mars 26th, 2019

L’histoire d’un arbre généalogique

L‘histoire d’un allemand de l’est est un récit autobiographique écrit par Maxim Leo en 2010 et traduit en Français par Olivier Mannoni. Maxim Leo est un journaliste berlinois qui a fait plein de recherches dans sa famille pour pouvoir écrire son livre qui se déroule sur 60 années , de 1930 à 1990, en regroupant les années de l’entre-deux-guerres jusqu’à la chute du mur de Berlin.

C’est un récit historique qui relate l’histoire et la vie de la famille de l’auteur, pendant le nazisme et la RDA, avec une partie qui croyait dur comme fer à l’idéal du parti et l’autre complètement désabusée par rapport au régime : Le grand père maternel était Juif et fut exilé en France ou il deviendra un héros de la résistance tandis que son grand père paternel, lui, était nazi, puis fut prisonnier de guerre et reviendra dans son pays en 1947. Cela donne, de par sa famille et ses idéaux, l’état d’esprit général des Allemands à la fin de la guerre car beaucoup d’Allemands avaient foi en le parti et ils étaient très concernés par la lutte contre le fascisme.

Nous nous rendons compte au fil de la lecture que l’auteur donne son avis personnel sur les différentes histoires de sa famille et qu’il est assez indifférent sur ce qu’il se passe ce qui facilite son objectivité. Il a un style journalistique, c’est un récit et non un roman, et son style est simple et précis ce qui est donc facile à lire et assez captivant, cependant, je n’ai pas trouvé ce livre très attachant, peut-être est-ce à cause du manque d’humanisme du livre car j’ai toujours préféré l’action et les émotions, mais malgré tout, cela fait un peu de changement et de découverte et j’ai quand même trouvé ce livre intriguant.

 

Océane, 605

 

mars 26th, 2019

L’art et le pouvoir

Pour commencer ce prix littéraire j’ai choisi Le Turquetto de Metin ARDITI un romancier turc nationalisé suisse. Tous ses livres traitent des mêmes thèmes : la difficulté de la filiation, la solitude et l’exil. Il a fréquenté les grandes écoles. En plus d’être écrivain, il est physicien. Plusieurs de ses livres on été récompensés dans des concours internationaux. Ce livre est un roman car il y a une histoire narrative

Le livre nous parle du Turquetto, un peintre juif originaire de Constantinople exilé à Venise après la mort de son père.

Elie dit  « le Turquetto » peint pour les chrétiens de Venise alors que sa confession le lui interdit. Il s’improvise donc catholique pour pratiquer sa passion. Cette conversion est illégale à l’époque. Quand le tribunal de l’Inquisition s’en aperçoit, il est immédiatement convoqué et condamné à mort. Un autodafé est ordonné malgré les protestations d’un émissaire du Pape. Grâce à son aide, Elie parvient à s’évader et retourne à Constantinople. Là-bas il est poursuivi pour le meurtre de l’émissaire.

Ce livre aborde plusieurs thèmes comme la spiritualité où l’on voit bien la perversité de l’Eglise. La plupart des dignitaires religieux ne sont là que pour faire carrière ou être intouchables. Les guerres de religion sont bien présentes et les Juifs en sont les principales victimes. La sexualité non dissimulée des prêtres ou les ventes d’esclaves sexuelles sont évoqués. Un autre grand thème abordé est le désir et la passion.

Personnellement, j’ai trouvé le livre intéressant. Le personnage principal nous fait bien ressentir les tensions religieuses. Il montre aussi la relation entre l’art et le pouvoir. Cependant j’ai trouvé quelque passages inutiles car ils n’apportent rien à l’histoire. Néanmoins il est facile à lire et convient au plus grand nombre.

Nicolas,605

mars 25th, 2019

L’Allemagne sous différent points de vues

Maxime Léo, un journaliste franco-allemand qui est né et à grandi en RDA décide en 2009 de raconter à travers un récit autobiographique sa vie en Allemagne de l’Est. Il aborde différent thème comme la guerre, la politique ou encore la famille. L’auteur écrit dans un style très journalistique mais simple à lire et comprendre. De plus, son oeuvre est complète avec des documents, des photos, des archives…

Quand il avait vingt ans, Maxime Léo a vu le mur de Berlin tomber. Par le biais de sa famille, il enrichit son récit et nous en apprend plus sur l’Allemagne à cette période. Après s’être battu dans la résistance française, Gerhard, son grand-père maternel, a participé à la fondation de la RDA. Au contraire, son grand-père paternel, Werner, est lui un nazi et ne cherche pas à comprendre cette idéologie. Enfin, ses parents, Anne et Wolf forment un couple avec pas mal de différences. Sa mère, ayant grandi à l’ouest soutient le socialisme et ne s’entend pas toujours avec son mari qui lui pense que l’Etat a beaucoup trop de pouvoir. C’est donc à travers toute ces personnes que l’auteur nous raconte une soixantaine d’année dans l’Allemagne bipolaire.

