18 février 2017

Les pêcheurs, une vraie pépite africaine

Les pêcheurs est un roman de Chigozie, né en 1986 qui est un écrivain nigérian. C’est à 29 ans que l’écrivain nigérian se retrouve sur le devant de la scène littéraire internationale depuis que son premier livre le roman Les pécheurs figure sur la liste finale du prestigieux Man Power Prize.

 L’histoire est narrée par Benjamin, un jeune garçon possédant 4 frères et 1 sœur. C’est en Janvier 1996 que leur vie va basculer. Après les cours, les 5 frères profitent de l’absence de leur père pour pécher au bord du fleuve Omi-Ala avec leurs amis, ils y font la rencontre du sorcier Abulu qui lance une malédiction sur un des frères. Mais quelle malédiction peut être assez forte pour briser une famille aussi soudée ?  Après avoir lu ce puissant roman sur la fraternité, l’Afrique, ses croyances et ses superstitions, j’ai fortement été marquée et touchée par la tragique histoire de cette famille, et vous le serez aussi certainement.

Après une après-midi de pêche, sur le chemin pour rentrer chez eux, les 5 frères croisent le sorcier Abulu qui lance sur Ikenna, l’aîné, la terrible malédiction : il sera assassiné par un pêcheur. Cette prophétie va changer le comportement d’Ikenna envers ses 4 frères Boja, Obembe et Benjamin (le narrateur) et leur mère, jusqu’au dénouement. L’auteur introduit du suspense dans son récit, ce qui  incite à continuer. La lecture n’est pas déplaisante bien que le roman puisse paraître sombre et horrifiant, donnant de l’angoisse et parfois des frissons… Cependant, il ne faut pas oublier que c’est Benjamin le narrateur de cette histoire, un jeune garçon possédant de nombreuses peurs qui peuvent vite être oubliées le lendemain.

J’ai énormément apprécié ce roman qui m’a beaucoup touché, tant par le style d’écriture et l’originalité des chapitres qui donnent des noms d’animaux à chaque personnage:  « l’aigle » pour le père de famille, qui promet un bel avenir à chacun de ses 6 enfants ; « la fauconnière » pour cette mère « qui veillait, postée sur les collines, pour repousser tous les maux qui semblaient menacer les enfants » ; « le python » pour Ikenna l’aîné, un meneur coriace de fratrie qui subit directement la tragédie qui touche ensuite et détruit sa famille ; « le parasite », Boja le deuxième des frères, le suiveur loyal d’Ikenna ; « le limier », Obembé le numéro 3 de la famille, « un questionneur, un investigateur, qui lisait énormément pour se nourrir l’esprit » ; « la phalène […] fragile créature qui se prélasse dans la lumière, mais ne tarde pas à perdre ses ailes et à tomber au sol », c’est Benjamin, le jeune narrateur de cette histoire qui semble tout juste sorti de la maternelle ; et « le fou » Abulu, homme vagabond, affreux prédicateur capable d’ébranler la vie sociale de ce quartier d’Akure au Nigéria.

Ce roman nous donne une nouvelle vision sur la solidité des liens familiaux et sur l’importance de la famille qui rend le récit extraordinaire et nous emmène dans une Afrique que nous ne connaissons pas forcément. Ce premier roman est une vraie pépite de Chigozie Obiana, un livre  très bien écrit. Je n’ai pas du tout été déçue par la littérature nigérienne et je relirai volontiers d’autres livres de cet auteur ou d’autres écrivains nigérians semblables à Chigozie Obiama.

Lara Bassols, 602

 

2 Commentaires pour “Les pêcheurs, une vraie pépite africaine”

  1. 3 mars 2017

    Commentaire de 602 :

    fabuleux !!!!!!

  2. 5 décembre 2017

    Commentaire de 602 :

    spectatrenbularesquement jainiale é fabuleu un sentimen de decouverte imensaiman garanti par 7 art ticle 2 gran re non. 10/10 pare alocinai

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