mars 7th, 2018

Une vision future dans un monde post apocalyptique.

Dans la forêt  est un Roman de Jean Hegland paru en 1996 aux États-Unis qui à été traduit en Français en 2017 par Josette Chicheportiche et publié par les éditions Gallmeister.

Jean Hegland est une écrivaine américaine née en 1956 à Pullman, dans l’état de Washington. Elle vit au Nord de la Californie, dans les forêts où elle fait de l’apiculture et de l’écriture.  Dans la forêt  est son premier livre, elle en a écrit deux autres. Windfalls en 2004 et Still time en 2015 qui ne sont pas traduits en français. 

L’histoire se place dans notre monde, avec une différence, il n’y a plus d’électricité ni d’essence, les transports comme les trains et les avions ne circulent plus. Nous suivons l’histoire de deux sœurs, Nell et Eva, qui ont dix-sept et dix-huit ans. Nell est passionnée par la lecture et souhaite entrer à Harvard. Eva, elle, est passionnée par la danse et souhaite devenir danseuse. Les deux filles ont perdu leur mère. Elles habitent avec leur père dans une maison dans les bois mais vont le perdre après un accident qui le tuera. Nous suivons donc leurs péripéties, leurs moments de tendresse, leurs moments tristes, leurs problèmes et leurs folies.

Je suis mitigé sur le livre. Il est long et lent. Si vous ne vous intéressez pas suffisamment à l’histoire,vous risquez de vous ennuyer et de l’abandonner ou encore prendre beaucoup de temps pour le finir.

D’autre part, le fait que l’histoire est vue à travers le point de vue d’une des deux filles, Nell, qui écrit dans son journal ses journées, nous donne une proximité avec elle et sa sœur. Le livre est écrit de manière à nous faire vivre une grande palette d’émotions comme la tristesse lors de la mort de leur père, page 122 « Il est mort en même temps que le soleil se couchait. » ou le désespoir de Nell lorsqu’elle voyait leur père se blesser avec la tronçonneuse page 121 « L’unique échappatoire, je le voyais, ouvrait sur la folie » ou à la page 129 où sa sœur veut lui faire comprendre qu’elle va devenir folle si elle ne danse pas sur de la musique « Elle a répondu d’une voix virulente et désespérée à la fois. J’ai besoin de danser Nell. Je dois danser sur de la musique. Juste quelques minutes. Pour me donner du courage ». Mais on ne ressent pas que des émotions négatives, la joie aussi est présente comme à la page 128 où les filles trouvent de l’essence, une ressource devenue très rare « Tout l’après-midi notre joie nous a stimulée – nous avions de l’essence, de l’essence, de l’essence ! et grâce à elle, nos problèmes étaient pour ainsi dire résolus. ».

Au final, ce livre est objectivement bon avec plus de qualités que de défauts mais pour moi la longueur dans les descriptions et la lenteur du texte me gâche quelque peu l’expérience que ce livre veut nous donner.

Je conseille ce livre pour les personnes à qui les descriptions longues ne font pas peur.

Anton, 606

mars 2nd, 2018

La face cachée de l’Orient

Zerocalcare ou plutôt Michele Rech est un auteur de BD Italien, né en le 12 décembre 1983 et qui a vécu à Rebibbia, un quartier populaire de la zone Est de Rome et qui abrite une prison et un mammouth. Il a obtenu deux fois d’affilée le prix XL en 2012 et 2013 et le prix Michelluzi 3 fois dont un pour la BD Kobane Calling.Mammuth_by_Zerocalcare_01

 

Kobane Calling est une BD qui raconte l’histoire des deux voyages du dessinateur dans la région du Kurdistan qui s’étend dans le sud-est de la Turquie, dans le nord-est de l’Irak, dans le nord-ouest de l’Iran et sur deux petites régions au nord-est et au nord-ouest de la Syrie. Il y rencontrera des membres du YPJ (Yekîneyên Parastina Jin: unité de protection de la femme) et des membres du PKK (Partiya Karkerên Kurdistan: Parti des Travailleur du Kurdistan).

