mars 3rd, 2017

Un passé mystérieux

La seine était rouge est un roman écrit par Leïla Sebbar. A Paris, le 17 octobre 1961, c’est bientôt la fin de la guerre d’Algérie. Maurice Papon, préfet de Police, impose un couvre-feu aux Algériens. Le FLN organise alors une manifestation pacifique, qui dégénère. Les policiers attaquent, et des Algériens sont jetés dans la Seine.

A Nanterre, en 1996, Amel est une jeune fille de 16 ans, qui entend quelque fois sa mère et sa grand-mère parler de choses sérieuses, dans la langue Arabe. Amel ne parle pas cette langue, et veut savoir ce que sa mère et sa grand-mère disent. Elle a beau poser des questions aux deux femmes, celles-ci ne veulent pas lui répondre. Elle décide donc  de comprendre ces événements et cette manifestation du 17 octobre et de découvrir la vérité cachée par sa famille, avec Omer, un journaliste algérien réfugié, et Louis, fils de français qui réalise un documentaire sur la guerre d’Algérie.

C’est un beau livre que nous présente ici Leila Sebbar. Mon avis sur ce roman est partagé. Je l’ai apprécié pour plusieurs raisons : tout d’abord, il est très touchant car il parle d’un sujet dur et délicat. Je connais très peu des choses sur ces faits historiques, car c’est une guerre dont on ne parle pas beaucoup dans le cadre scolaire. Ce roman nous plonge dans l’histoire de cette guerre inconnue pour moi et nous la fait vivre à travers les yeux des trois personnages principaux : Louis, Omer et surtout Amel.

L’originalité de ce récit est dans le fait que l’auteur nous live un récit poignant de ce conflit vu par les jeunes générations. Tandis que d’autres ouvrages raconteront la vie de personnes pendant la guerre, celui-ci nous raconte l’histoire de ceux qui la découvrent . Du haut des ses 16 ans, Amel a un point de vu révolté et indigné. Pacifiste, elle cherche à comprendre. Elle sait que sa mère et sa grand-mère ont un secret, et va tenter de le découvrir. Cela va entraîner le lecteur dans sa quête, et nous plonger dans l’histoire de la guerre et dans l’envie de découvrir ce secret. La seine était rouge nous parle des opinions de cette jeune fille, on voit les choses à travers ses yeux. Ce qui me plaît beaucoup dans ce livre est son engagement politique. C’est pour moi une œuvre efficace qui documente et informe, et qui présente plusieurs avis différents grâce à des personnages tout aussi différents.

Cependant, je n’ai pas réussi à me plonger réellement dans ce roman. J’ai trouvé premièrement que la  façon d’écrire était étrange : on se perd entre les personnages, on ne sait plus qui parle ou de qui on parle… Comme si l’auteur essayait de créer un effet de confusion, ce qui est pour moi un gros inconvénient. Si un livre n’est pas clair, et que le fait qu’il soit confus n’apporte rien, la lecture en devient difficile. De plus, il n’y a pas d’actions, ni de réels rebondissements, j’ai donc eu du mal à ne pas m’ennuyer et à continuer à le lire avec plaisir.

Cela reste quand même un livre touchant, un beau témoignage sur cette guerre dont on parle peu.

Sarah, 602

février 26th, 2017

Dernière gorgée …

Les guerres de Tchétchénie ont fait des ravages, notamment dans les rangs russes comme on peut le remarquer dans le roman de Andreï Guelassimov, La Soif. Guelassimov est un romancier russe né le 7 octobre 1966 à Irkoutsk et il est aussi un auteur engagé. Il est passé par plusieurs fonction avant de s’engager réellement dans la littérature, pour ensuite publier son livre le plus célèbre La Soif. Il ne gagna aucun prix avec ce livre malgré son succès jusqu’à que Dimitri Tiourine reprenne son livre pour en faire un film. Dès la sortie du film, Guelassimov remporta le prix du meilleur scénario lors de la 21ème édition du Festival du cinéma russe à Honfleur.

