mars 13th, 2016

Une école pas comme les autres

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Nous sommes dans la peau d’une personne non fréquentable, et non seulement, a une personne qui fait des cours de philosophie à des escrocs en prison.
Ce livre s’intitulant la Zonzon , est un livre écrit par Alain Guyard. L’auteur essaye de nous montrer dans ce livre l’escroquerie en prison, mais aussi que les cours de philosophie peuvent être aussi faits à toutes sortes de personnes car les criminels nous font comprendre que la philosophie est valable pour tous. Le héros principal est inspiré de la vie de l’auteur, Alain Guyard qui est aussi professeur de philosophie et a enseigné dans le milieu carcéral.
Nous voilà en prison là où Lazare Vilain personnage principal du livre fait des cours de philosophie. Lazare Vilain est une personne ordinaire, vivant une vie monotone. Il passe bientôt leur courrier clandestin, commence à ressembler à un rejeton du milieu et tombe amoureux d’une musicienne, enseignante en prison, comme lui. Or la belle Leïla est la veuve d’un caïd marseillais. Elle prenait Lazare pour un détenu, au début de l’histoire, mais en fait non ce n’est qu’un simple professeur de philosophie.
« Nous, on raconte le terrain, et le sentiment partagé qu’on a de voir des [détenus] se plaire à philosopher, et on narre par le détail nos efforts de « conceptualisation carcérale ». On tombe tous d’accord pour dire que la philosophie permet d’interroger sa condition, donc de prendre des distances avec elle, et par conséquent de fabriquer un interstice, un espace, un jeu suffisant pour bidouiller quelque chose qui ressemble à de la liberté. » (p. 90)

« Chacun sait ici que la prison, ce n’est pas que la perte de la liberté, c’est, dans la foulée, la perte de sa femme, parfois l’enfant retiré et confié aux services de la DASS, et, par un jeu de dominos, la haine de la belle-famille, parfois en chaîne, celle de la famille. Ne reste souvent que la mère, qui lave le linge et le ramène au parloir, pardonne tout à son fils. » (p. 160-161)
Ainsi, l’auteur nous pose la question de l’amitié que nous remarquons quand certains prisonniers se parlent entre eux, et quand Lazare parle de la condamnation de Socrate. Pour moi c’est le meileur livre de ceux que j’ai lu et je pense qu’il mériterait le prix.

Haaron BOURCHAK 602

 

 

janvier 25th, 2016

L’éducation face à la délinquence

La Zonzon est un livre écrit par Alain Guyard, il apparaît comme une autobiographie et nous plonge dans sa vie et nous montre les aspects positifs que peuvent avoir les cours de philosophie qui ont lieu dans les prisons.
En effet ce qui m’a le plus attiré et les meilleurs moments de lecture que j’ai passés dans ce livre étaient lors des cours de philosophie où on arrive bien à s’imaginer l’environnement ou même à rentrer dans l’histoire.
les prisonniers ont alors des traits sympathique et on a un oeil compatissant voire amical lorsqu’il nous parle de leur histoire.
C’est un livre qui m’a beaucoup touché et l’aspect argotique du langage utilisé m’a permis de me sentir plus proche de l’histoire ou du narrateur, facilitant le travail d’imagination.
Je mettrais vraiment ce livre en première position des livres que j’ai lus car je ne l’ai pas lâché et du début à la fin j’ai su trouver un certain plaisir a la lecture de ce livre qui nous plonge également dans l’aspect verreux et clandestin du monde carcéral.
Je conseille vraiment ce livre dans le cadre d’une lecture personnelle car il est vraiment passionnant.

janvier 25th, 2016

Casser la barrière entre criminels et instructions

La zonzon, titre de l’oeuvre d’Alain Guyard nous raconte l’histoire de Lazare Vilain, un philosophe exposant ses pensées et celles de ses grands prédécesseurs à des auditeurs peu banals ; il sillonne les villes à la recherche de scènes ou tout simplement d’oreilles plus ou moins attentives. Mais cette vie commence à l’ennuyer. Alors, lorsque l’occasion d’avoir un public nouveau se présente, il accepte de donner des cours en prison. Cette nouvelle expérience l’enthousiasme au plus haut point, ses cours sont bien reçus par ses élèves. Son esprit critique vis-à-vis de la loi en sort renforcée, ce qui le pousse à se rapprocher de la pègre. Il rencontre ensuite une mystérieuse jeune femme qui devient l’objet de ses fantasmes.

