janvier 12th, 2016

la resistance des enfants

Entre 1976 et 1983, Raquel Robles, comme beaucoup d’enfants argentins, a vécu l’horreur : la disparition de ses parents militants montoneros enlevés par la dictature argentine  avec ses innombrables « disparus », ses fusillés, ses prisonniers politiques et ses nombreux exilés. Dans ce récit auto-biographique nous serons témoin de ce qu’une dictature peut engendrer comme souffrance morale, aussi bien chez les adultes que chez les enfants.

La petite fille dont on ne connait pas l’identité a 6 ans lorsque ses parents sont brutalement enlevés à leur domicile en pleine nuit, alors qu’elle dormait paisiblement. On ressent la tristesse de ce personnage, d’avoir perdu ses parents et la culpabilité de ne pas avoir été présente lors de l’enlèvement . Vivant avec leur grand-mères et leur oncle et tante, espérant le retour de leurs parents, durant le récit la petite fille fait à plusieurs reprises mention « du Pire » qui est une fable dans laquelle la narratrice se réfugiera .
Très consciente de l’engagement politique de ses parents, la petite fille décide d’entrer en résistance et de former son petit frère au combat contre l’Ennemi en ayant une vision assez «adulte» tout gardant son âme enfantine.

J’ai apprécié l’histoire de cette petite fille par son côté guerrier ,courageuse, totalement dévouée à son petit frère qui sera son fidèle camarade, durant ses entraînements elle l’aidera à éveiller  le guerrier qui est en lui pour le mettre dans «la voie de la raison».

Malgré certains point noirs (comme par exemple lorsque l’auteur met trop d’informations sur la situation, j’avais l’impression de ne pas du tout avancer dans l’histoire) nous pouvons ressentir les sentiments des enfants qui sont destinés à vivre dans un monde où le «pire» a frappé tous les enfants de ce pays en pleine révolution.

Mohon Anmoyul 603

janvier 12th, 2016

Connaitre le pire en Argentine

L’auteur des Petits combattants, Raquel Robles  nous fait part de son histoire,  de ce qu’elle a vécu  lors de son enfance avec son petit frère en Argentine de Perón. A ce moment là l’Argentine passe une dure période, elle est sous une dictature mais certaines personnes la refusent comme les parents de la jeune fille. Leur rébellion  devait être punie,  alors ses parents communistes ont été enlevés laissant la fille  et son petit frère livrés à eux mêmes en s’agrippant à la lueur d’espoir de retrouver un jour leurs parents. L’auteur ne voulant pas nous raconter son enfance avec ses mots, elle décide d’utiliser un personnage inconnu, une jeune fille la représentant.

C’est un roman bref mais très émouvant que nous propose Raquel Robles avec son ouvrage. Certes elle décrit avec beaucoup de justesse l’expérience vécue par ces deux enfants cependant les descriptions sont trop dominantes contrairement a l’action qui se fait rare ouvrant la porte à la lassitude. Le côté touchant du livre vient du fait que l’enfant ne puisse accepter la disparition de ses parents et qui tient absolument à continuer malgré tout à se battre avec son frère, l’auteure parvient à lui donner une voix et des expressions d’enfant révoltée, qui s’accroche à ce qu’elle sait, ne  s’apitoyant  jamais sur elle même.

Je ne conseillerais  pas ce livre, plus spécialement aux personnes recherchant de l’action et du divertissement. Le côté historique est trop présent menant à des descriptions longues et désagréables.
Magda

 

 

janvier 12th, 2016

Courage et persévérance…

En 1976, Raquel Robles, petite enfant de 6 ans dont nous ignorerons le prénom, a vécu comme certains la disparition de ses parents, enlevés par la dictature argentine du fait de leur résistance.

Cette nuit là, les parents de cette fille sont brutalement enlevés à leur domicile tandis que les enfants dorment pas non loin. La petite fille cumule tristesse et culpabilité de ne pas s’être réveillée et avoir vu ses parents partir. Ces deux frères et sœurs sont confiés à leurs oncles et tantes et leur grand-mère et vivent dans l’absence de vérité par rapport à cette nuit en question mais aussi la tristesse de sa famille espérant revoir un jour leurs parents.

La petite fille étant consciente de l’engagement politique de ses parents, elle décide de former son petit frère au combat contre l’ennemi afin de résister tout comme ses parents.

Raquel Robles écrit sur le thème de l’enfance, son enfance avec un peu d’humour mais en montrant tout de même la conscience du danger face à cette dictature.