Dans son livre, l’auteur  évoque plus particulièrement la première guerre de Tchétchénie qui a commencé en 1994 pour se terminer deux ans plus tard. Elle a opposé les forces armées Russes  face aux victorieux Tchétchènes qui voulaient garder leur indépendance. Le premier président de la Russie, Boris Eltsine, avait besoin d’une fulgurante victoire de sa grande armée pour montrer au grand public que la Russie était encore une superpuissance. Lors de son attaque surprise, le président russe s’est vite rendu compte que la tâche était plus compliquée que prévu. Comme a dit un commandant russe:  » Il est impossible de vaincre un peuple. Cela n’existe pas dans l’histoire du monde ».

Kostia personnage principal de l’histoire revient de son service militaire de Tchétchénie. Il a subi un accident avec trois autres soldats, dans leur véhicule. Malheureusement,Kostia se retrouve défiguré et brûlé au niveau du visage, ce qui va effrayer les gens et en particulier les enfants. Il se met alors à boire de la vodka, comme tout russe qui se respecte, pour essayer d’oublier. Kostia boit autant que le vieil homme qui lui a enseigné le dessin lorsqu’il était plus jeune.

Voilà que son passé traumatisant ressurgit lorsque ses anciens camarades de combat viennent le chercher pour retrouver leur camarade disparu depuis qu’il a tardé à sortir du char. Cette dernière aventure va le changer pour de bon.

Ce roman d’aventure court et intense vous  ne lâche pas jusqu’à la dernière page du livre. L’histoire est racontée par Kostia  à la première personne. Ce jeune homme ne s’apitoie pas sur son sort qui l’a infligé d’une gueule cassée. Bien au contraire, Kostia est fier, il se contente plutôt de boire toute la journée, de dessiner et d’envoyer au diable le reste du monde. Sauf sa famille même s’il a eu une dure enfance,sauf ses camarades avec qui il était à la guerre, et sauf  bien sûr sa charmante voisine qui lui demande de faire peur à son fils pour qu’il obéisse enfin. Bien que Kostia ait un fort caractère ou qu’il soit maladroit,bourru, paumé, solitaire, il reste au fond de lui une homme très gentil.

J’ai apprécié l’absence de jugements politique et d’opinion. Du fait que l’auteur aborde d’une autre façon une guerre, l’histoire devient plus intéressante. Comparé à L’Art de Voler d’Antonio Altarriba que j’ai pu lire, l’auteur ici raconte l’aventure de son personnage sans s’attarder sur tous les événements de la guerre. Alors que dans l’Art de Voler il raconte aussi l’histoire d’un homme pendant la guerre mais la détaille beaucoup plus. Ce qui peut être instructif mais aussi plus ennuyeux. Guelassimov dénonce quand même la guerre mais sans employer grands mots.

La soif est une magnifique leçon de vie et d’espoir. Malgré des complications durant son enfance et ses années en tant que soldat. Kostia grandit, devient un vrai homme. Il se découvre même un talent, le dessin.C’est par la suite qui comprend enfin ce que voulait lui dire son vieux  professeur quand il lui demandait de regarder par la fenêtre. Il observait, jusqu’à se rendre compte que le plus important n’était pas ce qu’on voyait extérieurement mais surtout intérieurement. La Soif ne parle pas uniquement de la Russie mais aussi de l’art et de son pouvoir de guérison.

La note d’espoir qui termine le récit donne confiance en l’avenir de Kostia. C’est bien cette satisfaction qu’on ressent lorsqu’on tourne  la dernière page.

C’est un excellent livre, on ne peut que l’aimer. Je vous le conseille vivement.

 

Alexis CLERC 602

février 12th, 2017

Mieux vaut mourir debout que mourir à genoux

L’art de voler est un roman graphique racontant l’histoire du père d’Antonio Altarriba, né en 1910 en Espagne. Cet auteur est professeur de littérature  à l’université, romancier et scénariste de bande dessinée. Il s’est fait connaitre grâce à cette bande dessinée dont il attendait avec impatience la sortie. Il a collaboré avec Kim  un auteur de bande dessinée, né en 1941. Il se fait connaître grâce à sa série Martinez le Fach. Son succès a pris un grand empleur lors de la sortie de son roman graphique avec Altarriba, L’art de volerCe duo de choc a fait parler de lui dans le monde de la littérature. Ils ont obtenu le Prix National de la bande dessinée.

