janvier 25th, 2016

Le cricket, plus qu’un sport, un espoir pour échapper à l’enfer…

Le Cricket Club Des Talibans est un livre écrit par un écrivain indien, nommé Timeri N. Murari. Ce livre raconte l’histoire de Rukhsana, une jeune journaliste afghane qui ne peut plus exercer son métier à cause du régime de terreur des talibans, menés à Kaboul par Zorak Wahidi le ministre de la Promotion de la vertu et de la Répression du vice, qui veut promouvoir le cricket pour faire connaître l’Afghanistan comme une nation sportive afin de faire croire que le pays se porte bien alors qu’en réalité la nation est plongée dans l’enfer de la guerre contre les talibans.

Au travers d’une histoire passionnante et émouvante, cet ouvrage nous plonge au cœur de la vie d’une jeune femme qui a perdu son père qui a roulé sur une mine terrestre avec les grands-parents de Rukhsana et de son frère Jahan, mais dont la mère est atteinte d’un cancer en phase terminale qui attend son heure. Jahan et ses cousins souhaitent participer à un tournoi de cricket pour pouvoir partir s’entraîner (et s’enfuir) au Pakistan et ainsi quitter à jamais l’horrible guerre dans laquelle ils ont vécu. Pour cela, Rukhsana ayant joué au cricket lorsqu’elle était à l’université à bon niveau, décide de les entraîner pour leur offrir une chance de partir. La jeune femme élaborera une ruse pour coacher ses cousins sans porter le burqa qui l’empêche de pouvoir jouer correctement et ainsi d’entraîner ses cousins convenablement. Seulement, Rukhsana doit elle aussi quitter le pays à tout prix, en effet, Zorak Wahidi veut épouser Rukhsana, ce que celle-ci ne veut pas et utilisera sa ruse pour faire croire qu’elle n’est pas à Kaboul, et se fera donc passer pour un homme du nom de Babûr, mais c’est très risqué car si la police (religieuse ou pas) s’aperçoit du subterfuge, alors Rukhsana et toute sa famille sera exécutée par les talibans. Rukhsana va-t-elle réussir à s’échapper d’Afghanistan et ainsi survivre? Jahan et ses cousins vont-ils remporter le tournoi de cricket pour s’enfuir au Pakistan pour rejoindre un autre pays? Un seul moyen de le savoir, lire ce magnifique livre.

Selon mon point de vue, ce livre est sans aucun le meilleur que j’ai lu dans cette sélection 2016 du prix littéraire Déodat de Séverac et mérite largement d’être dans le top 3 des meilleurs livres et même de remporter ce prix, car cet ouvrage m’a vraiment touché, ce qui n’est pas facile, et de plus je le trouve passionnant comme je l’ai déjà dit, il nous plonge incroyablement bien dans le quotidien des afghans persécutés par les talibans de manière à donner l’impresion d’être réel. Cependant, le seul bémol de ce bouquin est le fait qu’il y ait trop de détails dont certains, selon moi, inutiles ce qui rend un peu trop longue l’histoire.

Brice Rigoni 603.

décembre 2nd, 2015

Petits combattants, l’histoire d’une enfance

 

Petits combattants est un roman réaliste écrit par Raquel Robles paru en 2013. C’est le récit de la révolution Argentine, vécue par des milliers d’Argentins entre 1976 et 1983, racontée à travers les yeux de deux très jeunes enfants de maternelle et de primaire. Leurs parents, des résistants, ont été enlevés et la sœur et son frère se développent un esprit de combattant et s’entraînent dans l’espoir de retrouver leurs parents tout en s’attendant « Au Pire », à savoir la mort de leurs proches. Le roman se compose de petites histoires, plus ou moins rattachées les unes aux  autres, que les deux enfants,à la recherche de réponses,vivent avec leurs grands-mères, leur oncle et tante, à l’école, avec des camarades « alliés ».  La jeune fille, narratrice du livre, est dévouée à son frère, elle lui apprend à mentir, à se contrôler, à être fort.

