mars 25th, 2019

L’Allemagne sous différent points de vues

Maxime Léo, un journaliste franco-allemand qui est né et à grandi en RDA décide en 2009 de raconter à travers un récit autobiographique sa vie en Allemagne de l’Est. Il aborde différent thème comme la guerre, la politique ou encore la famille. L’auteur écrit dans un style très journalistique mais simple à lire et comprendre. De plus, son oeuvre est complète avec des documents, des photos, des archives…

Quand il avait vingt ans, Maxime Léo a vu le mur de Berlin tomber. Par le biais de sa famille, il enrichit son récit et nous en apprend plus sur l’Allemagne à cette période. Après s’être battu dans la résistance française, Gerhard, son grand-père maternel, a participé à la fondation de la RDA. Au contraire, son grand-père paternel, Werner, est lui un nazi et ne cherche pas à comprendre cette idéologie. Enfin, ses parents, Anne et Wolf forment un couple avec pas mal de différences. Sa mère, ayant grandi à l’ouest soutient le socialisme et ne s’entend pas toujours avec son mari qui lui pense que l’Etat a beaucoup trop de pouvoir. C’est donc à travers toute ces personnes que l’auteur nous raconte une soixantaine d’année dans l’Allemagne bipolaire.

N’étant pas attirée par ce livre au départ car n’étant pas amatrice de livre autobiographique et/ou historique, j’ai alors lu le début à contre-cœur mais finalement, la lecture s’est faite toute seule et le style d’écriture de l’auteur ma poussé à finir cette oeuvre.

En l’occurrence, j’ai trouvé que le narrateur s’est trop attardé sur la vie de ses grands-parents bien que ces deux personnages soient importants pour bien comprendre l’histoire. De plus il manquait à mon goût des anecdotes personnelles. Enfin, le livre ne reste pas représentatif de la population allemande à cette période car l’auteur prend en compte son statut privilégié que tous n’ont pas.

Dounya, 605

mars 25th, 2019

Sans prendre de gants

Qui a tué mon père  est un livre sorti en mai 2018. Il a été écrit par un jeune écrivain français, Edouard Louis. Il avait déjà publié  Pour en finir avec Eddy Bellegueule  en 2014 et  Histoire de la violence  sorti en 2016. Du haut de ses 26 ans, il divise les critiques littéraires par son style et ses engagements.

Dans ce livre, Edouard Louis raconte son enfance, la relation qu’il entretenait avec son père et l’influence de la société sur ce dernier. Il relate cela grâce à des souvenirs qui l’ont marqué et qui caractérisent les messages qu’il veut nous faire passer.
Le thème principal du livre est l’impact de la politique et des codes de la société sur la vie de son père et donc sur ses relations avec lui. Il avait peu de points communs avec son père et malgré ses efforts pour attirer son attention rien n’y faisait. Sous la forme d’anecdotes, l’auteur exprime les incompréhensions, les désaccords, les peurs dont il a souffert. Puis il dénonce, car il montre que ce sont les influences de la société et les conséquences des politiques menées qui  sont la cause des souffrances de sa famille.
Cet écrit se range dans le genre autobiographique. En effet, l’auteur est narrateur et raconte des passages de sa vie.
Edouard Louis possède un style particulier. Les passages de sa vie n’ont pas d’ordre chronologique. Ils se succèdent sans transitions. On a l’impression en le lisant qu’il écrit les unes à la suite des autres les idées qui lui viennent sur le moment. Ses phrases sont simples, courtes et directes.

J’ai trouvé ce livre très intéressant. Sa manière de raconter son histoire personnelle et son point de vue sur la société est bien amenée. J’ai beaucoup aimé le moment où il dénonce directement certains politiciens en citant leurs noms. Cela représente bien le style du livre, il dénonce sans prendre de gants. De plus cela coïncide avec la phrase au dos du livre « L’histoire de ton corps accuse l’histoire politique ». Cela nous donne également une réponse au titre. Le livre est court et efficace.

Par contre, je l’avoue, une œuvre comme celle-ci est beaucoup plus facile à apprécier quand on est d’accord avec ses idées et ses dénonciations. D’ailleurs, il est vraiment d’actualité. Les rares points que je peux lui reprocher c’est enchaînement de ses anecdotes qui n’ont pas forcément de lien évident ainsi que ses parenthèses dans ses récits qui sont souvent longues et peuvent faire perdre le fil.

