mars 12th, 2017

Morwenna, un roman faussement féérique

Morwenna, un roman de science fiction écrit par Jo Walton et publié par Tor Books en 2011, raconte l’histoire d’une jeune fille galloise de 15 ans qui s’est enfuie de chez sa mère qu’elle accuse de la mort de sa sœur jumelle, Morgana.

Morwenna, que l’on peut surnommer Mori, ou Mo, part vivre chez son père, qui lui aussi s’était enfui avant la naissance de ses deux filles.

Comment une mère pourrait-elle être capable du meurtre de sa propre fille et comment une enfant peut-elle considérer sa mère comme une sorcière ?

Mori est passionnée de fantastique et de science fiction. C’est grâce aux romans qu’elle arrive à surmonter toutes les dures épreuves que la vie lui jette comme un sort. Après avoir été récupérée par les services sociaux, elle est placée chez son père et ses trois riches tantes. Alors qu’elle commence à apprécier son père qui l’a abandonnée et qu’elle n’a jamais connu, les trois demi sœurs de son père décident, en plein trimestre, de la placer dans un des meilleurs pensionnats, le plus chers et avec un haut niveau sportif. Cependant Mori est handicapée de la jambe après l’accident de sa sœur, et est différente des autres élèves par son handicap et sa maturité. Elle décide alors de se réfugier à la bibliothèque pendant les longues heures de sport, auxquelles elle ne peut donc pas assister, où elle fera la rencontre de la documentaliste qui l’accompagnera un soir au club de lecture de la ville voisine.

La richesse de Morwenna est sa connaissance parfaite des histoires et des personnages de science fiction qui se mêlent à son quotidien. La voix de Corwin d’Ambre, les sorciers de Terremer, les mondes différents de Dune et le « karts » de Vonnegut l’aident à supporter ses galères. Elle attend avec Pippin que le caillou tombe au fond du puits, et prends contacts avec les fées proches du pensionnat. Les thèmes principaux de ce roman fantastique sont l’adolescence et le féminisme.

J’ai bien aimé ce roman, surtout par la façon dont il a été écrit : sous forme de journal intime. Cela pourrait déranger et même ennuyer certaines personnes de lire un livre qui est présenté comme le journal intime d’une fille qui voit des fées, mais pour ma part, j’ai trouvé ça original et cela m’a rappelé les lectures que je faisais quand j’étais plus jeune. Je me suis vite attachée au personnage qui, malgré un dur passage de sa vie, est une jeune fille forte qui arrive à traverser de dures épreuves grâce à son immense imagination féérique.

Je ne recommande pas forcément ce livre à tout le monde, mais plutôt aux jeunes filles d’environ 14 ans qui ne cessent de se plaindre de leur vie et qui sont en pleines crise d’adolescence pour qu’elles se rendent compte, grâce à Morwenna, que la vie pourrait être bien plus affreuse et qu’il faut voir les choses d’une autre façon.

Lara Bassols, 602

mars 3rd, 2017

Une jeune fille perdue entre livres, superstitions et inceste

Morwenna a un passé très difficile : suite à un accident de voiture, sa jumelle meurt et seule Morwenna en ressort vivante. Vivante, mais profondément traumatisée : dans sa conscience mais aussi dans sa chair, physiquement parlant. En effet elle traîne une jambe blessée, ce qui l’handicape fortement au quotidien donc elle ne vivra plus sa jeunesse pleinement, comme elle avait l’habitude de le faire avec sa sœur.

Sa vie, si mouvementée malgré son jeune âge, lui en fait voir de toutes les couleurs : elle se voit obligée de quitter sa mère ( aussi car il y a beaucoup de différends avec celle ci ), une tante et un grand-père très affectueux pour aller vivre en Angleterre, avec un père et des tantes qu’elle connait vaguement. Mais elle se trouve rapidement envoyée dans un établissement privé pour jeunes filles ( riches ). N’étant de nature pas très sociable, elle se réfugie dans les livres de SF /  » fantasy  » ce qui l’unit avec son père.

Morwenna semble être une adolescente un peu ( voire largement ) perdue, sans horizons sans buts, mais avec le souhait que son Grand-père guérisse. Cependant elle a une belle philosophie de vie : elle ne se plaint jamais malgré tous ses malheurs. Donc point positif. On voit aussi que cette fille est très nostalgique en fait. Elle se rappelle sans cesse de ses souvenirs familiaux. Elle a toujours la joie de vivre, et c’est d’ailleurs cette joie là qu’elle puise dans les livres justement, ces livres qu’elle lit sans cesse. Auxquels elle pense tout le temps. De plus, suite à son handicap, elle ne peut pratiquer d’activité sportive comme ses camarades ce qui lui donne encore plus de temps pour la lecture. Elle s’est aussi liée d’amitié avec la bibliothécaire de son établissement. On en déduit que, pour cette jeune fille, la lecture est en quelque sorte sa raison de vivre, son oxygène.

