janvier 29th, 2015

Notre réflexion : un bon roman selon les lycéens, c’est…

 

Nous avons essayé de définir plusieurs critères qui représentent nos préférences de lecture.

Pour le genre du roman , une adaptation originale d’un classique de la littérature , comme dans Meursault, Contre-Enquête, ou un fait d’actualité sont en général bien perçus.

Les personnages qui sont le plus appréciés sont ceux qui ont une vie originale , un destin extraordinaire. Nous aimons aussi plonger dans la mémoire du personnage : un récit ponctué par des analepses permet de revenir dans son passé, comme dans Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, ou  La 5ème vague.
Pour ce qui est du récit, une histoire avec un thème léger qui divertit le lecteur lui permet d’apprécier la lecture. Pour d’autres, le fait de mêler litterature et un autre thème, la science par exemple, comme dans La formule préférée du professeur, augmente l’intérêt de la lecture.
En ce qui concerne l’écriture, la simplicité et la fluidité rendent le livre plus attirant.
Les lecteurs aiment se sentir déroutés par l’intelligence hors du commun d’un personnage ou encore être transportés dans un autre monde. Nous aimons bien percevoir le point de vue qu’exprime l’auteur sur le monde, comme Kamel Daoud, dans son livre Meursault, Contre-Enquête.

 

Rayan, Gines , Johan , Nathan, 601

janvier 21st, 2015

Kamel Daoud, l’écrivain et journaliste Algérien

Biographie

Kamel Daoud est un écrivain et journaliste algérien d’expression française né le 17 juin 1970 en Algérie à Mostaganem. Il est issu d’une famille dont il est le seul à avoir fait des études. Après des études de mathématiques, il rentre à l’université et change de voie, il se lance dans des études de littérature.

Il rentre en 1994 au journal « Quotidien d’Oran » où il va devenir chroniqueur en publiant 3 ans après sa première chronique nommée Raina Raikoum (« Notre opinion, votre opinion »). Au sein du journal, Kamel Daoud va devenir rédacteur en chef pendant 8 années.

Au fil des années, il va découvrir en lui une inspiration différente que celle lié au journalisme, il va écrire un récit La Fable du Nain en 2003 puis en 2008 avec un premier recueil de nouvelles L’arabe et le vaste pays de ô…  Il va concrétiser son envie de devenir un écrivain en 2011, en publiant un recueil de nouvelle Minotaure 504 qui est sélectionné pour le Prix Goncourt de la nouvelle, et pour le Prix Wepler dont malheureusement il ne sera pas le gagnant.

En 2013, il se lance dans le roman en publiant Meursault, contre-enquête qui est un roman inspiré de  L’étranger  d’Albert Camus. Ce roman obtient en 2014 le Prix François-Mauriac et le Prix des Cinq continents de la Francophonie. Il va également être dans la dernière sélection du Prix Goncourt où il va être à une voix de remporter le prix.

Cette nomination au Prix Goncourt va lui permettre d’être médiatisé.  Le 3 décembre 2014, il est invité à une célèbre émission de télé française « On n’est pas couchés » présenté par Laurent Ruquier où il va exprimer sa volonté de que la religion dans le monde arabe soit moins influente car pour lui celle-ci bloque son évoluttion. Cette déclaration va faire parler d’elle car quelques jours plus tard, Abdelfattah Hamadache un imam salafiste demande l’exécution de Kamel Daoud. Ce dernier va retirer ces menaces sur les chaînes de télé et les sites internet. Au cours de cette interview, il a aussi expliqué les origines du roman Meursault, contre-enquête , qu’il a voulu inscrire dans la continuation de l’interrogation du monde d’Albert Camus en s’emparant de son roman L’étranger.

 

Ouvrages

 

La Fable du Nain, 2003 (récit)

L’Arabe et le vaste pays de ô…, 2008 (nouvelles)

Minotaure 504, 2011 (nouvelles)

Meursault, contre-enquête, 2013 (roman)

 

Citations

 

L’heure du crime ne sonne pas en même temps pour tous les peuples. Ainsi s’explique la permanence de l’histoire.

 Les sentiments vieillissent lentement, moins vite que la peau. Quand on meurt à cent ans, on n’éprouve peut-être rien de plus que la peur qui, à six ans, nous saisissait lorsque, le soir, notre mère venait éteindre la lumière.

 

Sources

http://fr.wikipedia.org/wiki/Kamel_Daoud_%28%C3%A9crivain%29

http://www.france2.fr/emissions/on-n-est-pas-couche/videos/NI_37473

http://www.babelio.com/auteur/Kamel-Daoud/140934

 

 

Rayan Mendassi 601

janvier 20th, 2015

Meursault, contre-enquête

Meursault, contre-enquête est un livre qui a été écrit en 2014 par Kamel Daoud. Il raconte l’histoire d’un français pendant la guerre d’indépendance d’Algérie, qui a assassiné le frère du narrateur du livre.

Personnellement, je n’ai pas accroché au livre même si l’histoire en elle-même est plutôt plaisante. C’est plus la façon dont a été écrit le roman qui me dérange, il y a trop de mots compliqués. Cela m’a donné beaucoup de mal à le comprendre et donc d’accrocher.