N’étant pas attirée par ce livre au départ car n’étant pas amatrice de livre autobiographique et/ou historique, j’ai alors lu le début à contre-cœur mais finalement, la lecture s’est faite toute seule et le style d’écriture de l’auteur ma poussé à finir cette oeuvre.

En l’occurrence, j’ai trouvé que le narrateur s’est trop attardé sur la vie de ses grands-parents bien que ces deux personnages soient importants pour bien comprendre l’histoire. De plus il manquait à mon goût des anecdotes personnelles. Enfin, le livre ne reste pas représentatif de la population allemande à cette période car l’auteur prend en compte son statut privilégié que tous n’ont pas.

Dounya, 605

mars 25th, 2019

Une enfance reste une enfance

Maxim Leo , né le 30 janvier 1970 à Berlin , est un journaliste , scénariste et écrivain Franco-Allemand . Avant de lire ce livre , j’avais lu pas mal de critique sur internet toutes très positives et L’Histoire  d’ un allemand de l’est m’a fait rêver , j’avais hâte de le commencer. Pourtant, j ai été  un peu déçue , j’ai mis un certains temps à le lire car il ne m’a pas tant emballée que ça .

Je m’ explique:  je m attendais  a plus d’anecdotes sur la vie en RDA  mais malheureusement il n y en avait pas assez à  mon goût et je ne m’ attendais pas à ce que l ‘auteur s’ attarde si longuement sur la vie de ses deux grands-pères ( surtout son grand-père maternel)  , même si je pense que c’est important pour comprendre l’histoire de l’Allemagne après la seconde guerre mondial jusqu’à  la chute du mur de Berlin . Cependant j’avais l impression que l histoire de Gehrard (le  grand- père maternel de l ‘auteur )  ressemblait plus à un cours d’ histoire qu’ a une vision personnelle.

Cependant, je n’ oublie pas les points positifs de ce livre sur la façon dont ils sont arrivés  à construire la RDA ainsi que son importance, l’ amertume de nombreuses personnes qui voulaient plus de libertés mais pas la fin de l’état .

Durant ma lecture , j’ ai trouvé une phrase qui m’a beaucoup  marquée , où l’auteur soit Maxim Leo nous dit:  » Une enfance reste une enfance même en RDA  » d’autant plus que l’auteur vivait dans un milieu plutôt privilégié .

Donc si je devais résumer en quelques mots mon point de vue sur ce livre ce serait que j’ai un avis mitigé du fait que certaines parties  ne m’aient pas plus mais je ne déconseillerai pas pour autant ce livre aux bons lecteurs passionnés d’ Histoire et ce fut  pour moi une bonne expérience.

Lydia, 605

 

mars 24th, 2019

Portrait d’une femme dangereuse

La fille du train est roman fiction psychologique écrit par Paula Hawkins, publié en 2015. Paula Hawkins est une écrivaine britannique avant d’être écrivaine, elle a écrit quelques articles de journaux. Elle est née le 26 août 1972 au Zimbabwe.

La fille du train  parle d’une femme qui prend le train tous les jours et regarde toujours par la fenêtre de son wagon. Presque à chaque fois le train s’arrête à un feu. Dès le train s’arrête, elle regarde une maison dans laquelle se trouve un couple et elle créé  toute une histoire autour du couple. Elle leurs  invente des noms et des sentiments.

Puis on change d’héroïne , on passe à une autre femme qui travaille chez une femme du nom de Anna en temps que babysitter. Anna ne vit pas seul, elle a un mari du nom de Tom, mais le nom de Tom est le nom de l’ex de la première héroïne. Le hasard fait donc bien les choses…

Puis le mental de la première héroïne très spécial, elle est alcoolique et quasiment folle: le jour quand elle va chez Anna où elle oublie tout ce qui s’est passé. Elle rentre chez elle, quasi nue et ivre. Elle se fait exclure par sa colocataire, ce qui montre qu’elle irresponsable, folle et donc dangereuse.

