février 12th, 2017

Un tigre dans le corps

 L’Homme tigre de Eka Kurniawan 

Quand, à la fin du premier chapitre de ce roman, la police  demande à Margio, de toute évidence coupable du meurtre d’Anwar Sadat, pourquoi il a sauvagement assassiné cet homme, Margio répond : « Ce n’est pas moi, il y a un tigre dans mon corps. ». On se pose la même question du début jusqu’à la fin du livre : « Pourquoi cet enfant innocent qu’est Margio a-t-il tué Anwar Sadat ? ». Kurniawan retrace la vie de ce jeune assassin jusqu’à  ce qu’il commette son crime. Le lecteur parvient à comprendre l’enchainement des événements tragiques.

J’ai vraiment apprécié ce livre malgré la tristesse  souvent présente  du début à la fin de l’œuvre. Je trouve que l’auteur a très bien su garder le suspense durant toute l’histoire, on ne se doute de rien et on ne peut pas deviner ce qui va conduire le héros à devenir un meurtrier. On s’attache vraiment au personnage de Margio, qui d’ailleurs m’a un peu fait penser à moi car j’ai aussi perdu mon père jeune, même si ce n’était pas dans les mêmes circonstances. Ce livre nous fait passer  à travers des émotions telles que la pitié, l’énervement, la tristesse et parfois même la joie.  Ce tigre blanc symbolise la part sombre présente chez tout humain.
Cette lecture nous fait aussi voyager en Indonésie et nous apprend un peu la culture de là-bas, c’est une vraie découverte. D’ailleurs, l’auteur Eka Kurniawan est un écrivain et journaliste indonésien. le livre nous fait découvrir, à l’arrière plan, la vie dans l’Indonésie des villages, des simples gens, et leurs conditions de vie rudes, les us et coutumes mais aussi la présence de mythes et légendes locales

Au final, je ne regrette vraiment pas d’avoir lu ce livre. On peut faire le lien avec La Soif, du russe Andrei Guelassimov  qui est dans notre sélection littéraire de cette année, car dans ces deux livres le héros a une vie malheureuse mais pour des causes différentes. 

Joffrey H., 602

 

décembre 2nd, 2015

Petits combattants, l’histoire d’une enfance

 

Petits combattants est un roman réaliste écrit par Raquel Robles paru en 2013. C’est le récit de la révolution Argentine, vécue par des milliers d’Argentins entre 1976 et 1983, racontée à travers les yeux de deux très jeunes enfants de maternelle et de primaire. Leurs parents, des résistants, ont été enlevés et la sœur et son frère se développent un esprit de combattant et s’entraînent dans l’espoir de retrouver leurs parents tout en s’attendant « Au Pire », à savoir la mort de leurs proches. Le roman se compose de petites histoires, plus ou moins rattachées les unes aux  autres, que les deux enfants,à la recherche de réponses,vivent avec leurs grands-mères, leur oncle et tante, à l’école, avec des camarades « alliés ».  La jeune fille, narratrice du livre, est dévouée à son frère, elle lui apprend à mentir, à se contrôler, à être fort.

J’aime le fait que l’histoire soit racontée de façon simple et infantile. On s’attache ainsi plus facilement au personnage qu’est cette combattante qui s’interdit de pleurer sur son sort. Malgré le fait que certains passages peuvent paraître longs et sans intérêts pour la suite des événements, le roman est attachant et l’on veut toujours savoir si oui ou non les enfants  vont retrouver leurs parents; si oui ou non, ils grandiront comme de vrais révolutionnaires; si oui ou non, ils survivront à cette aventure qui est loin d’être facile. Quelquefois, les histoires et  le mode de penser  peuvent être peu crédibles car il est étonnant qu’une fille d’un si jeune âge puisse raisonner d’une telle façon.  Cependant, Il est intéressant de lire ce roman un peu historique et  d’ apprendre à ce propos ce qui concerne  la révolution Argentine.

Ce roman permet à ceux qui n’aimeraient pas la littérature compliquée et remplie de longues descriptions de s’attacher à une histoire simple sans pour autant s’ennuyer, de ressentir les émotions de ces enfants courageux mais sensibles, et de se plonger dans une réalité de la vie qui est certainement très dure pour des milliers d’Argentins, comme elle l’a peut-être été pour l’auteur et qu’elle l’est pour ces deux petits combattants.

Par Eva.

janvier 15th, 2015

Critique « Le jour ou Nina Simone cessa de chanter »

« Le jour ou Nina Simone a  cesser de chanter » est un roman écrit par Darina Al-Joundi. Ce livre raconte la vie d’une petite fille qui a grandi dans un contexte de guerre au Liban dans les années 80.

