mars 6th, 2018

Une situation ambiguë à Kobane

Le livre de Michele Rech, alias Zerocalcare, s’intitule Kobane Calling et est une bande-dessinée racontant les péripéties de son auteur dans son voyage en Syrie.

Commençons par la partie documentaire pure : l’auteur part en Turquie à la frontière syrienne. Il est à deux kilomètres de Kobane, ville qui tente de survivre et de résister à Daech. La situation semble compromise. De retour à Rome, Zerocalcare ressent le besoin de repartir. Non pas pour étudier les conséquences de Daech, mais parce qu’il a entendu parler du régime qu’essaient de mettre en place les habitants de Kobane : multiculturel, participatif, égalitaire et non-misogyne. Attiré par cette utopie, il veut se rendre compte par lui-même de la véracité des dires. C’est parti pour un nouveau voyage semé d’embûches!

Ce qui fait la réussite de  Kobane calling  (et qui aurait pu le plomber aussi), c’est qu’on sent que l’auteur n’est pas du tout préparé à réaliser un ouvrage pareil. Cette maladresse de l’auteur se transforme en force dans le sens où il dédramatise l’ouvrage. S’il sait être grave quand il le faut, le fait qu’il centre parfois le récit sur ses problèmes d’occidentaux (les lentilles au petit déjeuner, l’incapacité de déféquer…) donne au lecteur l’occasion de respirer. Même si les mécanismes utilisés sont classiques et déjà vus, Zerocalcare rythme parfaitement sa narration pour garder le lecteur en haleine et ne jamais l’ennuyer. L’humour fait mouche quasiment tout le temps, l’auteur utilisant des blagues à répétitions.

Difficile de ne pas être sensible au récit de l’italien. Car au-delà des horreurs de Daech sur le terrain, des rencontres improbables, c’est tout un message de tolérance qui est porté. Zerocalcare se retrouve au milieu de gens qui prônent la tolérance et qui souhaitent mettre en place des sociétés égalitaires. Mais au-delà des discours, ils se battent, seuls, contre tout le monde.
Au niveau du dessin, Zerocalcare a un trait dynamique, qu’on sent influencé dans le manga, tant dans les personnages que dans les découpages. Rehaussé de gris, il est très agréable et expressif, parfaitement adapté au sujet. Les décors nous plongent pleinement dans l’ambiance. Une belle réussite.

Cet ouvrage est une vraie pépite, dont les petites imperfections en font le charme. C’est finalement la naïveté assumée cité ci-dessus qui fait le sel de l’ouvrage. Car sans les respirations apportées par l’auteur, Kobane calling aurait vite pu être indigeste ou déprimant. Je vous conseille vivement de le lire !

Bonne Lecture !

Ridwan, 606

mars 2nd, 2018

La face cachée de l’Orient

Zerocalcare ou plutôt Michele Rech est un auteur de BD Italien, né en le 12 décembre 1983 et qui a vécu à Rebibbia, un quartier populaire de la zone Est de Rome et qui abrite une prison et un mammouth. Il a obtenu deux fois d’affilée le prix XL en 2012 et 2013 et le prix Michelluzi 3 fois dont un pour la BD Kobane Calling.Mammuth_by_Zerocalcare_01

 

Kobane Calling est une BD qui raconte l’histoire des deux voyages du dessinateur dans la région du Kurdistan qui s’étend dans le sud-est de la Turquie, dans le nord-est de l’Irak, dans le nord-ouest de l’Iran et sur deux petites régions au nord-est et au nord-ouest de la Syrie. Il y rencontrera des membres du YPJ (Yekîneyên Parastina Jin: unité de protection de la femme) et des membres du PKK (Partiya Karkerên Kurdistan: Parti des Travailleur du Kurdistan).

Son premier voyage se déroule à Mesher, un petit village en Turquie a un kilomètre du front avec Daech puis dans un camp de réfugiés où il découvrira leur mode de vie et leur organisation et où l’on verra que les femmes ont une place importante dans leur20180226_114941-1[1] société et ne sont pas persécutées  comme dans les préjugés des médias.