Son premier voyage se déroule à Mesher, un petit village en Turquie a un kilomètre du front avec Daech puis dans un camp de réfugiés où il découvrira leur mode de vie et leur organisation et où l’on verra que les femmes ont une place importante dans leur20180226_114941-1[1] société et ne sont pas persécutées  comme dans les préjugés des médias.

Lors de son second voyage, Zérocalcare ira a Kobané et rencontrera des membres du YPJ avec qui il fera le voyage du Canton de Cizre à Kobané  où il rencontrera les résistants  à Daech et l’horreur de cette guerre. Il ira aussi dans les montagnes de Quandil pour rencontrer les Membres du PKK qui sont considérés comme des terroristes par l’état Turc alors que ce sont les seuls avec les YPG et YPJ à vraiment se battre contre Daech.

Ils feront la rencontre de Hevàl Cuma le second fondateur du PKK après le président Öcalan; et le dessinateur ira passer quelques jours dans les Montagnes Quandil avec un groupe de femme du PKK. On apprend que certaines ont rejoint le PKK car elles étaient maltraitées.

Tout d’abord, j’ai aimé ce livre car le récit est bien fait, les dessins sont simples mais jolis et les décors et arrières-plans sont très bien faits. De plus, les vignettes en noir nous décrivent très bien l’horreur de cette guerre.

p153                                        p47                                        p194

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L’auteur nous fait aussi parvenir ses pensées au moment de l’histoire et fait aussi de l’uchronie pour cela il utilise souvent des caricatures ou des personnifications et il faut avoir les références pour comprendre.

exemple de caricature:

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exemple d’uchronie:

p88                                          p127

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Cette BD est aussi pleine d’humour il arrive à nous faire rire avec certaines de ses peurs ( comme les lentilles au petit déjeuner) ou avec son addiction au chaï (« une sorte de thé ») mais aussi de certaines choses vraies et parfois pas des plus plaisantes qu’il caricature en simplifiant la réalité de sortes à ce qu’elle fasse rire.

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1-p136 sa peur de savoir s’ ils vont avoir des lentilles pour le petit déjeuner

2-p156 son addiction au chaï

3-p29 caricature de comment ils  propagent leur terreur

 

Et ce n’est pas tout, en plus de toutes ces qualités de BD, cette oeuvre parle du rôle des femmes au Kurdistan et montre qu’elles ne sont pas obligées de porter un voile ou de rester au foyer mais elles peuvent aussi se révolter, faire la guerre ou même diriger un groupe ou un pays. Elles sont aussi autoritaires et respectées et elles occupent un place importante dans la résistance contre Daech.

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1-p36 quand Newroz lui parle de leur révolution

2-p38 compare les action des femmes et celles des politiciens

Cette BD nous montre aussi ce que l’État Turc essaye de cacher et elles nous apprend la vérité des choses sur la situation du Kurdistan et non l’image des médias qui instrumentalisent le moindre mort et qui montrent le contraire des choses sans rentrer dans les détail et ne parlent principalement que des conflits.

p248 image des actions de ceux qui vivent la guerre20180226_144013[1]

 

 

Pour finir j’ai beaucoup aimé cette BD et je vous la recommande, les dessins sont biens faits, l’histoire est intéressante grâce aux  thèmes abordés et en plus elle est humoristique, ce qui nous permet d’être captivés malgré les longs dialogues qui sont souvent ennuyeux dans des BD. Si vous voulez savoir ce qui se passe au Kurdistan et avoir un petit moment de détente et de rire, je vous la conseille fortement.

 

p.s.: désolé pour les images coupeés; si vous voulez les voir mieux il vous suffit de les sélectionner.

 

 

 

Pablo, 606

février 11th, 2018

Menbrane: une vie et une peau artificielles

Membrane est un livre écrit par Chi Ta-Wei, qui est enseignant de littérature et écrivain Taïwanais. Il écrit des nouvelles et fait des traductions. Membrane est un roman de science-fiction queer écrit en 1996 et il a été traduit en 2015 pour présenter son roman en France.

