mars 24th, 2017

Biographie d’Aharon Appenfeld

 

         Aharon Appelfeld              

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Aharon Appelfeld est un  auteur et un poète de nationalité Israélienne. Il est né en Roumanie en 1932 de parents juifs germanophones. Sa mère est assassinée en 1940 par le régime roumain qui collaborait déjà avec l’Allemagne nazie dans le but d’exterminer les juifs.  Il a été arrété avec sa famille en Buccovine pour être déporté en Ukraine dans un ghetto situé à l’Est de l’Ukraine.

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En 1941, il est déporté au camps Transnistria où il resta un an. Puis, il s’échappa du camps et erra pendant des semaines dans les forêts ukrainiennes avant d’être recueilli par une famille de paysans. A la fin de la guerre, il fut pris en charge par l’armée russe et il traversa l’Europe avec des juifs qui voulaient aller vivre en Palestine. En effet, les endroits où embarquer pour ceux qui voulait immigrés là-bas, se situaient dans des grands ports du Sude de l’Europe. Dans le cas de l’écrivain, c’est à Naples qu’il a attendu d’être envoyé vers sa nouvelle terre d’accueil.

Cette histoire l’a inspiré pour écrire « le garçon qui voulait dormir ». Il y raconte l’histoire de Erwin, jeune déporté roumain qui a réussi à s’échapper d’un camp ukrainien et a évité de se faire reprendre par l’armée allemande. Il fut envoyé à Naples à a fin de la guerre pour partir ensuite en Israël. Là-bas, il travailla dans une ferme avec d’autres jeunes.

Appenfeld est un des plus grand écrivain de la langue hébraïque, même si ce n’est pas sa langue maternelle ( qui est l’allemand). Il considère l’hébreux comme sa langue adoptive. L’apprentissage de cette langue est d’ailleurs un des thèmes centrales du livre. Erwin s’en veut de parler une autre langue que l’allemand.

Victor, 604

mars 21st, 2017

Une lecture accessible mais profonde

Le garçon qui voulait dormir est un roman d’Aharon Appelfeld écrit en inspiré des souvenirs de l’auteur.

Le roman met en scène Erwin, un adolescent orphelin, d’origine roumaine, réfugié avec d’autres, dans un camp près de Naples. La guerre est finie, et ce jeune homme a passé la plus grande partie du trajet qui l’a amené à Naples à dormir. Il se réveille à peine pour boire puis il retombe dans un sommeil des plus profonds. Les autres réfugiés, dont certains étaient partisans de le laisser derrière eux, l’ont surnommé « le garçon du sommeil ». Quand il revient à la vie, il reste sujet à des rêveries éveillées et à des rêves intenses, qui alternent avec les entraînements physiques prodigués par Efraïm, qui destine ces jeunes à aller coloniser la Palestine.

Dès les premières pages, j’ai bien aimé l’écriture de l’auteur, il est sensible dans ses propos et le livre devient touchant. Mais j’ai trouvé que la progression de l’histoire est très lente. En effet, le roman est assez court mais on met énormément de temps à rentrer dans le vif de l’action. Pourtant ce livre est quand même une lecture simple, qui interroge fortement sur nos souvenirs, nos valeurs, nos choix, subis ou non.

Tiphaine, 602

mars 21st, 2017

billet d’humeur Le garçon qui voulait dormir

J’ai lu le livre Le garçon qui voulait dormir d’Aharon Appelfed. 

C’est l’histoire d’Erwin un jeune homme qui s’est retrouvé dans un sommeil profond à la fin de la 2de Guerre Mondiale. Il lui permet de ne pas affronter ses peurs et surtout de faire le deuil de ses parents et ses amis… Il a tout perdu. Il sort de ce sommeil à 17 ans et se retrouve embrigadé dans un groupe de réfugiés apatrides avec d’autres jeunes gens de son âge. Vient le temps de la traversée en bateau sur une mer déchaînée, de l’immigration clandestine et de son arrivée dans les montagnes de Judée où ces jeunes sont affectés à la construction de terrasses agricoles. Erwin, comme tous ses camarades, accepte de changer de prénom et s’appelle désormais Aharon. Lorsque la guerre d’Indépendance éclate, ces garçons sont envoyés sur des missions militaires où  Erwin-Aharon fut blessé. Il restera de longs mois paralysé dans un hôpital, les opérations chirurgicales rythmeront son séjour. Lors de son hospitalisation, il renouera avec le sommeil et par conséquent son passé. Le temps s’écoule et un dilemme s’offre à lui. Va-t-il abandonner ses nouveaux principes pour mettre ses pas dans ceux de son père disparu en devenant l’écrivain que celui-ci rêvait d’être?