Ce titre nous prévient du style argotique qu’emploie l’auteur tout au long du livre, ce qui peut nous faire buter sur certains mots. Cependant l’histoire de Lazare Vilain, l’homme lassé de la superficialité et de la psalmodie de la vie, qui désire un changement dans son existence, est plaisante. Elle est aussi enrichissante de part les anecdotes et références aux citations de grands philosophes.
En outre, Lazare Vilain, personnage censé être fictif, pourrait bien être une représentation d’un passage de la vie d’Alain Guyard qui lui même a enseigné en prison. Il a certainement voulu nous faire part de sa propre expérience et de son point de vue.

C’est un livre intéressant, qui nous apprend d’ores et déjà la réalité choquante et dégradante des prisons où l’hygiène y est absente tout comme le respect de la personne. De ce fait, je recommanderai cet ouvrage qui aborde un sujet crucial remettant en cause la société, restant agréable à lire.

Marwin

janvier 12th, 2016

Un engrenage incertain

Le prix Georges Brassens récompense les romans dont le fond et les formes sont proches de Georges Brassens. Cette année, ce prix a été attribué à Alain Guyard pour La Zonzon.

Alain Guyard est né en 1966, français de nationalité et écrivain d’un de ses métiers.

La Zonzon est l’histoire d’un professeur de philosophie en « en grève illimité avec l’éducation nationale ». Il n’est pas habitué à donner des cours aux café-philo pour les « intellectuels urbains » mais plutôt à un public rural. On lui propose d’enseigner dans une prison pour apporter la discipline aux taulards et les remettre dans le droit chemin, ce que le narrateur va accepter sans savoir où il met les pieds.

Lors de ce travail, son succès auprès de ces détenus lui vaut une discussion avec un mafieux ayant des connaissances au Ministère, lui demandant de faire passer des enveloppes contre des arrangements. Mais là aussi, Alain accepte sans trop savoir pourquoi, sauf que cela va le mener dans un engrenage l’exposant bien plus loin que çe qu’il aurait voulu;  et ce d’autant plus qu’il va rencontrer un femme qui le mènera de péripéties en péripéties…

J’ai trouvé que c’est un livre qui nous plonge dans son univers, un univers qui m’a agréablement surpris. Il utilise un vocabulaire argot qui l’isole des autres livres pouvant être barbants et le met dans une catégorie à part.

 

Benjamin 603

 

décembre 13th, 2015

Une école défavorisée

Lazare Vilain, professeur de philosophie, est réticent vis à vis des méthodes de l’Education Nationale. Il participe à un programme de réinsertion, qui consiste à enseigner sa discipline à des prisonniers. Il rencontrera Mr.Riccioli, qui lui fera passer certaines enveloppes en prison. Lazare se rendra vite compte que les événements l’ont dépassé.

Le héros principal est inspiré de la vie de l’auteur, Alain Guyard qui est aussi professeur de philosophie et a enseigné en prison. Le personnage principal est une personne ordinaire, vivant une vie monotone. Cependant, les actes de ce dernier se font obscurs au fil du récit tant la situation le devient. La représentation des criminels est telle que Guyard l’a vue : il s’attendait à retrouver de grosses frappes, mais se retrouve avec des trafiquants, démunis et paumés.

Ce très bon récit aborde des sujets intéressants tels que : « qu’est-ce que philosopher ? ». Nous pourrions penser que cela est réservé à des personnes importantes, mais les criminels nous font comprendre que la philosophie est réservée à tous. « Qu’est-ce que l’amour ? », l’auteur nous délivre sa thèse avec le personnage de Leila dont le héros s’éprend. De plus, l’auteur nous pose la question de l’amitié que nous remarquons quand certains prisonniers se parlent entre eux, et quand Lazare parle de la condamnation de Socrate.

Donc, La zonzon, est un récit qui prend son temps avant de devenir haletant, avec ses personnages accrocheurs et ses sujets qui touchent. Un défaut, la fin qui n’est pas dans le même ton que le reste du récit.

Haaron B. Tom F. Lou M. 602