Yoan, 605

mars 25th, 2019

Un jeu ou un meurtre sans mobile?

      Le jeu du chat et de la souris est un roman chinois écrit par A Yi et traduit en français par Mélie Chen. Le vrai nom de l’auteur est Ai Guozhu, né en 1976 dans la province du Jiangxi en Chine. D’abord policier, il a quitté son travail pour devenir journaliste. Il a écrit des nouvelles et un récit autobiographique; Le jeu du chat et de la souris est son premier roman qui a été publié en janvier 2006. Suite à son grand succès il a été traduit en plusieurs langues. L’auteur s’est inspiré d’une histoire réelle.

      L’histoire commence par le meurtre planifié de Kong Jie, la camarade de classe de l’assassin, notre personnage principal. On ne connaît pas la raison, on sait juste qu’après trente-sept coups de couteau il met le cadavre dans le lave linge et il prend la fuite. Tout au long du roman on va rester avec ce personnage et on va se poser la même question : pourquoi a-t-il tue Kong Jie, une fille jolie, polie et extrêmement gentille ?

Ce n’est pas une question d’amour, ce n’est pas parce qu’il est mentalement malade, mais pourquoi alors ?

Tout le monde se pose la même question : les journalistes, la police, la mère de Kong Jie et le monde entier. Le jeune homme, qui avait perdu son père et qui vivait chez son oncle, va se trouver face à des éventements que lui-même a cherchés, mais dans quel but ?

Dans ce roman, on aborde plusieurs thèmes, comme la famille et l’enfance, car le personnage parle beaucoup de ses parents et son passé et il nous explique la haine qu’il ressent envers sa tante. On trouve aussi de la violence, lorsqu’il tue Kong Jie mais pas seulement. Tous ces thèmes sont réunis en un seul thriller, qui provoque chez le lecteur des sensations, des émotions et fait tenir l’haleine pendant toute l’intrigue.

Le roman est écrit à la première personne, il est raconté par le personnage principal, dont on ne connaît pas le prénom ; l’auteur utilise un langage simple ce qui permet au lecteur de s’approprier le roman.

Le fait que ce roman soit inspiré d’une histoire réelle le rend plus intrigant. En tant que lecteur, on participe à l’aventure de ce jeune homme qui a tué sa camarade de classe, et tout au long du livre, on se sent de plus en plus proches de ce personnage mystérieux mais aussi très intelligent.

La chose la plus étrange, c’est le fait que, même si on connaît la vérité et qu’on sait que c’est un assassin, on l’aime bien et des fois on arrive à comprendre son comportement et ses actes violents. 

J’ai bien aimé la partie où il propose le choix entre un des trois billets aux paysans, car au début je n’avais pas compris le but de cela, « Les série de chiffres inscrites sur ces trois billets se terminaient respectivement par 1,2 et 3. Les propositions correspondantes étaient : 1. Continuer de fuir; 2. Se rendre; 3. Se suicider. » (p.118-119), mais après j’ai compris qu’il voulait faire choisir son destin par le ciel.

C’est un livre court à lire et que j’ai beaucoup apprécié, car on se trouvait dans les pensées d’un personnage qui venait de commettre un grand crime, mais dont personne connaissait le mobile.

Le seul problème qu’on rencontre lors de la lecture de ce roman, c’est le fait qu’on ne connaît pas le nom du personnage principal.  J’ai considéré ce livre comme unique car on se trouve de l’autre côté, celui de l’assassin, avec lequel on partage les pensées et les émotions, et parfois on arrive même à se dire qu’il est innocent.

Grâce à ce roman, on arrive à se faire une idée et à comprendre quelle influence une vie et une enfance comme celle du personnage peuvent avoir sur un adolescent ou adolescente.

 Afaf 605

mars 25th, 2019

Une enfance reste une enfance

Maxim Leo , né le 30 janvier 1970 à Berlin , est un journaliste , scénariste et écrivain Franco-Allemand . Avant de lire ce livre , j’avais lu pas mal de critique sur internet toutes très positives et L’Histoire  d’ un allemand de l’est m’a fait rêver , j’avais hâte de le commencer. Pourtant, j ai été  un peu déçue , j’ai mis un certains temps à le lire car il ne m’a pas tant emballée que ça .