L’histoire de Membrane se déroule en l’an 2100 où le soleil devenu trop dangereux pour la vie sur terre a cause de la couche d’ozone détruite par la pollution de l’homme. Elle laisse passer les rayons de soleil meurtriers, obligeant toute forme de vie à se réfugier sous l’eau. C’est dans ce monde que vit Momo une esthéticienne réputée de 30 ans qui habite seule et ne sort pratiquement jamais. Pour ses 30 ans, sa mère vient lui rendre visite alors qu’elle n’a pas vu sa fille depuis 20 ans. Cette dernière a eu une maladie dangereuse qui coûte cher à soigner et  elle a dû passer un long séjour à l’hôpital.

Le monde dans lequel se déroule le récit est très original et des plus surprenants; d’autant plus que l’auteur nous le décrit bien, il nous parle avec précision  et détaille de fond en comble et grâce à cela, il nous permet d’ imaginer l’histoire et ce monde monde futuriste. Ce dernier serait pour moi des plus absurdes sans détails alors qu’il n’est que complexe.

De plus, le rapport des androïdes avec les hommes est très intéressant ainsi que les technologies futuristes assez originales comme le scanner ou la M-skin. La description est très bien faite et détaillée, ce qui nous permet de ne pas se lasser même avec une description de plusieurs lignes.

Ce livre m’a beaucoup plu.

L’histoire est très intéressante, surprenante et plein de suspense. L’auteur grâce a son talent arrive à nous faire nous poser tout genre de question sur les personnages et leurs relations avec les autres: qui  est Momo? pourquoi rencontre-t-elle sa mère après seulement 20 ans? quelle est sa maladie et comment a-t’elle été soignée?; qui est Andy? etc…

Le récit de l’enfance de Momo est passionnant, on voit ses pensées, ses sentiments de jalousie et de haine envers sa mère, comment elle se sent dans sa peau et ses réactions.

Ce livre m’a même donné envie de le faire connaitre et de le partager. Il est court,  un peu compliqué à comprendre mais vraiment bien. Il nous permet de réfléchir sur comment pourrait devenir le monde dans le futur et sur  notre rapport avec les technologies très sophistiquées des androïdes qui sont presque humains mais considérés comme de simples robots servant à travailler ou comme frigo à organes pour les greffes.

Je vous conseille de le lire, c’est une bonne expérience même si c’est un style particulier que tout le monde n’aimera peut être pas.

Pour ceux qui aiment la SF, le suspense et le mystère je vous le conseille vivement; et je souhaite une bonne lecture pour ceux qui ne l’ont pas encore lu!

Pablo, 606

février 7th, 2018

Into the Forest of Nell

Jean Hegland est née en 1956 dans l’État de Washington. Après avoir accumulé les petits boulots, elle devient professeur en Californie. À vingt-cinq ans, elle se plonge dans l’écriture, influencée par ses auteurs favoris, William Shakespeare, Alice Munro et Marilynne Robinson.

Son premier roman Dans la forêt paraît en 1996 et rencontre un succès éblouissant. Elle vit aujourd’hui au cœur des forêts de Californie du Nord et partage son temps entre l’apiculture et l’écriture.

Portrait de la romancière

 Il existe une adaptation en film de ce livre,Into the Forest avec Ellen Page et Evan Rachel Wood dans les rôles principaux, ce film est sorti en Mai 2017 sur Netflix. 

Ce livre raconte l’histoire de deux jeune filles qui  se nomment Nell et Eva 17 et 18 ans.  Elles vivent dans leur maison familiale depuis qu’elles sont nées, cette demeure est située dans la forêt.  Elles sont isolées du monde.

Un jour la civilisation s’effondre et  leurs parents disparaissent, elles restent seules sans aucune aide.  Bien décidées à survivre elles s’éloignent de plus en plus de leur côté humain.  Confrontées à la nécessité de survivre, elles vont devoir se battre face à l’inconnu et faire confiance à la forêt qui reste immobile autour d’elles.

