février 18th, 2017

Animiste ?

L’Homme-Tigre, mystérieux titre d’un roman à la couverture sobre et au résumé intriguant…

L’histoire se situe dans un décor exotique pour nous, puisque son auteur est indonésien et se nomme Eka Kurniawan. Décors aussi beau que cruel car il expose les tristes conditions de vie de nombreuses familles indonésiennes à travers le foyer qui a vu naître Margio, le personnage principal.

C’est un mariage arrangé qui a réuni les parents de Margio. Un fait courant en Indonésie qui provient des coutumes ancestrales. De ce fait, les relations entre les géniteurs du garçon ont toujours été houleuses et pleines de haine:un père tyrannique incompris et insatisfait; une mère qu’il a toujours vu renfermée et triste, violentée et le cœur desséché. Voila le décor d’une enfance plutôt traumatisée, qui a dû faire face aux colères et coups de l’un et aux folies de l’autre. Un niveau de vie plutôt pauvre, qui se justifie avec le travail de coiffeur de rue de Komar Bin Syueb et les habitations insalubres dans lesquelles ils ont toujours vécu. C’est-à-dire un ancien entrepôt par exemple, aux murs de bambou qui laissent souffler le vent et la pluie sur ses propriétaires…

« [...] avec le changement de saison, les cloisons se remirent à osciller, par vagues tempétueuses. Le revêtement de chaux s’écailla et tomba par petits morceaux sur le sol [...]. »

« Nuraeni avait dû mettre des cuvettes et des bassines au milieu de sa maison pour ne pas voir son sol se transformer en bauge où trempent les buffles. »

Au milieu de ce décor, l’histoire commence par un fait assez étrange et inexpliqué, le meurtre sauvage d’un habitant du village, Anwar Sadat par son voisin. Margio, calme et sans histoire va nous être présenté de plus en plus précisément dans ce récit. Notamment, sa relation avec un personnage étrange. « Un tigre, blanc comme un cygne, cruel comme un chien féroce. » Un tigre, avec qui il entretient une étroite relation et qui aurait pris possession de son corps lors du meurtre d’Anwar Sadat.   »Ce n’est pas moi, il y a un tigre dans mon corps. » Un animal qui représente peut-être la colère sauvage du personnage, et qui nous montre les croyances animistes de ce pays, qui se transmettent de générations en générations comme cet animal.

« Mameh vit une phase rouge sombre, recouverte d’une sorte de pelage, avec des yeux jaunâtres étincelants, et elle entendit une voix grogner qui résonnait en écho, avant qu’une ombre blanche ne danse dans ses yeux. »

Cet extrait nous montre les impressions de Mameh, la petite sœur de Margio lorsque celui-ci essaye de contenir le tigre habitant son corps.

Des liaisons plus ou moins conventionnelles, une façon très différente de vivre et une narration qui passe par la bouche de chaque personnage,une intrigue parfaitement maîtrisée qui s’éclaire au fil des chapitres, et qui n’est que totalement dévoilée dans les dernières phrases de cet intéressant roman.

 Ce livre m’a un peu envoûté, même si l’histoire n’est pas très joyeuse et assez étrange à premier abord, elle n’est cependant pas désagréable.

Raphaëlle, 602

 

décembre 10th, 2013

La délivrance est à portée de main…

Délivrance est un roman d’ Adler Olsen écrit en 2009 qui a été édité par Flakepost Frap. C’est un polar qui nous présente de nombreuses histoires, qui n’ont, apparemment, aucun lien entre elles. Au fur et à mesure du livre, toutes les histoires se rejoignent, pour au final, prendre tout leur sens.

C’est l’histoire d’un kidnappeur, mais aussi d’une équipe de policiers qui s’occupe de vieilles affaires non résolues dont notamment l’histoire d’une lettre trouvée dans une bouteille qui a été écrite avec du sang. Le personnage principal, le kidnappeur, dont on ne connait pas le nom puisqu’il présente des identités multiples, est poussé par sa haine envers les sectes, et ce, par la faute de son père, un extrémiste catholique, qui, quand il était jeune, l’a maltraité.

Ce livre m’a plu car j’ai beaucoup aimé les différentes intrigues présentées à travers le scénario. Malgré tout ça, j’ai trouvé certains moments un peu ennuyants, c’est pourquoi j’ai sauté quelques pages de temps en temps, ce qui ne m’a pas empêché de bien suivre l’histoire. En effet, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de moments ou il ne se passait RIEN. Pourtant, le lecteur est retenu par le suspens. Par contre, les moments d’actions sont palpitants et passionnants… Je vous recommande de le lire car il est certes long, mais j’ai beaucoup apprécié le rythme soutenu qui laisse le lecteur constamment en haleine.

Louis M. de 601

 

novembre 6th, 2011

Débat sur « Contours du jour qui vient » de Léonora Miano en 601.

A la fin de la parlote du 17 octobre, dix minutes sont consacrées à un débat en petit groupe autour du livre lu. Ainsi, nous étions trois pour parler de Contours du jour qui vient  de Léonora Miano que deux d’entre nous avaient fini.

Il ressort que c’est un livre facile à lire car écrit d’une manière fluide, seuls quelques passages un peu philosophiques paraissent superflus. Aussi, la jeune héroïne, âgée de 9 à 12 ans au cours du roman, a parfois un vocabulaire et une façon de s’exprimer qui dépassent le niveau de maturité que l’on peut avoir à son âge.

Quant à l’histoire elle-même, le groupe la trouve dure car il s ‘agit de la maltraitance et de l’abandon d’un enfant par sa mère. Nous voyons aussi les dégâts causés par la guerre et les croyances. Néanmoins, c’est une histoire intéressante car bien qu’il s’agisse d’un roman et donc que l’histoire soit fictive, il existe dans le monde, de nos jours encore, des histoires semblables à celle de Musango ou simplement des croyances (croyances religieuses et croyances en la magie notamment) comme celles évoquées dans le roman.

 

Olivier M.