Je m’ explique:  je m attendais  a plus d’anecdotes sur la vie en RDA  mais malheureusement il n y en avait pas assez à  mon goût et je ne m’ attendais pas à ce que l ‘auteur s’ attarde si longuement sur la vie de ses deux grands-pères ( surtout son grand-père maternel)  , même si je pense que c’est important pour comprendre l’histoire de l’Allemagne après la seconde guerre mondial jusqu’à  la chute du mur de Berlin . Cependant j’avais l impression que l histoire de Gehrard (le  grand- père maternel de l ‘auteur )  ressemblait plus à un cours d’ histoire qu’ a une vision personnelle.

Cependant, je n’ oublie pas les points positifs de ce livre sur la façon dont ils sont arrivés  à construire la RDA ainsi que son importance, l’ amertume de nombreuses personnes qui voulaient plus de libertés mais pas la fin de l’état .

Durant ma lecture , j’ ai trouvé une phrase qui m’a beaucoup  marquée , où l’auteur soit Maxim Leo nous dit:  » Une enfance reste une enfance même en RDA  » d’autant plus que l’auteur vivait dans un milieu plutôt privilégié .

Donc si je devais résumer en quelques mots mon point de vue sur ce livre ce serait que j’ai un avis mitigé du fait que certaines parties  ne m’aient pas plus mais je ne déconseillerai pas pour autant ce livre aux bons lecteurs passionnés d’ Histoire et ce fut  pour moi une bonne expérience.

Lydia, 605

 

janvier 13th, 2019

Qui a tué cet homme ?

Après un premier livre « coup de cœur », j’avais de solides attentes pour celui-ci, et je n’ai été que partiellement conquise.

Le roman Qui a tué mon père ?, écrit par Edouard Louis est, selon moi, une histoire intéressante entre la relation du personnage principal et de son père, quoique pesante.

L’environnement dans lequel il grandit est très chaotique, les relations entre chaque membre de la famille sont tendues, elles suscitent la compassion du lecteur.

Le machisme et l’obsession du père pour la masculinité contraste avec l’homosexualité du fils, et la haine de la mère à son égard la rend tout à fait détestable.

Lorsque le personnage principal parle de son père, il ne peut qu’interpréter ses dires car il ne connait pratiquement rien sur lui, que ce soit sur son enfance comme sur ses expériences dans sa vie d’adulte.

J’ai trouvé ce roman trop court, pour moi il manquait de consistance ce qui est fâcheux étant donné la capacité du récit.

 

Chiara

mars 7th, 2018

Une vision future dans un monde post apocalyptique.

Dans la forêt  est un Roman de Jean Hegland paru en 1996 aux États-Unis qui à été traduit en Français en 2017 par Josette Chicheportiche et publié par les éditions Gallmeister.

Jean Hegland est une écrivaine américaine née en 1956 à Pullman, dans l’état de Washington. Elle vit au Nord de la Californie, dans les forêts où elle fait de l’apiculture et de l’écriture.  Dans la forêt  est son premier livre, elle en a écrit deux autres. Windfalls en 2004 et Still time en 2015 qui ne sont pas traduits en français. 

L’histoire se place dans notre monde, avec une différence, il n’y a plus d’électricité ni d’essence, les transports comme les trains et les avions ne circulent plus. Nous suivons l’histoire de deux sœurs, Nell et Eva, qui ont dix-sept et dix-huit ans. Nell est passionnée par la lecture et souhaite entrer à Harvard. Eva, elle, est passionnée par la danse et souhaite devenir danseuse. Les deux filles ont perdu leur mère. Elles habitent avec leur père dans une maison dans les bois mais vont le perdre après un accident qui le tuera. Nous suivons donc leurs péripéties, leurs moments de tendresse, leurs moments tristes, leurs problèmes et leurs folies.

Je suis mitigé sur le livre. Il est long et lent. Si vous ne vous intéressez pas suffisamment à l’histoire,vous risquez de vous ennuyer et de l’abandonner ou encore prendre beaucoup de temps pour le finir.