L’auteur nous raconte la vie de son père sans que celui-ci  ne la lui ait racontée précisément au préalable. Le récit est fait à la première personne du singulier. Dès les premières pages de la BD , on imagine le suicide d’Antonio alors qu’il devenu un vieillard. En choisissant cette BD, nous nous ne attendions pas à un telle histoire sur la vie d’un homme en particulier mais aussi sur la guerre civile d’Espagne de 1936. Le titre qui est inspiré d’un jeu de mot nous induit en erreur, tout comme la première de couverture.On apprend beaucoup de chose sur cette guerre atroce. Suite à la défaite du camp républicain auquel appartient le héros, l’histoire se base sur la migration de son personnage principal vers la France, alors que celle-ci est en train de vivre un événement historique.

La vie d’Altarriba est une tentative désespérée pour «s’envoler» qui était son premier rêve tout comme être chauffeur de voiture, pour s’arracher à l’existence oppressante que lui impose la réalité sociale, économique, politique et sexuelle de son pays et de son temps. Cependant, la réalité triomphe sans cesse, et les espoirs de vie meilleure d’Antonio s’effondrent tout comme ses proches qu’il voit disparaitre les uns après les autres sous ses yeux.

C’est avant tout une biographie assez tendue, qui raconte une longue guerre ; la guerre qu’Antonio mène contre les conditions que lui offre le monde, guerre qu’il perd, qu’il ne cesse de perdre, malheureusement. N’oublions pas que c’est bien une biographie, et non une fiction. Autre fois, ces atroces évènements historique se sont donc réellement passé. Ce n’est pas un roman très gai, son histoire est plutôt sensible, triste et même horrible mais l’histoire racontée sous forme de roman graphique est attachante et on s’y plonge directement.  Je trouve  les dessins de Kim très bien réalisés mais j’adhère moins au choix du noir et blanc, mais je pense que ce livre aurait eu moins de succès sous forme de roman car il aurait été beaucoup moins efficace .

Antonio a voulu raconter la vie de son père pour que nous, lecteurs, réalisions l’horreur de la guerre civile d’Espagne. Il s’est donc battu pour sa liberté, mais il a préféré mourir de lui même, la tête haute et non à genoux par la dictacture espagnole.

Alexis Clerc, 602

février 12th, 2017

L’Art de voler, un manuel d’Histoire…

L’Art de voler est une bande dessinée écrite par Antonio Altarriba après le suicide de son père à 91 ans, en 2001,  illustrée par le dessinateur Kim, en noir et blanc. Kim est né en 1942 à Barcelone. Influencé par l’underground américain, il publie ses premières bandes dans le magazine musical Vibracionnes. En 1977, il crée pour l’hebdomadaire satirique El Jueves, le personnage de Martinez El Fecha, est caricature de l’espagnol d’extrême droite, qui connait une gloire nationale. Quand Antonio Altarriba lui proposera la difficile mission de dessiner 90 ans de la vie de son père, il acceptera sans hésiter.

Dans cette bande dessinée parue en 2009 en Espagne et en 2011 en France, Antonio Altarriba nous raconte l’histoire de l’Espagne au cours du XXème siècle à travers les yeux et la vie de son père nous menant à découvrir le régime de Franco, la « retirada » et la libération par exemple.

Cette bande dessinée historique est reconnue en Espagne et a obtenu plusieurs prix.

Pour moi, c’est une réplique d’un manuel scolaire d’histoire-géographie, dans le sens où Altarriba se contente juste de raconter  l’histoire de son père sans y ajouter une touche personnelle qui pourrait nous toucher et ce, avec un seul point de vue, celui du père d’Antonio . On pourrait rajouter aux défauts de cette œuvre les nombreuses scènes érotiques qui ne sont pas d’une grande utilité ou l’image des femmes en est presque dégradée.

