mars 3rd, 2017

Une gueule de bois cassée

Ce livre raconte  l’histoire de Constantin, surnommé Kostia qui est un vétéran de la guerre en Tchétchénie. Ce vétéran est défiguré par l’attaque de son char. Suite à ces événements tragiques, Kostia va sombrer dans l’alcool pour oublier toutes les horreurs qu’il a vues et vécues. Dans ce livre poignant, nous partons avec Constantin à la recherche de Serioja, qui était son capitaine pendant la guerre. Avec ses compagnons d’armes de Tchétchénie, il recroise la route de son père, dragueur impénitent, jaloux, grande figure absente de son enfance, aujourd’hui remarié et avec de nouveaux enfants. Kostia recommence aussi à dessiner tout en cherchant Serioja. Évitant son propre reflet il va réussir à regarder le monde et, en le représentant, à s’y réinsérer.

Ce goût du dessin qui vient de l’enfance, développé à l’école, grâce au directeur qui s’est rendu compte de son don et le favorise, va renaître au contact des enfants de son père qu’ils retrouvent à Moscou lorsqu’il se lance avec ses amis Pacha et Guena à la recherche de Sérioja, celui qui les a tirés de leur blindé en flammes. A travers le dessin, Constantin va exorciser tous ses souvenirs obsédants et cauchemardesques de Tchétchénie.

Ce livre m’a extrêmement plu, je l’ai trouvé accrocheur et facile à lire. Il se lit d’un trait sans difficulté, on ne verrait presque pas le temps passer. J’ai trouvé ce roman très intéressant, même si j’ai été déstabilisée par la variation des temps entre le présent et le passé, qui m’a parue étrange et qui m’a quelque peu dérangée.

Le roman est écrit à la première personne, avec Kostia pour narrateur. Les épisodes marquant de sa vie (l’accident militaire, les cours de dessin) prennent place de manière inopinée au cours du récit de sa vie. Ce qui peut être perturbateur pour le lecteur est que ces sauts dans le passé ne sont jamais signalés, ni par un changement de paragraphe, ni par un autre signe. Le lecteur est donc obligé de remettre les éléments dans l’ordre, et surtout de replacer l’action dans le contexte qui est le sien. Ce qui est un procédé qui m’a beaucoup plu!

Je conseille donc ce livre à de futurs lecteurs voulant suivre une belle et puissante aventure.

 

Thibault MURCIA 602

 

février 26th, 2017

Dernière gorgée …

Les guerres de Tchétchénie ont fait des ravages, notamment dans les rangs russes comme on peut le remarquer dans le roman de Andreï Guelassimov, La Soif. Guelassimov est un romancier russe né le 7 octobre 1966 à Irkoutsk et il est aussi un auteur engagé. Il est passé par plusieurs fonction avant de s’engager réellement dans la littérature, pour ensuite publier son livre le plus célèbre La Soif. Il ne gagna aucun prix avec ce livre malgré son succès jusqu’à que Dimitri Tiourine reprenne son livre pour en faire un film. Dès la sortie du film, Guelassimov remporta le prix du meilleur scénario lors de la 21ème édition du Festival du cinéma russe à Honfleur.

Dans son livre, l’auteur  évoque plus particulièrement la première guerre de Tchétchénie qui a commencé en 1994 pour se terminer deux ans plus tard. Elle a opposé les forces armées Russes  face aux victorieux Tchétchènes qui voulaient garder leur indépendance. Le premier président de la Russie, Boris Eltsine, avait besoin d’une fulgurante victoire de sa grande armée pour montrer au grand public que la Russie était encore une superpuissance. Lors de son attaque surprise, le président russe s’est vite rendu compte que la tâche était plus compliquée que prévu. Comme a dit un commandant russe:  » Il est impossible de vaincre un peuple. Cela n’existe pas dans l’histoire du monde ».

Kostia personnage principal de l’histoire revient de son service militaire de Tchétchénie. Il a subi un accident avec trois autres soldats, dans leur véhicule. Malheureusement,Kostia se retrouve défiguré et brûlé au niveau du visage, ce qui va effrayer les gens et en particulier les enfants. Il se met alors à boire de la vodka, comme tout russe qui se respecte, pour essayer d’oublier. Kostia boit autant que le vieil homme qui lui a enseigné le dessin lorsqu’il était plus jeune.

