mars 24th, 2017

Obioma, Un auteur insolite !

CHIGOZIE OBIOMA

Né dans une famille de douze enfants, Chigozie Obioma est fasciné par la mythologie grec et les grands auteurs anglais comme Shakespeare, John Milton, et John Bunyan .

Il publiera son premier roman intitulé Les Pêcheurs en 2015 qui, très vite repéré par les critiques littéraires, devient lauréat du Prix Booker la même année. Son « chef-d’oeuvre » sera traduit dans 22 langues différentes et obtiendra également le prix du premier roman du journal Guardian et le prix des « nouvelles voix Afrique et Moyen-Orient » du journal Financial Times. Son oeuvre recevra ensuite bien des récompenses élogieuses.                                                                                       

Obioma indique que, en plus d’être un hommage à ses frères et sœurs, le roman a pour but de construire un portrait du Nigeria à un moment décisif de son histoire (les élections présidentielles annulées de 1993). Il a commencé à écrire le roman en 2009 alors qu’il vit à Chypre pour obtenir son baccalauréat et accéder à l’Université Internationale.

L’idée du roman lui est venu lorsqu’il réfléchissait sur la joie de son père à la liaison croissante entre ses deux frères aînés qui, enfants, avaient maintenu une forte rivalité qui parfois aboutissait à des bagarres.

Quand Obioma a commencé à penser à ce qui aurait pu se produire de pire à ce moment -là, l’image de la famille Agwu est venu à lui.

Puis il a créé Abulu en tant que facilitateur de conflit entre les frères.Sur une note thématique plus large, Obioma voulait que le roman puisse commenter la situation socio-politique du Nigeria: le prophétisme fou (ici étant les Britanniques), et les bénéficiaires de la vision étant le peuple du Nigeria (trois grandes tribus qui cohabitent pour former une Nation) .

Obioma termine son livre en 2012, date à laquelle il obtient une maîtrise en création littéraire à l’Université du Michigan. Il est récompensé aux Etats-Unis par le Prix Hopwood de la fiction (2013) et de la poésie (2014). Il enseigne aujourd’huila littérature Africaine à l’Université du Nebraska.

 Yacine 604

Sources:

Muafroweek.com: http://myafroweek.com/chigozie-obioma-parle-de-ouvrage-pecheurs/

Wikipédia: https://en.wikipedia.org/wiki/Chigozie_Obioma

 

mars 12th, 2017

Les pécheurs maudits

 « Notre mère était une fauconnier: Celle qui veillait, postée sur les collines, pour repousser tous les maux qui semblaient menacer ses enfants. Elle possédait un double de nos âmes dans les poches de la sienne, et pouvait aisément flairer les problèmes encore en gestation, comme les marins discernent l’embryon d’une tempête à venir. »

Les pêcheurs est un livre paru en 2016. Son auteur, Chigozie Obioma est né dans une famille de douze enfants en 1986 au Nigéria. Obioma a fait des études supérieures à Chypre, où il obtient une bourse et un poste d’enseignant. Il publie alors son premier roman intitulé Les pêcheurs. Il enseigne aujourd’hui la littérature africaine.

Nous retrouvons ici un famille de six enfants dont les personnages principaux sont: Ikenna le grand frère, Boja, Obembe et Benjamin le narrateur. C’est une famille comme une autre qui, du jour au lendemain, se retrouvera plongé dans la malédiction. Lors du retour d’Eme, le père muté à Yola, il sera trop tard… Le mal sera déjà fait.

Quelle est la malédiction ? – la mort.  Comment la prophétie détruit-elle cette famille ?

Tout ceci commence le jour où l’absence de la figure paternelle a donné la malheureuse idée aux 4 frères d’aller pêcher près d’un fleuve maudit. Cette désobéissance est à la base du drame qui va se jouer. La rencontre d’un fou nommé Abulu, dont les prophéties sont redoutées, va installer un poison mortel dans cette fratrie et plus tard dans la famille.

Je trouve que ce roman est le mélange parfait entre le sentiment d’appartenance à une fratrie, les contes africains avec leur spiritualité et leurs superstitions, et le côté thriller qui donne mouvement à ce livre grâce au suspense. Le tout dans le cadre d’une situation économique et politique variable (pénuries, guerre civile…).

