mars 2nd, 2018

La face cachée de l’Orient

Zerocalcare ou plutôt Michele Rech est un auteur de BD Italien, né en le 12 décembre 1983 et qui a vécu à Rebibbia, un quartier populaire de la zone Est de Rome et qui abrite une prison et un mammouth. Il a obtenu deux fois d’affilée le prix XL en 2012 et 2013 et le prix Michelluzi 3 fois dont un pour la BD Kobane Calling.Mammuth_by_Zerocalcare_01

 

Kobane Calling est une BD qui raconte l’histoire des deux voyages du dessinateur dans la région du Kurdistan qui s’étend dans le sud-est de la Turquie, dans le nord-est de l’Irak, dans le nord-ouest de l’Iran et sur deux petites régions au nord-est et au nord-ouest de la Syrie. Il y rencontrera des membres du YPJ (Yekîneyên Parastina Jin: unité de protection de la femme) et des membres du PKK (Partiya Karkerên Kurdistan: Parti des Travailleur du Kurdistan).

Son premier voyage se déroule à Mesher, un petit village en Turquie a un kilomètre du front avec Daech puis dans un camp de réfugiés où il découvrira leur mode de vie et leur organisation et où l’on verra que les femmes ont une place importante dans leur20180226_114941-1[1] société et ne sont pas persécutées  comme dans les préjugés des médias.

Lors de son second voyage, Zérocalcare ira a Kobané et rencontrera des membres du YPJ avec qui il fera le voyage du Canton de Cizre à Kobané  où il rencontrera les résistants  à Daech et l’horreur de cette guerre. Il ira aussi dans les montagnes de Quandil pour rencontrer les Membres du PKK qui sont considérés comme des terroristes par l’état Turc alors que ce sont les seuls avec les YPG et YPJ à vraiment se battre contre Daech.

Ils feront la rencontre de Hevàl Cuma le second fondateur du PKK après le président Öcalan; et le dessinateur ira passer quelques jours dans les Montagnes Quandil avec un groupe de femme du PKK. On apprend que certaines ont rejoint le PKK car elles étaient maltraitées.

Tout d’abord, j’ai aimé ce livre car le récit est bien fait, les dessins sont simples mais jolis et les décors et arrières-plans sont très bien faits. De plus, les vignettes en noir nous décrivent très bien l’horreur de cette guerre.

p153                                        p47                                        p194

20180225_165505

20180226_130343[1]

20180226_130432[1]

 

 

 

 

 

 

L’auteur nous fait aussi parvenir ses pensées au moment de l’histoire et fait aussi de l’uchronie pour cela il utilise souvent des caricatures ou des personnifications et il faut avoir les références pour comprendre.

exemple de caricature:

20180226_124325-1[1]

20180225_171329

20180225_171324

 

 

 

 

 

 

exemple d’uchronie:

p88                                          p127

20180225_16592020180225_171958

 

 

 

 

 

 

Cette BD est aussi pleine d’humour il arrive à nous faire rire avec certaines de ses peurs ( comme les lentilles au petit déjeuner) ou avec son addiction au chaï (« une sorte de thé ») mais aussi de certaines choses vraies et parfois pas des plus plaisantes qu’il caricature en simplifiant la réalité de sortes à ce qu’elle fasse rire.

20180225_165332-1

20180225_17145520180225_165017

 

 

 

 

 

 

1-p136 sa peur de savoir s’ ils vont avoir des lentilles pour le petit déjeuner

2-p156 son addiction au chaï

3-p29 caricature de comment ils  propagent leur terreur

 

Et ce n’est pas tout, en plus de toutes ces qualités de BD, cette oeuvre parle du rôle des femmes au Kurdistan et montre qu’elles ne sont pas obligées de porter un voile ou de rester au foyer mais elles peuvent aussi se révolter, faire la guerre ou même diriger un groupe ou un pays. Elles sont aussi autoritaires et respectées et elles occupent un place importante dans la résistance contre Daech.

20180225_165108

20180226_142741[1]

 

 

 

 

 

 

1-p36 quand Newroz lui parle de leur révolution

2-p38 compare les action des femmes et celles des politiciens

Cette BD nous montre aussi ce que l’État Turc essaye de cacher et elles nous apprend la vérité des choses sur la situation du Kurdistan et non l’image des médias qui instrumentalisent le moindre mort et qui montrent le contraire des choses sans rentrer dans les détail et ne parlent principalement que des conflits.

p248 image des actions de ceux qui vivent la guerre20180226_144013[1]

 

 

Pour finir j’ai beaucoup aimé cette BD et je vous la recommande, les dessins sont biens faits, l’histoire est intéressante grâce aux  thèmes abordés et en plus elle est humoristique, ce qui nous permet d’être captivés malgré les longs dialogues qui sont souvent ennuyeux dans des BD. Si vous voulez savoir ce qui se passe au Kurdistan et avoir un petit moment de détente et de rire, je vous la conseille fortement.

