mars 8th, 2017

« Debout-Payé », un roman particulier.

Debout-Payé   a été écrit en 2014 par GAUZ de son vrai nom Armand Patrick Gbaka-Brédé. L’auteur était jusqu’à maintenant inconnu et en écrivant cet ouvrage il a remporté le prix du « meilleur premier roman français de l’année 2014″ ainsi que plusieurs prix littéraires lycéens et collégiens.

Gauz nous raconte l’histoire d’un jeune immigré Ivoirien à travers ses pensées qui se retrouve vigile en France dans les années 90 . L’auteur nous fait alors part de quelques anecdotes dans plusieurs grands magasins parisiens comme Camaïeu ou Sephora qui sont les lieux où il a lui même travaillé. On peut alors retrouver dans le roman l’histoire des vigiles Africains depuis les années 70 ainsi que l’évolution du métier à travers les époques.

Ne vous êtes vous jamais demandé ce à quoi pensent les hommes de sécurité pendant leur journée de travail? Ici GAUZ nous explique par ses aventures que certes le métier en lui même est ennuyant, car il consiste à rester debout toute la journée à surveiller les magasins d’où le titre Debout-Payé, mais que parfois les clients peuvent être un support d’imagination: « il aperçoit un couple où tout leur oppose et se demande alors comment de telles personnes puissent être réunis de la sorte ». Le sens comique du livre est appuyé par les stéréotypes de l’homme noir principalement et  on peut retrouver  les clichés des  différents pays d’Afrique : « La combinaison polo-Jean’s Levi’s 501 des Ivoiriens ; le blouson cuir noir trop grand des Maliens ; la chemise rayée fourrée près du ventre des Béninois et des Togolais ; les superbes mocassins toujours bien cirés des Camerounais ; les couleurs improbables des Congolais de Brazza et le style outrancier des Congolais de Stanley… ».

Le roman utilise  énormément d’ expressions urbaines du XXIe siècles , des expressions qui pourraient certes embarrasser certains mais qui feront rire d’autres.  De plus il faut comprendre qu’il s’agit d’un roman qui se tourne vers un coté satirique mais qui derrière sa face comique exprime une réalité sociétale en France dans sa confrontation avec   l’Afrique.

Ce roman va certainement plaire à de jeunes lecteurs, par sa brièveté et le fait que le roman parle de la civilisation actuelle en France. De plus, les adolescents vont savoir reconnaître les différentes blagues et clichés présents dans notre quotidien.

Mahefasaoa, 604

mars 4th, 2017

Les pêcheurs, frères ennemis ?

Les pêcheurs est le premier roman de Chigozie Obioma ( écrivain nigérian ) paru aux Editions de l’Olivier en 2016 . Les éditions de l’Olivier est une maison d’édition française créée en 1991 par Olivier Cohen  .

« Lorsque j’y repense aujourd’hui, je comprends que c’est lors d’une de ces expéditions que notre vie, notre monde a changé. Car c’est bien là que le temps s’est mis à compter, au bord de ce fleuve qui fit de nous des pêcheurs. »

Une vie de famille si paisible … , malheureusement il n’en sera plus question. Vous devez vous demander de quelle famille je parle et qu’est- ce qui s’est passé bien évidemment ? Eh bien, de la famille Agwe dont sont issus la fratrie des quatre frères : Benjamin , Obembe , Ikenna et Boja .

C’est à travers le regard  du cadet Benjamin , que l’auteur nous dépeint la tragique histoire de cette famille qui avait tout pour être heureuse jusqu’au jour où l’aigle ( le père ) prit son envol …  Profitant de son absence, les quatre frères inséparables commettent l’irréparable , ils décident d’aller pêcher au bord du fameux fleuve  d’Omi-Ala  réputé pour être maudit. Malheureusement pour eux rien ne se passe comme prévu ils croisent le chemin du » fou  » Abulu dont les prophéties sont redoutées… C’est à  partir de ce moment que  le processus d’autodestruction sera lancé, la descente aux enfers est inévitable. Lors du retour de l’aigle à son nid , il sera déjà trop tard .

J’ai beaucoup apprécié ce roman, par son style d’écriture très intéressant qui happe le lecteur dès le début mais aussi par l’exotisme qui nous fait totalement voyager. La comparaison des personnages du roman à des animaux m’a beaucoup plu,  cela rajoute de l’originalité au livre: la mère est comparée à une  » fauconnière « ,  le père à un  » aigle « , Ikenna à un » python » … Le mélange entre  contes africains et thriller crée une véritable osmose, ce qui est dépaysant .

Une chose est certaine, avec ce sens de la tragédie, et l’exotisme de l’ethnie igbo à laquelle appartient l’auteur et les personnages, vous serez complètement happés par cette extraordinaire histoire, la puissance de ce livre va vous laisser bouche bée.  Je vous le recommande fortement en espérant que vous allez autant l’apprécier que moi!

 

Maeva Rabhi , 602

janvier 15th, 2015

Des meubles qui parlent ?

Kétala, écrit par Fatou Diome en 2006.

« Lorsqu’une personne meurt, nul ne se soucie de la tristesse de ses meubles »

Ce livre se déroule après la mort de Mémoria, la propriétaire de l’appartement où le kétala va avoir lieu.

Ce livre est très bien écrit, avec des mots simples pour convenir à un large public. Quelques passages sont un peu « crus » mais il peut être apprécié par des lecteurs qui aiment les livres hors du commun. L’histoire est touchante et il est très dur de ne pas le terminer une fois commencé. Ce livre m’a beaucoup plu et l’histoire change de ce que l’on peut lire ailleurs.

Alexia, 613

janvier 15th, 2015

L’enfant qui voulait un hippopotame nain du Libéria

Le roman a été écrit par Juan Pablo Villalobos, surnommé « Dans le Terrier du Lapin blanc », celui-ci est son premier roman.

L’histoire parle d’un jeune garçon qui est passionné par les chapeaux, les samouraïs, la lecture du dictionnaire tous les soirs. Mais un jour, il eut l’idée de s’approprier un hippopotame nain du Libéria qui se trouve en Afrique.

A aucun moment ce livre ne m’a déplu mais ce qui m’a embêté le plus, ce sont les noms donnés aux personnages de l’histoire qui étaient compliqués à prononcer. L’auteur emploie des mots simples ce qui rend la lecture plus agréable à lire et de persuader le lecteur à continuer sa lecture. Je conseille ce livre à quiconque le prendra, même s’il est spécial, il reste bien.

 

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