Mais j’ai tout de même relevé quand même des choses intéressantes, les dessins sont très détaillés et beaux bien qu’ils soient en noir et blanc et le passage de la Seconde Guerre Mondiale est celui que j’ai préféré car j’adore cette période de l’histoire et c’est le seul moment du livre qui ne ressemble pas à un livre d’histoire car cette partie est plus animée.

Je ne conseille pas forcément cette bande dessinée mais cela reste tout de même un livre intéressant pour découvrir l’histoire d’Espagne car elle est très réaliste, un peu trop même…

Sergi 602

février 12th, 2017

L’hiver est rude mais l’alcool est russe

Un jeune russe revient de son service militaire de Tchétchénie le visage brûlé après l’attaque de son tank. Pour oublier ce malheur, Kostia, dont le visage fait peur aux enfants, se noie dans l’alcool comme seul un Russe peut le faire et surtout, il dessine. Il dessine grâce à l’enseignement d’un peintre raté qui lui a appris deux choses : boire de la vodka et ouvrir ses yeux sur le monde pour mieux le peindre. Deux de ses camarades soldats arrivent à le sortir de sa misère et l’emmènent malgré lui à la recherche d’un troisième.

Andrei Guelassimov est un auteur russe de littérature engagée. Après des études de lettres à l’Université d’Irkoutsk et à l’Université de Moscou, il suit des cours de mise en scène à l’Institut d’études théâtrales de Moscou. Il devient scénariste pour quelques fictions de télévision, avant de se consacrer entièrement à la littérature.

Je trouve que ce livre rend vraiment hommage aux dessinateurs qui ont un regard différent sur notre monde actuel. Là, dans ce roman, Kostia, de son vrai nom Constantin, retrouve peu à peu le goût de la vie grâce à son envie de dessiner. Cette envie qu’il retrouve en gardant les enfants de son père et en traversant la Tchétchénie. Ce pays ravagé par la Guerre où réside un monde abominable, parsemé de vies tristes et douloureuses.

L’évocation de la guerre en Tchétchénie par un auteur russe est en soi une prise de risque quand on voit ce qui est arrivé à  Anna Politkoskaïa. C’était une journaliste Russe connue pour son opposition à la politique de Vladimir Poutine qui a été assassinée en 2006. En effet, l’auteur a un point de vue Russe et nous laisse entendre que la Guerre n’est pas équilibrée car il nous rappelle plusieurs fois que « les russes se faisaient tirer dessus au sniper sans savoir d’où venait ces tirs ». L’auteur présente vraiment les conséquences de la guerre sur les anciens soldats qui ont des difficultés à se réinsérer dans la société russe. Pourtant, dans ce monde-là subsiste une richesse : le dessin.

Le récit de Kostia débutait sur l’appel au secours de sa voisine Olga lui demandant de venir faire peur à son petit garçon Nikita : « Excuse-moi de toujours t’embêter, me dit-elle alors. C’est que… il n’a peur que de toi… Moi, il ne m’obéit plus du tout. » Et il se termine par le retour vers ce même gamin qui dit à Kostia après qu’il l’ait mis au lit :« Moi je sais. Je sais bien que tu n’es pas méchant. C’est juste ta figure qui est comme ça. »

On voit bien que ce livre donne de l’espoir à ces gens qui ne sont pas comme tout le monde. C’est une belle histoire émouvante car c’est avec les enfants de son père et celui de sa voisine que Constantin se replonge dans son enfance et du coup arrive à dessiner son vrai visage.

Un roman à découvrir, surtout pour les amateurs de dessin.

 

Joffrey, 602

 

 

 

février 2nd, 2017

Mieux avec des dessins !

L’art de voler.

   Les auteurs sont Antonio Altarroba et Kim, le titre original est « El arte de volar ». C’est une bande dessinée en blanc et noir écrite à la première personne.