J’aime le fait que l’histoire soit racontée de façon simple et infantile. On s’attache ainsi plus facilement au personnage qu’est cette combattante qui s’interdit de pleurer sur son sort. Malgré le fait que certains passages peuvent paraître longs et sans intérêts pour la suite des événements, le roman est attachant et l’on veut toujours savoir si oui ou non les enfants  vont retrouver leurs parents; si oui ou non, ils grandiront comme de vrais révolutionnaires; si oui ou non, ils survivront à cette aventure qui est loin d’être facile. Quelquefois, les histoires et  le mode de penser  peuvent être peu crédibles car il est étonnant qu’une fille d’un si jeune âge puisse raisonner d’une telle façon.  Cependant, Il est intéressant de lire ce roman un peu historique et  d’ apprendre à ce propos ce qui concerne  la révolution Argentine.

Ce roman permet à ceux qui n’aimeraient pas la littérature compliquée et remplie de longues descriptions de s’attacher à une histoire simple sans pour autant s’ennuyer, de ressentir les émotions de ces enfants courageux mais sensibles, et de se plonger dans une réalité de la vie qui est certainement très dure pour des milliers d’Argentins, comme elle l’a peut-être été pour l’auteur et qu’elle l’est pour ces deux petits combattants.

Par Eva.

décembre 10th, 2013

La délivrance est à portée de main…

Délivrance est un roman d’ Adler Olsen écrit en 2009 qui a été édité par Flakepost Frap. C’est un polar qui nous présente de nombreuses histoires, qui n’ont, apparemment, aucun lien entre elles. Au fur et à mesure du livre, toutes les histoires se rejoignent, pour au final, prendre tout leur sens.

C’est l’histoire d’un kidnappeur, mais aussi d’une équipe de policiers qui s’occupe de vieilles affaires non résolues dont notamment l’histoire d’une lettre trouvée dans une bouteille qui a été écrite avec du sang. Le personnage principal, le kidnappeur, dont on ne connait pas le nom puisqu’il présente des identités multiples, est poussé par sa haine envers les sectes, et ce, par la faute de son père, un extrémiste catholique, qui, quand il était jeune, l’a maltraité.

Ce livre m’a plu car j’ai beaucoup aimé les différentes intrigues présentées à travers le scénario. Malgré tout ça, j’ai trouvé certains moments un peu ennuyants, c’est pourquoi j’ai sauté quelques pages de temps en temps, ce qui ne m’a pas empêché de bien suivre l’histoire. En effet, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de moments ou il ne se passait RIEN. Pourtant, le lecteur est retenu par le suspens. Par contre, les moments d’actions sont palpitants et passionnants… Je vous recommande de le lire car il est certes long, mais j’ai beaucoup apprécié le rythme soutenu qui laisse le lecteur constamment en haleine.

Louis M. de 601

 

décembre 10th, 2013

Une Volonté de Glace

Ree Dolly a 17 ans. Elle vit seule dans la forêt des Ozarks avec ses deux frères dont elle s’occupe. Quand son père sort de prison, il disparaît sans laisser de traces. Elle n’a pas d’autre choix que de se lancer à sa recherche et ce sous peine de perdre la maison familiale, utilisée comme caution auprès de la justice. Ree va alors se heurter au silence de ceux qui peuplent ces forêts du Missouri. Mais elle n’a qu’une idée en tête, retrouver son père pour sauver sa famille.

Nous avons trouvé que ce roman était sombre et triste. La noirceur dans cette histoire succède au désespoir. C’est un roman bien écrit, qui regroupe beaucoup de scènes d’action et d’émotion tout au long du récit. Ce qui nous a le plus ému, c’est la volonté de Ree à retrouver son père par n’importe quel moyen, sans jamais renoncer, pour éviter à sa famille d’être mis à la rue. Le personnage de Ree est très attachant et dès les premières pages, on se retrouve envoûté par ce personnage, au point de ne plus vouloir le lâcher, l’abandonner. Par ailleurs, la chute du roman est surprenante. Au final, nous avons trouvé ce roman très émouvant et attachant du début à la fin, sans aucun ralentissement dans cette superbe histoire. 

Nous vous recommandons donc de lire ce roman.

