décembre 2nd, 2011

Quand je serai roi : livre mystérieusement attirant.

 Le titre intriguant de ce livre peut donner envie de le lire, mais il nous laisse sur notre faim car, malgré cela, le thème a l’air noir. Sa couverture assez sombre, me confirme. Ce livre m’a particulièrement coupée dans ma lecture et ne m’a pas donné envie de le poursuivre malgré tout. Son intrigue ne m’a pas accroché, le style d’écriture ne m’a pas donnée envie de me battre pour poursuivre ma lecture.

BINET Faustine, 609

novembre 28th, 2011

Quand je serai roi : l’enfance à l’épreuve

Que dire de ce roman ? C’était un excellent livre, je suis contente de l’avoir lu.

Il est assez dur, autant dans son contenu, que dans la façon d’écrire, j’ai eu un peu de mal à comprendre les dialogues, parfois j’ai dû les relire plusieurs fois. Pour se pencher sur le contenu, le livre montre les aspects réels de la vie au Mexique, et personnellement je trouve que les épreuves que traversent le Nopal pourraient être celles d’un adolescent francais (d’où le tour du monde en Roman non ?).

L’ouvrage souligne de nombreuses valeurs et plein de principes primordiaux dans toutes les sociétés, en France, au Mexique ou encore en Chine par exemple. Il révèle aussi l’importance de l’éducation de l’enfant, la présence de ses parents, l’amour qu’on lui porte.

Cependant ce livre suscite en nous de nombreuses questions, qui ont d’ailleurs été posées a l’auteur lors de sa venue à Toulouse :

Ce livre a-t-il été beaucoup lu par les adolescents concernés de très près, c’est-à-dire les jeunes mexicains?

Est-ce facile pour un auteur d’écrire des livres assez dur comme celui-ci ? Quelles émotions cela provoque à l’écriture ? Puis avec du recul ?

page 102 à 104 du livre, l’auteur se met entièrement dans la tête du Nopal en écrivant ses pensées dans sa solitude, comment fait-il pour retranscrire ce qu’il se passe dans la tête d’un jeune mexicain aussi précisément?

Linda B.

novembre 15th, 2011

Entrevue avec Enrique Serna

Lors du Salon du Livre le samedi 5 novembre, nous avons eu la chance de rencontrer Enrique Serna qui nous avait accordé une petite entrevue. Nous avons pu lui poser diverses questions concernant son roman « Quand je serai roi ». Il y a répondu de façon directe et humoristique en ajoutant des anecdotes personnelles.

Sa passion de l’écriture s’est manifestée lors de ses cours de littérature quand il avait 16 ans grâce à un prof de lettres ennuyeux. Celui-ci ne dictait que des biographies, ce qui l’incita à écrire une nouvelle pour tromper son ennui.

Tout juste sorti de la faculté de lettres (ses principales sources d’inspirations étant Juan RUFLO, Martín Luis Guzmán, ainsi que le grand écrivain espagnol de nouvelles : Carlos FUENTES), il décide d’entreprendre une action visant à dynamiter l’ordre social établi dans son pays à travers la littérature, dénoncer les contradictions comme la police corrompue marchant avec les narcotrafiquants. Chose qu’il trouve aujourd’hui totalement inutile. Selon lui, la littérature ne change pas une société mais aide la population à se forger ses idées propres qui eux, peuvent faire bouger les choses.

Pour cela, dans son roman, il créa des caricatures grotesques des « ninis » (ni travail, ni études) .

Chose amusante, le personnage du Nopal a fortement été inspiré d’une rencontre avec un gamin des rues dans une cellule au poste de police après avoir été arrêté pour conduite en état d’ébriété ; il dénonce l’état d’esprit des forces de l’ordre à l’époque, ne cherchant pas à savoir pourquoi un enfant se retrouve incarcéré.

Son livre a été froidement reçu dans son pays d’origine car la majorité des lecteurs sont des femmes, appréciant plus les livres sentimentaux que les romans noirs.

L’entrevue s’est terminé sur la question « Saviez-vous que vous étiez en lice pour le prix littéraire de Déodat ? ». Il nous répondit toujours avec une touche d’humour, qu’il n’était pas au courant et nous a incité à voter pour lui.

Ludovic et Myriam, 611

novembre 14th, 2011

Quand je serai roi : la rencontre de deux extrêmes

Quand je serai roi où se rencontrent deux extrêmes d’un même peuple. En effet on voit évoluer deux personnages vivants dans des milieux différents, que tout oppose, mais qui seront réunis dans la fatalité d’un meurtre et d’un concours, visant à découvrir un nouveau héros parmi les enfants mexicains.

Le Nopal, un jeune adolescent, avec pour seule aspiration d’inhaler de la colle avec son gang, se retrouvera, après l’assassinat de son père, d’un ou deux meurtres à son actif et d’une bonne dose de colle industrielle, gagnant du prix “Quo melius illac”. J’ai beaucoup aimé ce livre qui montre deux des faces de la société mexicaine, dans un style noir très plaisant.

J’espère que beaucoup de gens partageront mon avis.

