoignages et nous interpellent sur cette tragédie.

Sources : wikipédia & rebellyon.info & l’obs

La guerre d’Algérie – E.Bakhtadzé. Hoëbeke, 2007. & Atlas de la guerre d’Algérie. G.Pervillé. Ed Autrement, 2003.

Océane  & Rebecca, 604

mars 21st, 2017

Un silence qui cache des horreurs

La seine était rouge est un roman écrit par Leïla Sebbar en Octobre 1961 relatant un fait historique très marquant pour tous les Algériens. Elle nous dévoile  un  massacre commis par la police française sur des manifestants algériens durant la guerre d’Algérie, le 17 Octobre 1961, à Paris.

Leïla est une romancière et nouvelliste née en 1941 à Aflelou en Algérie. A 19 ans, elle est envoyée par ses parents en pension afin d’étudier en France . Elle est l’auteure de nombreux romans dont La Seine était rouge  qui connut un fort succès.

L’histoire se centre sur une jeune fille, Amel , âgée de 16 ans. Elle cherche à comprendre ce que sa mère et sa grand-mère lui cachent bien que celles-ci lui expliquent qu’elle n’a pas encore l’âge pour comprendre. Suite à cela , elle va tout faire afin de découvrir la vérité grâce à l’aide de nombreuses personnes telles que Omer , un journaliste Algérien. En visionnant un film réalisé par Louis, le secret va être enfin révélé et Amel va découvrir toute la vérité.

Ce roman est un roman très instructif par rapport à l’histoire algérienne en France, elle permet de voir la difficulté que rencontraient tous les Algériens en France dans les années 60, et le racisme qui sévissait  à Paris. Ce livre peut être émouvant par moment lorsque les témoignages sont énoncés. J’ai trouvé cet ouvrage vraiment accrocheur mais parfois compliqué à lire . Ce roman est court mais j’ai trouvé chaque moment  intéressant, les témoignages m’ont beaucoup plu mais aussi le suspense laissé par la mère et la grand-mère à Amel, jusqu’au moment où celle-ci connait la vérité. Au début du récit, le lecteur se met à la place d’Amel et a lui aussi envie de tout découvrir.

Je  conseille à tous les amateurs de lecture de lire ce roman qui, je pense, plaira énormément .

Cette lecture peut être aussi intéressante pour les Algériens d’aujourd’hui qui peuvent savoir ce que leurs prédécesseurs ont vécu durant ces années là .

Mounkid Kamel 602

 

mars 20th, 2017

Une enquête dans le passée

La scène était rouge a été écrit par Leïla Sebbar. C’est une romancière française née en Algérie en 1941.
L’auteur nous raconte l’histoire d’Amel, une adolescente française qui n’a jamais réussi à parler l’arabe. Elle ne comprend pas ce que disent sa mère Naria et sa grand-mère. Elle sait que les deux femmes évoquent des choses graves à propos d’un événement mais elles repoussent sans cesse sa révélation à Amel.  Elle cherche à savoir ce qui s’est passé le 17 octobre 1961 lors d’une manifestation à Paris. Cet événement  est survenu à la fin de la guerre d’Algérie afin de dénoncer le couvre feu raciste imposé quelques jours plus tôt aux Algériens par le gouvernement français.
Louis, un jeune cinéaste de 25 ans, va aider la jeune fille grâce à un documentaire constitué de témoignages à savoir ce qui s’est passé durant cette manifestation. Le sens du témoignage nous fait constater l’horreur, le racisme, un massacre.

« Même la Seine, elle en voulait aux Parisiens » (La seine était rouge)!

C’est un livre captivant et je trouve vraiment ingénieux de pouvoir aborder un événement historique qui a touché la France pour mieux le dénoncer. Même si pendant la grande partie de l’histoire j’étais perdu à cause des changements de point de vue des différents personnages. Cela m’a obligé à être d’autant plus attentif pour comprendre. Au fur et à mesure, mis dans la peau d’un enquêteur qui accompagne Amel, je me suis laissé captiver par l’intrigue.
De plus, l’identification aux personnages de l’histoire, permet au lecteur de ressentir leurs émotions.
Pour moi, l’auteur a utilisé de tels procédés pour toucher encore plus le lecteur et nous faire réfléchir à propos d’un événement historique prêt à tomber dans l’oubli…

 

Lucas 605

 

mars 3rd, 2017

« Je pensais que j’allais mourir, je buvais l’eau de la Seine »

Leïla Sebbar se définit comme « une écrivaine dans le siècle » – siècle qui commencerait au milieu du XXe…