Voilà que son passé traumatisant ressurgit lorsque ses anciens camarades de combat viennent le chercher pour retrouver leur camarade disparu depuis qu’il a tardé à sortir du char. Cette dernière aventure va le changer pour de bon.

Ce roman d’aventure court et intense vous  ne lâche pas jusqu’à la dernière page du livre. L’histoire est racontée par Kostia  à la première personne. Ce jeune homme ne s’apitoie pas sur son sort qui l’a infligé d’une gueule cassée. Bien au contraire, Kostia est fier, il se contente plutôt de boire toute la journée, de dessiner et d’envoyer au diable le reste du monde. Sauf sa famille même s’il a eu une dure enfance,sauf ses camarades avec qui il était à la guerre, et sauf  bien sûr sa charmante voisine qui lui demande de faire peur à son fils pour qu’il obéisse enfin. Bien que Kostia ait un fort caractère ou qu’il soit maladroit,bourru, paumé, solitaire, il reste au fond de lui une homme très gentil.

J’ai apprécié l’absence de jugements politique et d’opinion. Du fait que l’auteur aborde d’une autre façon une guerre, l’histoire devient plus intéressante. Comparé à L’Art de Voler d’Antonio Altarriba que j’ai pu lire, l’auteur ici raconte l’aventure de son personnage sans s’attarder sur tous les événements de la guerre. Alors que dans l’Art de Voler il raconte aussi l’histoire d’un homme pendant la guerre mais la détaille beaucoup plus. Ce qui peut être instructif mais aussi plus ennuyeux. Guelassimov dénonce quand même la guerre mais sans employer grands mots.

La soif est une magnifique leçon de vie et d’espoir. Malgré des complications durant son enfance et ses années en tant que soldat. Kostia grandit, devient un vrai homme. Il se découvre même un talent, le dessin.C’est par la suite qui comprend enfin ce que voulait lui dire son vieux  professeur quand il lui demandait de regarder par la fenêtre. Il observait, jusqu’à se rendre compte que le plus important n’était pas ce qu’on voyait extérieurement mais surtout intérieurement. La Soif ne parle pas uniquement de la Russie mais aussi de l’art et de son pouvoir de guérison.

La note d’espoir qui termine le récit donne confiance en l’avenir de Kostia. C’est bien cette satisfaction qu’on ressent lorsqu’on tourne  la dernière page.

C’est un excellent livre, on ne peut que l’aimer. Je vous le conseille vivement.

 

Alexis CLERC 602

février 12th, 2017

40 degrés pour oublier

Le livre La Soif  a été écrit par Andreï Guelassimov qui est un auteur russe de littérature engagée né à Irkoutsk en 1965 . Il a un parcours littéraire après des études de lettres à l’université d’Irkoutsk et à l’université de Moscou, il suit ensuite des cours de mise en scène à l’Institut d’études théâtrales de Moscou. Puis il enseigne la littérature anglo-américaine à l’Université de Moscou, est scénariste pour quelques fictions de télévision, avant de se consacrer entièrement à la littérature. Son premier livre est Fox Mulder a une tête de cochon qui a été publié en 2001. Il a été la révélation des Belles Lettres Étrangères russes en France à l’automne 2004, et son dernier roman vient d’être consacré par le Booker Prize des étudiants.

La première guerre de Tchétchénie entre les Forces armées de la Fédération de Russie et les séparatistes de la Tchétchénie située dans le Caucase du nord russe se déroula de 1994  à 1996 date de l’accord de paix. Après l’éclatement de l’URSS, Moscou doit faire face à l’indépendantisme des Tchéchènes qui ont manifesté la plus vive opposition à la Russie qui ait jamais existé dans l’histoire soviétique. En 1991, la Tchétchénie proclame son indépendance et refuse de signer, en 1992, le traité constitutif de la Fédération de Russie, après avoir adopté sa Constitution dans laquelle elle se considère comme « un État souverain démocratique » avec la suprématie de la Constitution sur son territoire et l’indivisibilité de la souveraineté. Après quelques vaines tentatives de déstabiliser Doudaev et de réimposer son pouvoir sur la république par l’instauration d’un blocus économique et aérien et par le biais de coups de force en soutenant    l’opposition antidoudaevienne, Moscou fait alors intervenir ses troupes.

