novembre 30th, 2015

Les Yakusas, une mafia japonaise

La mafia :

La mafia (mot d’origine sicilienne qui signifie hardiesse ou vantardise) est avant tout un acteur économique, social, riche et puissant aux activités multiples .. Une mafia est une association secrète servant des intérêts privés par des moyens plus ou moins illicites. 

Les Yakuzas :

Les bandes de Yakuzas existent depuis le début du XVII siècle. Au Japon, les récits  mettant en scène des  yakusas constituent un genre littéraire et cinématographique important. Cependant,  la réalité est celle d’un mal insideux qui menace d’envahir l’économie, la finance et la politique.
Les Yakuzas  font principalement du trafic de drogues, font du racket, organisent des  jeux clandestins, font de la contrefaçon, de la pornographie… Ils contrôlent les marchés publics des hôpitaux, des parcs d’attractions... Plus récemment, ils ont trouvé de nouvelles opportunités dans les domaines de l’immobilier, des jeux vidéos, des services de sécurité et de gardiennage. Enfin, ils se sont tournés  vers le sabotage de conseil d’administration des grands groupes japonnais. Cela consiste à faire du chantage sur  les dirigeants qui ont été espionnés : après avoir  subtilisé des informations confidentielles les yakusas  menacent de les dévoiler  publiquement.

Pour être admis dans un clan de Yakuzas, il faut faire ses preuves. Pour intégrer un clan, la nationalité n’a aucune importance mais il est nécessaire de  prouver son attachement aux traditions et à la famille. Trois rituels sont importants au sein de la communauté. Le plus pratiqué reste le rituel du tatouage, plus connu  au Japon sous le nom d’ « irezumi » . Sa réalisation est très douloureuse car elle se fait encore de manière traditionnelle. L’encre est insérée sous la peau à l’aide d’outils non électriques, des faisceaux d’aiguilles sont fixés sur un manche en bambou. Cette méthode,très douloureuse , peut prendre énormément de temps pour être réalisée entièrement.

 

Dans le livre, la mafia se sert du protagoniste comme un objet.   Les bandits  se fichent de la vie du héros.  Ils  le rattrapent quand  celui-ci  décide de changer de vie et mener une vie plus  confortable. Les Yakuzas veulent juste que le personnage obéisse aux différents ordres. Nous pouvons voir que quand on rentre dans la mafia on ne peut plus s’en sortir: c’est  une sorte de cercle vicieux, un peu comme les sectes.

Emilien, Inès, Roxane 604

 

novembre 6th, 2011

Question de genre

Après la rencontre avec Enrique Serna, il s’avère que l’ « étiquette » de « roman noir » apposée sur ce livre a été voulue par l’éditeur. Enrique Serna souligne que c’est une façon de faire entrer dans une catégorie son ouvrage.
En effet, son autre roman, La peur des bêtes, est parue également chez Points, Roman noir. Ce dernier correspond mieux à la définition du genre puisque le personnage principal, Evaristo Reyes, est un flic à la Police judiciaire mexicaine et va mener une enquête sur des magouilles politiques.
L’auteur rapproche davantage Quand je serai roi du genre de la chronique urbaine, ou de l’ « Esperpento » : un style littéraire grotesque et satirique, créé par l’espagnol Ramon Maria de Valle-Inclan, qui se caractérise par la déformation grotesque de la réalité, au service d’une intention critique de la société.

octobre 28th, 2011

Qu’est-ce que le roman noir ?

Le roman noir naît aux Etats-Unis dans les années 1930 sous la plume d’auteurs comme Raymond Chandler Dashiell Hammet. Il est lié au contexte social de l’époque : alors que la crise économique et la prohibition engendrent des violences urbaines, les romanciers peignent, dans une langue crue et souvent argotique, des milieux marginaux dans lesquels évolue un détective privé désabusé. Jean Pons, critique littéraire français, en donne la définition suivante :

 

« Les romans noirs sont une littérature immédiate et engagée. Immédiate parce qu’ils nous parlent directement des banalités et des convulsions de notre monde : ils nous montrent, dans leurs fictions violentes, un univers connu qui est celui de notre vie quotidienne mais aussi celui dont les médias s’épuisent à nous présenter des aspects disparates ou à nous proposer des analyses de circonstance. Engagée parce que l’actualité, qu’ils reprennent et transforment sous forme romanesque, donne lieu, de manière implicite ou clairement formulée, à des prises de position politiques : le roman noir prend position de façon « actuelle » par rapport à la réalité humaine et sociale. »

Jean Pons, « Le roman noir, littérature réelle », Les Temps modernes, n° 595, sept-oct-nov 1997