 

p.s.: désolé pour les images coupeés; si vous voulez les voir mieux il vous suffit de les sélectionner.

 

 

 

Pablo, 606

février 11th, 2018

Le Führer de retour !

 Ce livre a été un grand succès en Allemagne. Timur VERMES va nous raconter la vie de Hitler dans les temps modernes, tout en restant à la fois dans le sérieux mais aussi avec de la comédie.

Je veux parler d’Il est de retour .

De mère allemande et de père juif hongrois réfugié en Allemagne en 1956 , Timur VERMES est né à Nurembreg en 1967. Après des études d’histoire et de sciences politiques, il devient journaliste et contribue à de nombreux journaux et magazines.

Il est de retour met donc en scène l’arrivée d’Hitler en 2011 précisément, soixante six ans après sa mort. Hitler se réveille après tout ce temps dans un terrain vague et va se rendre compte que tout a changé . Il n’y a plus rien comme avant: plus de nazis, les étrangers sont partout, une femme est au pouvoir et le pire pour lui: plus personne ne fait de salut nazi !

Hitler part donc avec la volonté de remettre les choses dans « le droit chemin ». Mais pour cela il a besoin d’aide, il a besoin que tout le monde l’entende . Et bien sûr, il va y arriver ! Au début grâce à youtube , puis par les médias il se fait rapidement connaitre et finit donc par passer à la télé mais tout le monde pense bien évidement que c’est juste un acteur qui joue le rôle d’Hitler car personne ne se doute bien sûr que c’est le vrai Hitler, celui de la seconde guerre mondiale, le Führer !
Tout au long du livre, Hitler fait des discours parlant de certains événements de la guerre, détournant bien souvent le sujet initial de discussion à son avantage et il arrive aussi et surtout à manipuler en quelque sorte les autres personnages grâces à ce procédé.

Ce qui est assez impressionnant, c’est que cela amène même certains personnages à dire que certains événements affreux advenus durant la guerre ne seraient finalement pas si mauvais et affreux .
J’ai d’ailleurs beaucoup aimé ce livre pour cette raison ainsi que pour d’autres.  Ce livre montre très bien comment l’esprit peut être manipulé .

Mais Il est de retour ne montre-t’il que cela? Non, il est aussi assez marrant de voir Hitler perdu dans cette époque qui n’est pas la sienne.

Je pense que ce livre est un bon choix de lecture. Timur Vernes l’a très bien écrit bien que cela soit son premier livre.

Je pense donc que j’aurais voté pour lui s’il était arrivé en tête du trio final pour toutes ces raisons.

Léa,  606

février 7th, 2018

Kobane Calling, la vraie vie en Orient

kobane callingcouverture Kobanne Calling

Planche et première de couverture de Kobane Calling

Kobane Calling est un livre écrit par l’italien Michele Rech connu par le nom de Zerocalcare, ce surnom est né après une inscription sur un blog , il s’inspira d’une publicité  pour un produit anti-calcaire. Cet auteur est né le 12 décembre 1983. Il a vécu à Rebbibia,un quartier du Ponte Mammolo à Rome connu pour sa prison et pour les graffiti.

Ces dernières années, Zerocalcare a diverti beaucoup de gens grâce à son style narratif frais et immédiat, basé sur les petits problèmes de la vie quotidienne.

Ce livre parle des deux voyages qui ont conduit l’auteur à la frontière entre la Turquie et la Syrie. Un premier voyage vers la ville de Mehser puis un autre voyage à Erbil où il trouvera le YPJ (Les Unités de protection de la femme qui furent mis en place en 2013 pour combattre Daesh) et le PKK (Le Parti des travailleurs du Kurdistan).

J’ai aimé ce livre car l’auteur perçoit que ce qui se passe dans ces zones est un événement historique et social très important et en même temps on ne voit pas dans les médias nationaux et traditionnels une couverture adéquate de cet événement. Les médias sont plutôt concentrés sur la représentation des conflits armés sans être capable d’approfondir.

J’aime fortement ce livre aussi parce que c’est un témoignage très personnel du narrateur qui est l’auteur du livre car il est allé lui même dans ces endroits sans savoir, comme nous, la vérité de ces affrontements. Il explique tout ces conflits avec humour et avec un style de dessin plutôt caricatural. 

L’auteur parle aussi du rôle de la femme, on voit qu’en Italie, l’image de la femme du Moyen-Orient est reduit au rôle de mère, couverte par le voile, et sans aucun droit, mais grâce à son témoignage on voit que la femme a eu une grande émancipation et avec le mouvement YPJ, elle pouvait physiquement rivaliser avec l’homme, se révélant égale en force.

