janvier 28th, 2018

Le Kaléïdoscope de la Citoyenneté ! Tableau n°1: Les femmes

L’HOMME SANS NUANCES 1. – Les femmes doivent rester à la maison : elles ne savent rien faire d’autre.

A. – C’est un peu court, jeune homme.

L’HOMME SANS NUANCES 2. – Moi, quand je lis des livres, je lis toujours des livres écrits par des hommes… Les femmes sont juste bonnes à faire la cuisine et à m’allumer la télé pour que je puisse regarder le dernier épisode d’Harry Potter !

A. – Hé bien, je te signale que tous les films de la série « Harry Potter » sont adaptés de livres écrits par JK Rowling – et que JK Rowling, c’est une femme ! Et toc ! 

L’HOMME SANS NUANCES 2. – Ouais bon… JK Rowling, c’est peut-être une exception…

Elèves de la classe 609

janvier 25th, 2018

Voyage dans le Kurdistan, entre la Turquie et Daesh

Kobane Calling  est une bande dessinée, écrite et illustrée par Zerocalcare, un écrivain italien né le 12 Décembre 1983. Il est l’auteur de bande dessinée le plus populaire en Italie en ce moment. Avec « Kobane Calling » il a déjà remporté le prix Micheluzzi (prix donné aux auteurs de bandes dessinées lors du comicon de Naples, le nom du prix vient de l’auteur italien Attilio Micheluzzi) pour la meilleure histoire courte en 2016.

couverture Kobanne Calling

Kobane Calling, le livre ayant reçue le Micheluzzi et qui fait partie de notre sélection cette année
La bande dessinée a été écrite et illustrée à partir des notes prises par l’auteur lors de ses voyages dans la région du Kurdistan. Il s’agit d’un pays non reconnu par l’ONU chevauchant le Sud-Est de la Turquie, le Nord-Est de la Syrie, le Nord de l’Irak et l’Ouest de l’Iran.

kurdistan
Région du Kurdistan.

Là-bas, Zérocalcare rencontre des membres de la YPJ (Yekîneyên Parastina Jin: Unités de protection de la femme) et des membres du PKK (Partiya Karkerên Kurdistan) Ce Parti des travailleurs du Kurdistan est mouvement d’indépendance du Kurdistan en Turquie inscrit sur la liste internationale des organisations terroristes sur demande du gouvernement Turc et considéré par de nombreux pays comme la Turquie, l’Australie, le Canada, les États-Unis, la Nouvelle-Zélande, l’Union Européenne et le Royaume-Unis comme une organisation terroriste.

La bande dessinée raconte donc ses deux voyages au Kurdistan. Son premier voyage  était un voyage humanitaire dans le village de Mehser puis dans un camps de réfugiés.

Pour son deuxième voyage il est parti à Erbil, dans les montagnes de Quandil, à Qamichli et à Kobane. C’est lors de son deuxième voyage qu’il rencontre des personnes des YPJ et du PKK.

La narration est interrompue parfois pour montrer des éléments antérieurs aux voyages, pour donner des informations pour ne pas être perdu, pour dire ce qui se passe dans sa tête au même moment ou critiquer la vision que les médias et les politiciens donnent du Kurdistan, de la religion, ou de la place des hommes et des femmes. Dans la narration, il va faire intervenir son quartier représenté par un mammouth qui va lui poser une question: « Tu déménagerais au Rojava ou pas? »

J’ai aimé cette bande dessinée pour plusieurs raisons. La première raison est que cette oeuvre donne une autre vision de la femme dans ces pays que ce que les médias nous montrent. Par exemple aux pages 36-37, l’auteur discute avec une des responsables du camp de réfugiés où ils sont. Elle lui explique que dans les camps de réfugiés au Kurdistan il y a des maisons des femmes qui permettent d’aider les femmes qui subissent des violences conjugales.