Il leur reste quand même un côté humain comme leur passion de la danse et de la lecture.

Ce livre n’est pas à mon goût car l’histoire commence vraiment après une cinquantaine de page de lecture, le rythme est assez lent et ça ne donne pas envie de lire. Le début du roman est basé essentiellement sur des histoire passées avant la disparition de leurs parents comme par exemple le jour de Noël en famille.

En revanche, quand  commence la vraie aventure des adolescentes on s’enfonce profondément dans l’histoire américaine de survie, un roman réaliste et saisissant sur la fin de notre civilisation de consommation où l’essence, l’électricité viennent à manquer.

 

                          Nathan 606

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

janvier 26th, 2018

Petite critique d’un Petit Pays

Petit Pays de Gaël Faye est un roman autobiographique et d’apprentissage publié le 24 Août 2016. Gaël Faye est un slameur, auteur et chanteur Burundé né en 1982.

Dans son livre autobiographique, le narrateur est un petit Gabriel âgé de 10 ans qui habite au Burundi et qui voit le monde d’une certaine façon , une façon enfantine et simplifiée ( des méchants et des gentils , des gens caricaturés … ). Il vit avec son père français, sa mère rwandaise et sa sœur dans un quartier modeste d’immigrés jusqu’au jour ou tout bascule avec la Guerre Civile et les disputes de ses parents qui deviennent quotidiennes. La vie d’un petit garçon qui se voit au milieu d’un drame, au milieu d’une violence inédite n’en reste pas moins enfantine et gaie malgré autant d’atrocités.« J’ai écrit ce roman pour faire surgir un monde oublié, pour dire nos instants joyeux, discrets comme des filles de bonnes familles: le parfum de citronnelle dans les rues, les promenades le soir le long des bougainvilliers, les siestes l’après-midi derrière les moustiquaires trouées, les conversations futiles, assis sur un casier de bières, les termites les jours d’orages… J’ai écrit ce roman pour crier à l’univers que nous avons existé, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu’à le rester avant d’être expédiés aux quatre coins du monde et de devenir une bande d’exilés, de réfugiés, d’immigrés, de migrants. »

J’ai accroché à cette oeuvre car l’histoire pouvait parler à presque tout le monde, que ce soit un enfant victime du divorce de ses parents ou un enfant qui vit la guerre quelque part dans le monde. Pour moi, ressentir l’histoire comme le personnage est un priorité dans un récit car une lecture sans éprouver ou même penser comme le héros n’est pas une vraie lecture mais un acte forcé.

On peut facilement apprécier le style de l’auteur et les touches humoristiques qui font passer la réalité pour un peu moins violente de ce qu’elle est vraiment. L’histoire commence très vite et on peut s’y accrocher dès les 20 premières pages. De plus, le vocabulaire ne pose pas de souci , le texte respire, ce n’est pas écrit tout petit et il n’y a pas énormément de pages une fois qu’on lancé.

C’est pour cela que je conseille vivement de lire Petit Pays de Gaël Faye ou pour les flemmards, au moins d’écouter la version slamée de Gaël Faye lui même avec un fond musical car le jeu en vaut la chandelle. Voici le lien pour cela:

https://www.franceculture.fr/emissions/latelier-fiction/petit-pays-de-gael-faye

Lyham ,606

mars 3rd, 2017

Un passé mystérieux

La seine était rouge est un roman écrit par Leïla Sebbar. A Paris, le 17 octobre 1961, c’est bientôt la fin de la guerre d’Algérie. Maurice Papon, préfet de Police, impose un couvre-feu aux Algériens. Le FLN organise alors une manifestation pacifique, qui dégénère. Les policiers attaquent, et des Algériens sont jetés dans la Seine.