« Amel n’a jamais réussi à parler l’arabe mais elle comprenait que Noria et Lalla  parlaient de choses graves et qu’elle repoussaient sans cesse le moment de révéler la vérité à Amel. »

La Seine était rouge: Paris, octobre 1961 est écrit par Leïla SEBBAR en 1999. Ce livre est le récit d’une enquête sur la manifestation des Algériens à Paris le 17 octobre 1961. On retrouve Amel âgée de 16 ans qui cherche à comprendre ce qui s’est passé et qui fera tout pour le savoir. Elle est accompagnée d’Omer âgé de 27 ans, journaliste réfugié qui aidera Amel à retracer les événements survenus lors de ce jour sombre ; et de Louis âgé de 25 ans, cinéaste qui produit un film composé de témoignages, notamment celui de Noria, la mère d’Amel. Celle-ci accepte de se confier, elle n’avait que 9 ans le jour où Lalla l’emmène à la manifestation familiale et silencieuse dont son père était l’un des organisateurs.

C’est à travers ce roman polyphonique que l’auteure racontera cette journée, où des algériens ont été arrêtés, assassinés et jetés dans la Seine. Cette journée où la souffrance, la torture et la mort ont été passées sous silence par l’histoire. L’auteure essaye de nous raconter ce « silence » à la façon d’un documentaire.

J’ai bien aimé ce roman qui nous donne des points de vue divers sur un événement quasi inconnu aujourd’hui: la manifestation pacifique des algériens qui finit dans un bain de sang. Avant d’avoir lu ce livre, je n’avais jamais vraiment  entendu parler du massacre du 17 octobre 1961. En effet, il y avait la volonté de faire le silence de la part des autorités françaises de l’époque. Sur le moment, il y a eu censure de la presse, avec l’empêchement des journalistes à se rendre sur les lieux de détention des Algériens. Et puis des affaires judiciaires ont été closes et ont toutes débouché sur un non-lieu. Une volonté d’oubli judiciaire,  une difficulté à accéder aux archives… tout cela a contribué à ce phénomène d’oubli. Je pense que le fait de nous rappeler qu’un tel événement se soit déroulé est intéressant, d’autant plus qu’on en apprend davantage. Sinon je n’ai pas forcément été  attachée aux personnages puisque le roman vacillait entre différentes époques et donc je n’ai pas eu le temps de m’attacher à eux.

Sophia N. 602

mars 3rd, 2017

Un passé mystérieux

La seine était rouge est un roman écrit par Leïla Sebbar. A Paris, le 17 octobre 1961, c’est bientôt la fin de la guerre d’Algérie. Maurice Papon, préfet de Police, impose un couvre-feu aux Algériens. Le FLN organise alors une manifestation pacifique, qui dégénère. Les policiers attaquent, et des Algériens sont jetés dans la Seine.

A Nanterre, en 1996, Amel est une jeune fille de 16 ans, qui entend quelque fois sa mère et sa grand-mère parler de choses sérieuses, dans la langue Arabe. Amel ne parle pas cette langue, et veut savoir ce que sa mère et sa grand-mère disent. Elle a beau poser des questions aux deux femmes, celles-ci ne veulent pas lui répondre. Elle décide donc  de comprendre ces événements et cette manifestation du 17 octobre et de découvrir la vérité cachée par sa famille, avec Omer, un journaliste algérien réfugié, et Louis, fils de français qui réalise un documentaire sur la guerre d’Algérie.

C’est un beau livre que nous présente ici Leila Sebbar. Mon avis sur ce roman est partagé. Je l’ai apprécié pour plusieurs raisons : tout d’abord, il est très touchant car il parle d’un sujet dur et délicat. Je connais très peu des choses sur ces faits historiques, car c’est une guerre dont on ne parle pas beaucoup dans le cadre scolaire. Ce roman nous plonge dans l’histoire de cette guerre inconnue pour moi et nous la fait vivre à travers les yeux des trois personnages principaux : Louis, Omer et surtout Amel.

L’originalité de ce récit est dans le fait que l’auteur nous live un récit poignant de ce conflit vu par les jeunes générations. Tandis que d’autres ouvrages raconteront la vie de personnes pendant la guerre, celui-ci nous raconte l’histoire de ceux qui la découvrent . Du haut des ses 16 ans, Amel a un point de vu révolté et indigné. Pacifiste, elle cherche à comprendre. Elle sait que sa mère et sa grand-mère ont un secret, et va tenter de le découvrir. Cela va entraîner le lecteur dans sa quête, et nous plonger dans l’histoire de la guerre et dans l’envie de découvrir ce secret. La seine était rouge nous parle des opinions de cette jeune fille, on voit les choses à travers ses yeux. Ce qui me plaît beaucoup dans ce livre est son engagement politique. C’est pour moi une œuvre efficace qui documente et informe, et qui présente plusieurs avis différents grâce à des personnages tout aussi différents.

