mars 26th, 2019

Peut-on adapter l’inadaptable ?

« La Horde du contrevent » est l’adaptation du roman d’Alain Damasio en bande dessinée. Cette bande dessinée est un roman graphique car elle raconte une histoire qui se suit tout au long du livre. L’auteur de cette bande dessinée est Eric Henninot. Ayant aimé le roman, il a décidé de l’adapter pour partager sa vision de l’œuvre. La bande dessinée sera séparée en 7 tomes et cette critique sera basée sur le premier.

L’histoire de « La Horde du contrevent » se passe dans un monde presque désertique dans lequel souffle incessamment du vent. Un groupe de personnages nommé « la Horde » a pour but de trouver la mystérieuse source de ce vent dévastateur, sachant qu’aucune autre horde n’a réussi cette mission depuis 8 siècles. La Horde est constituée de 19 personnes dont Golgoth qui en est le chef. Il est vulgaire, sûr de lui et strict. C’est lui qui, a chaque vague de vent, est au premier rang de la formation de déplacement.

Le thème de cette bande dessinée est la survie. Durant toute l’œuvre, on suit la Horde en train de contrer le vent pour franchir l’Extrême-Amont, derrière laquelle les personnages pensent pouvoir trouver le mystère du vent. Durant cette aventure, il y aura des morts et des blessés, on sentira la difficulté des sacrifices et la tristesse des décès. Les personnages n’ont pas le temps de pleurer la mort de leurs camarades, et certains personnages blessés sont destinés a mourir. Toute cette tension renforce le danger du vent, rendant cette bande dessinée immersive.

L’auteur a un style de dessin réaliste ; les couleurs sont ternes donnant un aspect sombre au monde dans lequel évolue les personnages. Le vent, qui est invisible, est très bien représenté ; on voit des traînées de poussière blanche qui ondulent, les habits et les cheveux des personnages sont poussés dans la direction du vent. Et les passages de grosses vagues de vent montrent les personnages courbés vers le contrevent, montrant leurs efforts. Cette bande dessinée contient de nombreux plans larges dans lesquels on voit des nuages déformés par le vent et des grandes traînées de poussière a l’horizon. Ces plans montrent l’immensité du monde que doivent parcourir la horde.

Le scénario de « La Horde du contrevent » est original ; elle reprend le scénario de nombreuses fictions dont la thématique est « la survie face a une menace qui plane sur le monde », très souvent des fictions post-apocalyptiques avec des morts vivants ou d’autres créatures. Ici, la menace est le vent. Le monde de « La Horde du contrevent » est très désertique, elle est constituée de quelques villages. Dans ce livre, les moments où se posent la horde sont calmes et sont accompagnés de plans larges sur le monde.
A cause du style graphique de l’auteur et des noms inhabituels des personnages, certains d’entre-eux sont difficiles a retenir. L’un des seuls que j’ai retenu après la lecture est Golgoth, car il est très imposant et a un design très reconnaissable (notamment grâce à son casque de traceur). L’intrigue est plutôt lente, mais cette décision est sûrement volontaire car elle donne une ambiance unique au récit.

Pour conclure, « La horde du contrevent » se passe dans un monde beau et immense ; on sent le goût de l’aventure à chaque page grâce à une tension bien maîtrisée par les différentes situations que rencontrent la Horde. On s’accroche très vite à ce roman graphique malgré sa lenteur de récit et les personnages difficilement reconnaissables.

Mathieu 605

mars 26th, 2019

La BD réinventée

La BD La Horde du contrevent est issue du roman du même nom écrit par Alain Damasio. Eric Henninot est celui à qui est venu l’idée de dessiner ce roman de plus de 500 pages. J’ai donc décidé de vous donner mon avis sur se premier livre que j’ai choisi pour le prix littéraire 2018-2019.

La horde du contrevent est comme je l’ai dit précédemment  l’adaptation en BD du roman d’Alain Damasio. Qui dit bande dessinée dit dessins et ceux de ce livre son assez spéciaux. En effet le vent est un facteur très important dans l’univers de ce livre et je trouve qu’Eric Henninot a parfaitement réussi à représenter les différent types de vents afin de faire ressentir au lecteur leur force et leur sens de direction. Mais ces types de dessin ont selon moi un défaut: la reconnaissance  des personnages. Dans ce livre, les héros son souvent vêtus de tenues qui recouvrent une grande partie du corps et malheureusement le style de dessin m’a fait éprouver quelque difficulté à reconnaître les personnages. Au contraire, les caractères de ces héros sont tous différents et très bien retranscrits de par le style d’écriture et la ponctuation.