Cet ouvrage montre aussi ce que l’état Turc veut cacher comme aux pages 105-106 où Zérocalcare recueille le témoignage d’un Turc arrêté pour activisme politique et battu à mort puis jeté dans une fosse où ils jetaient les dissidents politiques. L’auteur montre également par les témoignages la répression que fait subir l’état Turc, aux pages 192 à 197 : leur accompagnatrice explique la torture qu’elle a vécue en Turquie lorsqu’elle s’est faite arrêter lors de manifestations.

La bande dessinée a des passages qui sont comiques et qui contrastent avec le fond du voyage.

A la page 15 par exemle, il met en petit sa réaction extérieure d’impassibilité face à ses parents qui ne s’inquiètent pas de son voyage et sa réaction intérieure énervée.
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Illustration tirée de la page 15

Ou à la page 104 où il y a la personne Turque qui lui demande s’il veut de la crème de lentille quand il se réveille et où l’auteur à illustré ce qu’il en pensait.
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Illustration tirée de la page 104

Pour finir, on peut dire que l’auteur dans cette BD veut condamner les préjugés que les personnes ont sur la religion musulmane. Cette oeuvre est là pour donner un nouveau regard sur les organisations du Kurdistan et leur combat.

Il montre l’hypocrisie des politiques européens qui félicitent certains groupes et en condamnent d’autres en fonction de ce qui les arrange.

 Anton, 606

novembre 29th, 2015

Le Cricket club des Talibans – Le combat d’une jeune fille

Le Cricket club des Talibans, un livre de Timeri N. Murari.

J’ai aimé ce livre grâce à la richesse du personnage principal. Rukhsana est une jeune fille déterminée et ultra courageuse. Elle est prête à prendre des risques pour gagner sa liberté, protéger sa famille et vivre son amour.

En lisant ce roman, on souhaiterait  avoir la même force que ce personnage. De plus le récit  m’a touchée en raison des actes choquants et horribles décrits tout au long du livre. Cette histoire est émouvante car elle reflète ce que subissent réellement les femmes en Afghanistan ou dans d’autres pays sous le régime d’une dictature. A certains moments , on a envie d’aider les personnages, de plaider en leur faveur.

Par ailleurs, l’auteur écarte le lecteur de cette dure réalité en parlant du cricket – sujet qui personnellement m’intéresse moins et que  j’ai trouvé  parfois lassant à cause des  nombreux détails techniques développés.

Je conseillerais ce livre aux personnes ayant un fond féministe ou étant un minimum intéressées par le sport, plus précisément le cricket. Cependant je vous déconseille ce livre si vous voulez lire une roman léger et amusant.

Noémie – 604

janvier 21st, 2015

30 ans au Liban

Le jour où Nina Simone a cessé de chanter

De Darina Al-Joundi et Mohamed Kacimi

Cette autobiographie écrite d’après le récit de Darina à Mohamed en 2008, mis en scène et joué par Darina seule en scène est d’une absolue sincérité. C’est le récit d’une femme émancipée de tous les codes moraux, religieux et conventionnels dans un Liban où il est difficile pour les femmes de s’affranchir du joug des hommes.

L’histoire se déroule sur 30 ans dont 20 ans durant la guerre.

La narratrice livre sans tabous et dans une totale impudeur, bouleversante de sincérité, son itinéraire sensuel, sexuel, ses addictions. Il y a des images, des odeurs, un langage cru, rude sous l’œil de son père, militant acharné de l’athéisme dans un pays aux 18 confessions. Sang, alcool, drogue, jubilation, larmes et sperme se mêlent dans ce long parcours initiatique relayé tout au long du livre par la guerre qui a opposé chrétiens, syriens, palestiniens et israéliens au Liban. Hors religion, hors nationalité (elle reste longtemps sans papier) au  décours de deux  mariages catastrophiques, de nuits de débauche, de passage à tabac et d’un internement en psychiatrie, repoussant toutes les limites du corps et de l’esprit, elle se construit peu à peu sa propre identité de femme libre dans un pays étranglé par le carcan de la domination des hommes et des religions.

Raphael 601