Cependant, je n’ai pas réussi à me plonger réellement dans ce roman. J’ai trouvé premièrement que la  façon d’écrire était étrange : on se perd entre les personnages, on ne sait plus qui parle ou de qui on parle… Comme si l’auteur essayait de créer un effet de confusion, ce qui est pour moi un gros inconvénient. Si un livre n’est pas clair, et que le fait qu’il soit confus n’apporte rien, la lecture en devient difficile. De plus, il n’y a pas d’actions, ni de réels rebondissements, j’ai donc eu du mal à ne pas m’ennuyer et à continuer à le lire avec plaisir.

Cela reste quand même un livre touchant, un beau témoignage sur cette guerre dont on parle peu.

Sarah, 602

mars 3rd, 2017

Des faits poignants

La Seine était rouge est un roman écrit par Leïla Sebbar et publié en 1999.

Dans ce texte, relativement court, l’auteur laisse parler plusieurs personnages. Ceux qui ont vécu les événements de 1961 et ceux qui, en 1966 cherchent à savoir ce qu’il s’est passé en 1961, Le 17 octobre. Leïla Sebbar lève le voile sur un épisode tabou de ce que fut la guerre d’Algérie en France, le regard que français et algériens posent les uns sur les autres.

C’est un roman qu’il est difficile de résumer en quelques phrases sans doute parce que le sujet est douloureux et pesant.

Amel cherche à découvrir ce que sa mère et sa grand-mère lui cachent, ce qu’elles lui promettent de lui révéler  » au jour dit  » ; mais elle ne veut pas attendre, elle veut savoir. Alors, lorsque Louis, le cinéaste, lui fait visionner un documentaire présentant différents témoignages sur le 17 octobre 1961, Amel se sent perdue, elle veut comprendre… Elle se rapproche d’Omer, un réfugié politique, et tous deux se plongent dans le passé, sillonnant Paris à la recherche de la vérité.

Personnellement, le sujet m’intéressait énormément, l’écriture m’a plu, cependant je reconnais que je n’ai pas réussi à totalement adhérer au récit et je me suis souvent perdue dans le déroulement de ce dernier.

Ceci dit, on doit absolument prendre en compte que ce roman ne manque pas d’intérêt, ne serait-ce que pour son aspect historique et le soin particulier que met Leïla Sebbar à nous transmettre ce passé que nous n’étudions pas dans nos cours d’histoire. Il nous rappelle, si nous l’avions oublié, qu’en pleine guerre d’Algérie, les Français n’éprouvaient généralement que mépris envers les Algériens vivant en métropole et que le racisme dominait bien souvent les relations ; cette intolérance ne pouvait qu’engendrer la violence et a certainement été un facteur important ayant conduit au massacre du 17 octobre.

Il est à noter également que l’auteur ne s’attarde pas sur les tortures et disparitions qui ont marqué ces événements, et ce silence a bien plus d’impact que de vaines transcriptions, rendant ce roman encore bien plus poignant.

Syrine, 602

 

février 18th, 2017

Une journée à ne pas oublier

La Seine était rouge est un roman écrit par Leïla Sebbar en 1999. A travers cet ouvrage, certes court mais très explicite, Leïla Sebbar nous dévoile  un  massacre commis par la police française sur des manifestants algériens durant la guerre d’Algérie, le 17 Octobre 1961, à Paris. Pour dénoncer ce sujet tabou encore aujourd’hui et  l’horreur de cette terrible journée, l’auteure a choisi de raconter l’histoire d’ Amel qui cherche à tout prix à découvrir ce qu’ont vécu ses parents lors de cette période sombre et ce qu’ils lui cachent. Cette jeune fille aura tout le long l’aide précieuse de Louis et de son film documentaire qui permettra de recouper les informations sur ces événements historiques.

Raconter cette histoire est en fin de compte naturel pour Leïla Sebbar. En effet, cette femme est née à Aflou (Algérie) en 1941 et  a passé ses études et la suite de sa vie à Paris  juste après ces événements (1962)  encore bien présents dans les esprits de la communauté algérienne vivant à Paris.