J’ai donc éprouvé beaucoup de plaisir a lire ce premier tome de La Horde du contrevent  et attend avec impatience les tomes suivants.

Lucas,  605

mars 25th, 2019

Nous sommes fait de l’étoffe dont sont tissés les vents.

Eric Henninot est un scénariste et illustrateur français né en 1974 à Rouen mais qui réside a Marseille. Depuis son plus jeune âge l’envie de dessiner est forte mais par peur de ne pas assez gagner sa vie il continua ses études.Il fit un baccalauréat scientifique, après avoir eu son baccalauréat il poursuivit ses études à Besançon dans une école avec comme spécialité les mathématiques et intégrera une école d’architecture à Marseille. De 1997 à 1999, il devient ingénieur, et travaille en tant que tel au CEMAGREF, puis à la SITA. Il fait également un court passage en tant qu’assistant méthode à Belfort.

En 2000, l’envie de dessiner est trop forte. Il prend alors des cours de dessins, réalise des illustrations pour un livre d’enfants, fait quelques exposition et participe au concours ‘‘jeunes talents’’ d’Angoulême, créant pour l’occasion sa toute première bande dessinée. S’en suit une participation au festival BD de Bordeaux, où ses travaux sont retenus et exposés. Lorsque que son projet Trauma, accepté par Pointe Noire, tombe à l’eau, il ne se laisse pas abattre, il met ses dessins en ligne, et commence à se faire des contacts. Jusqu’au jour où Stéphane Betbeder repère son travail sur le net et le contacte.
Alain Damasio est un écrivain de science-fiction français. Il est né à Lyon en 1969. Il choisit ce patronyme en l’honneur de sa grand-mère Andrée Damasio.Sorti de l’ESSEC(l’une des plus grandes écoles supérieures  en France) en 1991, il choisit de s’isoler (d’abord dans le Vercors puis à Nonza, en Corse) pour s’adonner à l’écriture. Il écrit peu, par exigence. Son domaine de prédilection est l’anticipation politique. Il marie ce genre à des éléments de science-fiction et de fantasy.

Ils sont 23 dans cette ‘‘horde du contrevent’’ à vouer leur vie à une quête : Remonter à pied de l’extrême-aval à l’extrême-amont, une région inexplorée et source des vents terribles qui balayent leur monde.

Ils sont la 34ème horde à tenter de rejoindre l’extrême-amont.
Les 33 précédentes ont échoué pendant les siècles passés, chacune laissant aux suivantes leurs connaissances, leurs techniques et leur expérience. ils avancent en pack, variant la formation selon le type de vent, chacun assurant son voisin et encaissant une partie de la poussée pour les autres.

L’un des thèmes principal abordés dans cette bande dessinée, c’est la vie en groupe, car chaque personnage à son caractère, une identité qui lui est propre. On sait que vivre en communauté peut créer des conflits comme des affinités.

Il y a également le thème de la détermination, de ne jamais rien lâcher, car chaque personnage de la horde à ses raison de ne pas abandonner.
Ils sont déterminée à découvrir le secret de l’extrême-amont. Car depuis 27 longues années ils avancent vers leur but.

Le style des personnage nous fait penser à certaine personnes que l’on côtoie dans la vie de tous les jours (comme des personnes déterminés, joyeuses,décontractées quelque soit la situation, intelligentes…)

Le style de l’auteur est plutôt simple, les phrases sont courtes et concises. L’une de ses particularités c’est qu’il utilise un vocabulaire qu’il invente mais qui est associé à l’univers de cette bande dessinée.

Et du côté du dessin, il utilise très peu de couleurs, et il fait apparaître très peu de détails.

J’ai plutôt bien apprécié ce livre malgré le mal que j’ai eu à lire et comprendre le déroulement de cette histoire. Mais grâce aux dessins accompagnés des paroles des personnages on se familiarise vite avec le style d’écriture de l’auteur qui n’est pas évident à comprendre dans les premières pages.

Les dessins sont tellement bien réussis qu’on se familiarise rapidement avec le visage des personnages, on à plus besoin de se référer à la quatrième page où les personnages sont représentés avec leur nom et leur rôle.
Au début, dans les premières pages du livre je n’ai pas tout de suite accroché avec cette bande dessinée, je ne comprenais pas tout le déroulement de l’histoire et j’avais même à tendance à le laisser sans le lire pendant 2 à 3 jours de suite. Mais lorsque j’ai commencé à le lire sérieusement et je ne l’ai plus lâché jusqu’à finir le livre. J’attends maintenant avec impatience le Tome 2.