Ce livre est d’autant plus intéressant car il est raconté par Benjamin le petit frère, qui subit l’action. Il n’a que 9 ans lors des faits, ce que nous ressentons dans la façon de raconter car souvent les pleurs et la peur sont présents mais dès le lendemain, ils sont « oubliés ». En effet, Benjamin fait des allers-retours dans son récit sur les sorties avec ses frères dans un meeting de l’opposition gouvernementale, son envie de rejoindre son oncle au Canada, le match héroïque des footballeurs au JO d’Atlanta…

Pour conclure je pense que c’est un livre à lire absolument, car il est très intéressant et sa lecture est très agréable. Je le recommande fortement.

 Sophia N.

mars 8th, 2017

Une fratrie au destin tragique…

Cette histoire se passe au Nigeria au début du XXIème siècle, elle met en scène quatre frères unis. Le lecteur va les voir grandir et se transformer. Un beau jour, alors qu’ils étaient partis pêcher au bord du  fleuve du village, malgré l’interdiction de leurs parents, ils ont fait la rencontre  d’un homme, nommé Abulu. Cet homme va délivrer une prophétie funeste au plus âgé des quatre frères, Ikenna. Les quatre frères vont alors vivre dans la peur que cette prophétie se réalise…

J’ai beaucoup aimé ce livre, où la fratrie va essayer d’échapper à la réalisation de cette terrible prophétie. Le lecteur va voir cette fratrie se déchirer et se séparer. Cette histoire est touchante car ce sont des enfants qui subissent leur destins. Au début, le livre semble long à lire mais l’histoire est captivante. Et, contrairement à certaines lectures, j’ai trouvé cela difficile de sortir de ce livre. En effet, il permet de faire découvrir un pays, une culture, des habitudes, que nous, lecteurs occidentaux, ne connaissons pas forcément.

Je conseille  vivement de lire ce livre qui, je trouve, est l’un des meilleurs de ce prix littéraire.

 

 

 

Soren, 604

mars 4th, 2017

Les pêcheurs, frères ennemis ?

Les pêcheurs est le premier roman de Chigozie Obioma ( écrivain nigérian ) paru aux Editions de l’Olivier en 2016 . Les éditions de l’Olivier est une maison d’édition française créée en 1991 par Olivier Cohen  .

« Lorsque j’y repense aujourd’hui, je comprends que c’est lors d’une de ces expéditions que notre vie, notre monde a changé. Car c’est bien là que le temps s’est mis à compter, au bord de ce fleuve qui fit de nous des pêcheurs. »

Une vie de famille si paisible … , malheureusement il n’en sera plus question. Vous devez vous demander de quelle famille je parle et qu’est- ce qui s’est passé bien évidemment ? Eh bien, de la famille Agwe dont sont issus la fratrie des quatre frères : Benjamin , Obembe , Ikenna et Boja .

C’est à travers le regard  du cadet Benjamin , que l’auteur nous dépeint la tragique histoire de cette famille qui avait tout pour être heureuse jusqu’au jour où l’aigle ( le père ) prit son envol …  Profitant de son absence, les quatre frères inséparables commettent l’irréparable , ils décident d’aller pêcher au bord du fameux fleuve  d’Omi-Ala  réputé pour être maudit. Malheureusement pour eux rien ne se passe comme prévu ils croisent le chemin du » fou  » Abulu dont les prophéties sont redoutées… C’est à  partir de ce moment que  le processus d’autodestruction sera lancé, la descente aux enfers est inévitable. Lors du retour de l’aigle à son nid , il sera déjà trop tard .

J’ai beaucoup apprécié ce roman, par son style d’écriture très intéressant qui happe le lecteur dès le début mais aussi par l’exotisme qui nous fait totalement voyager. La comparaison des personnages du roman à des animaux m’a beaucoup plu,  cela rajoute de l’originalité au livre: la mère est comparée à une  » fauconnière « ,  le père à un  » aigle « , Ikenna à un » python » … Le mélange entre  contes africains et thriller crée une véritable osmose, ce qui est dépaysant .