Ce livre m’a plutôt plu, j’ai bien aimé le contexte de l’histoire  et le fait qu’ on aperçoit la vision de chacun des personnages et quand on voit d’un mauvais œil les autres personnages, on finit par comprendre leur vision. Mais le plus mauvais point de ce livre est que le début est extrêmement lent.

Hugo-René  605

mars 2nd, 2018

La face cachée de l’Orient

Zerocalcare ou plutôt Michele Rech est un auteur de BD Italien, né en le 12 décembre 1983 et qui a vécu à Rebibbia, un quartier populaire de la zone Est de Rome et qui abrite une prison et un mammouth. Il a obtenu deux fois d’affilée le prix XL en 2012 et 2013 et le prix Michelluzi 3 fois dont un pour la BD Kobane Calling.Mammuth_by_Zerocalcare_01

 

Kobane Calling est une BD qui raconte l’histoire des deux voyages du dessinateur dans la région du Kurdistan qui s’étend dans le sud-est de la Turquie, dans le nord-est de l’Irak, dans le nord-ouest de l’Iran et sur deux petites régions au nord-est et au nord-ouest de la Syrie. Il y rencontrera des membres du YPJ (Yekîneyên Parastina Jin: unité de protection de la femme) et des membres du PKK (Partiya Karkerên Kurdistan: Parti des Travailleur du Kurdistan).

Son premier voyage se déroule à Mesher, un petit village en Turquie a un kilomètre du front avec Daech puis dans un camp de réfugiés où il découvrira leur mode de vie et leur organisation et où l’on verra que les femmes ont une place importante dans leur20180226_114941-1[1] société et ne sont pas persécutées  comme dans les préjugés des médias.

Lors de son second voyage, Zérocalcare ira a Kobané et rencontrera des membres du YPJ avec qui il fera le voyage du Canton de Cizre à Kobané  où il rencontrera les résistants  à Daech et l’horreur de cette guerre. Il ira aussi dans les montagnes de Quandil pour rencontrer les Membres du PKK qui sont considérés comme des terroristes par l’état Turc alors que ce sont les seuls avec les YPG et YPJ à vraiment se battre contre Daech.

Ils feront la rencontre de Hevàl Cuma le second fondateur du PKK après le président Öcalan; et le dessinateur ira passer quelques jours dans les Montagnes Quandil avec un groupe de femme du PKK. On apprend que certaines ont rejoint le PKK car elles étaient maltraitées.

Tout d’abord, j’ai aimé ce livre car le récit est bien fait, les dessins sont simples mais jolis et les décors et arrières-plans sont très bien faits. De plus, les vignettes en noir nous décrivent très bien l’horreur de cette guerre.

p153                                        p47                                        p194

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L’auteur nous fait aussi parvenir ses pensées au moment de l’histoire et fait aussi de l’uchronie pour cela il utilise souvent des caricatures ou des personnifications et il faut avoir les références pour comprendre.

exemple de caricature:

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exemple d’uchronie:

p88                                          p127

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Cette BD est aussi pleine d’humour il arrive à nous faire rire avec certaines de ses peurs ( comme les lentilles au petit déjeuner) ou avec son addiction au chaï (« une sorte de thé ») mais aussi de certaines choses vraies et parfois pas des plus plaisantes qu’il caricature en simplifiant la réalité de sortes à ce qu’elle fasse rire.

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1-p136 sa peur de savoir s’ ils vont avoir des lentilles pour le petit déjeuner

2-p156 son addiction au chaï

3-p29 caricature de comment ils  propagent leur terreur

 

Et ce n’est pas tout, en plus de toutes ces qualités de BD, cette oeuvre parle du rôle des femmes au Kurdistan et montre qu’elles ne sont pas obligées de porter un voile ou de rester au foyer mais elles peuvent aussi se révolter, faire la guerre ou même diriger un groupe ou un pays. Elles sont aussi autoritaires et respectées et elles occupent un place importante dans la résistance contre Daech.