J’ai trouvé ce roman très instructif puisqu’il m’a fait découvrir un moment de l’histoire française dont je ne connaissais pas l’existence et c’est cet aspect du livre qui m’a tenu en haleine jusqu’à la fin.  En effet, avant de savoir la vérité, Amel va devoir être patiente  et ce dialogue dès le début du livre nous le fait comprendre :  » “Tout, non, mais ce qui fait mal, oui. Voilà, je voulais pas te dire que le malheur existe, et tu m’obliges…” “Mais je le sais, tu m’apprends rien. On le voit tous les jours à la télé, on le lit, je le lis dans les livres…” “Dans les livres, à la télé… C’est pas pareil ce que je te dirai un jour, au jour dit, et ta mère aussi.” « . Ensuite l’auteur a retranscrit avec une forte sensibilité ce qu’ont traversé ces familles algériennes vivant depuis ces événements jusqu’à aujourd’hui à Paris. Pour cela elle est passée par de nombreux témoignages en tête à tête, vidéos ou encore photographiques et c’est vraiment lors de ces moments que le récit était le plus intéressant et émouvant. La romancière a donc réussi a raconter l’histoire d’Amel qui cherche à connaître une vérité tout en dénonçant un sujet tabou.

En revanche, la lecture de ce récit est à mon goût assez compliqué et je n’ai pas pris du plaisir à le lire. Je pense que ce style littéraire n’est pas forcément adapté à tous les adolescents. Tout d’abord, on se mélange facilement dans les nombreux dialogues, les personnages peuvent par exemple prendre la parole plusieurs fois sur une ligne.   De plus elle aurait peut-être pu plus développer et moins condenser son écriture pour être par moment plus claire.

Pour terminer, je dirais que ce roman se rapproche d’un documentaire  avec ses nombreux témoignages afin d’avancer sur une enquête. Cet aspect ainsi que les dialogues rendent la lecture compliquée et le livre difficile à finir. je ne conseille donc pas forcément ce livre à tous les jeunes mais surtout aux lecteurs assidus et chevronnés.

Mathieu R. 602

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

février 18th, 2017

Le silence du passé

Amel a seize ans. Elle entend parfois sa mère et sa grand-mère discuter de choses graves dans une langue, l’arabe, qu’elle comprend mal. Quand elle pose des questions, les femmes se dérobent. Avec Omer, journaliste algérien réfugié, et grâce au film documentaire de Louis, fils d’une Française ayant adopté la cause algérienne, elle cherche à comprendre. Amel cherche à découvrir ce que sa mère et sa grand-mère lui cachent aidée de Louis le cinéaste par qui le témoignage arrive, et enfin Omer, réfugié politique, qui dépasse le cadre de l’événement pour évoquer l’histoire algérienne actuelle.

  Amel entend sa mère et sa grand-mère parler en arabe à voix basse. Elle ne comprend pas ce qu’elles disent et quand elle pose des questions personne ne lui répond. Sa grand-mère lui dit simplement : « plus tard…. Un jour tu sauras… »
La première phrase du livre résume bien la situation d’Amel : « Sa mère ne lui a rien dit ni la mère de sa mère ». Si elle n’avait pas rencontré Louis et Omer, elle n’aurait jamais rien su. Amel veut savoir. Elle cherche… Tout au long du livre les chapitres alternent les recherches d’Amel aidée d’Omer et de Louis et des témoignages de cette époque qui sont dans le film de Louis. Louis, son ami a fait un film sur les évènements d’Octobre 1961. Elle l’a vu et même regardé plusieurs fois et elle cherche à tout savoir sur ce qui s’est passé. Elle cherche avec Omer, qui est journaliste, elle ne demande rien à sa famille puisque c’est le secret.
Les témoignages montrent l’horreur et la violence des évènements.
Tout au long du livre, morceaux par morceau, Amel reconstruit l’histoire, découvre l’histoire.

Je n’ai pas aimé ce livre que j’ai trouvé difficile à lire et même long malgré le faible nombre de pages… En revanche, j’ai appris beaucoup de choses sur cette époque et sur ces faits historiques que je ne connaissais pas.
Valentin 602

février 18th, 2017

Le malheur des uns fait le silence des autres

La seine était rouge est un titre très marquant qui évoque une histoire des plus intéressantes : La guerre d’Algérie. C’est une guerre qui, de 1954 à 1962, a opposé l’armée française à des insurgés nationalistes algériens regroupés dans l’ALN (Armée de libération nationale).