Mais Ce roman de Jo Walton est en partie un roman sur le déracinement. En effet, le personnage principal est profondément marqué par son pays natal, la culture de son pays. A tel point que même ses  » fées  » ne parlent que Gallois. On voit que pour elle, son déménagement pour l’Angleterre est traduit comme un déchirement. Ce n’est que par contrainte qu’elle quitte sa terre d’origine.

Le roman parle d’une quête de ses origines : elle apprend à connaître ses racines, sa famille, ses ancêtres, elle apprend l’histoire de son père plus précisément.

Ce qui m’a particulièrement déplu dans ce livre c’est que Morwenna puisse s’imaginer dans l’inceste avec son paternel, mais c’est quand même très différent puisque pour elle ce n’est pas son père, donc les rapports ne peuvent être qualifiés d’  » inceste « . De plus, ses croyances fantaisistes font d’elle une personne dans un délire total, ridicule à certains moments et remplie de superstitions tirées des croyances de sa culture.

Et puis les références incessantes aux livres et aux auteurs de SF ( à leur vie la plupart du temps ) font du livre un roman ennuyeux et assez difficile à suivre si on a pas les bases en SF, ou du moins pas autant que celles du personnage principal.

En conclusion, le personnage est attachant de par son vécu mais aussi par son caractère. Mise à part ça, j’ai trouvé que l’œuvre était vraiment trop ennuyeuse. et c’est bien dommage.

Syrine, 602

mars 2nd, 2017

Un cri d’amour à la littérature SF MAEVA

 Morwenna est un roman de fantasy dont l’auteur est Jo Walton. Il est paru en 2010 .  Voici un portrait photo de l’auteure.            

 

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Morwenna Phelps (aussi appelée  » Mori » )  jeune écossaise âgée de 15 ans aurait pu être une adolescente tout à fait normale . Malheureusement un drame se produit : sa sœur jumelle Morganna meurt  dans un terrible accident,  elle même présente dans l’accident sera handicapée d’une jambe. Visiblement, pour Morwenna,  sa mère est la seule responsable. Ne supportant plus sa mère , elle prend pour décision de s’en aller chez son père en Angleterre, elle intègre alors sous le conseil de ses tantes une école privée du nom d’Arlinghust.

Morwenna cherche le courage de vivre et d’essayer d’oublier tant bien que mal ce tragique accident à travers les livres, plus précisément les romans de science fiction et fantasy « Mes lectures avaient été une consolation et une addiction , mais personne ne m’avait jamais félicitée pour ça «  à travers cette phrase Morwenna nous explique sa passion pour les romans de science fiction ou plutôt son  » refuge « , un monde où elle se sent bien .

Ce roman est raconté à la première personne du singulier et est  rédigé sur la base d’un journal intime, ce qui est plaisant à  lire car cela nous permet d’avoir accès aux sentiments et aux pensées de Morwenna , et plonge directement le lecteur dans le monde féerique de cette dernière. En effet , l’univers magique est constamment présent dans ce livre ce qui en fait son  » charme  » mais attention , par « magique » et « féerique  » je ne parle pas de combats avec des créatures tout droit sorties du monde imaginaire  ou bien d’un univers de princesses et de licornes , non, loin de là, ce sont justes les journées plus ou moins similaires de Morwenna mais avec un petit soupçon de magie qui fait le caractère atypique de ce livre  . Concernant l’utilisation de la magie dans ce livre ,  disons qu’elle est assez ambiguë car du début à la fin nous doutons , chacun est libre d’interpréter les différentes hypothèses à sa manière. La fin de ce roman accentue cet effet d’ambiguïté car on ne s’attend vraiment pas à cette fin (en tout cas l’effet de surprise est là ! ) Ce que je trouve aussi surprenant, c’est comment l’auteur arrive a faire entrer le surnaturel dans le réel en toute  simplicité, sans trop en faire  .

Morwenna dévoreuse de livres de science fiction , chaque jour  nous énumère de nombreux titres et auteurs , d’une part je trouve cela parfois problématique car je ne connais pas du tous les titres et je suis un petit peu perdue, mais d’un autre côté, cela suscite ma curiosité, j’ai envie de me renseigner sur ses multiples titres, donc concernant ceci, mon avis est mitigé .