D’autre part, le fait que l’histoire est vue à travers le point de vue d’une des deux filles, Nell, qui écrit dans son journal ses journées, nous donne une proximité avec elle et sa sœur. Le livre est écrit de manière à nous faire vivre une grande palette d’émotions comme la tristesse lors de la mort de leur père, page 122 « Il est mort en même temps que le soleil se couchait. » ou le désespoir de Nell lorsqu’elle voyait leur père se blesser avec la tronçonneuse page 121 « L’unique échappatoire, je le voyais, ouvrait sur la folie » ou à la page 129 où sa sœur veut lui faire comprendre qu’elle va devenir folle si elle ne danse pas sur de la musique « Elle a répondu d’une voix virulente et désespérée à la fois. J’ai besoin de danser Nell. Je dois danser sur de la musique. Juste quelques minutes. Pour me donner du courage ». Mais on ne ressent pas que des émotions négatives, la joie aussi est présente comme à la page 128 où les filles trouvent de l’essence, une ressource devenue très rare « Tout l’après-midi notre joie nous a stimulée – nous avions de l’essence, de l’essence, de l’essence ! et grâce à elle, nos problèmes étaient pour ainsi dire résolus. ».

Au final, ce livre est objectivement bon avec plus de qualités que de défauts mais pour moi la longueur dans les descriptions et la lenteur du texte me gâche quelque peu l’expérience que ce livre veut nous donner.

Je conseille ce livre pour les personnes à qui les descriptions longues ne font pas peur.

Anton, 606

mars 2nd, 2018

La face cachée de l’Orient

Zerocalcare ou plutôt Michele Rech est un auteur de BD Italien, né en le 12 décembre 1983 et qui a vécu à Rebibbia, un quartier populaire de la zone Est de Rome et qui abrite une prison et un mammouth. Il a obtenu deux fois d’affilée le prix XL en 2012 et 2013 et le prix Michelluzi 3 fois dont un pour la BD Kobane Calling.Mammuth_by_Zerocalcare_01

 

Kobane Calling est une BD qui raconte l’histoire des deux voyages du dessinateur dans la région du Kurdistan qui s’étend dans le sud-est de la Turquie, dans le nord-est de l’Irak, dans le nord-ouest de l’Iran et sur deux petites régions au nord-est et au nord-ouest de la Syrie. Il y rencontrera des membres du YPJ (Yekîneyên Parastina Jin: unité de protection de la femme) et des membres du PKK (Partiya Karkerên Kurdistan: Parti des Travailleur du Kurdistan).

Son premier voyage se déroule à Mesher, un petit village en Turquie a un kilomètre du front avec Daech puis dans un camp de réfugiés où il découvrira leur mode de vie et leur organisation et où l’on verra que les femmes ont une place importante dans leur20180226_114941-1[1] société et ne sont pas persécutées  comme dans les préjugés des médias.

Lors de son second voyage, Zérocalcare ira a Kobané et rencontrera des membres du YPJ avec qui il fera le voyage du Canton de Cizre à Kobané  où il rencontrera les résistants  à Daech et l’horreur de cette guerre. Il ira aussi dans les montagnes de Quandil pour rencontrer les Membres du PKK qui sont considérés comme des terroristes par l’état Turc alors que ce sont les seuls avec les YPG et YPJ à vraiment se battre contre Daech.

Ils feront la rencontre de Hevàl Cuma le second fondateur du PKK après le président Öcalan; et le dessinateur ira passer quelques jours dans les Montagnes Quandil avec un groupe de femme du PKK. On apprend que certaines ont rejoint le PKK car elles étaient maltraitées.

Tout d’abord, j’ai aimé ce livre car le récit est bien fait, les dessins sont simples mais jolis et les décors et arrières-plans sont très bien faits. De plus, les vignettes en noir nous décrivent très bien l’horreur de cette guerre.

p153                                        p47                                        p194

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L’auteur nous fait aussi parvenir ses pensées au moment de l’histoire et fait aussi de l’uchronie pour cela il utilise souvent des caricatures ou des personnifications et il faut avoir les références pour comprendre.

exemple de caricature:

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exemple d’uchronie:

p88                                          p127

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Cette BD est aussi pleine d’humour il arrive à nous faire rire avec certaines de ses peurs ( comme les lentilles au petit déjeuner) ou avec son addiction au chaï (« une sorte de thé ») mais aussi de certaines choses vraies et parfois pas des plus plaisantes qu’il caricature en simplifiant la réalité de sortes à ce qu’elle fasse rire.

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1-p136 sa peur de savoir s’ ils vont avoir des lentilles pour le petit déjeuner

2-p156 son addiction au chaï

3-p29 caricature de comment ils  propagent leur terreur

 

Et ce n’est pas tout, en plus de toutes ces qualités de BD, cette oeuvre parle du rôle des femmes au Kurdistan et montre qu’elles ne sont pas obligées de porter un voile ou de rester au foyer mais elles peuvent aussi se révolter, faire la guerre ou même diriger un groupe ou un pays. Elles sont aussi autoritaires et respectées et elles occupent un place importante dans la résistance contre Daech.

