12 janvier 2016

La complexité et la simplicité, un pari pas vraiment gagné.

         L’auteur Maylis de Kerangal, nous décrit dans son livre, Corniche Kennedy, un lieu où des jeunes se rassemblent, traînent, s’embrouillent, vivent tout simplement entre eux en s’amusant. Ce lieu se nomme La Plate. La Plate est un endroit au bord de la mer, évité par les habitants sauf  par ces adolescents qui sautent du haut de plongeoirs pour frimer, et le danger est présent d’après le commissaire Sylvestre Opéra dont on connait la monotonie de ses journées de policier. Sylvestre Opéra intervient alors quelques fois pour recadrer ces « enfants » sortant du droit chemin, en vain. Ces premières pages sont quelques peu ennuyeuses, et ne laissent pas envisager une histoire captivante.

         A travers l’écriture compliquée et désordonnée de l’auteur, on suit cette histoire dont l’intérêt de certaines parties est moindre, à mon avis. Les intrigues sont longues à se mettre en place dues à de multiples descriptions inintéressantes, et la lassitude s’installe. Les changements de point de vue plus que fréquents, passant de l’histoire de Sylvestre Opéra à celle des adolescents suscitent une confusion du lecteur par rapport aux personnages où il n’arrivera pas à vraiment à s’identifier à l’un d’eux. Les personnages sont bien décrits, trop bien décrits pendant de trop longs moments du livre, ce qui casse de nouveau la continuité du livre, déjà peu présente.

        Bien que l’histoire se soit révélée simpliste et assez fastidieuse, comme l’intuition que j’ai eu dès le début du livre, le sujet de l’histoire est plutôt destiné à de jeunes lecteurs et son format est court. Néanmoins, je le ne conseillerai pas pour autant vu la difficulté qu’engendre la lecture de l’oeuvre esquintée par ce vocabulaire très soutenu et ces tournures de phrases complexes qui est en contradiction avec la légère simplicité de l’histoire.

Marwin

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