Je n’ai personnellement pas apprécié ce livre car il n’y a pas d’actions. Je trouve ce roman assez triste suite aux nombreuses péripéties survenues lors de l’enfance de cette petite fille, qui apprend à vivre dans un milieu partagé entre la guerre et la mort.

Voici un lien de la biographie de Nina Simone si vous voulez en savoir plus sur cette chanteuse : http://www.universalmusic.fr/nina-simone/biographie

François

 

décembre 28th, 2014

Etrange enfant !

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C’est l’histoire d’un enfant mexicain, fils d’un narco-trafiquant. Cet enfant aime collectionner des chapeaux et il a des problèmes psychologiques et il est à la quête d’un hippopotame nain du Libéria. L’enfant s’appelle Tochtli, il a entre huit et dix ans et c’est un enfant précoce. Ce livre a été écrit par un auteur mexicain : Pablo VILLALOBOS et il et apparu chez Actes Sud en Octobre 2011. Nous n’avons pas apprécié ce livre car il dégage une impression étrange, notamment à cause de son écriture particulière des noms des personnages. Ce livre peut plaire aux amateurs du genre.

Chanraksmey, Océane, Pauline, Brice. 613

mars 15th, 2014

Une petite fille entre deux familles

Un matin, un père déposa sa fille à la ferme des Kinsella qui étaient des amis des parents…. pour ne pas déranger sa femme qui est enceinte. Leur fille passera l’été loin de sa maison. Au début  la fillette se sent mal à l’aise et trouve avec les Kinsella tout le bonheur d’une famille. « On se réjouit de la garder.… Elle est la bienvenue ici. » (p. 19) Les Kinsella sont attentifs et tendres et lui montrent  une grande affection qui  compense une perte. « Oh, n’est-elle pas là pour qu’on la gâte ? » (p. 54) La fillette était gâtée  et découvre quelque chose qu’elle n’a jamais connu :  c’est le bonheur avec une famille  et les Kinsella leur montrent leur amour envers elle .
Parfois Mrs Kinsella a de la tristesse dans les yeux mais ce n’est pas pour autant qu’elle le cache devant la fillette : Mrs Kinsella n’a aucune honte à être triste . Elle porte une lourde peine mais cela ne la gêne pas dans son quotidien. « Là où il y a un secret […], il y a de la honte, et nos n’avons pas besoin de honte. » (p. 19) D’un côté une enfant voulant être aimée et de l’autre un couple les Kinsella ayant trop d’amour à donner… Mais l’été n’était pas infini, la fillette devait rentrer chez elle .

Il est impossible de situer ce roman dans le temps. C’est un très court roman mais très bien écrit par Claire Keegan.  J’ai été particulièrement ému par cette jeune fille  : elle est si discrète et réservée qu’ elle n’ose pas s’imposer pour ne pas prendre la place d’une autre personne ; du coup elle ne trouve pas la sienne. Elle qui ne trouve pas sa place chez elle n’ose pas prendre la place d’un autre ailleurs.

MAXIME M

décembre 10th, 2013

La délivrance est à portée de main…

Délivrance est un roman d’ Adler Olsen écrit en 2009 qui a été édité par Flakepost Frap. C’est un polar qui nous présente de nombreuses histoires, qui n’ont, apparemment, aucun lien entre elles. Au fur et à mesure du livre, toutes les histoires se rejoignent, pour au final, prendre tout leur sens.

C’est l’histoire d’un kidnappeur, mais aussi d’une équipe de policiers qui s’occupe de vieilles affaires non résolues dont notamment l’histoire d’une lettre trouvée dans une bouteille qui a été écrite avec du sang. Le personnage principal, le kidnappeur, dont on ne connait pas le nom puisqu’il présente des identités multiples, est poussé par sa haine envers les sectes, et ce, par la faute de son père, un extrémiste catholique, qui, quand il était jeune, l’a maltraité.

Ce livre m’a plu car j’ai beaucoup aimé les différentes intrigues présentées à travers le scénario. Malgré tout ça, j’ai trouvé certains moments un peu ennuyants, c’est pourquoi j’ai sauté quelques pages de temps en temps, ce qui ne m’a pas empêché de bien suivre l’histoire. En effet, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de moments ou il ne se passait RIEN. Pourtant, le lecteur est retenu par le suspens. Par contre, les moments d’actions sont palpitants et passionnants… Je vous recommande de le lire car il est certes long, mais j’ai beaucoup apprécié le rythme soutenu qui laisse le lecteur constamment en haleine.