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1-p36 quand Newroz lui parle de leur révolution

2-p38 compare les action des femmes et celles des politiciens

Cette BD nous montre aussi ce que l’État Turc essaye de cacher et elles nous apprend la vérité des choses sur la situation du Kurdistan et non l’image des médias qui instrumentalisent le moindre mort et qui montrent le contraire des choses sans rentrer dans les détail et ne parlent principalement que des conflits.

p248 image des actions de ceux qui vivent la guerre20180226_144013[1]

 

 

Pour finir j’ai beaucoup aimé cette BD et je vous la recommande, les dessins sont biens faits, l’histoire est intéressante grâce aux  thèmes abordés et en plus elle est humoristique, ce qui nous permet d’être captivés malgré les longs dialogues qui sont souvent ennuyeux dans des BD. Si vous voulez savoir ce qui se passe au Kurdistan et avoir un petit moment de détente et de rire, je vous la conseille fortement.

 

p.s.: désolé pour les images coupeés; si vous voulez les voir mieux il vous suffit de les sélectionner.

 

 

 

Pablo, 606

février 11th, 2018

Le Führer de retour !

 Ce livre a été un grand succès en Allemagne. Timur VERMES va nous raconter la vie de Hitler dans les temps modernes, tout en restant à la fois dans le sérieux mais aussi avec de la comédie.

Je veux parler d’Il est de retour .

De mère allemande et de père juif hongrois réfugié en Allemagne en 1956 , Timur VERMES est né à Nurembreg en 1967. Après des études d’histoire et de sciences politiques, il devient journaliste et contribue à de nombreux journaux et magazines.

Il est de retour met donc en scène l’arrivée d’Hitler en 2011 précisément, soixante six ans après sa mort. Hitler se réveille après tout ce temps dans un terrain vague et va se rendre compte que tout a changé . Il n’y a plus rien comme avant: plus de nazis, les étrangers sont partout, une femme est au pouvoir et le pire pour lui: plus personne ne fait de salut nazi !

Hitler part donc avec la volonté de remettre les choses dans « le droit chemin ». Mais pour cela il a besoin d’aide, il a besoin que tout le monde l’entende . Et bien sûr, il va y arriver ! Au début grâce à youtube , puis par les médias il se fait rapidement connaitre et finit donc par passer à la télé mais tout le monde pense bien évidement que c’est juste un acteur qui joue le rôle d’Hitler car personne ne se doute bien sûr que c’est le vrai Hitler, celui de la seconde guerre mondiale, le Führer !
Tout au long du livre, Hitler fait des discours parlant de certains événements de la guerre, détournant bien souvent le sujet initial de discussion à son avantage et il arrive aussi et surtout à manipuler en quelque sorte les autres personnages grâces à ce procédé.

Ce qui est assez impressionnant, c’est que cela amène même certains personnages à dire que certains événements affreux advenus durant la guerre ne seraient finalement pas si mauvais et affreux .
J’ai d’ailleurs beaucoup aimé ce livre pour cette raison ainsi que pour d’autres.  Ce livre montre très bien comment l’esprit peut être manipulé .

Mais Il est de retour ne montre-t’il que cela? Non, il est aussi assez marrant de voir Hitler perdu dans cette époque qui n’est pas la sienne.

Je pense que ce livre est un bon choix de lecture. Timur Vernes l’a très bien écrit bien que cela soit son premier livre.

Je pense donc que j’aurais voté pour lui s’il était arrivé en tête du trio final pour toutes ces raisons.

Léa,  606

février 7th, 2018

Kobane Calling, la vraie vie en Orient

kobane callingcouverture Kobanne Calling

Planche et première de couverture de Kobane Calling

Kobane Calling est un livre écrit par l’italien Michele Rech connu par le nom de Zerocalcare, ce surnom est né après une inscription sur un blog , il s’inspira d’une publicité  pour un produit anti-calcaire. Cet auteur est né le 12 décembre 1983. Il a vécu à Rebbibia,un quartier du Ponte Mammolo à Rome connu pour sa prison et pour les graffiti.

Ces dernières années, Zerocalcare a diverti beaucoup de gens grâce à son style narratif frais et immédiat, basé sur les petits problèmes de la vie quotidienne.

Ce livre parle des deux voyages qui ont conduit l’auteur à la frontière entre la Turquie et la Syrie. Un premier voyage vers la ville de Mehser puis un autre voyage à Erbil où il trouvera le YPJ (Les Unités de protection de la femme qui furent mis en place en 2013 pour combattre Daesh) et le PKK (Le Parti des travailleurs du Kurdistan).