L’histoire se déroule en Espagne pendant la guerre civile espagnole. L’histoire explique la vie d’Antonio, un enfant qui doit travailler aux champs avec son père. Il a eu une enfance difficile et il cherche à quitter son village (Peñaflor). Il a tenté quelquefois le départ  mais il finit tout le temps par rentrer dans son village. Il va finalement aller à la guerre du coté des franquistes où il va faillir perdre la vie. Il va ensuite changer  et passer du côté des rouges. I va s’enfuir, trouver un travail, se marier et il aura un fils. Quelques années après, sa femme va mourir. Nous pouvons voir comment le personnage vieillit peu à peu et décide d’aller dans une résidence. Il a cherché à s’enfuir, se libérer toute sa vie et il ne  réussira que quand il est vieux, en se suicidant.

J’aime bien ce livre, les dessins me facilitent la lecture. C’est des dessins en ligne claire, ce qui rend le visuel plus agréable. L’auteur a gardé l’équilibre entre le texte et le dessin.

Le fait que cela nous raconte une histoire dans un contexte historique réel ( et en plus en Espagne) le rend plus intéressant. On a le sentiment que ce livre nous instruit, nous apprend l’histoire espagnole.

Je conseille ce livre aux personnes qui aiment la bande dessinée et les livres historiques.

   Gemma 604

janvier 25th, 2016

Le cricket, plus qu’un sport, un espoir pour échapper à l’enfer…

Le Cricket Club Des Talibans est un livre écrit par un écrivain indien, nommé Timeri N. Murari. Ce livre raconte l’histoire de Rukhsana, une jeune journaliste afghane qui ne peut plus exercer son métier à cause du régime de terreur des talibans, menés à Kaboul par Zorak Wahidi le ministre de la Promotion de la vertu et de la Répression du vice, qui veut promouvoir le cricket pour faire connaître l’Afghanistan comme une nation sportive afin de faire croire que le pays se porte bien alors qu’en réalité la nation est plongée dans l’enfer de la guerre contre les talibans.

Au travers d’une histoire passionnante et émouvante, cet ouvrage nous plonge au cœur de la vie d’une jeune femme qui a perdu son père qui a roulé sur une mine terrestre avec les grands-parents de Rukhsana et de son frère Jahan, mais dont la mère est atteinte d’un cancer en phase terminale qui attend son heure. Jahan et ses cousins souhaitent participer à un tournoi de cricket pour pouvoir partir s’entraîner (et s’enfuir) au Pakistan et ainsi quitter à jamais l’horrible guerre dans laquelle ils ont vécu. Pour cela, Rukhsana ayant joué au cricket lorsqu’elle était à l’université à bon niveau, décide de les entraîner pour leur offrir une chance de partir. La jeune femme élaborera une ruse pour coacher ses cousins sans porter le burqa qui l’empêche de pouvoir jouer correctement et ainsi d’entraîner ses cousins convenablement. Seulement, Rukhsana doit elle aussi quitter le pays à tout prix, en effet, Zorak Wahidi veut épouser Rukhsana, ce que celle-ci ne veut pas et utilisera sa ruse pour faire croire qu’elle n’est pas à Kaboul, et se fera donc passer pour un homme du nom de Babûr, mais c’est très risqué car si la police (religieuse ou pas) s’aperçoit du subterfuge, alors Rukhsana et toute sa famille sera exécutée par les talibans. Rukhsana va-t-elle réussir à s’échapper d’Afghanistan et ainsi survivre? Jahan et ses cousins vont-ils remporter le tournoi de cricket pour s’enfuir au Pakistan pour rejoindre un autre pays? Un seul moyen de le savoir, lire ce magnifique livre.