Lors de son second voyage, Zérocalcare ira a Kobané et rencontrera des membres du YPJ avec qui il fera le voyage du Canton de Cizre à Kobané  où il rencontrera les résistants  à Daech et l’horreur de cette guerre. Il ira aussi dans les montagnes de Quandil pour rencontrer les Membres du PKK qui sont considérés comme des terroristes par l’état Turc alors que ce sont les seuls avec les YPG et YPJ à vraiment se battre contre Daech.

Ils feront la rencontre de Hevàl Cuma le second fondateur du PKK après le président Öcalan; et le dessinateur ira passer quelques jours dans les Montagnes Quandil avec un groupe de femme du PKK. On apprend que certaines ont rejoint le PKK car elles étaient maltraitées.

Tout d’abord, j’ai aimé ce livre car le récit est bien fait, les dessins sont simples mais jolis et les décors et arrières-plans sont très bien faits. De plus, les vignettes en noir nous décrivent très bien l’horreur de cette guerre.

p153                                        p47                                        p194

20180225_165505

20180226_130343[1]

20180226_130432[1]

 

 

 

 

 

 

L’auteur nous fait aussi parvenir ses pensées au moment de l’histoire et fait aussi de l’uchronie pour cela il utilise souvent des caricatures ou des personnifications et il faut avoir les références pour comprendre.

exemple de caricature:

20180226_124325-1[1]

20180225_171329

20180225_171324

 

 

 

 

 

 

exemple d’uchronie:

p88                                          p127

20180225_16592020180225_171958

 

 

 

 

 

 

Cette BD est aussi pleine d’humour il arrive à nous faire rire avec certaines de ses peurs ( comme les lentilles au petit déjeuner) ou avec son addiction au chaï (« une sorte de thé ») mais aussi de certaines choses vraies et parfois pas des plus plaisantes qu’il caricature en simplifiant la réalité de sortes à ce qu’elle fasse rire.

20180225_165332-1

20180225_17145520180225_165017

 

 

 

 

 

 

1-p136 sa peur de savoir s’ ils vont avoir des lentilles pour le petit déjeuner

2-p156 son addiction au chaï

3-p29 caricature de comment ils  propagent leur terreur

 

Et ce n’est pas tout, en plus de toutes ces qualités de BD, cette oeuvre parle du rôle des femmes au Kurdistan et montre qu’elles ne sont pas obligées de porter un voile ou de rester au foyer mais elles peuvent aussi se révolter, faire la guerre ou même diriger un groupe ou un pays. Elles sont aussi autoritaires et respectées et elles occupent un place importante dans la résistance contre Daech.

20180225_165108

20180226_142741[1]

 

 

 

 

 

 

1-p36 quand Newroz lui parle de leur révolution

2-p38 compare les action des femmes et celles des politiciens

Cette BD nous montre aussi ce que l’État Turc essaye de cacher et elles nous apprend la vérité des choses sur la situation du Kurdistan et non l’image des médias qui instrumentalisent le moindre mort et qui montrent le contraire des choses sans rentrer dans les détail et ne parlent principalement que des conflits.

p248 image des actions de ceux qui vivent la guerre20180226_144013[1]

 

 

Pour finir j’ai beaucoup aimé cette BD et je vous la recommande, les dessins sont biens faits, l’histoire est intéressante grâce aux  thèmes abordés et en plus elle est humoristique, ce qui nous permet d’être captivés malgré les longs dialogues qui sont souvent ennuyeux dans des BD. Si vous voulez savoir ce qui se passe au Kurdistan et avoir un petit moment de détente et de rire, je vous la conseille fortement.

 

p.s.: désolé pour les images coupeés; si vous voulez les voir mieux il vous suffit de les sélectionner.

 

 

 

Pablo, 606

février 21st, 2018

Gabacho : Une histoire d’amour sur fond de baston.