L’histoire ne tourne autour d’aucune intrigue, l’intérêt est de suivre la vie de Morwenna et évidemment de voir si elle va réussir à surmonter cette épreuve , la curiosité de savoir ce qui s’est passé exactement lors de l’accident est constamment présente car les informations concernant l’accident sont assez floues, ce qui suscite notre envie de continuer le roman pour savoir. Le petit bémol que je pourrais relever est le style qui est fluide mais qui parfois nous donne l’impression que les phrases sont écrites sans fil conducteur, mais cela peut nous laisser penser que c’est tout simplement l’esprit de Morwenna qui est souvent ailleurs …

 

Pour conclure , mon avis sur ce livre est positif bien qu’au début je ne savais pas où donner de la tête mais en découvrant un peu plus le roman chaque jour j’ai complètement réussi à comprendre ce personnage , je pourrais qualifier ce roman de « hors norme » car il n’est pas commun ce qui fait toute la différence avec les autres livres en lice pour notre prix littéraire 2017 …

 

Maéva , 602

 

 

février 26th, 2017

Morwena fée ou pas fée ?

Morwenna est un roman éponyme de fantasy écrit par Jo Walton et publié en 2010. Il est écrit sous la forme d’un journal intime. Ce roman a reçu trois prix, le prix Nebula du meilleur roman en 2011, le prix Hugo du meilleur roman en 2012 et le prix British Fantasy du meilleur roman en 2012.  Jo Walton est née à Aberdare au Pays de Galles le premier décembre 1964. C’est une écrivaine de science fiction et de fantasy qui a publié son premier roman en 2000. Cette auteure a écrit un peu moins d’une dizaine de livres.

Le roman raconte les aventures et la vie de Morwenna Phelps, une adolescente qui a été envoyée  dans l’école privée d’Arlinghurst par son père sur le conseil de ses tantes. Morwenna a eu un terrible accident qui l’a handicapée d’une jambe à vie et a tué sa sœur jumelle Morganna. Cette  jeune fille cherche le courage de continuer à vivre dans les livres, de préférence de fantasy et de science fiction, qu’elle lit par dizaine.

Dans le récit, Morwenna lit et cite énormément d’auteurs connus et moins connus dont les plus récurrents sont Tolkien et Platon. Je trouve que toutes ces références à des livres sont intéressantes car  elles permettent de découvrir des livres ignorés du grand public. On voit dans le livre qu’à l’école elle passe des heures à la bibliothèque de son collège à lire pendant que les autres filles font du sport; ce qu’elle ne peut plus faire à cause de son handicap. Elle passe sa semaine à attendre le samedi pour aller dans la bibliothèque et la librairie, qui se situent dans la ville à côté de son école. Elle y commande une dizaine de livres par semaine. Les autres filles de son école la considèrent comme une fille très intelligente mais qui est bizarre, voire  « démoniaque » ce qui fait que même ses amis sont obligés de prendre de la distance avec elle.

Morwenna croit à l’existence des fées et  en voit même si a certains moments on ne sait plus si elle y croit vraiment ou si elle à une très grande imagination. Elle nous décrit sa mère comme une sorcière et dit qu’elle à peur d’elle. D’ailleurs, celle-ci lui envoie des photos d’elle et de sa sœur où le visage de Morwenna est brûlé! Ceci crée une vraie intrigue car on ne sait pas ce qui s’est passé pendant l’accident de voiture et pourquoi Morwenna a dû partir de chez elle pour aller vivre chez son père. Cela donne envie de continuer de lire le roman bien qu’il n’y ait pas beaucoup d’action.

Dans le roman, il y a très peu d’éléments fantastiques et le personnage principal ne vit pas une aventure fantastique ce qui rend ce roman original. On peut quand même classer ce livre dans le genre de la fantasy car Morwena nous parle beaucoup de fées et nous dit que sa mère pratique la sorcellerie.

En conclusion, je peux dire que j’ai bien aimé ce livre malgré qu’il y ait peu d’action. Je recommande ce livre à tout type de lecteur même au personnes qui n’aiment pas le fantastique car il y a très peu de surnaturel dans ce livre.

Mathieu Rieutord 602

 

février 12th, 2017

Journal d’une fée

                  Morwenna dites Mori (si vous la connaissez personnellement) est une jeune adolescente fan de science-fiction qui nous raconte ses lectures et aventures du  5 septembre 1979 au 20 février 1980, à travers son journal intime.

                   Ce roman de fantasy a été écrit par Jo Walton et a été publié en anglais en 2011 et en français en 2014. Jo Walton est une écrivaine de science fiction et de fantasy née au Pays de Galles en 1964 qui vit maintenant depuis 2002  au Canada. Elle a écrit plusieurs romans qui ont eu du succès dont Morwenna qui a été très bien reçu par la critique. Ce roman a été récompensé par plusieurs prix prestigieux comme le prix Hugo du meilleur roman en 2012, le prix Nebula de 2011 ou encore le prix British Fantasy.