Je conseille ce livre à tout le monde, à tous les gens qui veulent voir ce qui passe dans les pays d’orient. Personnellement je ne lis pas trop car les livres ça m’ennuie mais quand j’ai commencé cette BD, je me suis plus arrêté de le lire.

Aimane, 606

février 12th, 2017

L’Art de voler, un manuel d’Histoire…

L’Art de voler est une bande dessinée écrite par Antonio Altarriba après le suicide de son père à 91 ans, en 2001,  illustrée par le dessinateur Kim, en noir et blanc. Kim est né en 1942 à Barcelone. Influencé par l’underground américain, il publie ses premières bandes dans le magazine musical Vibracionnes. En 1977, il crée pour l’hebdomadaire satirique El Jueves, le personnage de Martinez El Fecha, est caricature de l’espagnol d’extrême droite, qui connait une gloire nationale. Quand Antonio Altarriba lui proposera la difficile mission de dessiner 90 ans de la vie de son père, il acceptera sans hésiter.

Dans cette bande dessinée parue en 2009 en Espagne et en 2011 en France, Antonio Altarriba nous raconte l’histoire de l’Espagne au cours du XXème siècle à travers les yeux et la vie de son père nous menant à découvrir le régime de Franco, la « retirada » et la libération par exemple.

Cette bande dessinée historique est reconnue en Espagne et a obtenu plusieurs prix.

Pour moi, c’est une réplique d’un manuel scolaire d’histoire-géographie, dans le sens où Altarriba se contente juste de raconter  l’histoire de son père sans y ajouter une touche personnelle qui pourrait nous toucher et ce, avec un seul point de vue, celui du père d’Antonio . On pourrait rajouter aux défauts de cette œuvre les nombreuses scènes érotiques qui ne sont pas d’une grande utilité ou l’image des femmes en est presque dégradée.

Mais j’ai tout de même relevé quand même des choses intéressantes, les dessins sont très détaillés et beaux bien qu’ils soient en noir et blanc et le passage de la Seconde Guerre Mondiale est celui que j’ai préféré car j’adore cette période de l’histoire et c’est le seul moment du livre qui ne ressemble pas à un livre d’histoire car cette partie est plus animée.

Je ne conseille pas forcément cette bande dessinée mais cela reste tout de même un livre intéressant pour découvrir l’histoire d’Espagne car elle est très réaliste, un peu trop même…

Sergi 602

décembre 15th, 2015

Corniche Kennedy, se laisse lire mais….

Corniche Kennedy est un roman de Maylis De Kerangal:  l’histoire tourne autour d’une corniche, une plate de béton, qui surplombe la mer dans la périphérie de Marseille. Elle va être investie par une bande de jeunes étudiants.

Certes ce livre a des points positifs. D’une part la quantité de lecture qu’il représente est correct, quoi qu’un peu courte et d’autre part le décor de la ville de Marseille est attrayant:  le soleil, la mer, la plage, les vacances est un décor qui peut plaire à un large public.

Cependant, le livre a du mal à décoller. On a  l’impression que l’incipit qui est censé être court, qui est censé exposer l’histoire au lecteur et mettre le livre sur ses rails, dure 130 pages sur les 149 disponibles dans le roman. De plus, le livre ne développe que des thèmes visant un public d’adolescents et cela ne permet pas à un public plus large d’accrocher à l’histoire du roman.

En conclusion, le livre se laisse lire, mais le sujet et le thème ne m’ont pas fait accrocher à l’histoire décrite.

Léo

décembre 2nd, 2015

Petits combattants, l’histoire d’une enfance

 

Petits combattants est un roman réaliste écrit par Raquel Robles paru en 2013. C’est le récit de la révolution Argentine, vécue par des milliers d’Argentins entre 1976 et 1983, racontée à travers les yeux de deux très jeunes enfants de maternelle et de primaire. Leurs parents, des résistants, ont été enlevés et la sœur et son frère se développent un esprit de combattant et s’entraînent dans l’espoir de retrouver leurs parents tout en s’attendant « Au Pire », à savoir la mort de leurs proches. Le roman se compose de petites histoires, plus ou moins rattachées les unes aux  autres, que les deux enfants,à la recherche de réponses,vivent avec leurs grands-mères, leur oncle et tante, à l’école, avec des camarades « alliés ».  La jeune fille, narratrice du livre, est dévouée à son frère, elle lui apprend à mentir, à se contrôler, à être fort.

