mars 13th, 2016

Pickpocket, un livre prenant

Je viens de finir ce livre et je ne regrette pas l’avoir lu. Le jeune héros de ce roman, auquel le romancier n’a pas attribué de nom, a une unique activité: pickocket dans l’espace public, comme le métro, il cible au hasard les passants les plus riches. Dans la première partie du livre, nous le suivons en train de se livrer à ses nombreux vols et on se rend compte qu’il ne vole pas essentiellement pour avoir beaucoup d’argent mais que c’est simplement son mode de vie.

La seconde partie introduit deux éléments nouveaux qui vont donner un sens à sa vie: sa rencontre avec un enfant que la mère pousse à voler dans les magasins; occasion pour notre héros de montrer son empathie puis, son recrutement par des yakusas pour faire de mauvais coups. Celui-ci l’oblige à se mettre à son service et lui impose des tâches presque impossibles à réaliser; en cas d’échec, le pickpocket sera tué. Celui-ci, se sentant en danger de mort, apprécie de plus en plus la vie.
J’ai aimé ce court roman et l’évolution du jeune héros dont la personnalité s’enrichit et s’étoffe. Pickpocket est une lecture que j’ai apprécié par rapport au autre lectures que j’ai pu faire dans le cadre du Prix littéraire. Cela permet de passer un bon moment de lecture lors de cette plongée au Japon.

Thomas.A 607

janvier 12th, 2016

Le quotidien d’un voleur…

Il se faufile dans la foule Tokyoïte, choisissant méthodiquement ses victimes les plus riches, pour dérober leurs effets personnels. Voleur depuis son plus jeune age. Dérobant les portefeuilles si délicatement que parfois il ne se souvient même pas de l’avoir fait. C’est un homme solitaire, sans attaches comme sans illusions. Jusqu’ au jour où il rencontre un enfant lui aussi voleur et un dangereux chef d’une mafia locale : les Yakusa. Ce roman est une très belle découverte, j’ai adoré ce livre de part sa modernité et sa localisation qui n’est autre que : Tokyo et sa métropole. J’ai beaucoup aimé le fait que l’on ne donne pas de nom au personnage principal, il n’a pas d’identité et selon moi cela renforce sa discrétion. L’intrigue principale m’a elle aussi plu : l’art du vol. Tout au long de l’histoire le personnage dépouille ses victimes et parfois sans s’en rendre compte ! Souffre-t-il de cleptomanie ? Le passage avec le petit garçon m’a lui aussi plu car on voit que le pickpocket a finalement un coeur et recueille le garçon sous son aile. Je recommande ce livre car il m’a beaucoup plu !

Corentin Meriot 603

janvier 12th, 2016

Une vie dans le brouillard…

Pickpocket de Fuminori Nakamura est un roman dans lequel le héros est un pickpocket qui se faufile comme une ombre au milieu de la foule de Tokyo, avec pour objectif de faire les poches des riches hommes dans le Shinkansen. Lorsqu’il était petit, le personnage voyait une tour en pierre dans ses rêves. Cette tour avait son sommet dans les nuages, et sortait du brouillard… L’histoire semble construite autour de cette tour, en effet le personnage y fait référence au fur et à mesure que l’intrigue avance.

Il s’agit selon mon opinion, d’un excellent roman, même si avant le cambriolage avec les yakuzas l’intrigue est plutôt lente, ce qui rend le livre ennuyeux, mais lorsque arrive ce fameux vol, l’action du livre semble s’accélérer au fur et à mesure des tâches ordonnées par la mafia japonaise, jusqu’à une mystérieuse fin en apothéose où le doute est permis, le héros meurt-il ou a-t-il  survécu à la blessure que lui inflige le puissant mais lâche chef des yakuzas?

Malgré une histoire qui se passe dans l’ombre du monde moderne, une histoire se déroulant en parallèle, celle du fils maltraité et mal nourri de la prostituée, nous montre un magnifique élan de générosité de la part du héros qui se reconnaît dans ce jeune garçon obligé de voler dans un supermarché pour survivre, et cela même si le pickpocket a de sérieux problèmes avec la mafia, notre héros se comporte comme un père avec ce pauvre petit en lui donnant 200 000 yens et en lui payant quelques repas ou même des vêtements neufs.

Ce roman suscite une émotion intense grâce à tous ces éléments.

Je recommande fortement ce magnifique ouvrage japonais à tout le monde et le place parmi les meilleurs livres de cette édition 2015-2016 du Tour du Monde en Roman.

Brice Rigoni 603

 

 

janvier 11th, 2016

Mr. Tout le monde

Fuminori Nakamura est un auteur japonais qui est connu pour ses romans policiers, cette année il est sélectionné pour le prix littéraire de Déodat.

Mr. Tout le monde, ce pourrait être ce jeune homme seul qui a comme profession d’être un pickpocket.