Anthony et Emmanuel  601…

novembre 29th, 2013

L’attentat , un roman passionnant !

L’attentat de Yasmina Khadra , publié en 2005, raconte l’histoire tragique d’un chirurgien, Amine Jaafari, dans un attentat kamikaze à Tel-Aviv. L’hopital reçoit un grand nombre de blessés, femmes, enfants … . Dans la nuit, l’un de ses amis l’appelle pour venir à l’hôpital d’urgence, ne comprend pas pourquoi , il vient quand même. Puis c’est à ce moment là qu’il apprend que la personne qui a causé l’attentat est sa femme. Il va faire tout pour comprendre le choix de sa femme qui était normalement partie en voyage.

Ce roman est vraiment l’un des meilleurs livre que j’ai lu ! Pour la simple raison que l’histoire de ce docteur est passionnante, il part et recherche les moindre indices qui pourraient l’aider dans sa quête éperdue qui a pu motiver sa femme à commettre un tel acte. Quand il voyage dans les différentes villes , Bethleem, Tel-Aviv, Jérusalem , on voit ce qui se passe vraiment , ce conflit entre Israël et la Palestine. On se sent vraiment attaché a ce personnage.

Simon. D 612

novembre 12th, 2012

Le Courage d’un jeune étudiant

Tahar Ben Jelloun a réussi un petit chef d’oeuvre qui en très peu de pages nous transporte dans le monde de Mohammed Bouazizi, jeune étudiant Tunisien qui malheureusement pour lui n’a pas été aidé par le destin. Après la mort de son père, ce jeune étudiant ne voulait pas vivre la meme vie que lui, il voulait monter une famille avoir des enfants, vivre dans une maison..
Mohammed va être constamment suivi et harcelé par la police, ce qui va  sérieusement compromettre ses projets futurs.
Cet écrivain essaye grâce à ce roman de nous montrer le courage de ce jeune homme qui apres plusieurs perpétuels  harcèlements va s’immoler par le feu sur la place publique pour ensuite devenir le symbole de la révolution arabe.

Je conseille vivement ce livre parce qu’il est facile à lire ce qui ne découragera pas les mauvais lecteurs , d’autant plus que c’est tiré d’une histoire vraie ce qui renforce un lien émotionnel au récit.

Lucas 611

novembre 9th, 2012

Une histoire riche en émotions

 

Une histoire riche en émotions

 

Mohamed est un jeune tunisien diplômé d’une licence en histoire. Cependant, comme la plupart des gens diplômés, il ne trouve pas de travail. Son père est mort, il doit donc reprendre son rôle à la maison en gagnant sa vie pour nourrir sa famille. Sa mère est diabétique et Mohamed n’a pas d’argent pour lui payer ses médicaments, c’est donc à ce moment-là qu’il décide de prendre la charrette de son père et de partir vendre des fruits. Il se fait maltraiter par les autres marchands ambulants et par la police, personne ne le laisse gagner sa vie tranquillement.

Tahar Ben Jelloun s’est inspiré d’une histoire vraie pour écrire ce roman: Mohamed a été le déclencheur des révolutions arabes, dont on parle depuis décembre 2010 .

Par Le Feu raconte donc l’actualité, il nous la fait vivre, on peut se mettre dans la peau de Mohamed et se demander ce qu’on ferait à sa place. Mohamed est l’exemple d’une extrême injustice.

Ce livre nous a plu car c’est un livre touchant, le personnage principal voulait juste nourrir sa famille mais tout le monde l’en empêche: il est donc victime d’injustices sans arrêt, de frustrations et de violence morale quotidienne.

Rafaela, Maïlys, Célia

novembre 9th, 2012

Parlote sur l’herbe

Nous avons fait un tour de table de l’avancée de nos lectures et de nos impressions.Le nombre de livres lu est varié selon les élèves et chacun essaye de se fixer des objectifs de lecture pour la prochaine parlote.