-KLX- 601

 

novembre 11th, 2011

Rencontre avec Enrique Serna

Samedi 05 novembre nous avons rencontré L’auteur de « Quand je serai roi » à Compans Caffarelli.

Nous avons eu une réunion où nous avons pu lui poser quelques questions autour du livre, de sa vie et de son parcours professionnel. Il nous a informé que sa première nouvelle a été écrite pendant un cours de français. Après nous sommes allés à une seconde réunion où d’autres personne étaient conviées. De 16h30 à 17h des personnes lui ont posé des questions autour de ses oeuvres. Mme Gagnoulet l’a interrogé sur la possibilité d’une adaptation de l’un de ses romans. Et pour finir la journée on a pu asssiter a une représentation de l’une de ses nouvelles.

Jonathan, Bichvan, Shahnaz, 610

novembre 6th, 2011

Question de genre

Après la rencontre avec Enrique Serna, il s’avère que l’ « étiquette » de « roman noir » apposée sur ce livre a été voulue par l’éditeur. Enrique Serna souligne que c’est une façon de faire entrer dans une catégorie son ouvrage.
En effet, son autre roman, La peur des bêtes, est parue également chez Points, Roman noir. Ce dernier correspond mieux à la définition du genre puisque le personnage principal, Evaristo Reyes, est un flic à la Police judiciaire mexicaine et va mener une enquête sur des magouilles politiques.
L’auteur rapproche davantage Quand je serai roi du genre de la chronique urbaine, ou de l’ « Esperpento » : un style littéraire grotesque et satirique, créé par l’espagnol Ramon Maria de Valle-Inclan, qui se caractérise par la déformation grotesque de la réalité, au service d’une intention critique de la société.

octobre 28th, 2011

Qu’est-ce que le roman noir ?

Le roman noir naît aux Etats-Unis dans les années 1930 sous la plume d’auteurs comme Raymond Chandler Dashiell Hammet. Il est lié au contexte social de l’époque : alors que la crise économique et la prohibition engendrent des violences urbaines, les romanciers peignent, dans une langue crue et souvent argotique, des milieux marginaux dans lesquels évolue un détective privé désabusé. Jean Pons, critique littéraire français, en donne la définition suivante :

 

« Les romans noirs sont une littérature immédiate et engagée. Immédiate parce qu’ils nous parlent directement des banalités et des convulsions de notre monde : ils nous montrent, dans leurs fictions violentes, un univers connu qui est celui de notre vie quotidienne mais aussi celui dont les médias s’épuisent à nous présenter des aspects disparates ou à nous proposer des analyses de circonstance. Engagée parce que l’actualité, qu’ils reprennent et transforment sous forme romanesque, donne lieu, de manière implicite ou clairement formulée, à des prises de position politiques : le roman noir prend position de façon « actuelle » par rapport à la réalité humaine et sociale. »

Jean Pons, « Le roman noir, littérature réelle », Les Temps modernes, n° 595, sept-oct-nov 1997

octobre 28th, 2011

Quand je serai roi : Une fresque sociale au cynisme décapant

Le roman Quand je serai roi commence par une scène choc : Le Nopal, surnom du jeune Jorge Osuna, est absorbé dans les rêves et visions hallucinatoires que lui délivre la colle qu’il inhale.

Sous l’égide de cette scène  qui bouscule le lecteur, voilà  commencée une fresque sociale du Mexique, à travers des chapitres qui explorent tour à tour l’univers de Carmen, la mère de Jorge, Marcos Valladares, le directeur de Radio familiale, et les microcosmes familiaux et sociaux où ils évoluent. Enrique Serna nous donne accès à un Mexico déshérité, mais aussi à celui des quartiers chics, dans une écriture où la noirceur, le cynisme éclairent sans concession les travers des personnages et d’une société.

Chez le « Nopal », le lecteur écoute le cri étouffé d’une souffrance engluée, la quête d’un jeune garçon, l’absence mystérieuse du père ;  mais en plongeant à travers le brouillard de ses hallucinations, il découvre aussi le portrait au scalpel de la violence et la bassesse qui gouverne les adultes et rejaillit sur les enfants.  En effet, de l’autre côté du monde de Jorge, celui de Marquitos, fils du riche directeur de la radio, engagé dans une course stérile à la possession d’armes à feu : quel avenir pour des enfants qui jouent avec la mort ? La réponse dans la scène centrale du roman qui rapproche avec maestria les destins des deux familles.

Ardu voyage au cœur de ce monde sans repères, où le rôle de héros devrait curieusement être confié à des enfants martyres ! Un roman à l’écriture énergique qui permet, par ricochet, de porter un regard neuf,  un regard pourvu de plus d’acuité sur notre société, sur la construction ou la destruction de ses valeurs.

N’hésitez pas à faire par de vos réactions de lecture, et à formuler dans les commentaires les questions que vous aimeriez poser à l’auteur le 5 novembre.

FB

octobre 24th, 2011

Enrique Serna parle de ses romans

Ecoutez l’auteur parler de Quand je serai roi, mais aussi de deux autres de ses romans.

http://www.dailymotion.com/video/xfywqh_enrique-serna-quand-je-serai-roi_news

 

F. Bontempi