A Nanterre, en 1996, Amel est une jeune fille de 16 ans, qui entend quelque fois sa mère et sa grand-mère parler de choses sérieuses, dans la langue Arabe. Amel ne parle pas cette langue, et veut savoir ce que sa mère et sa grand-mère disent. Elle a beau poser des questions aux deux femmes, celles-ci ne veulent pas lui répondre. Elle décide donc  de comprendre ces événements et cette manifestation du 17 octobre et de découvrir la vérité cachée par sa famille, avec Omer, un journaliste algérien réfugié, et Louis, fils de français qui réalise un documentaire sur la guerre d’Algérie.

C’est un beau livre que nous présente ici Leila Sebbar. Mon avis sur ce roman est partagé. Je l’ai apprécié pour plusieurs raisons : tout d’abord, il est très touchant car il parle d’un sujet dur et délicat. Je connais très peu des choses sur ces faits historiques, car c’est une guerre dont on ne parle pas beaucoup dans le cadre scolaire. Ce roman nous plonge dans l’histoire de cette guerre inconnue pour moi et nous la fait vivre à travers les yeux des trois personnages principaux : Louis, Omer et surtout Amel.

L’originalité de ce récit est dans le fait que l’auteur nous live un récit poignant de ce conflit vu par les jeunes générations. Tandis que d’autres ouvrages raconteront la vie de personnes pendant la guerre, celui-ci nous raconte l’histoire de ceux qui la découvrent . Du haut des ses 16 ans, Amel a un point de vu révolté et indigné. Pacifiste, elle cherche à comprendre. Elle sait que sa mère et sa grand-mère ont un secret, et va tenter de le découvrir. Cela va entraîner le lecteur dans sa quête, et nous plonger dans l’histoire de la guerre et dans l’envie de découvrir ce secret. La seine était rouge nous parle des opinions de cette jeune fille, on voit les choses à travers ses yeux. Ce qui me plaît beaucoup dans ce livre est son engagement politique. C’est pour moi une œuvre efficace qui documente et informe, et qui présente plusieurs avis différents grâce à des personnages tout aussi différents.

Cependant, je n’ai pas réussi à me plonger réellement dans ce roman. J’ai trouvé premièrement que la  façon d’écrire était étrange : on se perd entre les personnages, on ne sait plus qui parle ou de qui on parle… Comme si l’auteur essayait de créer un effet de confusion, ce qui est pour moi un gros inconvénient. Si un livre n’est pas clair, et que le fait qu’il soit confus n’apporte rien, la lecture en devient difficile. De plus, il n’y a pas d’actions, ni de réels rebondissements, j’ai donc eu du mal à ne pas m’ennuyer et à continuer à le lire avec plaisir.

Cela reste quand même un livre touchant, un beau témoignage sur cette guerre dont on parle peu.

Sarah, 602

février 18th, 2017

Pêcheur, un métier à risque

« Les Pêcheurs » est un roman écrit en 2015 par Chgozie Obioma qui raconte la vie très mouvementée de quatre frères résidant au Nigeria: Ikenna, Benjamin (qui est le narrateur ) , Obembe et Boja. Obioma est un écrivain nigérian issu d’une famille nombreuse de onze enfants. Grâce à ce livre, il obtient en 2015 le premiers prix Guardian et le prix des nouvelles voix Afrique et Moyen Orient du Financial Times.

Dans cet ouvrage, le narrateur raconte une terrible tragédie qui a frappé sa famille et ses trois frères . Cette famille vivait paisiblement dans une ville du Nigéria . Les quatre frères étudiaient dans une école près de chez eux avec l’ambition de faire de nombreuses années d’étude et d’avoir un bon travail, comme le souhaitait leur père. Un jour, leur père leur annonce qu’il devait quitter la ville à cause de son travail et qu’ils devraient vivre seuls avec leur mère. A compter de ce jour, ils décident par hasard de devenir pêcheurs . Chaque soir après les cours, ils partent pêcher dans le lac d’Omi-ala, un lac interdit et maudit. Un jour alors qu’ils étaient en train de pêcher , un fou dénommé Abulu leur lance une malédiction qui par la suite va bouleverser la vie de toute cette famille.

