janvier 25th, 2018

Voyage dans le Kurdistan, entre la Turquie et Daesh

Kobane Calling  est une bande dessinée, écrite et illustrée par Zerocalcare, un écrivain italien né le 12 Décembre 1983. Il est l’auteur de bande dessinée le plus populaire en Italie en ce moment. Avec « Kobane Calling » il a déjà remporté le prix Micheluzzi (prix donné aux auteurs de bandes dessinées lors du comicon de Naples, le nom du prix vient de l’auteur italien Attilio Micheluzzi) pour la meilleure histoire courte en 2016.

couverture Kobanne Calling

Kobane Calling, le livre ayant reçue le Micheluzzi et qui fait partie de notre sélection cette année
La bande dessinée a été écrite et illustrée à partir des notes prises par l’auteur lors de ses voyages dans la région du Kurdistan. Il s’agit d’un pays non reconnu par l’ONU chevauchant le Sud-Est de la Turquie, le Nord-Est de la Syrie, le Nord de l’Irak et l’Ouest de l’Iran.

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Région du Kurdistan.

Là-bas, Zérocalcare rencontre des membres de la YPJ (Yekîneyên Parastina Jin: Unités de protection de la femme) et des membres du PKK (Partiya Karkerên Kurdistan) Ce Parti des travailleurs du Kurdistan est mouvement d’indépendance du Kurdistan en Turquie inscrit sur la liste internationale des organisations terroristes sur demande du gouvernement Turc et considéré par de nombreux pays comme la Turquie, l’Australie, le Canada, les États-Unis, la Nouvelle-Zélande, l’Union Européenne et le Royaume-Unis comme une organisation terroriste.

La bande dessinée raconte donc ses deux voyages au Kurdistan. Son premier voyage  était un voyage humanitaire dans le village de Mehser puis dans un camps de réfugiés.

Pour son deuxième voyage il est parti à Erbil, dans les montagnes de Quandil, à Qamichli et à Kobane. C’est lors de son deuxième voyage qu’il rencontre des personnes des YPJ et du PKK.

La narration est interrompue parfois pour montrer des éléments antérieurs aux voyages, pour donner des informations pour ne pas être perdu, pour dire ce qui se passe dans sa tête au même moment ou critiquer la vision que les médias et les politiciens donnent du Kurdistan, de la religion, ou de la place des hommes et des femmes. Dans la narration, il va faire intervenir son quartier représenté par un mammouth qui va lui poser une question: « Tu déménagerais au Rojava ou pas? »

J’ai aimé cette bande dessinée pour plusieurs raisons. La première raison est que cette oeuvre donne une autre vision de la femme dans ces pays que ce que les médias nous montrent. Par exemple aux pages 36-37, l’auteur discute avec une des responsables du camp de réfugiés où ils sont. Elle lui explique que dans les camps de réfugiés au Kurdistan il y a des maisons des femmes qui permettent d’aider les femmes qui subissent des violences conjugales.

Cet ouvrage montre aussi ce que l’état Turc veut cacher comme aux pages 105-106 où Zérocalcare recueille le témoignage d’un Turc arrêté pour activisme politique et battu à mort puis jeté dans une fosse où ils jetaient les dissidents politiques. L’auteur montre également par les témoignages la répression que fait subir l’état Turc, aux pages 192 à 197 : leur accompagnatrice explique la torture qu’elle a vécue en Turquie lorsqu’elle s’est faite arrêter lors de manifestations.

La bande dessinée a des passages qui sont comiques et qui contrastent avec le fond du voyage.

A la page 15 par exemle, il met en petit sa réaction extérieure d’impassibilité face à ses parents qui ne s’inquiètent pas de son voyage et sa réaction intérieure énervée.
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Illustration tirée de la page 15

Ou à la page 104 où il y a la personne Turque qui lui demande s’il veut de la crème de lentille quand il se réveille et où l’auteur à illustré ce qu’il en pensait.
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Illustration tirée de la page 104

Pour finir, on peut dire que l’auteur dans cette BD veut condamner les préjugés que les personnes ont sur la religion musulmane. Cette oeuvre est là pour donner un nouveau regard sur les organisations du Kurdistan et leur combat.

Il montre l’hypocrisie des politiques européens qui félicitent certains groupes et en condamnent d’autres en fonction de ce qui les arrange.

