mars 7th, 2018

Petit pays de mon enfance

Petit pays est un livre de fiction autobiographique de l’Auteur Gaël Faye .Gaël Faye écrit ici son premier roman salué par la critique, récompensé par le Prix Concours des lycéens après avoir figuré sur plusieurs listes de prix et notamment le prix littéraire de notre lycée. Il avait également reçu le Prix Fnac. Faye est par ailleurs auteur-compositeur-interprète. « Petit pays » est aussi le titre d’une chanson figurant dans son album : Pili-pili sur un croissant au beurre.

Né au Burundi, d’une mère rwandaise et d’un père français du Jura, Gaby connait à Bujumbura les joies d’une enfance libre et heureuse. Il vadrouille dans son quartier, entouré de sa bande de copains, quand il ne part pas en randonnée avec son père à la rencontre des pygmées, découvrant la douceur des collines et la beauté des lacs.

Mais le début de la fin de ce bonheur s’annonce quand le jeune garçon assiste simultanément aux disputes de ses parents et aux prémices d’une guerre civile qui oppose Hutus et Tutsis, bientôt suivie du génocide rwandais.

Petit Pays est un lire dans lequel nous savons dès le début qu’un génocide sera raconté par un enfant, en effet l’auteur pose l’intrigue dès le prologue. Ce génocide Rwandais a vraiment existé donnant ainsi un aspect plus touchant à l’histoire et plus réaliste. Lors de la lecture on se demande si nous réagirions de la même façon que certain personnages.

Pour ce qui est de l’écriture du livre, elle est simple et facile à lire nous ne rencontrons pas de problème avec le vocabulaire qui est si simple et compréhensible. Cette façon d’écrire donne encore plus de réalisme au fait que le narrateur soit un enfant, Gabriel. Ce livre est vraiment touchant, il parle d’un génocide d’une manière si détaillée qu’on pourrait même croire que nous le vivons avec le personnage principal.

L’auteur aborde des thèmes très intéressants tels que la violence des génocides qui occupe une grande place dans ce roman mais aussi l’évasion que les livres peuvent nous procurer. En effet lire un livre nous projette dans un autre monde, un monde où nous laissons tous nos problèmes de côté. En parlant d’évasion, en lisant ce livre on se sent projeté dans un autre monde, le monde vu à travers un enfant, un monde ou joie et tristesse cohabitent.

Gaël Faye parle d’un fait historique sans non plus être barbant comme le sont la majorité des livres abordant ce thème, du moins de mon point de vue.

Sans oublier que Gaël Faye et le personnage principal partagent de nombreux points communs. En commençant par leur origine, en effet l’auteur est tout comme Gabriel un métis rwandais grâce à sa mère et français grâce à son père. Mais il y a aussi d’autres similarités qu’ils partagent comme leur prénom qui ne sont pas identiques mais qui se ressemblent assez. Ce livre est une sorte de livre autobiographique, c’est comme si l’auteur nous racontait sa vie à travers le personnage qu’il a créé.

Cet ouvrage m’a plu car il était écrit d’une merveilleuse façon, le livre était parsemé de magnifiques phrases, certaines nous font même réfléchir comme lorsque avant la guerre Gabriel dit « Plus tard, quand je serai grand, je veux être mécanicien pour ne jamais être en panne dans la vie. Il faut savoir réparer les choses quand elles ne fonctionnent plus ». Puis dévasté de voir la guerre, il dira plus tard dans l’histoire « Je ne veux plus être mécanicien. Il n’y a plus rien à réparer, plus rien à sauver, plus rien à comprendre ». C’est l’un des moments où l’on se dit que Gabriel est entrain de mûrir perdant lors de la guerre son innocence d’enfant.

Je vous conseille ce livre, il est simple, rapide à lire et bien détaillé et nous emporte dans un autre monde comme Gabriel l’a été lorsqu’il a découvert les plaisirs de la lecture.

Amina, 606

 

février 7th, 2018

Une guerre déchirant un pays et une enfance

Petit pays est une une fiction autobiographique de l’auteur Gaël Faye, aujourd’hui auteur-compositeur-interprète et slameur . Il écrit d’ailleurs et poste une musique du même titre en 2012

https://www.youtube.com/watch?v=XTF2pwr8lYk

Ce livre a obtenu le prix du roman lycéen en 2016 et est le lauréat du prix littéraire de notre lycée, en cette année 2017/2018.

