novembre 27th, 2012

Critique de « Retour de Jim Lamar »

Je vous conseille de lire le retour de Jim Lamar: une histoire mêlant contexte historique et amitié interdite entre un enfant et un survivant de la guerre du Vietnam. Ce dernier renié par les habitants de son village natal va réussir à se lier d’amitié avec un jeune adolescent enivré par ses récits de guerre. Cet adolescent entretient des relations conflictuelles avec les adultes: son père refuse qu’il se lie d’amitié avec Jim, son oncle un alcoolique, susceptible et sans gêne va même tenter de le tuer. Ce roman est prenant et se lit facilement sans que vous vous essouffliez. Cet ouvrage fut mon coup de coeur de ce prix. Bien que le personnage soit jeune, le lecteur peut tout de même s’identifier à celui-ci ce qui permet une lecture très simple et accessible à tous. Les dernières pages furent mes préférées grâce à l’émotions qu’elles apportent.

Rémi

novembre 25th, 2012

Le retour du héros indésirable…

Le retour de Jim Lamar est un livre écrit pas Lionel Salaün paru le 19 août 2010.

 

L’histoire se passe à Stanford une petite ville calme un peu isolée du reste du monde, où le simple fait d’être d’une autre ville faisait de toi un étranger.

« Quand je dit étranger, je ne veux pas parler des habitants de pays autre que les Etats-Unis, comme le Canada ou le Mexique, et moins encore de ceux de la vieille et lointaine Europe que bon nombre de gens d’ici auraient été bien en peine de situer sur une carte [...] Non par étrangers j’entends des types de l’autre rive du Missisipi, sans même aller jusqu’à l’Iowa ou l’Illinois, des gars d’un autre comté, des gens pas comme nous, des gens d’ailleurs, des étrangers quoi! »

Jim Lamar est envoyé faire la guerre du Vietnam, il y survit et retourne en Amérique, mais pas à Standford. Un matin de mai, treize années plus tard, il finit par revenir à Stanford. D’abord pris pour un squatteur puis ensuite pour un « zombie » par les gens du village, il n’était même pas consideré comme un être humain.

Le jeune Billy parti à la chasse avec son cousin Humph tombe nez à nez avec Jim Lamar qu’il prirent pour un ours : ils s’enfuirent. Son cousin n’hésita pas à laisser tomber Billy. Blessé, Billy fut soigné par Jim et de là commence leur complicité.

 

Ce livre nous montre la haine qu’il ont envers Jim pour être revenu si tard à Standford et celle envers ceux qui osent juste l’accepter. C’est une histoire intrigante.

 

Robin 611

novembre 20th, 2012

le retour de jim lamar

Le roman ,Le retour de Jim Lamar raconte l’histoire d’un homme qui 10 ans après avoir fait la guerre du Vietnam revient dans sa petite ville natale de Stanford qui est située près du Mississippi. De retour dans sa ville, il retrouve la ferme de ses parents qui sont morts. Les habitants ne se réjouissent pas de son retour du fait qu’ils ont dépouillé sa maison.  Jim a  commis des atrocités durant la guerre  malgré tout il se lie d’amitié avec un jeune garçon.
L’auteur Lionel Salaün a reçu le Prix des Lecteurs du Télégramme

 

Afif,609

novembre 9th, 2012

Le retour d’un fantôme indésirable

« Y’a quand même une chose que tu dois savoir. Y’a trois sortes de gars qui sont revenus de là-bas : les vivants, les morts, et les morts-vivants ! Et quelque chose me dit que Jim Lamar fait partie de la troisième catégorie … »

Après la fin de la guerre du Vietnam, tous les soldats ayant survécu rentrent chez-eux.  À Stanford, une petite ville située sur les abords de l’éternel Mississipi, deux parents attendent, eux aussi, le retour de leur bien aimé fils. Ils ont le temps de mourir, tous les deux, pour que 13 ans plus tard, Jim Lamar revienne occuper les lieux maintenant hantés de la ferme familiale.

Est-ce vraiment lui ? Est-il réellement vivant ? La ferme lui revient-il de droit ? Les questionnements des habitants de la bourgade sont nombreux. Il faut dire qu’ici, à Stanford, on aime pas les étrangers, ceux qui viennent de loin. Ceux qui reviennent de loin. Il est de trop, il occupe cette ferme, maintenant pillée, dont nombreuses familles voulaient devenir acquéreurs.

Bill lui aussi a 13 ans, et il va se lier d’une amitié improbable avec le fantôme d’une époque révolue, d’une guerre qui marque les âmes des survivants au fer rouge, et qui les damne à jamais.

Jim fera preuve d’une abnégation sans faille et racontera toute son histoire au jeune Bill.

« Jimmy avait vécu des évènements dont personne n’avait la moindre idée, traversé un océan de feu où beaucoup s’étaient abîmés, côtoyé des destins liés à celui de la Nation, forgé ses convictions sur l’enclume de la guerre, de la détresse, et de la fraternité. »

C’est cette succession de très longs monologues qui donnent toute sa saveur au livre. Lionel Salaün joue avec les émotions du lecteur. Tantôt pitié, tantôt une pointe d’humour, tantôt de la haine pour cet oncle fétide dont Bill veut à tout prix se débarrasser.

Mais on apprendra plus tard, quand la ferme de Jim sera brûlée déjà depuis 20 ans, que Jim n’a pas simplement raconté son histoire à ce jeune enfant de Stanford qui rêvait d’évasion, amoureux du Mississipi. Il l’a aussi fait grandir, tellement haut, qu’il dépasserait le commun des mortels.

Robin,  611