 Anton, 606

décembre 13th, 2015

La fractale des raviolis, un roman de gare

Ce roman est composés en fait de plein de petites histoires, qui s’ouvrent et qui se ferment les unes dans les autres. C’est ce qui fait son originalité:  les saynètes et les différents personnages s’enchaînent dans divers univers, réaliste ou imaginaire, burlesque ou tragique.

Mais c’est également le point faible de ce livre. Hormis le fait que certain personnages ne sont pas toujours bien « aboutis », on a parfois du mal à discerner le vrai du faux, car les histoires, bien que souvent absurdes, ont un assez fort caractère d’authenticité. L’auteur par exemple a probablement recouru à une documentation poussée dans certain domaines,comme l’optique.

On peut cependant  faire abstraction de cette incertitude  et affirmer que ce livre fait preuve d’une originalité et d’une forte inventivité. On prendra donc plaisir à lire ce « roman de gare », bien écrit et qui ne nécessite pas de gros effort intellectuel.

Antonin GODARD

novembre 29th, 2015

Le cricket m’ennuie !

Je me suis ennuyé sur les 100 premières pages de ce roman. J’ai trouvé qu’il n’y avait pas d’actions ou très peu – dès  que l’action  commence, elle s’arrête aussitôt… S’il y a  une scène de violence, d’action, aussitôt des descriptions très ennuyeuses et très  longues du village, de la famille du personnage principal, coupent  d’un coup l’action et la gâchent. Les longues descriptions  de ce livre suscitent  l’ennui du lecteur et on finit par rejeter  l’aventure de l’héroïne ,Rukhsana, et  ses journées sans suspens, sans action.

Ainsi je n’ai pas pu apprécier cette héroïne en dépit  du  combat très courageux  qu’elle mène tout au long du livre. Son combat est contre des talibans. C’est la guerre dans son pays et elle cherche à le fuir mais une sorte de monotonie règne dans ses journées. C’est  très perturbant d’avoir un personnage qui pendant la guerre nous fatigue de descriptions et nous enlève tout suspens. De plus, l’héroïne  exprime peu ses émotions, ses sentiments, ce qui ne permet pas de  cerner clairement le personnage.

Dès le début du roman, un flash-back mal expliqué par l’écrivain, qui ne précise  pas assez qu’il s’agit d’un  retour dans le passé, m’a conduit à décrocher  de ce livre ; j’ai perdu  le fil de l’histoire…

Tout dans ce livre,  Le cricket des Talibans,  m’a déplu.

C’est pour ces raisons que j’ai abandonné ce livre au bout d’un peu plus de 100 pages.

Personnellement, je le déconseille pour ceux qui aiment  les histoires avec de l’action.

 

 

Victor.B – 604

 

janvier 15th, 2015

Wakolda critique

Le livre est Wakolda écrit par Lucia Puenzo qui est écrivain espagnol, l’œuvre a donc été traduite en français par Anne Plantagenet.

Ce livre est l’histoire d’un médecin nazi Josef, qui rencontre une famille argentine ordinaire. Le médecin est captivé par la petite fille de la famille, nommée Lilith. Elle est bien trop petite pour son âge ce qui fascine Josef. Alors, quand il s’installe dans la pension de la famille, tout s’accélère.

Ce roman nous emmène dans une narration remplie d’inquiétude et d’étrangeté. J’ai bien aimé ce livre, l’histoire est captivante et donne envie de poursuivre la lecture.

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Laurine De Rancé

mars 15th, 2014

Un Homme prêt à tout par amour!

Es-qu’ un homme est prêt à tout par amour? Ishigami, dans ce roman policier, Le dévouement du suspect X, est prêt à aider ses voisines, Hanaok et sa fille, à cacher les preuves. Les preuves, les indices du meurtre de l’ex-mari de Hanaok, qui la harcelait. Directement, l’inspecteur Kusanagi soupçonne Hanaok. Il est bien connu que le coupable est toujours l’ex-femme. Le passage que je trouve le plus intéressant est le flach-back où Ishigami rencontre Hanaok et sa fille, au moment où, il allait se donner la mort…, lui, le brillant mathématicien et calculateur qui n’avais plus rien à perdre, jusqu’à ce jour.

Ce livre japonnais plein de rebondissements peut paraitre confus mais nous garde en haleine. Il nous démontrera ce que permet l’amour pour quelqu’un.

 

 

Gabriel