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1-p36 quand Newroz lui parle de leur révolution

2-p38 compare les action des femmes et celles des politiciens

Cette BD nous montre aussi ce que l’État Turc essaye de cacher et elles nous apprend la vérité des choses sur la situation du Kurdistan et non l’image des médias qui instrumentalisent le moindre mort et qui montrent le contraire des choses sans rentrer dans les détail et ne parlent principalement que des conflits.

p248 image des actions de ceux qui vivent la guerre20180226_144013[1]

 

 

Pour finir j’ai beaucoup aimé cette BD et je vous la recommande, les dessins sont biens faits, l’histoire est intéressante grâce aux  thèmes abordés et en plus elle est humoristique, ce qui nous permet d’être captivés malgré les longs dialogues qui sont souvent ennuyeux dans des BD. Si vous voulez savoir ce qui se passe au Kurdistan et avoir un petit moment de détente et de rire, je vous la conseille fortement.

 

p.s.: désolé pour les images coupeés; si vous voulez les voir mieux il vous suffit de les sélectionner.

 

 

 

Pablo, 606

février 11th, 2018

Menbrane: une vie et une peau artificielles

Membrane est un livre écrit par Chi Ta-Wei, qui est enseignant de littérature et écrivain Taïwanais. Il écrit des nouvelles et fait des traductions. Membrane est un roman de science-fiction queer écrit en 1996 et il a été traduit en 2015 pour présenter son roman en France.

L’histoire de Membrane se déroule en l’an 2100 où le soleil devenu trop dangereux pour la vie sur terre a cause de la couche d’ozone détruite par la pollution de l’homme. Elle laisse passer les rayons de soleil meurtriers, obligeant toute forme de vie à se réfugier sous l’eau. C’est dans ce monde que vit Momo une esthéticienne réputée de 30 ans qui habite seule et ne sort pratiquement jamais. Pour ses 30 ans, sa mère vient lui rendre visite alors qu’elle n’a pas vu sa fille depuis 20 ans. Cette dernière a eu une maladie dangereuse qui coûte cher à soigner et  elle a dû passer un long séjour à l’hôpital.

Le monde dans lequel se déroule le récit est très original et des plus surprenants; d’autant plus que l’auteur nous le décrit bien, il nous parle avec précision  et détaille de fond en comble et grâce à cela, il nous permet d’ imaginer l’histoire et ce monde monde futuriste. Ce dernier serait pour moi des plus absurdes sans détails alors qu’il n’est que complexe.

De plus, le rapport des androïdes avec les hommes est très intéressant ainsi que les technologies futuristes assez originales comme le scanner ou la M-skin. La description est très bien faite et détaillée, ce qui nous permet de ne pas se lasser même avec une description de plusieurs lignes.

Ce livre m’a beaucoup plu.

L’histoire est très intéressante, surprenante et plein de suspense. L’auteur grâce a son talent arrive à nous faire nous poser tout genre de question sur les personnages et leurs relations avec les autres: qui  est Momo? pourquoi rencontre-t-elle sa mère après seulement 20 ans? quelle est sa maladie et comment a-t’elle été soignée?; qui est Andy? etc…

Le récit de l’enfance de Momo est passionnant, on voit ses pensées, ses sentiments de jalousie et de haine envers sa mère, comment elle se sent dans sa peau et ses réactions.

Ce livre m’a même donné envie de le faire connaitre et de le partager. Il est court,  un peu compliqué à comprendre mais vraiment bien. Il nous permet de réfléchir sur comment pourrait devenir le monde dans le futur et sur  notre rapport avec les technologies très sophistiquées des androïdes qui sont presque humains mais considérés comme de simples robots servant à travailler ou comme frigo à organes pour les greffes.

Je vous conseille de le lire, c’est une bonne expérience même si c’est un style particulier que tout le monde n’aimera peut être pas.

Pour ceux qui aiment la SF, le suspense et le mystère je vous le conseille vivement; et je souhaite une bonne lecture pour ceux qui ne l’ont pas encore lu!

Pablo, 606

février 7th, 2018

Into the Forest of Nell

Jean Hegland est née en 1956 dans l’État de Washington. Après avoir accumulé les petits boulots, elle devient professeur en Californie. À vingt-cinq ans, elle se plonge dans l’écriture, influencée par ses auteurs favoris, William Shakespeare, Alice Munro et Marilynne Robinson.