Une chose est certaine, avec ce sens de la tragédie, et l’exotisme de l’ethnie igbo à laquelle appartient l’auteur et les personnages, vous serez complètement happés par cette extraordinaire histoire, la puissance de ce livre va vous laisser bouche bée.  Je vous le recommande fortement en espérant que vous allez autant l’apprécier que moi!

 

Maeva Rabhi , 602

février 18th, 2017

Pêcheur, un métier à risque

« Les Pêcheurs » est un roman écrit en 2015 par Chgozie Obioma qui raconte la vie très mouvementée de quatre frères résidant au Nigeria: Ikenna, Benjamin (qui est le narrateur ) , Obembe et Boja. Obioma est un écrivain nigérian issu d’une famille nombreuse de onze enfants. Grâce à ce livre, il obtient en 2015 le premiers prix Guardian et le prix des nouvelles voix Afrique et Moyen Orient du Financial Times.

Dans cet ouvrage, le narrateur raconte une terrible tragédie qui a frappé sa famille et ses trois frères . Cette famille vivait paisiblement dans une ville du Nigéria . Les quatre frères étudiaient dans une école près de chez eux avec l’ambition de faire de nombreuses années d’étude et d’avoir un bon travail, comme le souhaitait leur père. Un jour, leur père leur annonce qu’il devait quitter la ville à cause de son travail et qu’ils devraient vivre seuls avec leur mère. A compter de ce jour, ils décident par hasard de devenir pêcheurs . Chaque soir après les cours, ils partent pêcher dans le lac d’Omi-ala, un lac interdit et maudit. Un jour alors qu’ils étaient en train de pêcher , un fou dénommé Abulu leur lance une malédiction qui par la suite va bouleverser la vie de toute cette famille.

L’histoire racontée dans ce livre est très intéressante et assez émouvante. On a l’impression de vivre l’histoire avec le narrateur et d’être à sa place. Ce livre présente aussi une forme de morale pour les jeunes qui n’écoutent pas les conseils donnés par les plus âgés, avec ici la désobéissance des frères envers leur parents qui leurs interdisaient d’aller près de ce lac qui a causé leurs ennuis. L’amour des parents envers leurs enfants est assez fort dans ce livre et est beaucoup montré notamment lors du passage relatant  un assassinat et un procès impliquant un des frères . On ressent beaucoup d’émotion à ce moment du livre. Au bout d’un moment on peut aussi ressentir de la frustration envers cette famille qui, malgré l’envie d’empêcher la malédiction de se produire, va la subir de façon inévitable et cela prendra donc la forme d’une tragédie.

Ma seule critique sur ce livre est que le portrait de chaque personnage est assez long pour moi, il prend un chapitre pour chacun d’eux. Je vous conseille fortement de lire ce livre qui , je pense, vous intéressera énormément. Ce roman est très bien écrit et d’une lecture assez facile.

Moi qui suis très critique habituellement sur les romans que je lis , je n’ai trouvé que peu de réserves à faire car tout m’a semblé intéressant . La deuxième partie du livre m’a encore plus entrainé et m’a fait rapidement terminer ce roman.

Kamel M 602

 

février 18th, 2017

Les pêcheurs, une vraie pépite africaine

Les pêcheurs est un roman de Chigozie, né en 1986 qui est un écrivain nigérian. C’est à 29 ans que l’écrivain nigérian se retrouve sur le devant de la scène littéraire internationale depuis que son premier livre le roman Les pécheurs figure sur la liste finale du prestigieux Man Power Prize.

 L’histoire est narrée par Benjamin, un jeune garçon possédant 4 frères et 1 sœur. C’est en Janvier 1996 que leur vie va basculer. Après les cours, les 5 frères profitent de l’absence de leur père pour pécher au bord du fleuve Omi-Ala avec leurs amis, ils y font la rencontre du sorcier Abulu qui lance une malédiction sur un des frères. Mais quelle malédiction peut être assez forte pour briser une famille aussi soudée ?  Après avoir lu ce puissant roman sur la fraternité, l’Afrique, ses croyances et ses superstitions, j’ai fortement été marquée et touchée par la tragique histoire de cette famille, et vous le serez aussi certainement.