Selon mon point de vue, ce livre est sans aucun le meilleur que j’ai lu dans cette sélection 2016 du prix littéraire Déodat de Séverac et mérite largement d’être dans le top 3 des meilleurs livres et même de remporter ce prix, car cet ouvrage m’a vraiment touché, ce qui n’est pas facile, et de plus je le trouve passionnant comme je l’ai déjà dit, il nous plonge incroyablement bien dans le quotidien des afghans persécutés par les talibans de manière à donner l’impresion d’être réel. Cependant, le seul bémol de ce bouquin est le fait qu’il y ait trop de détails dont certains, selon moi, inutiles ce qui rend un peu trop longue l’histoire.

Brice Rigoni 603.

janvier 12th, 2016

Rejeté mais accepté pour la guerre.

Publié le 21 août 2014 par Valérie Zenatti ,qui est aussi une traductrice, née le 1er avril 1970 ce livre fut récompensé par le prix du livre inter.

Jacob est juif d’Algérie, il a été rejeté pendant la guerre de 1939 à 1945 par les écoles en raison de sa religion. Il continua tout de même à étudier et  revint finalement  dans les établissements scolaires peu de temps après.

Lors de la libération de la France sur les côtes de Provence puis en Alsace, il fut obligé de partir laissant son père et son frère détestables mais une mère sensible et douce. Pour le héros, rejeté jusqu’alors par la France , cette obligation est une aubaine car cela lui permet d’être accepté par ce pays. En revanche sa mère fut dévastée par le départ de son fils.

Ce roman  savoureux mais lent sur la fin est un mélange de moments intenses. L’ambiguïté de la place des Algériens à travers le personnage de Jacob et de sa famille permet d’entrevoir comment la guerre a été vécue de l’intérieur par ces français d’une autre culture. Valérie Zenatti réussit avec ce livre à transmettre subtilement l’histoire d’un de ses aïeux.

 

décembre 21st, 2015

GRANDES VALEURS ET PETITS COEURS

 

Quand les parents s’en vont, il faut les suivre. Quand ils se font enlever, il faut les retrouver. Mais quand la guerre s’y oppose, il faut se battre.

C’est ce que Raquel Roblès, l’auteur de ce livre a vécu durant son enfance, et elle nous fait connaître son histoire à travers deux petits combattants qui subissent toute l’horreur et le mystère de cette époque, au début du XXème siècle en Argentine. Après l’enlèvement de leurs parents, lhéroïne et son petit frère doivent quitter leur maison pour aller vivre chez leur oncle et leur tante et vont grandir avec l’idée qu’un jour, ils retrouveront leurs parents. C’est avec un récit à la fois triste et drôle que l’on va découvrir, une histoire vraie et entraînante qu’on aura envie de lire jusqu’au bout. Nous serons plongés dans un univers révolutionnaire comme le décrit l’auteur : « L’impérialisme Yankee est notre ennemi, La Religion est l’opium du peuple, Avec l’Ennemi, on perd quand on ne gagne pas … »

Lucas F 602

décembre 3rd, 2015

La dictature des Talibans vu par une femme

Découvrez l’histoire de Rukhsana, une jeune femme revenue de ses études à Delhi pour s’occuper de sa mère vivant à Kaboul.

Là-bas, les Talibans ont pris le contrôle du pays et empêchent Rukhsana de travailler sous prétexte qu’elle est une femme. Rukhsana veut fuir le pays pour rejoindre son fiancé mais ne peut pas laisser sa famille à Kaboul.  Suite à l’annonce du gouvernement qui veut promouvoir le cricket en Afghanistan, elle imagine un plan avec ses cousins et son frère pour s’échapper.

Pourquoi on aime : C’est une histoire vraiment actuelle, qui nous raconte la vie des civils et surtout des femmes sous le joug des Talibans. On s’attache aux personnages, qui veulent se soustraire  à la  guerre quasi perpétuelle dans leur pays.

Malgré sa longueur, ce livre nous apporte un regard critique sur une autre nation qui est en guerre. Rukhsana est une fille courageuse qui joue un rôle quasi maternel envers ses cousins et son frère. Elle leur procure une porte de sortie vers la liberté.

Vous saurez ce qu’est résister, à l’entrée dans la vie adulte, pour défendre sa famille et rester libre.

 

Guillaume, Marine 602