Puis on s’est ensuite réparti en 4 groupes pour discuter autour de 4 livres : Le retour de Jim Lamar, D’acier , Esclaves et Le Dernier frère. Le retour de Jim Lamar est apparemment un livre assez simple et plaisant à lire, bien que l’histoire ne devienne intéressante qu’après la rencontre des deux protagonistes autour de la page 50. Dans son récit, l’ ex-soldat décrit la façon de pensée et nous raconte la vie de ses camarades morts, à tel point qu’on a l’impression de bien les connaître ce qui rend le lecteur mal à l’ aise : on a l’impression de perdre quelqu’un que l’on connaît. Finalement le récit de Jim Lamar sur sa longue absence est émouvant et le lecteur est pris à la gorge au moment de lire sa dernière lettre … Suite à la prochaine parlote

Rémi et Paul 603

octobre 27th, 2012

Emotion sur l’île Maurice

Le dernier frère, un  roman qui nous permet d’avoir un regard différent sur la Seconde Guerre Mondiale, grâce au point de vue d’un enfant: Raj mais aussi d’un jeune juif : David. 

“Je ne sais pas si je dois avoir honte de le dire mais c’est ainsi: je ne savais pas qu’il y avait une guerre mondiale qui durait depuis quatre ans, quand David m’a demandé, à l’hôpital, si j’étais juif, j’ai dit non parce que j’avais la vague impression que juif désignait une maladie puisque j’étais dans un hôpital”.

Ce livre a un côté émouvant ( le titre nous l’annonce), et surtout un côté intrigant, puisque dès le début, lorsque Raj fait un retour en arrière dans ses souvenirs, et évoque le nom de David, le lecteur se pose donc la question : “Qui est David?” C’est ce que nous découvrons toute au long du roman. Ce livre est facile à lire et surtout très simple à comprendre.

S.C

décembre 9th, 2011

Métacritique, liens communs et autres viles pesées

« Ce livre, je l’ai aimé », « ce livre, il n’est pas bien », « cet écrivain, il ne sait pas écrire »… qui se reconnait dans ce genre de phrase ?
On les entends, je les entends, et je comprends que ce soit une première étape à une approche de la critique.
Pourtant, quel est l’intérêt de ces phrases ? j’ai aimé un livre, et alors ? un écrivain qui publie peut-il vraiment être mauvais ? (ok cette question n’est pas simple…).

On comprend bien, dès lors, (j’ai toujours voulu utiliser cette expression… quel bonheur !) qu’une critique va bien au delà de cela, qu’elle doit être construite, étayée, originale. Mon propos ici n’est pas de faire un cours sur la critique, chose dont je suis bien incapable.
En revanche, et même si encore je ne suis pas très compétent en la matière, je me suis posé la question suivante : « A quoi sert ma critique ? »

C’est vrai, quoi ! qui suis-je pour critiquer les mois de travail d’un écrivain ? quelle est ma légitimité ? en ai-je le droit ? et puis, quel intérêt ?
Question légitimité, je me sens un peu léger : lecteur irrégulier, lecteur de romans depuis tout récemment seulement, lecteur fastidieux, besogneux. Partant de là, en quoi ma critique peut être prise au sérieux ? et au delà de ça, qu’est-ce qu’elle me rapporte et qu’apporte-t-elle aux autres ? (quelle question matérialiste !!!)
Ces questions, même si elles restent présentes, n’ont de réponse que dans le partage de l’émotion.

Lire un livre c’est pour moi éprouver des émotions, positives ou négatives, mais se projeter dans une autre histoire, la vivre au plus près des personnages, ressentir, sentir les odeurs, admirer les couleurs, caresser les textures, vivre une autre vie.
Quand j’ai fini un livre, quand il m’a touché, j’ai naturellement envie de partager cette expérience avec ceux qui m’entourent, leur expliquer où je suis parti comme au retour d’un voyage de vacances. Ça m’aide à prolonger les sensations, à les structurer, les mémoriser pour pouvoir y avoir accès plus tard, à les formaliser consciemment. Voila pour moi.

Et pour les autres, à eux de piocher ce qui peut les intéresser. Tout d’abord des idées de lecture. Pourquoi ? pour partager des émotions, pour les comparer, pour échanger, apprendre à se connaître, grandir.

Car après tout, c’est dans la communication et le partage que nous grandissons et nous construisons.

R.BLYWEERT