Son premier roman Dans la forêt paraît en 1996 et rencontre un succès éblouissant. Elle vit aujourd’hui au cœur des forêts de Californie du Nord et partage son temps entre l’apiculture et l’écriture.

Portrait de la romancière

 Il existe une adaptation en film de ce livre,Into the Forest avec Ellen Page et Evan Rachel Wood dans les rôles principaux, ce film est sorti en Mai 2017 sur Netflix. 

Ce livre raconte l’histoire de deux jeune filles qui  se nomment Nell et Eva 17 et 18 ans.  Elles vivent dans leur maison familiale depuis qu’elles sont nées, cette demeure est située dans la forêt.  Elles sont isolées du monde.

Un jour la civilisation s’effondre et  leurs parents disparaissent, elles restent seules sans aucune aide.  Bien décidées à survivre elles s’éloignent de plus en plus de leur côté humain.  Confrontées à la nécessité de survivre, elles vont devoir se battre face à l’inconnu et faire confiance à la forêt qui reste immobile autour d’elles.

Il leur reste quand même un côté humain comme leur passion de la danse et de la lecture.

Ce livre n’est pas à mon goût car l’histoire commence vraiment après une cinquantaine de page de lecture, le rythme est assez lent et ça ne donne pas envie de lire. Le début du roman est basé essentiellement sur des histoire passées avant la disparition de leurs parents comme par exemple le jour de Noël en famille.

En revanche, quand  commence la vraie aventure des adolescentes on s’enfonce profondément dans l’histoire américaine de survie, un roman réaliste et saisissant sur la fin de notre civilisation de consommation où l’essence, l’électricité viennent à manquer.

 

                          Nathan 606

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

janvier 26th, 2018

Petite critique d’un Petit Pays

Petit Pays de Gaël Faye est un roman autobiographique et d’apprentissage publié le 24 Août 2016. Gaël Faye est un slameur, auteur et chanteur Burundé né en 1982.

Dans son livre autobiographique, le narrateur est un petit Gabriel âgé de 10 ans qui habite au Burundi et qui voit le monde d’une certaine façon , une façon enfantine et simplifiée ( des méchants et des gentils , des gens caricaturés … ). Il vit avec son père français, sa mère rwandaise et sa sœur dans un quartier modeste d’immigrés jusqu’au jour ou tout bascule avec la Guerre Civile et les disputes de ses parents qui deviennent quotidiennes. La vie d’un petit garçon qui se voit au milieu d’un drame, au milieu d’une violence inédite n’en reste pas moins enfantine et gaie malgré autant d’atrocités.« J’ai écrit ce roman pour faire surgir un monde oublié, pour dire nos instants joyeux, discrets comme des filles de bonnes familles: le parfum de citronnelle dans les rues, les promenades le soir le long des bougainvilliers, les siestes l’après-midi derrière les moustiquaires trouées, les conversations futiles, assis sur un casier de bières, les termites les jours d’orages… J’ai écrit ce roman pour crier à l’univers que nous avons existé, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu’à le rester avant d’être expédiés aux quatre coins du monde et de devenir une bande d’exilés, de réfugiés, d’immigrés, de migrants. »

J’ai accroché à cette oeuvre car l’histoire pouvait parler à presque tout le monde, que ce soit un enfant victime du divorce de ses parents ou un enfant qui vit la guerre quelque part dans le monde. Pour moi, ressentir l’histoire comme le personnage est un priorité dans un récit car une lecture sans éprouver ou même penser comme le héros n’est pas une vraie lecture mais un acte forcé.

On peut facilement apprécier le style de l’auteur et les touches humoristiques qui font passer la réalité pour un peu moins violente de ce qu’elle est vraiment. L’histoire commence très vite et on peut s’y accrocher dès les 20 premières pages. De plus, le vocabulaire ne pose pas de souci , le texte respire, ce n’est pas écrit tout petit et il n’y a pas énormément de pages une fois qu’on lancé.

C’est pour cela que je conseille vivement de lire Petit Pays de Gaël Faye ou pour les flemmards, au moins d’écouter la version slamée de Gaël Faye lui même avec un fond musical car le jeu en vaut la chandelle. Voici le lien pour cela:

https://www.franceculture.fr/emissions/latelier-fiction/petit-pays-de-gael-faye

Lyham ,606