Leîla Sebbar, l’auteure de ce livre, est une romancière et nouvelliste née en Algérie et issue de parents de nationalité Algérienne et française. Elle est l’auteur de nombreux romans, nous pouvons citer la trilogie de Shérazade (Stock), Je ne parle pas la langue de mon père (Julliard), Les Femmes au bain (Bleu autour) ou encore Le Peintre et son modèle (Al Manar-Alain Gorius).  Sebbar a donc une bonne bibliographie à son actif. Elle a su revisiter le style classique d’écriture du roman en intégrant le lecteur dans l’histoire pour finalement faire en sorte d’utiliser un style littéraire peu commun.

Nous plongeons dans un récit quasi journalistique avec des témoignages précis qui nous font revivre les évènements avec une grande sensibilité.Les témoins de cet évènement tente de dissimuler le malheur des personnes ce jour là en parlant une autre langue. Nous sommes dans le quotidien d’Amel une jeune fille de seize ans curieuse accompagné du jeune sans papier Omer et de Louis qui cherchent à lever le voile sur la tragédie arrivée au moment de la manifestation d’Octobre 1961; manifestation préparée en secret dû au couvre feu imposé par les Français aux Algériens qui ont décidé de manifester. Ils se lancent sur un chemin parsemé d’indices bien dissimulés; à la poursuite de la mémoire de cet épisode tabou de l’histoire.

Ce roman (ou plutôt cette longue nouvelle) est pour moi une grande découverte. Je m’intéressais beaucoup à la Guerre d’Algérie car je trouvais ça super qu’un peuple réussisse a retrouver son indépendance par ses propres moyens et je dois avouer avoir été surpris lors de la lecture car j’ignorais ces événements.  Leila Sebbar a su transmettre des émotions fortes à travers son histoire frappante, elle relate cette période sombre avec une description très précise des lieux. La façon dont est écrit ce roman me donne l’impression de regarder un film ou un documentaire car l’auteur fait intervenir des témoins racontant leur vision des faits.

Il y a néanmoins dans ce roman des passages assez confus, certaines transitions temporelles sont assez mal faites, ce qui fait que nous nous perdons, prenons par exemple le passage page 88 où nous passons d’un moment ou Noria (La mère d’Amel) raconte ce qu’elle a vécu au présent sans indications.

Cela reste néanmoins un excellent roman que je conseille fortement avec une histoire et une mise en scène aussi magique qu’instructive.

OMARI Elias 602

 

 

 

 

février 12th, 2017

Naufrage dans la Seine

L’auteure de ce roman, Leila Sebbar est une romancière  née le 19 novembre 1941 à Aflou (Hauts-Plateaux), en Algérie.  Elle devient ensuite professeure de Lettres à Paris, tout en se consacrant à l’écriture. Elle est l’auteure d’essais, de carnets de voyage, de récits, de critiques littéraires, de recueils de textes inédits, de nouvelles et de romans. Elle collabore aussi à France Culture pendant une quinzaine d’années, au Magazine littéraire et à La Quinzaine littéraire. Son œuvre est centrée sur l’exil et les relations Orient/Occident.

Le personnage principal de ce livre est une jeune fille nommée Amel, âgée de seize ans, et qui veut absolument savoir ce que se disent sa mère et sa grand-mère en arabe, langue qu’Amel ne comprend pas. Ses deux génitrices disent à Amel qu’elle le saura « le jour dit ». Mais Amel ne veut pas attendre, et part donc chercher ce qui s’est passé.

Tout au long du livre elle va chercher à comprendre ce qui s’est passé. Elle va faire la rencontre de plusieurs personnages qui seront des facteurs importants dans sa quête, notamment Louis qui est un cinéaste et qui lui fait voir un documentaire présentant différents témoignages sur ce qu’il s’est passé le 17 Octobre 1961. Amel est perdue et veut comprendre. Elle rencontre Omer, qui est un réfugié politique, en se rapprochant de lui, tout deux se plongent dans le passé en cherchant la vérité sur la réalité des faits.

Je n’ai pas aimé ce roman que j’ai trouvé horriblement ennuyeux et très long à démarrer, l’auteure détaille et fait durer une scène sur plusieurs pages alors qu’elle aurait pu couper court a l’idée de cette scène est aller directement aller à l’essentiel.

Malgré un thème qui aurait pu faire place à une histoire enrichissante et accrocheuse, l’auteure en a fait un roman monotone et répétitif.  Elle utilise un ton monotone tout au long du roman ce qui en devient lassant et inintéressant.

Je ne conseille donc pas ce roman que je n’ai pas du tout apprécié, je n’ai pris aucun plaisir à lire ce livre.

                                                                                                                                               Thibault Murcia, 602