Les premières pages on ne comprend pas tout, l’auteur utilise des signes et un vocabulaire complexe, déformé, inventé.
Et puis on prend le rythme au bout de quelques de pages, on trouve ses repères grâce aux personnages qui s’interpellent et discutent entre eux et permettent ainsi de les situer les uns par rapport aux autres, grâce aux explications données au compte-goutte par chacun, ce qui reconstruit petit à petit l’univers devant nous. Et finalement on connait ces personnages, on apprécie la brutalité et l’optimisme binaire du Golgoth, le raffinement bienveillant de Pietro le Prince, les facéties de Caracole le Troubadour, la rigueur et l’attention d’Oroshi l’aéromaître, etc… L’auteur nous amène doucement au milieu de la horde, on en fait partie et on vit avec eux.

Zakaria, 605

mars 25th, 2019

Vent debout

   La horde du contrevent est une BD de science fiction qui nous plonge dans un monde chaotique dominé par les vents. Elle est écrite par Eric Henninot et inspirée par l’oeuvre d’Alain Damasio en 2017.

   Dans cette BD, on suit l’aventure d’une horde qui décide de remonter les cour du vent jusqu’à sa source pour essayer de le stopper ou de trouver un endroit calme pour y établir une nouvelle civilisation.

   Cette BD aborde plusieurs thèmes comme celui de l’amitié au sein d’un groupe mais aussi l’espoir et la détermination.

   Les dessins sont tout à fait à mon goût. Je trouve que la représentation du vent est parfaite, on peut le ressentir à travers les dessins. La puissance et le calme de celui-ci est aussi très bien représenté. Pour ce qui est des personnages et du style graphique il me fait penser à un style manga du type Attaque des titans.

  L’histoire quant à elle est innovante, je n’ai pas lu le livre d’Alain Damasio mais cette BD m’a donné l’envie d’en savoir plus sur cet univers. Le rapport entre les personnages, leurs aventures, leurs conflits et leurs réussites fait de chacun d’eux des personnages uniques.

  J’ai donc adoré cette bande dessinée et je vous la recommande grandement.

Yann, 605

mars 25th, 2019

Entre Londres et la Banlieue

La fille du train est un thriller écrit par Paula Hawkins et traduit de l’anglais par Corinne Daniellot. Paula Hawkins qui est née le 26 août 1972 est une écrivaine Britannique, qui a écrit de nombreuses œuvres comme Au fond de l’eau en 2017. Elle est principalement connue pour son roman La fille du train qui a été traduit en 42 langues et vendu à 18 millions d’exemplaires.

Dans ce livre, nous suivons une dénommée Rachel, une femme divorcée, alcoolique, dépressive et sans enfants qui se rend chaque jour à Londres en train pour son travail. Elle prend donc le train deux fois par jour et observe toujours la même maison dans laquelle se trouve un couple qui à l’air parfait.

Rachel s’amuse alors à imaginer leurs vies, leurs goûts, leurs travail et va même jusqu’à leurs donner des noms « Jason » et « Jess ». Tout est normal, jusqu’au jour où Rachel se rend compte que Jess trompe Jason et que peu de temps après Jess, qui se nomme en réalité Megan Hipwell, est portée disparue. Rachel se met alors à enquêter pour essayer de savoir ce qui est arrivé à Megan.

Les thèmes abordés dans ce roman sont : l’alcoolisme, la remise en question, le regard des autres, le mariage, la vie, la mort et le mensonge.

Ce livre à été pour moi une agréable surprise, car je n’en attendais pas grand chose et je l’ai choisi seulement car je l’avais déjà chez moi.

Même si l’histoire de ce roman est assez « basique »,  l’auteur a réussi  à faire vivre son récit. J’ai apprécié les personnages de ce roman qui sont pour la plupart très attachants et qui de part leur faiblesses reflètent la « vraie-vie ».

De plus, je trouve vraiment intéressant le fait que l’on suive plusieurs personnages au fil de l’histoire à des dates différentes ainsi que le découpage de chapitre en « matin » et « soir ». Cela permet de faire durer le suspens et faire avancer le récit sous plusieurs points de vues.   

Par contre,  je n’ai pas trouvé  la fin exceptionnelle, je l’ai trouvée un peu trop simple, mal amenée et trop rapide.

Alexy, 605 

mars 10th, 2019

19 personnages unis contre les vents déchaînés

La Horde du Contrevent T.1 : Le cosmos est mon campement est une bande dessinée de science-fiction écrite et dessinée par Eric Henninot adaptée du roman éponyme d’Alain Damasio parue le 18 octobre 2017 aux éditions Delcourt.