L’histoire racontée dans ce livre est très intéressante et assez émouvante. On a l’impression de vivre l’histoire avec le narrateur et d’être à sa place. Ce livre présente aussi une forme de morale pour les jeunes qui n’écoutent pas les conseils donnés par les plus âgés, avec ici la désobéissance des frères envers leur parents qui leurs interdisaient d’aller près de ce lac qui a causé leurs ennuis. L’amour des parents envers leurs enfants est assez fort dans ce livre et est beaucoup montré notamment lors du passage relatant  un assassinat et un procès impliquant un des frères . On ressent beaucoup d’émotion à ce moment du livre. Au bout d’un moment on peut aussi ressentir de la frustration envers cette famille qui, malgré l’envie d’empêcher la malédiction de se produire, va la subir de façon inévitable et cela prendra donc la forme d’une tragédie.

Ma seule critique sur ce livre est que le portrait de chaque personnage est assez long pour moi, il prend un chapitre pour chacun d’eux. Je vous conseille fortement de lire ce livre qui , je pense, vous intéressera énormément. Ce roman est très bien écrit et d’une lecture assez facile.

Moi qui suis très critique habituellement sur les romans que je lis , je n’ai trouvé que peu de réserves à faire car tout m’a semblé intéressant . La deuxième partie du livre m’a encore plus entrainé et m’a fait rapidement terminer ce roman.

Kamel M 602

 

janvier 25th, 2016

Le cricket, plus qu’un sport, un espoir pour échapper à l’enfer…

Le Cricket Club Des Talibans est un livre écrit par un écrivain indien, nommé Timeri N. Murari. Ce livre raconte l’histoire de Rukhsana, une jeune journaliste afghane qui ne peut plus exercer son métier à cause du régime de terreur des talibans, menés à Kaboul par Zorak Wahidi le ministre de la Promotion de la vertu et de la Répression du vice, qui veut promouvoir le cricket pour faire connaître l’Afghanistan comme une nation sportive afin de faire croire que le pays se porte bien alors qu’en réalité la nation est plongée dans l’enfer de la guerre contre les talibans.

Au travers d’une histoire passionnante et émouvante, cet ouvrage nous plonge au cœur de la vie d’une jeune femme qui a perdu son père qui a roulé sur une mine terrestre avec les grands-parents de Rukhsana et de son frère Jahan, mais dont la mère est atteinte d’un cancer en phase terminale qui attend son heure. Jahan et ses cousins souhaitent participer à un tournoi de cricket pour pouvoir partir s’entraîner (et s’enfuir) au Pakistan et ainsi quitter à jamais l’horrible guerre dans laquelle ils ont vécu. Pour cela, Rukhsana ayant joué au cricket lorsqu’elle était à l’université à bon niveau, décide de les entraîner pour leur offrir une chance de partir. La jeune femme élaborera une ruse pour coacher ses cousins sans porter le burqa qui l’empêche de pouvoir jouer correctement et ainsi d’entraîner ses cousins convenablement. Seulement, Rukhsana doit elle aussi quitter le pays à tout prix, en effet, Zorak Wahidi veut épouser Rukhsana, ce que celle-ci ne veut pas et utilisera sa ruse pour faire croire qu’elle n’est pas à Kaboul, et se fera donc passer pour un homme du nom de Babûr, mais c’est très risqué car si la police (religieuse ou pas) s’aperçoit du subterfuge, alors Rukhsana et toute sa famille sera exécutée par les talibans. Rukhsana va-t-elle réussir à s’échapper d’Afghanistan et ainsi survivre? Jahan et ses cousins vont-ils remporter le tournoi de cricket pour s’enfuir au Pakistan pour rejoindre un autre pays? Un seul moyen de le savoir, lire ce magnifique livre.