Après une après-midi de pêche, sur le chemin pour rentrer chez eux, les 5 frères croisent le sorcier Abulu qui lance sur Ikenna, l’aîné, la terrible malédiction : il sera assassiné par un pêcheur. Cette prophétie va changer le comportement d’Ikenna envers ses 4 frères Boja, Obembe et Benjamin (le narrateur) et leur mère, jusqu’au dénouement. L’auteur introduit du suspense dans son récit, ce qui  incite à continuer. La lecture n’est pas déplaisante bien que le roman puisse paraître sombre et horrifiant, donnant de l’angoisse et parfois des frissons… Cependant, il ne faut pas oublier que c’est Benjamin le narrateur de cette histoire, un jeune garçon possédant de nombreuses peurs qui peuvent vite être oubliées le lendemain.

J’ai énormément apprécié ce roman qui m’a beaucoup touché, tant par le style d’écriture et l’originalité des chapitres qui donnent des noms d’animaux à chaque personnage:  « l’aigle » pour le père de famille, qui promet un bel avenir à chacun de ses 6 enfants ; « la fauconnière » pour cette mère « qui veillait, postée sur les collines, pour repousser tous les maux qui semblaient menacer les enfants » ; « le python » pour Ikenna l’aîné, un meneur coriace de fratrie qui subit directement la tragédie qui touche ensuite et détruit sa famille ; « le parasite », Boja le deuxième des frères, le suiveur loyal d’Ikenna ; « le limier », Obembé le numéro 3 de la famille, « un questionneur, un investigateur, qui lisait énormément pour se nourrir l’esprit » ; « la phalène […] fragile créature qui se prélasse dans la lumière, mais ne tarde pas à perdre ses ailes et à tomber au sol », c’est Benjamin, le jeune narrateur de cette histoire qui semble tout juste sorti de la maternelle ; et « le fou » Abulu, homme vagabond, affreux prédicateur capable d’ébranler la vie sociale de ce quartier d’Akure au Nigéria.

Ce roman nous donne une nouvelle vision sur la solidité des liens familiaux et sur l’importance de la famille qui rend le récit extraordinaire et nous emmène dans une Afrique que nous ne connaissons pas forcément. Ce premier roman est une vraie pépite de Chigozie Obiana, un livre  très bien écrit. Je n’ai pas du tout été déçue par la littérature nigérienne et je relirai volontiers d’autres livres de cet auteur ou d’autres écrivains nigérians semblables à Chigozie Obiama.

Lara Bassols, 602

 

février 12th, 2017

Le péché des pêcheurs

Quatre frères soudés comme les doigts de la main, que rien ne sépare. Une famille nigérienne, un seul malheur, plusieurs morts !  Mais quel malheur ? Venez découvrir la malédiction du vieux fou qui chamboulera la vie de cette famille dans le péché et la tristesse.

Le roman d’ Obioma partage le drame d’une famille Nigérienne à travers les yeux d’un jeune enfant, Benjamin. Ce personnage est le cadet des quatre frères: Ikena, Boja et Obembe . On découvre sa vie et ses sentiments au sein de sa famille. L’auteur nous plonge donc dans l’aventure de quatre enfants qui cherchent à occuper leurs temps en jouant au foot, en pêchant. Des enfants normaux… jusqu’au jour où un vieux fou vient leur annoncer une malédiction, « Tu mourras… ». L’auteur nous tient en haleine autour de cette malédiction et maintient le suspense jusqu’aux bout rendant le texte plaisant à lire et pas du tout lourd! Les chapitres sont introduits de manière originale puisque les thèmes des chapitres sont liés à des animaux: « Notre mère était façonnière ».

Ce roman réaliste est écrit comme un roman autobiographique, par moment, on oublie même que le roman est fictionnel. En effet, Obioma est nigérien, il se pourrait, je pense, qu’il  raconte des expériences qu’il a vécues. Notamment sur le plan historique dans les années 90 où l’instabilité politique laisse place à des massacres dans les rues:« Une  émeute, ils sont en train de tuer des gens ».

Mon avis à ce propos est que le roman n’en est que plus touchant et enrichissant . 

Fabien  602