Eric Henninot est un dessinateur de bandes dessinées français de 44 ans né le 16 décembre 1974 à Rouen en France et qui réside maintenant à Marseille. Lorsqu’il a eu son bac, il a fait maths sup à Besançon. Il avait envie de dessiner mais avait peur de ne pas gagner sa vie avec ses dessins. Il devient alors ingénieur pendant deux ans, mais arrête en 2000 pour prendre des cours de dessin. Il réalise des illustrations pour des livres pour enfants.

Dans cette bande dessinée, nous suivons la 34e Horde du Contrevent, horde fondée par les chefs de la citée d’Aberlass en extrême-aval il y a huit cents ans pour découvrir les origines du vent qui balaye le monde et y mettre fin.

Pour ce faire, la horde doit se rendre en Extrême-Amont, à l’autre bout du monde. Formés depuis qu’ils sont enfants, 18 hommes et femmes composent cette horde. Depuis 27 ans, les hordiers affrontent le vent tous les jours et se rapprochent petit à petit de l’Extrême-Amont, le but final de la horde. Durant cette histoire, la horde subit des pertes et fait la rencontre d’une jeune femme appelée Coriolis qui rejoindra la horde après plusieurs péripéties.

Les personnages principaux sont : Sov Strochnis, le scribe se chargeant de relater les événements se déroulant au sein de la horde, Golgoth 9e de nom, dit « le finisseur », le traceur et chef du groupe qui se trouve en première ligne pour faire face au vent, un personnage au caractère bien trempé, Pietro Della Rocca, le prince agissant en tant que médiateur lorsqu’un conflit éclate, Oroshi Melicerte, l’aéromaître experte des différents vents, et Coriolis, la nouvelle croc.

Les thèmes principaux abordés dans cette œuvre est la vie en groupe. En effet, depuis 27 ans, la horde se côtoie chaque jour, ce qui crée aussi bien des affinités (Sov et Pietro) que des conflits (Golgoth et Sov). Chaque membre de la horde a une personnalité propre et chacun apporte quelque chose au groupe. La détermination aussi est abordée car ils avancent depuis 27 ans vers leur but sans faillir, laissant les morts et les blessés derrière eux. La survie est également un thème principal car le but de la horde, avant d’atteindre l’extrême-amont, est de survivre au vents déchaînés, et tous n’y arriveront pas.

Les dessins de cette bande dessinée sont réalistes, les couleurs sont sombres, renforçant l’aspect d’un monde détruit, où seuls quelques villages subsistent encore. Le vent est également très bien représenté par de longues traînées blanches. Il se voit également dans les cheveux des personnages où ces derniers sont poussés vers l’arrière quand la horde avance face aux vents. Sur de nombreux plans, l’auteur a décidé de nous montrer l’immensité de cet univers désertique où la horde n’est qu’un point au milieu de ces étendues sauvages.

J’ai beaucoup aimé cette bande dessinée. J’ai aimé les personnages comme Sov ou Pietro. J’ai adoré le style de dessin réaliste et l’immersion que cela donne dans ce monde gigantesque. Le scénario est bien écrit et intéressant. Seuls certains personnages sont malheureusement oubliables et seuls quelques uns sortent du lot, ce qui est compréhensible car en seulement 80 pages, c’est compliqué de développer 19 personnages. Il est à espérer qu’ils seront mieux développés dans la suite.

Je ne me suis pas ennuyé durant ma lecture et je vous conseille cette BD.

 Isaïe, 605

mars 2nd, 2018

La face cachée de l’Orient

Zerocalcare ou plutôt Michele Rech est un auteur de BD Italien, né en le 12 décembre 1983 et qui a vécu à Rebibbia, un quartier populaire de la zone Est de Rome et qui abrite une prison et un mammouth. Il a obtenu deux fois d’affilée le prix XL en 2012 et 2013 et le prix Michelluzi 3 fois dont un pour la BD Kobane Calling.Mammuth_by_Zerocalcare_01

 

Kobane Calling est une BD qui raconte l’histoire des deux voyages du dessinateur dans la région du Kurdistan qui s’étend dans le sud-est de la Turquie, dans le nord-est de l’Irak, dans le nord-ouest de l’Iran et sur deux petites régions au nord-est et au nord-ouest de la Syrie. Il y rencontrera des membres du YPJ (Yekîneyên Parastina Jin: unité de protection de la femme) et des membres du PKK (Partiya Karkerên Kurdistan: Parti des Travailleur du Kurdistan).