Nous allons suivre les galères d’un jeune garçon, Liborio, qui se heurte au racisme.
Aura Xilonen est née au Mexique en 1995. Après une enfance marquée par la mort de son père et des mois d’exil forcé en Allemagne,chez sa tante,elle passe beaucoup de temps chez ses grands-parents, s’inspirant de leur langage imagé et de leurs expressions populaires. Elle a seulement dix-neuf ans lorsqu’elle reçoit le prestigieux prix Mauricio Achar pour son premier roman, Gabacho. Aura Xilonen étudie actuellement le cinéma à la Benemérita Universidad Autónoma de Puebla.
À travers le personnage Liborio, Aura Xilonen va s’inspirer des personnes qu’elle a rencontrées. Ce n’est pas une autobiographie proprement dite mais le roman est inspiré de la vie et de la famille d’Aura Xilonen. Le grand père de l’auteur s’appelle Liborio comme le personnage principal de ce roman.  Ce roman se passe à notre époque et évoque la vie des migrants mexicains qui sont prêts à tout pour rentrer aux Etats-Unis. D’ailleurs, le grand père de l’auteur avait essayé lui aussi de traverser la frontière.
Liborio n’a rien à perdre et peur de rien. Enfant des rues, il a fui son pays natal le Mexique et il a risqué sa vie en traversant la frontière pour commencer une nouvelle vie en Amérique. Cela sera pour lui une deuxième naissance. Il est le narrateur du roman, il raconte ses galères de jeune clandestin. Il va rencontrer des gens parfois bienveillants et d’autres qui veulent sa peau. Dans la ville du sud des États-Unis où il s’est réfugié, il trouve un petit boulot dans une librairie hispanique, il lit tout ce qui lui tombe sous la main, fantasme sur la jolie voisine (Aireen) et ne craint pas la bagarre……

Je trouve très intéressant ce roman car l’histoire  commence par un combat et s’achève par un combat d’un autre style. Dans le premier combat, Liborio n’a que ses poings pour se battre. Il réagit comme un animal, psychologiquement il fonctionne avec son instinct. Trois personnages vont être très importants pour lui :

-      Pépé : qui va lui sauver la vie deux fois.

-      Le Boss : qui va lui permettre de découvrir la lecture et les mots même s’il est parfois difficile avec Liborio.

-      Et surtout Aireen : c’est un personnage aérien, qui passe dans la vie de Liborio comme un souffle de vent et qui moralement va sauver Liborio : « Mon cœur s’évaporait par tous les pores de ma peau ». Il est tellement amoureux d’elle, qu’il ne peut vivre qu’avec elle jusqu’à son dernier souffle. Liborio donne beaucoup d’amour à cette fille et Aireen lui donne aussi beaucoup d’amour : « L’amour, je crois que ça peut s’admirer comme une œuvre d’art ». C’est grâce à Aireen que Liborio va aller vers l’écriture et va exprimer tous ses sentiments et écrire des lettres pour elle. Elle va amener Liborio à prendre conscience, à réfléchir sur sa vie passée et future. J’ai adoré aussi un autre passage de ce livre : « Ce que l’amour ne tue pas, le désamour le détruit, vérité de Dieu » !
Grâce à ces trois personnages, Liborio va créer des liens affectifs. Il va se construire. Il va canaliser sa colère, s’entrainer, apprendre une technique de boxe et ainsi le roman se termine sur un combat beaucoup plus digne.
J’ai apprécié la manière dont Aura Xilonen a construit ce roman. Elle a inséré des parties du journal intime de Liborio au passé dans un récit principal au présent. Les événements que vit Liborio lui font penser à des choses vécues dans son passé et ainsi le passé va être inséré au cours de l’histoire pour tisser le roman: la fuite de chez la journaliste, pied-nus dans la nuit lui rappelle la course poursuite avec les watchmans dans le désert. J’ai aimé cette construction et j’ai adoré l’idée que ces insertions soient des lettres pour Aireen. Les lettres et le récit au présent sont écrits avec deux typographies différentes.
J’ai trouvé l’écriture très intéressante: l’auteur a employé des mots qui surprennent : « bluesesques, jazzesques, soulesques, arabesques, thermopylo-jupitériennes….. ». L’auteur a imaginé un langage propre à Liborio. Liborio absorbe tout, il prend tous les mots des livres hispaniques et il les mélange avec les mots de la rue. Il mélange des mots anglais avec des mots espagnol comme Aireen, cela donne un spanglish : « Je crois qu’on va devenir de good friends, tous les deux, you know ». Grâce à cette écriture les personnages sont vivants et réels. Les dialogues ont beaucoup d’humour. J’ai trouvé l’écriture drôle, j’ai trouvé intéréssant que Liborio garde sa culture en parlant spanglish. Je note au passage que le travail du traducteur est excellent, Julia Chardavoire a très bien traduit l’univers littéraire d’Aura Xilonen.
Donc j’ai bien aimé ce livre, cependant, je ne suis pas complétement enthousiaste car j’ai trouvé les mots d’argots difficiles et la fréquence des mots grossiers un peu trop lourde : « connard ! »,  « trou de balle, fils de pute », « qu’ils aillent se faire foutre », « bordel de merde », « fuck you, son of a bitch, illegal beaner »…………….