 Le fait que cela pourrait être une histoire vraie m’a interpellée. L’émotion communiquée au lecteur par ce roman est pour moi décuplée puisque cela pourrait réellement arriver. On avance dans l’histoire avec un constant rapport entre le passé et le présent ce qui nous permet de suivre le déroulement et de comprendre pleinement les enjeux de ce récit. On peut donc prendre part à la bataille à laquelle le personnage principal se livre tout au long du roman. Cette oeuvre littéraire nous fait voyager ( la Palestine, l’Israël, l’Italie, L’Europe..) et nous fait découvrir des cultures, des coutumes différentes. Enfin Le personnage principal, un peu naïf au début, finit par affronter  la réalité qu’il fuyait.  On voit donc à la fois son évolution physique et psychique. Cela nous permet à tout âge de nous identifier à ce personnage.

Pour moi c’est un récit dur car il est très sombre. Dans certains romans c’est un défaut mais ici c’est une force. Il donne à réfléchir sur le sens de la vie. Nous voyons aussi le réel pouvoir de l’espoir . Ce roman m’a beaucoup plu.

Safia  605 

mars 8th, 2017

Un livre qui ne vous endormira pas ….

Un Roman émouvant par son écriture sobre et simple.

Le roman Le Garçon qui voulait dormir, est un roman de Aharon Appelfeld.  On peut voir dans ce livre une tentative d’autobiographie avec  des événements vécus par l’auteur lui même.

On suit la vie d’un jeune homme qui se nomme Erwin. Il sort de la guerre, la seconde guerre mondiale.  Le trajet qui le ramène des camps  il l’a passée à dormir d’où son nom que lui donne les gens qui l’ont aidé :  » Le Garçon du sommeil « . Après, cette Guerre il essaye de sortir de ce sommeil et de cette  errance.  Il se rend compte qu’il a tout perdu : sa famille, sa langue …
Il va Se forger une nouvelle vie avec un groupe de jeunes hommes qui comme lui repart à zéro. Ce Nouveau Départ est fait de façon stricte quasi militaire par un instructeur  qui cherche des hommes pour partir en Terre d’Israël. Cette formation lui vaut beaucoup de reproches de ses anciens camarades -  pour ces derniers Erwin les trahit … Erwin abandonne son Nom et son Prénom,  sa langue. Il part en mission militaire et se blesse gravement, va- t-il s’en sortir ?
Un Livre très prenant !

Ce roman permet de s’instruire sur l’Etat juif. Ces Jeunes hommes changent  toute leur vie et recommencent  à zéro.
L’auteur qui lui même est juif est le mieux pour parler de ce sujet.

Hugo 604

février 12th, 2017

La sieste à tout prix

Ce roman intitulé Le Garçon qui voulait dormir a été écrit par Aharon Appelfeld. Ce dernier est né en 1932 à Czernowitz en Bucovine. C’est un romancier et un poète israélien, mais il est aussi professeur d’université. Il est considéré comme l’un des plus grands écrivains hébraïques de la fin du XXème siècle. Déporté dans un camp de concentration à l’âge de huit ans, il s’en évadera quelques mois plus tard.

A travers ce roman il va tout simplement nous raconter sa vie.

Au début de l’histoire, nous ne connaissons rien de la vie du jeune homme qui est le personnage principal, à part une seule chose, il ne cesse de dormir. En effet, sa vie est rythmée par ses siestes à répétitions, cet adolescent est atteint de la maladie de l’ivresse du sommeil (l’hypersomnie idiopathique). Au premier chapitre encore, nous savons qu’il vient d’arriver d’un périple « je passais de train en train , de camion en camion, de carriole en carriole » nous comprenons ainsi qu’il vient d’être déplacé d’un camp à la fin de la seconde guerre mondiale.

Ce qui est intéressant dans ce roman, c’est que nous apprenons des choses sur le personnage ainsi que sur sa vie en avançant de plus en plus dans la lecture. D’autant plus que le narrateur est le personnage principal qui nous raconte l’histoire, cela nous permet de nous immerger entièrement dans le roman et de vivre son histoire comme si c’était la nôtre.

J’ai bien aimé ce livre et  j’ai adoré revivre ce moment historique à travers ce personnage qui aura connu des choses que seules les plus vieilles personnes connaissent, j’espère aussi pour l’humanité que jamais une chose comme celle- là ne se reproduira. C’est ainsi que je vous le conseille car il suscitera chez vous un énorme engouement si vous aimez tout ce qui est en rapport avec des faits historiques ou bien encore si vous appréciez  être projeté dans l’histoire car ce livre est intéressant et facile à lire, même pour un lecteur de niveau faible.

 

Quentin V, 602

 

février 12th, 2017

L’illusion du rêve

              « A quoi bon se réveiller si personne ne vous attend ? ». C’est à cette problématique qu’est confronté Erwin, jeune homme juif de 17 ans ayant survécu aux camps d’extermination de la seconde Guerre Mondiale mais ayant perdu ses parents.