 

 » Je suis seul, je vis seul mais tu ne le sauras peut être jamais. Au départ je n’étais pas très fort, j’oubliais même mon objectif. Je suis capable de bloquer ma respiration pendant mon action. Je suis comme toi qui prends le métro chaque matin pour tu puisses aller au lycée, à la fac ou au travail, comme toi qui prends la voiture le matin et qui restes bloqué dans les bouchons ou comme toi qui restes à la maison car tu ne travailles plus ou pas encore. Je suis comme tout le monde. Mais je te reconnais toi qui as l’Iphone en poche la dernière paire de Nike avec ta Canada Goose, toi qui mets des survêtements avec un téléphone pas très cher avec une casquette Gucci ou toi qui as un style assez classique mais des bijoux de valeur comme ta bague ou ton bracelet. Je vous connais parfaitement mais tu ne rendras compte de moi que lorsque tu seras chez toi, et moi je ne serai plus là … »

Voilà comment il pourrait se présenter. L’aurais-tu déjà fréquenté ?

 

Michel, 602

novembre 30th, 2015

Les Yakusas, une mafia japonaise

La mafia :

La mafia (mot d’origine sicilienne qui signifie hardiesse ou vantardise) est avant tout un acteur économique, social, riche et puissant aux activités multiples .. Une mafia est une association secrète servant des intérêts privés par des moyens plus ou moins illicites. 

Les Yakuzas :

Les bandes de Yakuzas existent depuis le début du XVII siècle. Au Japon, les récits  mettant en scène des  yakusas constituent un genre littéraire et cinématographique important. Cependant,  la réalité est celle d’un mal insideux qui menace d’envahir l’économie, la finance et la politique.
Les Yakuzas  font principalement du trafic de drogues, font du racket, organisent des  jeux clandestins, font de la contrefaçon, de la pornographie… Ils contrôlent les marchés publics des hôpitaux, des parcs d’attractions... Plus récemment, ils ont trouvé de nouvelles opportunités dans les domaines de l’immobilier, des jeux vidéos, des services de sécurité et de gardiennage. Enfin, ils se sont tournés  vers le sabotage de conseil d’administration des grands groupes japonnais. Cela consiste à faire du chantage sur  les dirigeants qui ont été espionnés : après avoir  subtilisé des informations confidentielles les yakusas  menacent de les dévoiler  publiquement.

Pour être admis dans un clan de Yakuzas, il faut faire ses preuves. Pour intégrer un clan, la nationalité n’a aucune importance mais il est nécessaire de  prouver son attachement aux traditions et à la famille. Trois rituels sont importants au sein de la communauté. Le plus pratiqué reste le rituel du tatouage, plus connu  au Japon sous le nom d’ « irezumi » . Sa réalisation est très douloureuse car elle se fait encore de manière traditionnelle. L’encre est insérée sous la peau à l’aide d’outils non électriques, des faisceaux d’aiguilles sont fixés sur un manche en bambou. Cette méthode,très douloureuse , peut prendre énormément de temps pour être réalisée entièrement.

 

Dans le livre, la mafia se sert du protagoniste comme un objet.   Les bandits  se fichent de la vie du héros.  Ils  le rattrapent quand  celui-ci  décide de changer de vie et mener une vie plus  confortable. Les Yakuzas veulent juste que le personnage obéisse aux différents ordres. Nous pouvons voir que quand on rentre dans la mafia on ne peut plus s’en sortir: c’est  une sorte de cercle vicieux, un peu comme les sectes.

Emilien, Inès, Roxane 604

 

novembre 14th, 2015

L’art de voler – Pickpocket de Nakamura

   Quelle bonne surprise que ce court roman oscillant entre polar et roman psychologique!
Le narrateur, comme le titre l’indique, vit de sa condition de pickpocket, c’est un homme seul. Son logement se réduit à une chambre plutôt sordide. Il ne possède rien. Il n’a pas de but, pas d’envies et passe ses journées à errer dans les rues, les transports en commun, les grands magasins de Tokyo.Il n’a pas de nom, sûrement pour souligner la façon dont il glisse en silence sur l’existence.

Ce pickpocket, sûr de lui et très satisfait de sa technique, entretient ainsi l’adrénaline nécessaire pour ne pas être complètement inexistant et rester connecté au monde malgré sa solitude. Ses cibles sont surtout les plus riches, c’est une sorte d’Arsène Lupin moderne.

Deux évènements vont le faire sortir de sa torpeur et donner un sens à sa vie… ou plutôt à sa survie: sa rencontre avec un enfant que la mère pousse à voler dans les magasins; occasion pour notre héros de montrer son empathie. Deuxième événement important, son recrutement par des yakusas pour faire de mauvais coups.  Jusqu’alors petit joueur, il va se retrouver dans la cour des grands, menacé de mort, et notre jeune héros va alors vivre plus intensément cette survie, développant une vraie réflexion sur la vie, se posant enfin des questions existentielles, la menace de sa mort exacerbant son désir de vivre.

Nous avons aimé le style concis de ce court roman de Nakamura, il nous permet de passer un bon moment de lecture lors de cette plongée dans le milieu des petits et grands malfrats au Japon.

 

Arnold  ;  Louis G.   607