C’est alors  que l’histoire de ce jeune personnage du roman d’ Andrei Guelassimov  intervient pour nous faire part de son aventure et de son vécu après cette guerre. il se nomme Kostia. Il a été défiguré en Tchétchénie quand son char a été pris pour cible par des snipers boeiviki. Il en ressort vivant mais avec le visage monstrueusement brûlé, il ne peut plus se voir c’est pour cela qu’il enlève tous les miroirs qu’il a chez lui, il terrorise les enfants comme les adultes. Pour pouvoir survivre à ce fardeau il se met à boire de la vodka pour noyer dans l’alcool les souvenirs de son service militaire. Jusqu’au jour où deux de ses compagnons de guerre viennent le chercher pour retrouver un autre de ses camarades, perdu lui aussi. Ils vont donc partir à la recherche de ce quatrième personnage  ce qui va permettre à Kostia de se sortir de cet alcoolisme pathologique.

Mon avis sur ce livre est positif, il m’a plu sur plusieurs points. Tout d’abord il y a l’évocation de la guerre en Tchétchénie par un auteur russe, il y a aussi dans le comportement des soldats russes un mélange d’angoisse et de dérision, nécessaire pour supporter le danger de ce qui les attend. Le roman présente surtout les conséquences de la guerre sur les anciens soldats qui ont des difficultés à se réinsérer dans la société russe. Le deuxième aspect que j’ai apprécié est la rédemption qui s’offre à lui. Pas une rédemption instantanée, mais qui passe par de multiples détails et événements qui changent sa manière de concevoir sa vie. Le retour vers le dessin, et les bons souvenirs du directeur de son ancienne école lui permettent de reprendre pied dans cette société qui a du mal à accepter son nouveau physique. La recherche de son compagnon militaire, présumé disparu, l’oblige à reprendre contact avec sa famille, qu’il avait délaissée. Un autre élément que j’ai aimé c’est la narration. Le roman est écrit à la première personne, avec Kostia pour narrateur. Les épisodes marquants de sa vie prennent place de manière inattendue au cours du récit de sa vie. L’élément perturbateur est que ces sauts dans le passé ne sont jamais signalés, ni par un changement de paragraphe, ni par un autre signe. Le lecteur est donc obligé de remettre les éléments dans l’ordre, et surtout replacer l’action dans le contexte qui est le sien. Une fois compris le mécanisme d’écriture, cela ne pose en fait que peu de difficultés, et donne une vraie unité au récit.

J’ai tout de suite accroché à la lecture de ce livre car dès le début, le lecteur est jeté dans le bain de cette folie russe. La Soif  est un roman non linéaire. Toutes les tranches temporelles se chevauchent ce qui a pour effet immédiat de nous plonger dans cette histoire, une histoire russe mais qui tend à l’universel, sans douleur ni souffrance, sans romantisme, à travers un personnage principal discret mais présenté avec une finesse impressionnante.
Le chapitrage inexistant crée comme une fuite en avant du récit et les passages du présent aux différents passés, sans vraiment d’indication, ajoute au trouble, le nôtre et celui de Constantin. Nous découvrons sa vie, ses ratages, ses envies et, peu à peu, le récit reprend une forme plus linéaire.

                                      Careac Killian 602

 

février 12th, 2017

L’hiver est rude mais l’alcool est russe

Un jeune russe revient de son service militaire de Tchétchénie le visage brûlé après l’attaque de son tank. Pour oublier ce malheur, Kostia, dont le visage fait peur aux enfants, se noie dans l’alcool comme seul un Russe peut le faire et surtout, il dessine. Il dessine grâce à l’enseignement d’un peintre raté qui lui a appris deux choses : boire de la vodka et ouvrir ses yeux sur le monde pour mieux le peindre. Deux de ses camarades soldats arrivent à le sortir de sa misère et l’emmènent malgré lui à la recherche d’un troisième.

Andrei Guelassimov est un auteur russe de littérature engagée. Après des études de lettres à l’Université d’Irkoutsk et à l’Université de Moscou, il suit des cours de mise en scène à l’Institut d’études théâtrales de Moscou. Il devient scénariste pour quelques fictions de télévision, avant de se consacrer entièrement à la littérature.