J’ai aimé ce livre car l’auteur perçoit que ce qui se passe dans ces zones est un événement historique et social très important et en même temps on ne voit pas dans les médias nationaux et traditionnels une couverture adéquate de cet événement. Les médias sont plutôt concentrés sur la représentation des conflits armés sans être capable d’approfondir.

J’aime fortement ce livre aussi parce que c’est un témoignage très personnel du narrateur qui est l’auteur du livre car il est allé lui même dans ces endroits sans savoir, comme nous, la vérité de ces affrontements. Il explique tout ces conflits avec humour et avec un style de dessin plutôt caricatural. 

L’auteur parle aussi du rôle de la femme, on voit qu’en Italie, l’image de la femme du Moyen-Orient est reduit au rôle de mère, couverte par le voile, et sans aucun droit, mais grâce à son témoignage on voit que la femme a eu une grande émancipation et avec le mouvement YPJ, elle pouvait physiquement rivaliser avec l’homme, se révélant égale en force.

Je conseille ce livre à tout le monde, à tous les gens qui veulent voir ce qui passe dans les pays d’orient. Personnellement je ne lis pas trop car les livres ça m’ennuie mais quand j’ai commencé cette BD, je me suis plus arrêté de le lire.

Aimane, 606

février 12th, 2017

L’Art de voler, un manuel d’Histoire…

L’Art de voler est une bande dessinée écrite par Antonio Altarriba après le suicide de son père à 91 ans, en 2001,  illustrée par le dessinateur Kim, en noir et blanc. Kim est né en 1942 à Barcelone. Influencé par l’underground américain, il publie ses premières bandes dans le magazine musical Vibracionnes. En 1977, il crée pour l’hebdomadaire satirique El Jueves, le personnage de Martinez El Fecha, est caricature de l’espagnol d’extrême droite, qui connait une gloire nationale. Quand Antonio Altarriba lui proposera la difficile mission de dessiner 90 ans de la vie de son père, il acceptera sans hésiter.

Dans cette bande dessinée parue en 2009 en Espagne et en 2011 en France, Antonio Altarriba nous raconte l’histoire de l’Espagne au cours du XXème siècle à travers les yeux et la vie de son père nous menant à découvrir le régime de Franco, la « retirada » et la libération par exemple.

Cette bande dessinée historique est reconnue en Espagne et a obtenu plusieurs prix.

Pour moi, c’est une réplique d’un manuel scolaire d’histoire-géographie, dans le sens où Altarriba se contente juste de raconter  l’histoire de son père sans y ajouter une touche personnelle qui pourrait nous toucher et ce, avec un seul point de vue, celui du père d’Antonio . On pourrait rajouter aux défauts de cette œuvre les nombreuses scènes érotiques qui ne sont pas d’une grande utilité ou l’image des femmes en est presque dégradée.

Mais j’ai tout de même relevé quand même des choses intéressantes, les dessins sont très détaillés et beaux bien qu’ils soient en noir et blanc et le passage de la Seconde Guerre Mondiale est celui que j’ai préféré car j’adore cette période de l’histoire et c’est le seul moment du livre qui ne ressemble pas à un livre d’histoire car cette partie est plus animée.

Je ne conseille pas forcément cette bande dessinée mais cela reste tout de même un livre intéressant pour découvrir l’histoire d’Espagne car elle est très réaliste, un peu trop même…

Sergi 602

décembre 15th, 2015

Corniche Kennedy, se laisse lire mais….

Corniche Kennedy est un roman de Maylis De Kerangal:  l’histoire tourne autour d’une corniche, une plate de béton, qui surplombe la mer dans la périphérie de Marseille. Elle va être investie par une bande de jeunes étudiants.

Certes ce livre a des points positifs. D’une part la quantité de lecture qu’il représente est correct, quoi qu’un peu courte et d’autre part le décor de la ville de Marseille est attrayant:  le soleil, la mer, la plage, les vacances est un décor qui peut plaire à un large public.

Cependant, le livre a du mal à décoller. On a  l’impression que l’incipit qui est censé être court, qui est censé exposer l’histoire au lecteur et mettre le livre sur ses rails, dure 130 pages sur les 149 disponibles dans le roman. De plus, le livre ne développe que des thèmes visant un public d’adolescents et cela ne permet pas à un public plus large d’accrocher à l’histoire du roman.

En conclusion, le livre se laisse lire, mais le sujet et le thème ne m’ont pas fait accrocher à l’histoire décrite.

Léo