J’ai trouvé que ce livre est tout de même un livre plein d’epsoir et de beauté même si je n’ai pas trop accroché sur le thème d’une certaine « biographie » de son enfance.

Benjamin 603

décembre 21st, 2015

GRANDES VALEURS ET PETITS COEURS

 

Quand les parents s’en vont, il faut les suivre. Quand ils se font enlever, il faut les retrouver. Mais quand la guerre s’y oppose, il faut se battre.

C’est ce que Raquel Roblès, l’auteur de ce livre a vécu durant son enfance, et elle nous fait connaître son histoire à travers deux petits combattants qui subissent toute l’horreur et le mystère de cette époque, au début du XXème siècle en Argentine. Après l’enlèvement de leurs parents, lhéroïne et son petit frère doivent quitter leur maison pour aller vivre chez leur oncle et leur tante et vont grandir avec l’idée qu’un jour, ils retrouveront leurs parents. C’est avec un récit à la fois triste et drôle que l’on va découvrir, une histoire vraie et entraînante qu’on aura envie de lire jusqu’au bout. Nous serons plongés dans un univers révolutionnaire comme le décrit l’auteur : « L’impérialisme Yankee est notre ennemi, La Religion est l’opium du peuple, Avec l’Ennemi, on perd quand on ne gagne pas … »

Lucas F 602

décembre 13th, 2015

Petits Combattants, une histoire politique

Petits Combattants est un livre qui traite de la dictature en Argentine. C’est l’histoire d’un frère et d’une  sœur encore en école élémentaire qui cachent leur religion et surtout leurs opinions politique après l’enlèvement de leurs parents un soir par des militaires Argentins. Ils  sont donc obligés de se dissimuler pour éviter de subir le même sort que leurs parents. Mais ces « Petits Combattants » s’entrainent chaque soir dans l’espoir d’un jour les retrouver. 

     J’ai vraiment bien aimé l’histoire de ce livre, à chaque page j’avais envie de lire la suite. En revanche je n’ai pas trop aimé le fait qu’il y est trop d’informations notamment descriptives de la situation, car j’avais des fois l’impression que l’histoire n’avançait pas et que je relisais les mêmes pages et je trouve que cela enlève tout le bonheur et l’envie de lire que nous procure ce livre.     

 

HIST Abdulbaki

décembre 13th, 2015

L’histoire émouvante d’une petite résistante

Petits combattants est un roman écrit par Raquel Robles en 2013.

C’est le récit d’une petite  fille de huit ans et de son petit frère qui vont vivre chez leur oncle et tante  à la suite de la disparition de leurs parents,une nuit. Cette famille est révolutionnaire dans l’Argentine de  1976.  La petite fille prend comme mission d’élever son frère en attendant le retour de leurs parents. Elle croit que le monde est peuplé d’ennemis ou d’alliés, elle se sent forte et telle une « vraie combattante » elle est prête à prendre le relais de ses parents.

J’aime beaucoup la personnalité de la petite  fille. Elle est combattante, intelligente, autonome. Elle est courageuse et dévouée à son frère qu’elle considère comme son confident et son fidèle compagnon de résistance. Elle l’aide à développer son esprit combattant et à le mettre, selon elle, sur la voie de la raison. Elle est persévérante et a une bonne mentalité. Je pense que si toutes les jeunes filles parvenaient à avoir le même esprit, il y aurait moins de problèmes de disciplines ou d’évolution de la société actuellement.

L’histoire est originale et intéressante. C’est un récit autobiographique en quelques sortes car l’auteur a vécu la même chose. De ressentir les sentiments de la jeune fille est très touchant car jusqu’à maintenant je ne me rendais pas bien compte du ressenti des combattants ou révolutionnaires.

Telma

 

décembre 2nd, 2015

Petits combattants, l’histoire d’une enfance

 

Petits combattants est un roman réaliste écrit par Raquel Robles paru en 2013. C’est le récit de la révolution Argentine, vécue par des milliers d’Argentins entre 1976 et 1983, racontée à travers les yeux de deux très jeunes enfants de maternelle et de primaire. Leurs parents, des résistants, ont été enlevés et la sœur et son frère se développent un esprit de combattant et s’entraînent dans l’espoir de retrouver leurs parents tout en s’attendant « Au Pire », à savoir la mort de leurs proches. Le roman se compose de petites histoires, plus ou moins rattachées les unes aux  autres, que les deux enfants,à la recherche de réponses,vivent avec leurs grands-mères, leur oncle et tante, à l’école, avec des camarades « alliés ».  La jeune fille, narratrice du livre, est dévouée à son frère, elle lui apprend à mentir, à se contrôler, à être fort.