J’aime le fait que l’histoire soit racontée de façon simple et infantile. On s’attache ainsi plus facilement au personnage qu’est cette combattante qui s’interdit de pleurer sur son sort. Malgré le fait que certains passages peuvent paraître longs et sans intérêts pour la suite des événements, le roman est attachant et l’on veut toujours savoir si oui ou non les enfants  vont retrouver leurs parents; si oui ou non, ils grandiront comme de vrais révolutionnaires; si oui ou non, ils survivront à cette aventure qui est loin d’être facile. Quelquefois, les histoires et  le mode de penser  peuvent être peu crédibles car il est étonnant qu’une fille d’un si jeune âge puisse raisonner d’une telle façon.  Cependant, Il est intéressant de lire ce roman un peu historique et  d’ apprendre à ce propos ce qui concerne  la révolution Argentine.

Ce roman permet à ceux qui n’aimeraient pas la littérature compliquée et remplie de longues descriptions de s’attacher à une histoire simple sans pour autant s’ennuyer, de ressentir les émotions de ces enfants courageux mais sensibles, et de se plonger dans une réalité de la vie qui est certainement très dure pour des milliers d’Argentins, comme elle l’a peut-être été pour l’auteur et qu’elle l’est pour ces deux petits combattants.

Par Eva.

novembre 24th, 2015

Jacob, l’enfant à qui l’on doit notre liberté

 

Jacob Jacob est un livre historique écrit par Valérie Zenatti publié en 2014 . L’auteure  est aussi traductrice et scénariste française pour le cinéma, elle est née dans une famille juive. Ce roman raconte l’histoire d’un juif du nom de Jacob qui est appelé par l’armée française alors qu’il n’a que 19 ans pour délivrer la France durant la Seconde Guerre mondiale .

Ce roman adopte une construction avec deux histoires parallèles ( récit enchâssé) d’un côté, on nous raconte l’histoire de Jacob au cœur de la Seconde Guerre Mondiale et en même temps on découvre l’histoire de sa famille à Constantine . Ce récit enchâssé ne gêne en rien la compréhension du récit pour le lecteur, je dirais même qu’il lui permet d’avoir deux visions différentes sur un même événement . Lorsqu’on suit notre héros, nous sommes avec lui plongés dans la guerre et déterminés, alors que lorsque nous sommes avec sa famille  on ressent leur impatience quant au fait d’avoir des nouvelles de Jacob. Pour ma part, je préfère suivre notre héros dans l’action .

 

On peut retenir deux scènes importantes durant l’histoire car elles marquent des moments clés du roman, tout d’abord le départ du héros pour l’armée française. Puis, la mort de Jacob  car ceci nous affecte au moment où l’on s’attache au héros. Après la mort de ce dernier, le roman devient moins intéressant et on trouve moins d’intérêt à l’histoire. Heureusement que la famille garde l’espoir de la survie de Jacob ce qui redonne l’envie de lire au lecteur.

Dans ce roman, on a affaire à un vocabulaire relativement courant ce qui permet une lecture facile, rapide et compréhensible . C’est un livre relativement simple mais dans la lecture duquel on se sent à l’aise et avec lequel on est plongé dans l’histoire du livre mais aussi dans celle de la France .

Ce roman contient des passage accrocheurs mais aussi d’autres inintéressants comme je l’ai dit précédemment. Pour conclure, selon moi, cette œuvre est plutôt réussie dans l’ensemble et présente un héros auquel on s’attache et dont il est difficile de se séparer.

Jacob, Jacob a gagné le prix Méditerranée et le prix du Livre Inter 2015 décerné par un jury présidé par Jean-Christophe Rufin .

Guillaume, 607

novembre 15th, 2012

Un Roman historique passionnant !

Un livre facile à lire mais un peu long à commencer.

L’histoire est passionnante :  on voit bien le commerce triangulaire qui est bien décrit dans ce livre. Dans ce livre, on voyage beaucoup dans le monde et surtout en Amérique du Sud et on nous apprend beaucoup sur l’histoire des esclaves à cette époque là (conditions de vie, rapport entre esclaves et/ou aussi entre esclaves et maître). J’ai bien aimé ce livre car le contexte historique est très intéressant , et l’histoire en elle même sur les esclaves et toutes les péripéties au quelle sont confrontés notre héros sont entraînantes.

Aux personnes qui aiment les histoires passionnantes et entraînantes, je recommande ce livre.

Florian.C 611

octobre 27th, 2012

Un livre aux dimensions historiques

 

Dans ce livre ,Tahar Ben Jelloun nous raconte la difficile vie d’un jeune homme qui deviendra le premier des révolutionnaires arabes : c’est le destin du personnage principal: Mohamed Bouazizi

Tout au long de la lecture, nous connaîtrons les émotions de ce jeune homme diplômé qui doit travailler dur pour subvenir au besoin de sa famille.

Nous sommes tout le temps absorbés par les évènements ce qui nous conduit à lire la suite jusqu’à la fin du livre.

Un livre passionnant que je conseille à tous les amoureux d’histoire.

L. Loïc 611