Ce livre est néanmoins intéressant et mérite un prix ! L’histoire de ce jeune garçon m’a beaucoup touchée : « Je suis ma propre maison, un point c’est tout. Et la ceinture, c’est le seul truc que j’enlève jamais », « le soleil, c’est lui qui donne la vie mais il peut la prendre aussi »  à travers ces citations je ressens la peine des pauvres  migrants qui vivent une vie vraiment très difficile, douloureuse et triste ! Les personnages sont attachants de ce livre, je pense encore à Naomi, au grand-père d’Aireen: « un homme ça doit toujours garder sa dignité, je veux dire, sa verticalité, jusqu’au dernier instant de sa vie», à Pépé:« le soleil, c’est lui qui donne la vie mais il peut la prendre aussi » et à tous ses migrants qui risquent leur vie.

Je fais le lien avec le livre de Gaël Faye Petit pays  où Gabriel tout comme Liborio, va grandir grâce à la découverte de la lecture! La formation cinématographique d’Aura Xilonen, transparait dans son roman: les dialogues, les flashback, le fait que les personnages principaux apparaissent dés les premières pages du livre (Aireen, le boss, le directeur de la pension).

Ce livre ferait un film passionnant!

Florence, 606

février 11th, 2018

Le Führer de retour !

 Ce livre a été un grand succès en Allemagne. Timur VERMES va nous raconter la vie de Hitler dans les temps modernes, tout en restant à la fois dans le sérieux mais aussi avec de la comédie.

Je veux parler d’Il est de retour .

De mère allemande et de père juif hongrois réfugié en Allemagne en 1956 , Timur VERMES est né à Nurembreg en 1967. Après des études d’histoire et de sciences politiques, il devient journaliste et contribue à de nombreux journaux et magazines.

Il est de retour met donc en scène l’arrivée d’Hitler en 2011 précisément, soixante six ans après sa mort. Hitler se réveille après tout ce temps dans un terrain vague et va se rendre compte que tout a changé . Il n’y a plus rien comme avant: plus de nazis, les étrangers sont partout, une femme est au pouvoir et le pire pour lui: plus personne ne fait de salut nazi !

Hitler part donc avec la volonté de remettre les choses dans « le droit chemin ». Mais pour cela il a besoin d’aide, il a besoin que tout le monde l’entende . Et bien sûr, il va y arriver ! Au début grâce à youtube , puis par les médias il se fait rapidement connaitre et finit donc par passer à la télé mais tout le monde pense bien évidement que c’est juste un acteur qui joue le rôle d’Hitler car personne ne se doute bien sûr que c’est le vrai Hitler, celui de la seconde guerre mondiale, le Führer !
Tout au long du livre, Hitler fait des discours parlant de certains événements de la guerre, détournant bien souvent le sujet initial de discussion à son avantage et il arrive aussi et surtout à manipuler en quelque sorte les autres personnages grâces à ce procédé.