Je trouve que ce livre rend vraiment hommage aux dessinateurs qui ont un regard différent sur notre monde actuel. Là, dans ce roman, Kostia, de son vrai nom Constantin, retrouve peu à peu le goût de la vie grâce à son envie de dessiner. Cette envie qu’il retrouve en gardant les enfants de son père et en traversant la Tchétchénie. Ce pays ravagé par la Guerre où réside un monde abominable, parsemé de vies tristes et douloureuses.

L’évocation de la guerre en Tchétchénie par un auteur russe est en soi une prise de risque quand on voit ce qui est arrivé à  Anna Politkoskaïa. C’était une journaliste Russe connue pour son opposition à la politique de Vladimir Poutine qui a été assassinée en 2006. En effet, l’auteur a un point de vue Russe et nous laisse entendre que la Guerre n’est pas équilibrée car il nous rappelle plusieurs fois que « les russes se faisaient tirer dessus au sniper sans savoir d’où venait ces tirs ». L’auteur présente vraiment les conséquences de la guerre sur les anciens soldats qui ont des difficultés à se réinsérer dans la société russe. Pourtant, dans ce monde-là subsiste une richesse : le dessin.

Le récit de Kostia débutait sur l’appel au secours de sa voisine Olga lui demandant de venir faire peur à son petit garçon Nikita : « Excuse-moi de toujours t’embêter, me dit-elle alors. C’est que… il n’a peur que de toi… Moi, il ne m’obéit plus du tout. » Et il se termine par le retour vers ce même gamin qui dit à Kostia après qu’il l’ait mis au lit :« Moi je sais. Je sais bien que tu n’es pas méchant. C’est juste ta figure qui est comme ça. »

On voit bien que ce livre donne de l’espoir à ces gens qui ne sont pas comme tout le monde. C’est une belle histoire émouvante car c’est avec les enfants de son père et celui de sa voisine que Constantin se replonge dans son enfance et du coup arrive à dessiner son vrai visage.

Un roman à découvrir, surtout pour les amateurs de dessin.

 

Joffrey, 602

 

 

 

février 12th, 2017

La soif de dessiner

La soif est un roman écrit par Andreï Guelassimov qui raconte l’histoire d’un ancien soldat Russe Constantin qui a  le visage brûlé et qui part à la recherche de Sérojia, un de ses compagnons de guerre.  A travers cette recherche,  l’auteur nous raconte les parties importante de la  vie de Constantin et ce qui à fait qu’il est devenu alcoolique ainsi que comment sa cicatrice est perçue.

Andreï Guelassimov est un auteur russe né en 1966 en Union Soviétique. Il a remporté le prix du meilleur scénario pour son roman adapté au cinéma La Soif  au festival du cinéma Russe, à Honfleur. Il a écrit une dizaine de livres.

Le roman suit une trame principale autour de laquelle l’auteur raconte les moments importants de la vie de Constantin et ses réflexions sur le monde qui l’entoure, même si je trouve que l’auteur à relégué l’histoire principale au second plan pour mettre en avant l’histoire passée et présente de Constantin. Surtout la conclusion finale de l’histoire principale qui est minimisée comme pour dire que tous les protagonistes principaux s’attendaient à cette fin.

A travers ce livre on découvre aussi comment s’est passée la guerre en Tchétchénie pour les combattants par les yeux  d’un soldat ce qui rend cela intéressant. A travers l’histoire de Constantin on voit quelles étaient la mentalité des officiers russes de l’époque et la solidarité qui les liait entre eux.

Pendant tout le livre l’auteur fait des retours en arrière brutaux, ce qui oblige le lecteur à rester concentré tout le long du livre pour ne pas confondre les retours en arrière, les réflexions sur le passé, le présent et l’avenir du personnage principal, et le récit de l’histoire qui met en scène Constantin et ses camarades.

Pour ma part, je trouve que plus on avance dans le livre plus on comprend  l’histoire tragique de Constantin même si à la fin on comprend que la recherche de Sérojia à permit de soulager Constantin d’un poids.