              Le garçon qui voulait dormir a été écrit par Aharon Appelfeld, écrivain israélien ayant lui même été déporté et ayant survécu aux camps d’extermination. Aharon Appelfeld est né de parents juifs en 1932 en Bucovine (région rattachée à la Roumanie à l’époque) et a été déporté en 1940 dans un camps de concentration d’Ukraine d’où il est arrivé à s’évader. Il est ensuite parti vivre en Israël en 1946 après la Guerre et est devenu écrivain. Certains de ses romans ont été traduits dans le monde entier comme Histoire d’une vie qui a reçu le prix Médicis étranger en 2004.

               Appelfeld nous fait vivre l’histoire d’un garçon qui veut sans cesse dormir à la fin de la Guerre. Ce jeune homme entre dans un groupe de réfugiés à Naples qui s’entraînent physiquement et apprennent l’hébreu sous le commandement d’Efraïm  pour rejoindre Israël. Erwin rejoint donc Israël mais la guerre est présente et il doit rapidement prendre les armes pour son nouveau pays. Il est blessé à la première offensive et transféré à l’hôpital où commence son combat pour pouvoir remarcher. Le docteur Winter fait tout pour aider Erwin,qui s’appelle désormais Aharon, à remarcher. Le jeune homme se plonge régulièrement dans un profond sommeil dans lequel il retourne (en rêve) chez lui, en Bucovine. Pendant qu’il est à l’hôpital nait en lui le désir de devenir écrivain comme son père et se met alors à recopier des passages de la Bible pour mieux apprendre l’hébreu. Il finit par remarcher à la fin du roman et a son propre appartement.

             Le roman nous fait vivre l’histoire révoltante et touchante d’Erwin qui a tout perdu quand la Guerre est arrivée. Aharon Appelfeld nous fait part des difficultés des réfugiés à se reconstruire alors qu’ils ont bien souvent perdu tous leurs proches. C’est le cas d’Erwin qui a perdu toute sa famille dans les camps. Il commence par nier l’évidence et pense qu’il ira rejoindre ses parents dans la maison qu’ils occupaient avant les Ghettos. Il se réfugie dans son sommeil où il peut rêver qu’il est revenu dans sa maison, parler à ses parents et jouer avec son chien. Dans ses rêves, il se souvient aussi de moments qu’il a vécus avant la Guerre, des moments où tout était en ordre et où il était heureux avec sa famille. Il a vécu l’enfer et maintenant qu’il doit se reconstruire il n’a plus rien à quoi il pourrait se raccrocher; alors il rêve.

                 Quand vient sa blessure et qu’il ne peut plus marcher, il fait preuve d’une combativité inattendue. La persévéranced’Erwin dans sa volonté de remarcher, toujours intacte après un mois de convalescence alors qu’il ne fait que de très faibles progrès, m’a beaucoup plu. Malgré tout ce qui a pu lui arriver, il continue à se battre pour retrouver ses jambes. Appelfeld vous montre qu’au-delà de tout ce qui peut vous arriver de difficile à affronter, vous devez vous battre et continuer à croire en la vie.

                Au fur et à mesure du roman il devient de plus en plus clair pour Erwin qu’il ne reverra jamais ses parents. Erwin se plonge alors progressivement dans l’écriture et commence à recopier des passages de la Bible. L’écriture est un outil pour sa reconstruction et lui permet d’avoir un but dans sa vie, devenir écrivain. C’est indispensable pour lui d’avoir un objectif à accomplir pour pouvoir continuer à vivre.

                  Ce qui m’a beaucoup  plu dans ce roman, c’est le fait que l’auteur sait de quoi il parle, il a lui même vécu l’enfer des camps, s’en est échappé et a rejoint Israël après la Guerre. Le garçon qui voulait dormir reflète tout l’engagement d’Aharon Appelfeld et il prend encore plus de sens quand on sait que l’auteur avoue que ce garçon qui voulait dormir, c’est lui. « Comme Erwin j’ai fait l’expérience du sommeil profond. Comme lui, j’ai compris que je ne pourrais jamais plus communiquer avec mes ancêtres dans ma langue maternelle devenue celle des assassins » a dit Appelfeld dans une interview. L’auteur s’appelait d’ailleurs Ervin à sa naissance. Appelfeld a aussi dit « Écrire c’est faire surgir des choses de l’oubli » et c’est pour ce côté là que j’ai apprécié son roman.

                  Pour conclure, Le garçon qui voulait dormir est un très bon roman qui vous fait revivre la reconstruction mentale et physique d’Erwin après avoir été déporté pendant la Guerre et avoir perdu ses parents. L’auteur nous fait vivre le temps de cette lecture ce qu’il a enduré et la façon dont il s’est relevé. C’est un roman à lire absolument !

Guillaume C, 602