Selon mon point de vue, ce livre est sans aucun le meilleur que j’ai lu dans cette sélection 2016 du prix littéraire Déodat de Séverac et mérite largement d’être dans le top 3 des meilleurs livres et même de remporter ce prix, car cet ouvrage m’a vraiment touché, ce qui n’est pas facile, et de plus je le trouve passionnant comme je l’ai déjà dit, il nous plonge incroyablement bien dans le quotidien des afghans persécutés par les talibans de manière à donner l’impresion d’être réel. Cependant, le seul bémol de ce bouquin est le fait qu’il y ait trop de détails dont certains, selon moi, inutiles ce qui rend un peu trop longue l’histoire.

Brice Rigoni 603.

janvier 12th, 2016

Rejeté mais accepté pour la guerre.

Publié le 21 août 2014 par Valérie Zenatti ,qui est aussi une traductrice, née le 1er avril 1970 ce livre fut récompensé par le prix du livre inter.

Jacob est juif d’Algérie, il a été rejeté pendant la guerre de 1939 à 1945 par les écoles en raison de sa religion. Il continua tout de même à étudier et  revint finalement  dans les établissements scolaires peu de temps après.

Lors de la libération de la France sur les côtes de Provence puis en Alsace, il fut obligé de partir laissant son père et son frère détestables mais une mère sensible et douce. Pour le héros, rejeté jusqu’alors par la France , cette obligation est une aubaine car cela lui permet d’être accepté par ce pays. En revanche sa mère fut dévastée par le départ de son fils.

Ce roman  savoureux mais lent sur la fin est un mélange de moments intenses. L’ambiguïté de la place des Algériens à travers le personnage de Jacob et de sa famille permet d’entrevoir comment la guerre a été vécue de l’intérieur par ces français d’une autre culture. Valérie Zenatti réussit avec ce livre à transmettre subtilement l’histoire d’un de ses aïeux.

 

décembre 2nd, 2015

Petits combattants, l’histoire d’une enfance

 

Petits combattants est un roman réaliste écrit par Raquel Robles paru en 2013. C’est le récit de la révolution Argentine, vécue par des milliers d’Argentins entre 1976 et 1983, racontée à travers les yeux de deux très jeunes enfants de maternelle et de primaire. Leurs parents, des résistants, ont été enlevés et la sœur et son frère se développent un esprit de combattant et s’entraînent dans l’espoir de retrouver leurs parents tout en s’attendant « Au Pire », à savoir la mort de leurs proches. Le roman se compose de petites histoires, plus ou moins rattachées les unes aux  autres, que les deux enfants,à la recherche de réponses,vivent avec leurs grands-mères, leur oncle et tante, à l’école, avec des camarades « alliés ».  La jeune fille, narratrice du livre, est dévouée à son frère, elle lui apprend à mentir, à se contrôler, à être fort.

J’aime le fait que l’histoire soit racontée de façon simple et infantile. On s’attache ainsi plus facilement au personnage qu’est cette combattante qui s’interdit de pleurer sur son sort. Malgré le fait que certains passages peuvent paraître longs et sans intérêts pour la suite des événements, le roman est attachant et l’on veut toujours savoir si oui ou non les enfants  vont retrouver leurs parents; si oui ou non, ils grandiront comme de vrais révolutionnaires; si oui ou non, ils survivront à cette aventure qui est loin d’être facile. Quelquefois, les histoires et  le mode de penser  peuvent être peu crédibles car il est étonnant qu’une fille d’un si jeune âge puisse raisonner d’une telle façon.  Cependant, Il est intéressant de lire ce roman un peu historique et  d’ apprendre à ce propos ce qui concerne  la révolution Argentine.

Ce roman permet à ceux qui n’aimeraient pas la littérature compliquée et remplie de longues descriptions de s’attacher à une histoire simple sans pour autant s’ennuyer, de ressentir les émotions de ces enfants courageux mais sensibles, et de se plonger dans une réalité de la vie qui est certainement très dure pour des milliers d’Argentins, comme elle l’a peut-être été pour l’auteur et qu’elle l’est pour ces deux petits combattants.

Par Eva.