Ce qui est assez impressionnant, c’est que cela amène même certains personnages à dire que certains événements affreux advenus durant la guerre ne seraient finalement pas si mauvais et affreux .
J’ai d’ailleurs beaucoup aimé ce livre pour cette raison ainsi que pour d’autres.  Ce livre montre très bien comment l’esprit peut être manipulé .

Mais Il est de retour ne montre-t’il que cela? Non, il est aussi assez marrant de voir Hitler perdu dans cette époque qui n’est pas la sienne.

Je pense que ce livre est un bon choix de lecture. Timur Vernes l’a très bien écrit bien que cela soit son premier livre.

Je pense donc que j’aurais voté pour lui s’il était arrivé en tête du trio final pour toutes ces raisons.

Léa,  606

février 11th, 2018

GABACHO, une histoire pas comme les autres…

Gabacho, tel est le titre du livre critiqué aujourd’hui.

Ce titre comportant un mot d’origine latine nous interpelle, il nous fait penser à du Gaspacho ou Carpaccio… cela nous incite à le découvrir, à l’avaler. De plus, la première et quatrième  de couverture de couleur jaune  nous captive, nous donne envie de révéler ce qui se cache sous celles-ci.

Il est écrit par une jeune femme qui a à présent 22 ans,  provenant du Mexique, appelée Aura Xilonen. Gabacho est son premier roman et il sort du commun, ce n’est pas un livre comme les autres… Mais tout d’abord centrons nous sur cette jeune artiste.

Née au Mexique en 1995 Aura Xilonen a eu une enfance marquée par le décès de son père et de nombreux mois d’exil en Allemagne, par la suite elle passe ses journées chez ses grands-parents. Leur langage imagé et leurs expressions obsolètes la marque. A ses dix-neuf ans seulement elle écrit cette œuvre grâce à laquelle elle gagne le prodigieux prix Mauricio Achar. Aujourd’hui Gabacho a déjà été traduit en huit langues. De nos jours, Aura Xilonen étudie à la Benemérita Universidad Autónoma de Puebla le cinéma.

L’Histoire parle donc d’un jeune garçon, appelé Liborio, provenant des quartiers chauds du Mexique. Misérable, il décide d’aller à la recherche du Americain Dream en traversant la frontière entre son pays d’origine et la terre où tout est possible, tout en risquant sa vie. Liborio narre sa propre histoire, nous raconte ce qu’il vit, ce qu’il sent, partage tout avec nous. Ceci nous rapproche beaucoup du personnage.

En arrivant donc aux Etats-Unis sans rien de plus que son t-shirt, short et caleçon trempés, car il traverse la frontière à la nage, il est en recherche de travail, d’un petit boulot qui lui permette d’avoir un plat face à lui au moins trois fois par jour. Il est finalement embauché dans une librairie hispanique qui le nourrit, le blanchit et héberge. Le garçon a un don pour la bagarre et interpelle de nombreuses personnes grâce à des vidéos postées sur YouTube. Ce talent est accompagné d’un caractère fort, c’est un garçon qui ne jette jamais l’éponge, qui n’a rien à perdre et n’a peur de rien !

En plus de toutes les querelles, le jeune Liborio tombe follement amoureux d’une jeune fille, dont vous découvrirez le nom avec lui à travers les pages. Cette histoire donc de lutte et d’amour est écrite dans un registre très familier ce qui nous met en complicité avec le narrateur, surtout pour nous jeunes lecteurs. L’auteur arrive donc à nous présenter un personnage attachant qui mène une dure vie mais qui nous montre que tout est possible. De plus, ce langage de rue permet d’avoir des passages très humoristiques. L’histoire est également composée de retours en arrière qui nous clarifient des passages et nous racontent un peu plus de sa vie, ceci nous approche encore beaucoup de Liborio.

J’ai beaucoup aimé ce livre, il est donc différent des autres avec de l’action dès de début jusqu’à la fin. Il reflète aussi une réalité de notre monde avec tous les immigrés et problèmes de la vie quotidienne de certaines personnes tout en racontant une incroyable histoire.

Gabacho présente une grande leçon de vie: c’est que même quand on pense qu’on est au bout, que tout est fini et qu’il n’y a plus de sortie, tout est possible, si on le veut on peut, si on se donne les moyens on peut, si on travaille dur on peut… Il faut y croire et persévérer.

