janvier 25th, 2016

Sans amitié, la vie n’est qu’une mer plate

Respire est un roman d’aventure écrit par Tim Winton un écrivain australien né en 1960.

Ce roman fait part de la vie de Bruce Pike, un adolescent surnommé Pikelet ; il rencontre Loonie, » une tête brûlée » du même âge. Ensemble ils se mettent à faire du surf sur les plages australiennes et créent un amitié. Puis ils rencontrent Sando, ancien champion de surf, et Eva, une ancienne skieuse aux genoux abîmés.  Cette rencontre va leur donner une envie d’aller plus loin, jusqu’aux limites du danger.

La plupart du livre raconte la vie intrépide de 2 adolescents. En revanche,  la fin raconte la perte des amis précieux de Bruce Pike lorsqu’il devient adulte.

Ce livre est envoûtant lorsque Loonie est présent dans le récit. Les passages sans Loonie ainsi que la fin (les dix dernières pages) sont  plutôt monotones. On peut penser que l’auteur l’a fait volontairement afin de laisser penser que la vie est monotone s’il n’y a personne pour y mettre de l’action.

novembre 9th, 2012

Un repas pimenté…

         Deux frères et leurs femmes se retrouvent au restaurant. Durant le repas tous les sujets sont abordés, le cinéma, les vacances… Mais pas le sujet principal, le but du repas : le crime d’une grande violence commis par leurs fils respectifs, Michel et Rick, qui n’ont pas été inquiétés dans l’affaire.

      Nous avons bien aimé cette histoire, l’intrigue est intéressante bien que présentée clairement trop tardivement dans le livre. Ce livre amène le lecteur à s’interroger sur la responsabilité des enfants ainsi que celle des parents. Le père de Rick veut que son fils assume ses actes et se rende à la police. Or les parents de Michel sont totalement opposés à l’idée d’envoyer leur fils en prison et ils feront tout pour le protéger à n’importe quel prix… Durant tout le livre, le lecteur est partagé entre la brutalité des deux adolescents et leur jeune âge, entre le choix du père de Rick et celui des parents de Michel. Qu’adviendra-t-il de l’avenir de Rick et Michel ?…

Inès et Justine, 603

novembre 9th, 2012

Le retour d’un fantôme indésirable

« Y’a quand même une chose que tu dois savoir. Y’a trois sortes de gars qui sont revenus de là-bas : les vivants, les morts, et les morts-vivants ! Et quelque chose me dit que Jim Lamar fait partie de la troisième catégorie … »

Après la fin de la guerre du Vietnam, tous les soldats ayant survécu rentrent chez-eux.  À Stanford, une petite ville située sur les abords de l’éternel Mississipi, deux parents attendent, eux aussi, le retour de leur bien aimé fils. Ils ont le temps de mourir, tous les deux, pour que 13 ans plus tard, Jim Lamar revienne occuper les lieux maintenant hantés de la ferme familiale.

Est-ce vraiment lui ? Est-il réellement vivant ? La ferme lui revient-il de droit ? Les questionnements des habitants de la bourgade sont nombreux. Il faut dire qu’ici, à Stanford, on aime pas les étrangers, ceux qui viennent de loin. Ceux qui reviennent de loin. Il est de trop, il occupe cette ferme, maintenant pillée, dont nombreuses familles voulaient devenir acquéreurs.

Bill lui aussi a 13 ans, et il va se lier d’une amitié improbable avec le fantôme d’une époque révolue, d’une guerre qui marque les âmes des survivants au fer rouge, et qui les damne à jamais.

Jim fera preuve d’une abnégation sans faille et racontera toute son histoire au jeune Bill.

« Jimmy avait vécu des évènements dont personne n’avait la moindre idée, traversé un océan de feu où beaucoup s’étaient abîmés, côtoyé des destins liés à celui de la Nation, forgé ses convictions sur l’enclume de la guerre, de la détresse, et de la fraternité. »

C’est cette succession de très longs monologues qui donnent toute sa saveur au livre. Lionel Salaün joue avec les émotions du lecteur. Tantôt pitié, tantôt une pointe d’humour, tantôt de la haine pour cet oncle fétide dont Bill veut à tout prix se débarrasser.

Mais on apprendra plus tard, quand la ferme de Jim sera brûlée déjà depuis 20 ans, que Jim n’a pas simplement raconté son histoire à ce jeune enfant de Stanford qui rêvait d’évasion, amoureux du Mississipi. Il l’a aussi fait grandir, tellement haut, qu’il dépasserait le commun des mortels.

Robin,  611