Parlons maintenant du contenu: c’est l’histoire de Gabriel, un jeune garçon d’une dizaine d’années. Il vit tout d’abord avec ses parents, Michel d’origine française et Yvonne d’origine Rwandaise et sa petite sœur Ana. L’histoire se déroule en 1993 au Burundi. Plus tard les parents se séparent, les deux enfants restent alors dans la grande maison tranquille de leur père, ensuite tout s’accélère, le 1er juin a lieu les premières élections présidentielles au Burundi, et le  21 octobre 1993 un coup d’état est déclaré avec  l’assassinat  du président ce qui déclenche un guerre civile opposant les Hutu et les Tutsi ( différences ethniques) ce qui place Gabriel dans une situation délicate entre  ses amis prêts à tout pour défendre leur quartier, et lui avec son amour pour la lecture,  son pacifisme et ses problèmes familiaux.

C’est un livre à deux facettes, je m’explique: d’un côté nous avons la vie tendre et paisible de Gabriel et l’insouciance de l’enfance qui s’amenuise au fil du récit et de l’autre, on a la guerre, la violence et le déchirement interne d’un pays qui a l’inverse s’amplifie avec le temps.

Ce livre est dur, tout d’abord car l’histoire parle d’un acte barbare ayant existé avec cette guerre civile extrêmement violente et le fait que l’histoire soit racontée et vécue par un enfant amplifie encore plus ce sentiment.

Dans ce roman j’ai apprécié la simplicité de lecture, n’étant pas grand lecteur, j’ai pu le lire rapidement tout en appréciant et en comprenant toutes les nuances du livre, je n’ai pas trouvé vraiment de point négatif à cet ouvrage, ce qui pour moi le place en première position de notre sélection et le vote de mes camarades a confirmé mes sentiments.

Charlie, 606

 

février 7th, 2018

Un enfant du monde

Petit Pays est le premier roman de Gaël Faye, connu jusque-là comme auteur-compositeur-interprète.

Gaël Faye est né en 1982 à Bujumbura au Burundi d’une mère rwandaise et d’un père français.

En 1995, après le déclenchement de la guerre civile au Burundi en 1993 et le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994, il arrive en France .

Il était donc inconnu dans le monde de la littérature jusqu’à l’écriture de son livre Petit pays mais il était connu en tant que slameur .

 Gabriel, dix ans,vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés .Gaby connaît à Bujumbura les joies d’une enfance libre et heureuse, un  quotidien paisible, mais tout ce bonheur va se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire.

Gabriel voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Successivement, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule.Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français…

En lisant ce livre , d’une façon ou d’une autre, l’auteur nous touche et nous emporte avec l’histoire du métissage, de racisme, des méfaits de la colonisation et de l’exil…

 Alors que les élections présidentielles apportent l’espoir d’une démocratie, ce petit pays tombe sous le poids de la haine, de la mort et des massacres. Le petit Gaby coule des jours heureux au cœur de son impasse, entouré de ses amis. Il va chercher longtemps à se cacher la réalité, il ne veut pas choisir son camp mais il devra comme tout le monde faire le deuil de sa vie d’avant, tirer un trait sur son enfance et perdre son innocence…

 J’ai beaucoup apprécié ce livre très touchant car comme nous l’avons vu au début de ce roman, Gaël Faye nous donne l’image d’un petit garçon innocent qui profite de son enfance avec ses amis qui, eux, vont se rebeller et Gaby ne va plus les reconnaître. Ils deviendront des « inconnus » , Gaby va donc se renfermer sur lui même mais aussi en lisant des romans sauf qu’au bout d’un moment notre héros va devoir se réveiller et faire face à la réalité qui est dure à encaisser pour un enfant .

Entre les différents clans , la séparation de ses parents , sa famille qui se brise petit à petit… Gaby perd peu à peu sa joie .

 Ce roman est écrit avec une grande simplicité, l’amour et la délicatesse d’un jeune enfant.

Il nous intègre à cette famille inspiré par les propres expériences de l’auteur. Par exemple, Gaby et l’auteur sont tous les deux des métis d’une mère rwandaise et un père français et vont tous les deux devoir s’exiler en France .

 Malgré beaucoup de points positifs , il y a un petit bémol dans cette histoire ou plutôt dans la façon d’écrire de l’auteur: les lettres envoyées à Laure, la correspondante française, sont écrites d’une façon assez complexe par rapport à la façon dont le reste de l’histoire est écrite .