Louis M. de 601

 

décembre 10th, 2013

Une Volonté de Glace

Ree Dolly a 17 ans. Elle vit seule dans la forêt des Ozarks avec ses deux frères dont elle s’occupe. Quand son père sort de prison, il disparaît sans laisser de traces. Elle n’a pas d’autre choix que de se lancer à sa recherche et ce sous peine de perdre la maison familiale, utilisée comme caution auprès de la justice. Ree va alors se heurter au silence de ceux qui peuplent ces forêts du Missouri. Mais elle n’a qu’une idée en tête, retrouver son père pour sauver sa famille.

Nous avons trouvé que ce roman était sombre et triste. La noirceur dans cette histoire succède au désespoir. C’est un roman bien écrit, qui regroupe beaucoup de scènes d’action et d’émotion tout au long du récit. Ce qui nous a le plus ému, c’est la volonté de Ree à retrouver son père par n’importe quel moyen, sans jamais renoncer, pour éviter à sa famille d’être mis à la rue. Le personnage de Ree est très attachant et dès les premières pages, on se retrouve envoûté par ce personnage, au point de ne plus vouloir le lâcher, l’abandonner. Par ailleurs, la chute du roman est surprenante. Au final, nous avons trouvé ce roman très émouvant et attachant du début à la fin, sans aucun ralentissement dans cette superbe histoire. 

Nous vous recommandons donc de lire ce roman.

Anthony et Emmanuel  601…

novembre 26th, 2012

critique jesus et tito

Je vous conseille de lire Jesus et Tito
En 1970, dans la Yougoslavie de Tito, Velibor veut devenir footballeur. Il est partagé entre deux icônes le maréchal Tito et Jesus .
Velibor Colic est installé en France depuis qu’il a quitté, en 1992, sa Bosnie natale, ce réfugié politique a commencé à écrire des romans , notamment Jesus et Tito . Ce livre nous montre comment vit un enfant sous le régime totalitaire et communiste de son pays . L’auteur a introduit tout au long de son récit des faits réels et personnels . L’écriture de ce roman est fluide et captivante . On s’identifie au personnage aussi car l’auteur écrit de façon crue, à la portée de tous.

Anthonny 609

novembre 6th, 2011

Débat sur « Contours du jour qui vient » de Léonora Miano en 601.

A la fin de la parlote du 17 octobre, dix minutes sont consacrées à un débat en petit groupe autour du livre lu. Ainsi, nous étions trois pour parler de Contours du jour qui vient  de Léonora Miano que deux d’entre nous avaient fini.

Il ressort que c’est un livre facile à lire car écrit d’une manière fluide, seuls quelques passages un peu philosophiques paraissent superflus. Aussi, la jeune héroïne, âgée de 9 à 12 ans au cours du roman, a parfois un vocabulaire et une façon de s’exprimer qui dépassent le niveau de maturité que l’on peut avoir à son âge.

Quant à l’histoire elle-même, le groupe la trouve dure car il s ‘agit de la maltraitance et de l’abandon d’un enfant par sa mère. Nous voyons aussi les dégâts causés par la guerre et les croyances. Néanmoins, c’est une histoire intéressante car bien qu’il s’agisse d’un roman et donc que l’histoire soit fictive, il existe dans le monde, de nos jours encore, des histoires semblables à celle de Musango ou simplement des croyances (croyances religieuses et croyances en la magie notamment) comme celles évoquées dans le roman.

 

Olivier M.

novembre 4th, 2011

Le rêve s’enfuit

Sonja, Lassi et Léo, trois jeunes personnages qui vont partager beaucoup de passion loin de la religion et du monde réel des adultes. J’ai trouvé ce livre sombre car la magie d’un érotisme lumineux entre ces trois personnes se brise par la disparation tragique de Sonja sur un pieu, causée « accidentellement » par son frère Léo qui se sentira coupable pour toujours. Celui-ci tombera dans une dépression au contraire de son cousin Léo qui décide de vivre à sa manière sans pour autant oublier celle qui lui a fait connaître le plaisir sexuel.

Mais ce livre a quand même un côté positif à mon avis, Léo qui découvre son grand-père. Cela ne dure que quelques pages malheureusement mais leur échange m’a beaucoup plu. Dommage que Léo ne soit pas amené à le revoir. La lune s’enfuit est un livre assez simple à lire que je recommande aux petits lecteurs. ^^

Marine BERANGER