J’aime le fait que l’histoire soit racontée de façon simple et infantile. On s’attache ainsi plus facilement au personnage qu’est cette combattante qui s’interdit de pleurer sur son sort. Malgré le fait que certains passages peuvent paraître longs et sans intérêts pour la suite des événements, le roman est attachant et l’on veut toujours savoir si oui ou non les enfants  vont retrouver leurs parents; si oui ou non, ils grandiront comme de vrais révolutionnaires; si oui ou non, ils survivront à cette aventure qui est loin d’être facile. Quelquefois, les histoires et  le mode de penser  peuvent être peu crédibles car il est étonnant qu’une fille d’un si jeune âge puisse raisonner d’une telle façon.  Cependant, Il est intéressant de lire ce roman un peu historique et  d’ apprendre à ce propos ce qui concerne  la révolution Argentine.

Ce roman permet à ceux qui n’aimeraient pas la littérature compliquée et remplie de longues descriptions de s’attacher à une histoire simple sans pour autant s’ennuyer, de ressentir les émotions de ces enfants courageux mais sensibles, et de se plonger dans une réalité de la vie qui est certainement très dure pour des milliers d’Argentins, comme elle l’a peut-être été pour l’auteur et qu’elle l’est pour ces deux petits combattants.

Par Eva.

novembre 26th, 2015

Quand le pire vous est arrivé

 

 Petit Combattants

De Raquel Roblès

Ce livre raconte l’histoire vécue par une enfant et son frère en Argentine sous la dictature militaire d’Argentine entre 1976 et 1983 . Le coup d’État du 24 mars 1976 est réalisé seulement trois ans après la fin de la dictature de la Révolution argentine (1966-1973). Le général Jorge Videla dirige la junte qui renverse le pouvoir en place d’Isabel Perón. Quatre juntes se succéderont jusqu’en 1983 . La peine de mort est rétablie et les sanctions concernant les actions politiques des opposants alourdies. Des milliers de personnes disparaissent, emprisonnées sans procès, comme fut le cas des parents des deux personnages principaux qui ont été arrêtés par la police, ce sont des prisonniers politiques.

« Je savais que nous étions en guerre  » voilà comment commence Petit Combattants  , c’est un monologue intérieur d’une fillette d’une dizaine d’années qui retrace sa vie et celle de son petit frère après que leurs parents, militants communistes, aient été « emmenés  » en pleine nuit au début de la dictature militaire qui se déroulait en Argentine. Toutes ces personnes capturées ou emmenées sont appelées les « disparus » car on ne les a jamais retrouvés.

Après que le pire ait eu lieu, les enfants sont recueillis par leur oncle et leur tante à Buenos Aires avec leurs deux grands- mères, notamment  celle avec qui ils ont grandi et qui était présente la nuit du drame. La fillette, imprégnée du regard de ses parents sur le monde, se sent investie d’une mission : résister et se battre. Elle entraîne son petit frère mais comprend vite qu’une résistance ouverte peut créer des problèmes. Alors, elle préfère se camoufler  plutôt que de risquer l’orphelinat.

La narratrice est une petite fille d’une dizaine d’année seulement, elle entraîne donc le lecteur dans un monde enfantin , mais nous fait partager ses émotions parfois drôles mais aussi très touchantes.  Elle utilise  des phrases courtes dans un registre très simple accessible à tout le monde. La narratrice est la jeune fille, il n’y a donc pas de vocabulaire recherché, politique ni de registre  familier.

Dans ce livre, le moment qui m’a le plus touché  est celui où la police arrive chez les voisins. Ils regardent tous cette scène dans la maison à travers la fenêtre, les volets entre-ouverts ils assistent à la scène. Toute la famille ce cache. Ce moment est touchant car ils assistent  à la scène mais ne peuvent rien faire. On nous informe après quelques pages que c’était une erreur, la police s’était trompé. Cela nous rassure pour cette famille qui était décrite comme une « famille parfaite  » par la jeune fille.

Pour ma part, je préfère des livres d’action ou de science fiction, néanmoins j’ai trouvé ce livre très émouvant car le fait que l’histoire soit racontée par un petite fille nous fait ressentir plus d’émotions que si c’était raconté par un adulte. On ressent de la compassion pour la jeune fille qui a perdu ses parents. Il y a des passages drôles, ironiques comme par exemple quand les deux jeunes s’entraînent pour se cacher. Ces anecdotes redonnent le sourire et l’histoire se déroule dans un univers familial rassurant et qui nous fait oublier quelques instants ce qu’est en train d’endurer la petite fille.

 

 

Gaétan, 607