 Je conseille néanmoins vivement ce livre. Il est assez intéressant et se glisser dans la peau d’un petit enfant  va plus nous toucher que si le personnage principal était un adulte, on a même de la compassion et on arrive bien à s’imaginer cette histoire puisqu’elle est inspirée de faits réels et peut-être même par les propres expériences de l’auteur… 

Ganiatou, 606

 

 

 

janvier 28th, 2018

Petit pays

Petit pays est un livre écrit par Gael Faye, un rwandais qui a vécu le génocide.
A travers ce livre, l’auteur nous raconte le génocide rwandais,à travers le point de vue de Gabriel.

Ce livre est un récit d’apprentissage : Gabriel, au début de l’histoire, vit avec ses deux parents et on verra que sa famille va se diviser puisqu’avec son ami, le père expatrié, francais,  jouera les « racistes ».

Dans la première partie du roman,  Gabriel et ses amis vivent dans leur quartier, et ont les occupations d’enfants de 10 ans. Puis au fur et à mesure, on sent qu’on passe dans la deuxième partie à partir du moment où les amis se séparent et que le génocide se met en place  et commence à diviser les populations.

En fin de livre, Gabriel retrouvera  sa mère, autrefois partie chercher ses cousins et sa tante, mais les retrouvailles seront douloureuses, à l’image de ce récit…

J’ai beaucoup aimé ce livre car il est très prenant, du moment qu’on a lu au moins un tiers de l’histoire et que l’on a bien suivi son déroulement. L’histoire est réaliste et nous permet de bien nous rendre compte de la réalité du génocide et de sa violence.

En définitive ce livre est très intéressant tant au niveau historique que dans la façon dont le romancier raconte l’histoire. Petit Pays nous permet d’apprendre l’histoire du génocide Rwandais et son déroulement.

Yoan.

janvier 28th, 2018

Petit pays, Gael Faye

CRITIQUE PETIT PAYS

Petit Pays est un roman, écrit par Gaël Fay. Il  raconte la vie et l’évolution d’un jeune rwandais, Gabriel. C’est le personnage principal. L’éducation de ses parents, ses amis, ses fréquentations, le contexte et la situation du pays, tout cela aura un impact sur la vie de Gabriel. On le verra grandir au sein d’un pays avec une situation politique compliquée, d’une guerre basée sur rien d’autre que l’origine ethnique.

On découvre l’histoire du Burundi, et la dure réalité du génocide qui constitue le principal sujet du roman.

Je n’ai pas trop apprécié ce livre, à cause de sa longueur à démarrer, l’incipit étant trop long à mon opinion.

De plus je trouve que ce roman manque un peu de rythme, et de suspens, l ‘histoire s’enclenche et devient intéressante qu’à partir du milieu du roman.

Malgré tout, ce roman reste plutôt réaliste et historique, élément que j’ai pu apprécier. Il nous permet d’en savoir plus sur le génocide  et le contexte historique du pays.

Ilan, 603

janvier 25th, 2018

Un petit pays déchiré par une grande guerre

Petit pays est en quelque sorte une autobiographie de Gaël Faye, aujourd’hui auteur-compositeur-interprète et slameur. Il écrit et poste un morceau du même titre en 2012.

Gaël Faye – Petit Pays – YouTube,

Pour revenir sur le livre qui a obtenu le prix du roman lycéen en 2016 et qui est nommé cette année en 2017 pour notre prix littéraire, c’est l’histoire de Gabriel un jeune garçon d’une dizaine d’années. Il vit avec ses parents, qui finiront par  se sont séparer, Michel et Yvonne ( un père français et une mère rwandaise) et sa petite sœur Ana. L’histoire se déroule en 1993.

Après la séparation des parents, les deux enfants restent habiter dans la grande maison de Michel au Burundi. Ensuite tout s’accélère, en 1993, le 1er juin, ont lieu les premières élections présidentielles, puis le 21 octobre 1993, un coup d’état est déclaré avec l’assassinat du président ce qui déclenche une guerre civile entre les tutsis et les hutus.

Cela met Gabriel dans une  situation délicate entre ses amis prêts à tout pour défendre leur territoire, lui, son amour des livres transmis par madame Economopulos, son pacifisme et ses problèmes familiaux. Gabriel se retrouve « torturé » dans une des périodes les plus difficiles de sa vie; l’adolescence. Dehors c’est la guerre, plus d’école, des lieux sont pris par des terroristes hutus ou tutsis, des crimes sont commis sans choquer personne, c’est un véritable enfer pour lui qu’il nous transfère grâce aux mots justes de l’auteur tiré de sa propre enfance  et de son parcours.