J’espère que cette critique vous donnera envie de lire Gabacho et si c’est le cas, que vous prendrez plaisir à le faire.

Bonne lecture !

Eric, 606

 

février 7th, 2018

GABACHO la vie trépidante d’un jeune immigré

Gabacho est un livre d’Aura Xilonen, une jeune fille née en 1995 au Mexique et qui fait des études de cinématographie. Gabacho est son premier livre et c’est d’ailleurs une réussite. Ce livre est écrit avec du langage familier et de l’argot

Ce roman raconte l’histoire d’un jeune mexicain de 17 ans immigré aux USA, nommé Liborio. Ce jeune homme travaille dans une petite librairie où il est logé  et gagne de quoi se nourrir. Durant l’histoire il tombera fou amoureux d’une « gisquette » prénommée Aireen et qui chamboulera sa vie puis après de nombreux problèmes, il sera hébergé à « La casa del Puente » où il rencontrera des personnes sympathiques qui l’aideront dans sa vie; c’est dans ce lieu qu’il commencera sa carrière de boxeur.

Ce livre pour moi fut un vrai bonheur, j’y suis rentré dès le départ et je l’ai lu en seulement quelques jours.
Il a
 une histoire captivante, drôle et avec de l’action. Le langage familier et l’argot nous permettent de bien rentrer dans l’histoire, de l’imaginer et s’en imprégner.

De plus, il y a plein de détails la rendant très réaliste. L’auteur nous montre bien comment la vie peut être dure et difficile avec plein d’entraves et des obstacles, mais il y a quand même des gens bien permettant d’améliorer cette vie et même de la rendre joyeuse.

Dans ce roman, il y a de temps en temps des passages en italique parlant des souvenirs de la vie passée de Liborio (avant d’être arrivé au USA) qui sont de parfois un peu longs; et il y en a d’autres sur sa vie à la librairie et les moment passés avec son boss qui nous mettent souvent le sourire aux lèvres.  L’auteur arrive très bien à exprimer les pensées et les sentiments et émotions du personnage principal.

J’aie trouvé la lecture simple et efficace nous faisant rentrer dans l’histoire dès les premières lignes et ce fut pour moi quelques pages de bonheur.

Je vous conseille fortement de le lire car il est merveilleux, facile à lire. Moi qui ai un peu de mal à m’y mettre, je l’ai fini en moins d’une semaine et je l’ai trouvé merveilleux, j’aurais même aimé qu’il soit un peu plus long ou qu’il y ait un deuxième tome et je n’en suis pas déçu. Il a l’air un peu épais à vue d’œil mais il ne fait pas énormément de pages, c’est en plus écrit en assez gros et il est très simple à lire même pour ceux qui n’ont jamais touché un livre de leur vie.

Si vous ne l’avez pas encore lu, je vous conseille vivement de l’emprunter avant que vous ne le puissiez et je vous souhaite une très bonne lecture.

Pablo,606

mars 8th, 2017

Debout Payé

Debout Payé est un roman contemporain écrit et publié en 2014 par un auteur français nommé Gauz. Il est né en Côte d’Ivoire et a rapidement émigré en France. D’abord sans papiers, puis diplômé en biochimie, il décide d’écrire et de réaliser un film sur l’immigration  et  sur le travail de vigile.

En effet, Debout Payé traite du personnage d’Osiris, un étudiant Ivoirien qui travaille en tant que vigile dans de grands magasins parisiens. Il va notamment travailler dans la plus grande parfumerie des Champs Elysées. Cette période va beaucoup le marquer, c’est pourquoi il y consacre une partie du roman. L’auteur aborde également à travers le personnage d’Osiris, tout son passé d’immigré dans les années 1990. De plus, Gauz adopte une structure particulière sur la mise en page du roman et un style d’écriture original. En effet, il alterne entre récit de narration sur son arrivée en France et petites anecdotes humoristiques dans lesquelles il critique avec humour les clients et la société de consommation.