Dans le roman, beaucoup de sujet sont abordés, certains sans  êtres développés, par exemple la transition entre l’Union Soviétique et la Russie qui y est traitée seulement pour rappeler l’histoire et les événements récents de la Russie. Mais on peut dire que le sujet principal est compréhensible dès la lecture du titre, c’est à dire les ravages de l’alcool et plus particulièrement de la vodka qui est une boisson  Russe. Mais ce livre montre plutôt les raisons pour lesquelles le personnage boit mais sans être excessif sur les scènes de beuveries. 

Le personnage principal, Constantin qui est surnommé Kostia, est intriguant car il a beaucoup de talent pour le dessin mais a arrêté de dessiner… Ce n’est que pendant son voyage pour retrouver Sérojia qu’il sera amener à dessiner à nouveau. Quand il se remettra à dessiner, il utilisera un paquet  de feuilles entier pour étancher sa soif de dessin et pendant ses tournées en voiture pour retrouver son ami, il passera ses journées à dessiner.

En conclusion je peux dire que j’ai bien aimé ce roman qui est original et qui se lit assez vite car on a envie de savoir la fin. Je vous recommande donc ce livre qui est destiné à tout type de lecteur même si on aime pas spécialement la lecture de livres réalistes, comme c’est justement mon cas.

 

Mathieu Rieutord 602

 

 

février 2nd, 2017

Une histoire prenante

 

LA SOIF

La soif est un roman d’Andrei Guelassimov, auteur russe engagé. Ce récit a été publié en Russie en 2002 puis traduit en français quatre ans plus tard.

C’est l’histoire de Kostia un jeune russe . Il nous raconte sa vie. Il est rentré de son service militaire en Tchétchénie. Durant ce service militaire, le tank où se trouvaient ses compagnons et lui a été attaqué. L’attaque a provoqué un incendie au sein du tank, ce qui a monstrueusement brûlé le visage de Kostia.

Kostia se met alors  à boire énormément de vodka pour oublier cet accident dont les cicatrices choquent tout le monde.

Il va apprendre la disparition de Sérioja, un de ses quatre camarades qui se trouvaient en Tchétchénie avec lui. Kostia et ses amis décident alors de partir à sa recherche dans de nombreuses villes russes ; de nombreux rebondissements les attendent..

 Je trouve l’écriture de ce roman originale du fait que l’auteur fasse de nombreux retours en arrière durant le récit. Cela nous permet de comprendre de plus en plus le personnage et son histoire. Il raconte l’histoire actuelle puis retourne dans le passé pour raconter quelques moments du service militaire et l’ accident. Il revient à nouveau dans le présent pour ensuite raconter des passages de l’enfance de Kostia.

De plus, les liens qui unissent ces quatre hommes semblent assez forts du fait qu’ils restent amis après ce qui leur est arrivé et qu’ils décident de partir tous ensemble à la recherche de leur ami. Cela peut toucher le lecteur et lui faire apprécier les personnages malgré leurs comportements triviaux par moments; du fait de la soulographie omniprésente pour certains.

Le livre est assez accrocheur, il y a pas mal de suspens, nous voulons savoir s’il vont finir par retrouver leur ami.

La soif est en résumé un roman intéressant, original avec un peu de suspens. Je recommande donc la lecture de ce roman que j’ai apprécié.

Lisa 604

février 2nd, 2017

Un récit qui étanche sa soif.

La Soif est un roman d’Andreï Guelassimov, auteur russe de littérature engagée de 50 ans. Sorti en 2002 et traduit en français par Joëlle Dublanchet en 2004, la Soif est une autobiographie fictive.

Ce récit raconte l’histoire de Kostia, un miliaire russe qui revient brûlé, défiguré par l’attaque de son char. A son retour il sombre dans l’alcool pour compenser sa monstruosité physique. Il s’enferme alors chez lui avec comme seul contact humain sa voisine ; il  l’aide à coucher son fils capricieux  en utilisant son monstrueux physique. Un jour un ancien camarade sonne chez lui et …

Ce roman est intéressant, Kostia nous raconte sa vie, ses épopées de façon très naturelle et réaliste, ce qui permet au lecteur de s’attacher au personnage.

Cependant il fait beaucoup de sauts dans le temps ce qui rend le suivi de  l’histoire difficile et donc de bien comprendre le cadre spatio-temporel, la Russie contemporaine un peu étrange pour nous lecteurs occidentaux.

Finalement si vous avez une soif de lecture je vous conseille de vous abreuver à ce roman.

Malo 604