Maintenant, si je devais apporter une critique , elle serait simple; c’est un livre que je décomposerais en deux temps, je m’explique, d’un côté on a l’enfance très représentée au début avec l’insouciance, l’amusement, les amis qui évolue au fil du livre et de l’autre,  la guerre et la violence qui à l’inverse s’amplifient au court du récit. Ce livre est difficile, plusieurs morts importantes surviennent comme celle de l’oncle de Gaby, le traumatisme de sa mère. Ensuite, l’histoire parle d’un acte passé horrible avec cette guerre civile extrêmement violente et le fait que l’histoire soit racontée et vécue par un enfant, amplifie encore plus cette difficulté.

Dans ce roman, j’ai apprécié la simplicité de lecteur, moi qui ne suis pas adepte de la lecture, j’ai pu le lire rapidement tout en comprenant et en appréciant ma lecture, j’ai aussi aimé le partage des sentiments que l’auteur retranscrit à l’aide de Gabriel.

Je conseille ce livre d’une part à tout le monde, de l’autre à ceux qui n’aiment pas lire. Son contenu nous pousse à lire toujours un peu plus chaque jour !

J’opposerais ce livre à son inverse; Membrane dont histoire  se déroule dans le futur, alors que « petit pays » est la véritable histoire de la guerre civile Rwandaise du Burundi.

Charlie, 606

janvier 25th, 2018

Un génocide vécu par un enfant

Alors que les élections présidentielles apportent l’espoir d’une démocratie, ce Petit pays tombe sous le poids de la haine, de la mort et des massacres…

Gaby est le jeune fils d’un expatrié français et d’une élégante rwandaise exilée. Ils vivent au Burundi, pays d’Afrique limitrophe du Rwanda. Gaby coule des jours heureux au cœur de son impasse, entouré de ses amis. Il va chercher longtemps à se cacher la réalité, il ne veut pas choisir son camp, mais il devra comme tout le monde faire le deuil de sa vie d’avant, tirer un trait sur son enfance et perdre son innocence.
J’ai vraiment eu un choc quand l’innocence, la joie de vivre de l’enfance s’effacent d’un coup devant la barbarie des hommes.

Petit pays de Gaël Faye raconte ce passage avec un sens de la narration absolument bouleversant : « Il était comme nous, un simple enfant qui faisait comme il pouvait dans un monde qui ne lui donnait pas le choix ». Ce qui m’a réellement bouleversé est le fait que l’enfant a dû  changer de perception de la vie par son changement de comportement et de perception des émotions.

Le roman commence comme une ode joyeuse à l’enfance (les bêtises, les amis, l’insouciance) puis petit à petit des bribes de conversation, les murmures des adultes laissent deviner que la folie des hommes est en marche: « Il y a des choses qu’on ne devrait jamais voir dans une vie ». Trois mois de folie meurtrière, la soif du sang pour éliminer « les cafards » Tutsis. Le génocide des Tutsis, parfois appelé génocide rwandais, eut lieu du 7 avril 1994 jusqu’en juillet 1994 au Rwandais. Cette guerre, débutée en 1990, opposait le gouvernement rwandais, constitué de Hutus , au front patriotique rwandais , accusé par les autorités de vouloir imposer le retour des Tutsis exilés dans leur pays. 

Le roman de Gaël Faye, nous met à la hauteur de l’adolescent qu’il était à cette époque. En effet, il nous transmet une image juste de l’adolescence par le mal-être ressenti par le héros puis par une prise de confiance soudaine. Nous avions sûrement à faire à sa crise d’adolescence. Mais ce n’est pas totalement un roman autobiographique puisque l’auteur ne fait allusion qu’à une infime partie de son enfance, le reste n’est que de la fiction relayée par le cadre de faits historiques. 

Il  renvoie le génocide rwandais au scandaleux silence de nos gouvernants tel un boomerang, le retour n’en est que plus culpabilisant et bouleversant. Effectivement, ce silence fit que nos gouvernements, y compris le nôtre en France, étaient en fait rendu indirectement complices de ce génocide.

J’ai adoré ce livre tout d’abord par le contraste entre la maturité de Gaby à la fin du roman par rapport à son innocence au début et grâce au fait que tout cela correspond à un fait historique réel et horrible.

Ridwan, 606

février 12th, 2017

L’illusion du rêve

              « A quoi bon se réveiller si personne ne vous attend ? ». C’est à cette problématique qu’est confronté Erwin, jeune homme juif de 17 ans ayant survécu aux camps d’extermination de la seconde Guerre Mondiale mais ayant perdu ses parents.