J’ai beaucoup apprécié ce roman pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il traite d’un sujet qui n’est pas souvent abordé dans les livres. Pourtant, les vigiles sont très présent dans notre quotidien puisque l’on en trouve dans de nombreux magasins. La forme du roman m’a également beaucoup plu. En effet, l’auteur arrive à capter l’attention du lecteur alors que l’histoire est entre découpée par de courtes anecdotes. Mais ces petits passages sont souvent très drôles, notamment celui dans lequel sont décrites les différentes réactions des clients en fonction de leurs origines lorsque l’antivol du magasin sonne. Je vous recommande donc fortement de lire ce livre car il aborde les préjugé sur un ton comique avec des exemples personnels de l’auteur.

Louis 604

février 26th, 2017

Payé grâce au cliché

« Rester debout toutes la journée, répéter cet ennuyeux exploit de l’ennui ». Un sacré programme n’est pas? Pourtant c’est le quotidien pas si facile des vigiles…

Debout payé  est écrit par Armand Patrick né à Abidjan, en Côte d’Ivoire? en 1971. Armand Patrick alias Gauz est un écrivain engagé, dans ce roman il dénonce la société de consommation avec beaucoup d’humour et pourtant de sérieux « Acheter des habits comme si c’étaient des denrées périssables »… Il retrace aussi le parcours d’ émigrants africains qui pour s’en sortir n’ont pas d’autre choix que de « faire » vigile! Ossiri est l’un d’eux.

Le théorème du noir : Le noir est vigile car  » le noir est costaud, le noir est grand, le noir est obéissant et il fait peur… » Présentation originale et éotalement décousue de l’histoire, composée essentiellement de clichés comme vous pouvez le voir ci-dessus. Une Écriture libre pour un lecture libre. Gauz mélange de très courts paragraphes évoluant selon la pensée du vigile, avec aussi des paragraphes longs. On peut donc apprécier pleinement la lecture, faire une pause puis reprendre le livre sans perdre le fil. Les passages plus longs quant à eux retracent l’évolution de  la société (des 30 Glorieuses à nos jours) à travers  plusieurs générations de vigiles immigrés : André et Angela l’ancienne génération, Ferdinand la seconde et enfin Ossiri et Kassoum la dernière. On y découvre les bouleversement de la société et l’on voit que certains problèmes ne datent pas d’hier….

Ce livre m’ a vraiment plu, il est très enrichissant et  tout à la fois humoristique. Ce livre changera votre vision des vigiles ! Ne passez pas à côté!

Fabien 602

novembre 15th, 2012

Une comédie pas si comique que ça.

Dans ce livre, Alan Bennet nous décrit une reine d’Angleterre qui par un heureux hasard, se met à la lecture.

Nous commençons le livre par une promenade de la reine avec ses chiens des les jardins du palais quand tout à coup, les chiens aboient et commençent à courir vers un bus assez spécial qui est en fait un bibliobus et c’est de là que le drame commence à survenir.

Dès les premières pages, nous avons déjà un des problèmes qui perdurera tout au long du livre,  de la répétition d’un acte toujours le même : »La reine lit ». Par exemple au début du livre, la reine se fait confisquer son livre qu’elle avait caché dans son carrosse sous un coussin. Les gardes le lui ont pris et lui ont dit qu’ils avaient détruit le livre en espérant qu’elle arrête de lire de peur que son autorité baisse auprès du peuple.

C’est cette action qui rendra le roman long et pénible a lire car à part un peu   » d’humour « , il se passe toujours la même chose. Il n’y a qu’à la fin du livre que nous avons un petit changement d’action que l’auteur nous décrit cette fois-ci : » La reine écrit ». Cette fois  la reine écrit dans son journal intime et les gardes essaient de le lui prendre sans qu’elle s’en aperçoive.

Enfin, sur la 4° de couverture, le résumé nous promettait que le livre serait amusant et rempli d’humour mais même en cherchant bien , je n’ai pas vu une seule once d’humour ou alors ça doit être ça, l’humour des anglais : vraiment très spécial…

Loïc 611