Ce livre pourrait plaire aux personnes qui aiment la culture des pays étrangers et en particulier les pays arabes ainsi que l’histoire de l’Indépendance de l’Algérie.

Tom.

 

janvier 15th, 2015

Un hommage fraternel.

Meursault contre-enquête a été écrit par Kamel Daoud en 2014, l’histoire se déroule pendant l’indépendance de l’Algérie. Ce livre est captivant et nous donne envie de savoir la fin du livre.

Ce livre raconte l’histoire de l’enfance difficile d’Haroun qui a vécu dans l’ombre de son frère, il raconte un histoire de famille ainsi qu’un secret de famille entre la mère d’Haroun et lui-même, tout ça pendant l’indépendance.

J’ai bien aimé ce livre car il est original par la langue employée pour certains mots ainsi que par l’époque, le lieu et l’événement historique. Il est captivant et nous donne envie de savoir la suite. Cependant il est un peu compliqué et on peut facilement perdre le fil de l’histoire.

Je conseille ce livre aux lecteurs qui aiment voyager.

 

Laura.

janvier 6th, 2015

La puissance d’un hommage

Meursault Contre-Enquête  est un livre écrit par Kamel Daoud, et publié en 2014 par Actes Sud.

Kamel Daoud est un écrivain et journaliste algérien, il écrit habituellement pour le Quotidien d’Oran, mais se lance en 2013 dans son premier roman, un véritable contre-point à l’œuvre de Camus, en adoptant sa réflexion à l’Algérie contemporaine, ce roman relate l’histoire du frère de ‘’ Moussa ‘’, l’arabe victime du meurtre de Meursault, le héros de Camus dans l’Etranger.

Haroun, le frère abandonné, nous fait partager ce qu’il pense être la vérité sur cette affaire, en nous dévoilant les ‘’ non-dits’’ de l’Etranger, soixante-dix ans plus tard.

Nous découvrons ici que celui qui est désigné comme ‘’ l’arabe ‘’ par Camus possède en réalité une véritable identité, et un entourage anéanti par ce drame. Haroun nous plonge au cœur de cette affaire avec un incipit ‘’in medias res’’, introduit par la phrase : ‘’ Aujourd’hui, M’ma est encore vivante.’’, la première réaction que le lecteur émet est de distinguer une construction de la phrase introductive similaire à celle de l’Etranger. Les similitudes entre les deux livres ne manquent pas, on découvre dans l’œuvre de Kamel Daoud, plusieurs reflets de l’Etranger : comme une relation étrange entre mère-fils, les failles de la justice, la présence de l’amour qui dévoile la sensibilité du narrateur-personnage, ou encore le rejet de la religion.

Ce roman n’est pas un affront, mais un hommage dont la force tient à une écriture simple, le rendant agréable à la lecture. L’auteur, connu pour ses articles polémiques choisit cette fois-ci la littérature, pour remettre en cause la société actuelle, avec laquelle il ne partage pas le même point de vue. Le lecteur apprécie sa prise de risque et l’originalité de son œuvre.

Personnellement, je n’avais pas accroché avec ce livre au début, mais au fil des pages, l’intensité des actions prend le dessus sur un simple récit et gagne l’attention du lecteur, qui se rapproche de près du narrateur, et se prend au jeu de Haroun, homme hanté par l’envie de rétablir la vérité. Nous arrivons à joindre les deux bouts de l’histoire, le premier qui est pour ma part celui de Camus et en second celui de Daoud, pour arriver finalement à une vérité presque exacte sur ce fameux meurtre, lors d’une journée ensoleillée . Reste alors à chacun, le choix final du point de vue qui lui paraîtra le plus juste et crédible.

Lisa, 601.

décembre 28th, 2014

Lumière sur l’Etranger

Meursault, contre-enquête est un roman écrit par l’auteur algérien Kamel Daoud en 2013. Dans ce roman, Haroun, un algérien d’environ soixante-dix ans se présente comme le frère de l’arabe tué dans l’Etranger d’Albert Camus. Il raconte l’histoire de cet homme sur lequel Camus s’est, quant à lui, très peu attardé.
Haroun se trouve dans un bar en Algérie et raconte son histoire à un étudiant venu sur les traces de Camus pour étudier son œuvre. Le récit de la vie de Moussa, comme l’appelle Haroun, ainsi que de sa mort et de l’impact de celle-ci sur la vie d’Haroun et de sa mère est mêlé à des éléments de l’Etranger et de nombreux parallélismes avec le texte de Camus sont faits. Ceci apporte un certain complément et éclaire certaines zones d’ombre laissées par Albert Camus dans son roman. De plus, Haroun finit, à la suite d’un acte regrettable, par se reconnaître dans le personnage de Meursault avec lequel il semblait pourtant si distant jusque là. Enfin Daoud confond volontairement des éléments de la vie de Camus et de Meursault dans le récit fait par Haroun et cela créé une certaine confusion entre auteur et personnage.
Finalement, malgré les longues descriptions qui figurent dans ce roman, il reste très captivant car il donne un autre point de vue sur l’Etranger ainsi que sur l’indépendance de l’Algérie et présente une approche différente de l’œuvre de Camus.

M.