              Le garçon qui voulait dormir a été écrit par Aharon Appelfeld, écrivain israélien ayant lui même été déporté et ayant survécu aux camps d’extermination. Aharon Appelfeld est né de parents juifs en 1932 en Bucovine (région rattachée à la Roumanie à l’époque) et a été déporté en 1940 dans un camps de concentration d’Ukraine d’où il est arrivé à s’évader. Il est ensuite parti vivre en Israël en 1946 après la Guerre et est devenu écrivain. Certains de ses romans ont été traduits dans le monde entier comme Histoire d’une vie qui a reçu le prix Médicis étranger en 2004.

               Appelfeld nous fait vivre l’histoire d’un garçon qui veut sans cesse dormir à la fin de la Guerre. Ce jeune homme entre dans un groupe de réfugiés à Naples qui s’entraînent physiquement et apprennent l’hébreu sous le commandement d’Efraïm  pour rejoindre Israël. Erwin rejoint donc Israël mais la guerre est présente et il doit rapidement prendre les armes pour son nouveau pays. Il est blessé à la première offensive et transféré à l’hôpital où commence son combat pour pouvoir remarcher. Le docteur Winter fait tout pour aider Erwin,qui s’appelle désormais Aharon, à remarcher. Le jeune homme se plonge régulièrement dans un profond sommeil dans lequel il retourne (en rêve) chez lui, en Bucovine. Pendant qu’il est à l’hôpital nait en lui le désir de devenir écrivain comme son père et se met alors à recopier des passages de la Bible pour mieux apprendre l’hébreu. Il finit par remarcher à la fin du roman et a son propre appartement.

             Le roman nous fait vivre l’histoire révoltante et touchante d’Erwin qui a tout perdu quand la Guerre est arrivée. Aharon Appelfeld nous fait part des difficultés des réfugiés à se reconstruire alors qu’ils ont bien souvent perdu tous leurs proches. C’est le cas d’Erwin qui a perdu toute sa famille dans les camps. Il commence par nier l’évidence et pense qu’il ira rejoindre ses parents dans la maison qu’ils occupaient avant les Ghettos. Il se réfugie dans son sommeil où il peut rêver qu’il est revenu dans sa maison, parler à ses parents et jouer avec son chien. Dans ses rêves, il se souvient aussi de moments qu’il a vécus avant la Guerre, des moments où tout était en ordre et où il était heureux avec sa famille. Il a vécu l’enfer et maintenant qu’il doit se reconstruire il n’a plus rien à quoi il pourrait se raccrocher; alors il rêve.

                 Quand vient sa blessure et qu’il ne peut plus marcher, il fait preuve d’une combativité inattendue. La persévéranced’Erwin dans sa volonté de remarcher, toujours intacte après un mois de convalescence alors qu’il ne fait que de très faibles progrès, m’a beaucoup plu. Malgré tout ce qui a pu lui arriver, il continue à se battre pour retrouver ses jambes. Appelfeld vous montre qu’au-delà de tout ce qui peut vous arriver de difficile à affronter, vous devez vous battre et continuer à croire en la vie.

                Au fur et à mesure du roman il devient de plus en plus clair pour Erwin qu’il ne reverra jamais ses parents. Erwin se plonge alors progressivement dans l’écriture et commence à recopier des passages de la Bible. L’écriture est un outil pour sa reconstruction et lui permet d’avoir un but dans sa vie, devenir écrivain. C’est indispensable pour lui d’avoir un objectif à accomplir pour pouvoir continuer à vivre.

                  Ce qui m’a beaucoup  plu dans ce roman, c’est le fait que l’auteur sait de quoi il parle, il a lui même vécu l’enfer des camps, s’en est échappé et a rejoint Israël après la Guerre. Le garçon qui voulait dormir reflète tout l’engagement d’Aharon Appelfeld et il prend encore plus de sens quand on sait que l’auteur avoue que ce garçon qui voulait dormir, c’est lui. « Comme Erwin j’ai fait l’expérience du sommeil profond. Comme lui, j’ai compris que je ne pourrais jamais plus communiquer avec mes ancêtres dans ma langue maternelle devenue celle des assassins » a dit Appelfeld dans une interview. L’auteur s’appelait d’ailleurs Ervin à sa naissance. Appelfeld a aussi dit « Écrire c’est faire surgir des choses de l’oubli » et c’est pour ce côté là que j’ai apprécié son roman.

                  Pour conclure, Le garçon qui voulait dormir est un très bon roman qui vous fait revivre la reconstruction mentale et physique d’Erwin après avoir été déporté pendant la Guerre et avoir perdu ses parents. L’auteur nous fait vivre le temps de cette lecture ce qu’il a enduré et la façon dont il s’est relevé. C’est un roman à lire absolument !

Guillaume C, 602