                    Morwenna commence par nous parler de sa sœur jumelle Morganna et d’une de leurs aventures dans les premières pages du roman. Nous apprendrons ensuite que cette dernière est morte percutée par une voiture. L’adolescente nous plonge tout au long du roman dans le folklore gallois avec ses vallées et ses collines. Mori s’est enfuie de chez sa mère après cet accident et part vivre, à défaut d’avoir une autre possibilité, chez son père qu’elle rencontre pour la première fois. Elle est envoyée dans une école où elle est pensionnaire. Cette adolescente de 16 ans essaie de se remettre de la mort de sa sœur ainsi que de sa blessure à la jambe due au même accident. Elle se plonge sans arrêt dans des romans de science fiction et nous raconte dans son journal qu’elle voit des fées, que la magie existe et que sa mère est une sorcière maléfique. Morwenna tient même pour responsable sa mère de la mort de sa sœur!

                   J’ai beaucoup aimé la forme de journal intime qu’adopte ce roman. Cette forme nous donne accès à tous les sentiments et pensées de Morwenna, ce qui facilite l’attachement au personnage. De plus, le lecteur est très vite plongé dans l’histoire de cette adolescente qui nous décrit très précisément son univers de magie et de fées créé par son imagination fortement nourri par toute la science fiction qu’elle lit. « Glorfindel m’a simplement regardé et j’ai su qu’il était mon ami, autant que les fées puissent l’être. Beaucoup ne se soucient pas des gens en général, et même celles qui le font ne sont pas comme les gens« . L’adolescente nous dit que la magie est complexe et que les fées ne sont pas comme dans les films ou les autres romans de fantasy comme nous le montre cette citation.

                  Mais cette univers est-il vraiment créé par son imagination ? C’est la grande question que chaque lecteur se pose après avoir lu le roman. Chacun doit se faire son propre avis. Morwenna  pense utiliser la magie et croit vraiment à cet univers comme en témoigne la citation « Le javelot était une page devenue un arbre. [...] Ce n’était pas des illusions. »

                Je trouve que le côté surnaturel du roman apporte beaucoup, c’est lui qui créé l’aventure dans le roman, c’est lui qui tient en haleine le lecteur. Morwenna est en danger de mort car sa mère est une sorcière qui a tué sa sœur et veut la tuer maintenant,d’après elle. Le côté surnaturel du roman transporte le lecteur dans un autre univers et lui permet de s’évader totalement pendant cette lecture. Tous les détails qu’apporte l’adolescente fait paraître cet univers au lecteur comme très réaliste.

                  Le journal de cette adolescente est avant tout le journal d’une lectrice. Il est rempli de références à des romans de science-fiction. Morwenna peut en lire plusieurs par jour et va faire le plein de romans à la bibliothèque de la ville voisine de son école tous les week-end. Pour ma part, je ne lis pas beaucoup de science-fiction mais les références ne m’ont pas dérangé dans ma lecture, j’ai même appris le nom de certains auteurs comme Delany que je ne connaissais pas. Morwenna nous fait part de ses lectures et de son ressenti, elle nous fait connaître toute sorte de romans de science-fiction. Elle va a des réunions tous les mardi soirs pour débattre de certaines lectures. « Nous avons parlé de la trilogie Fondation. Le meilleur moment, ça a été quand nous nous sommes tous demandé si la psychohistoire était possible. Je ne le  pense pas, à cause du chaos. » Jo Walton arrive vraiment à donner envie au lecteur de lire de la science-fiction avec son personnage de Morwenna. Je vous conseille très fortement ce roman et tout particulièrement si vous êtes un lecteur de science-fiction, c’est un vrai trésor pour un amateur de ce genre littéraire. 

                     Morwenna se réfugie dans ses lectures comme elle se plonge dans son univers de fées. Elle lit pour oublier ses problèmes dans le monde réel et se plonger dans un monde fictif plus attractif. Tout l’imaginaire qu’elle tire des livres lui permet de se créer cet univers personnel rempli de magie et de fée. Elle se réfugie dans ce monde parallèle pour tenir le coup psychologiquement, pour se rattacher à quelque chose après avoir tout perdu. Au fil du roman, l’adolescente essaye de s’éloigner de la magie qui peut être bénéfique pour elle, mais aussi très dangereuse.

                    On peut faire le lien avec Le garçon qui voulait dormir, un autre roman de la sélection du prix littéraire 2016-2017, pour le fait de se réfugier dans un univers fictif. En effet, Erwin, le héros du roman, se réfugie sans arrêt dans son sommeil où il peut reparler à ses parents; morts dans les camps de concentration pendant la deuxième Guerre Mondiale, comme avant la guerre.

                      Pour conclure, Ce roman vous fais vivre la reconstruction touchante d’une jeune adolescente vivant dans un monde où la magie est partout. Je vous conseille cette lecture, surtout si vous aimez la science-fiction.

Guillaume C, 602