Son premier voyage se déroule à Mesher, un petit village en Turquie a un kilomètre du front avec Daech puis dans un camp de réfugiés où il découvrira leur mode de vie et leur organisation et où l’on verra que les femmes ont une place importante dans leur20180226_114941-1[1] société et ne sont pas persécutées  comme dans les préjugés des médias.

Lors de son second voyage, Zérocalcare ira a Kobané et rencontrera des membres du YPJ avec qui il fera le voyage du Canton de Cizre à Kobané  où il rencontrera les résistants  à Daech et l’horreur de cette guerre. Il ira aussi dans les montagnes de Quandil pour rencontrer les Membres du PKK qui sont considérés comme des terroristes par l’état Turc alors que ce sont les seuls avec les YPG et YPJ à vraiment se battre contre Daech.

Ils feront la rencontre de Hevàl Cuma le second fondateur du PKK après le président Öcalan; et le dessinateur ira passer quelques jours dans les Montagnes Quandil avec un groupe de femme du PKK. On apprend que certaines ont rejoint le PKK car elles étaient maltraitées.

Tout d’abord, j’ai aimé ce livre car le récit est bien fait, les dessins sont simples mais jolis et les décors et arrières-plans sont très bien faits. De plus, les vignettes en noir nous décrivent très bien l’horreur de cette guerre.

p153                                        p47                                        p194

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L’auteur nous fait aussi parvenir ses pensées au moment de l’histoire et fait aussi de l’uchronie pour cela il utilise souvent des caricatures ou des personnifications et il faut avoir les références pour comprendre.

exemple de caricature:

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exemple d’uchronie:

p88                                          p127

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Cette BD est aussi pleine d’humour il arrive à nous faire rire avec certaines de ses peurs ( comme les lentilles au petit déjeuner) ou avec son addiction au chaï (« une sorte de thé ») mais aussi de certaines choses vraies et parfois pas des plus plaisantes qu’il caricature en simplifiant la réalité de sortes à ce qu’elle fasse rire.

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1-p136 sa peur de savoir s’ ils vont avoir des lentilles pour le petit déjeuner

2-p156 son addiction au chaï

3-p29 caricature de comment ils  propagent leur terreur

 

Et ce n’est pas tout, en plus de toutes ces qualités de BD, cette oeuvre parle du rôle des femmes au Kurdistan et montre qu’elles ne sont pas obligées de porter un voile ou de rester au foyer mais elles peuvent aussi se révolter, faire la guerre ou même diriger un groupe ou un pays. Elles sont aussi autoritaires et respectées et elles occupent un place importante dans la résistance contre Daech.

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1-p36 quand Newroz lui parle de leur révolution

2-p38 compare les action des femmes et celles des politiciens

Cette BD nous montre aussi ce que l’État Turc essaye de cacher et elles nous apprend la vérité des choses sur la situation du Kurdistan et non l’image des médias qui instrumentalisent le moindre mort et qui montrent le contraire des choses sans rentrer dans les détail et ne parlent principalement que des conflits.

p248 image des actions de ceux qui vivent la guerre20180226_144013[1]

 

 

Pour finir j’ai beaucoup aimé cette BD et je vous la recommande, les dessins sont biens faits, l’histoire est intéressante grâce aux  thèmes abordés et en plus elle est humoristique, ce qui nous permet d’être captivés malgré les longs dialogues qui sont souvent ennuyeux dans des BD. Si vous voulez savoir ce qui se passe au Kurdistan et avoir un petit moment de détente et de rire, je vous la conseille fortement.

 

p.s.: désolé pour les images coupeés; si vous voulez les voir mieux il vous suffit de les sélectionner.

 

 

 

Pablo, 606

janvier 11th, 2016

Mr. Tout le monde

Fuminori Nakamura est un auteur japonais qui est connu pour ses romans policiers, cette année il est sélectionné pour le prix littéraire de Déodat.

Mr. Tout le monde, ce pourrait être ce jeune homme seul qui a comme profession d’être un pickpocket.

 

 » Je suis seul, je vis seul mais tu ne le sauras peut être jamais. Au départ je n’étais pas très fort, j’oubliais même mon objectif. Je suis capable de bloquer ma respiration pendant mon action. Je suis comme toi qui prends le métro chaque matin pour tu puisses aller au lycée, à la fac ou au travail, comme toi qui prends la voiture le matin et qui restes bloqué dans les bouchons ou comme toi qui restes à la maison car tu ne travailles plus ou pas encore. Je suis comme tout le monde. Mais je te reconnais toi qui as l’Iphone en poche la dernière paire de Nike avec ta Canada Goose, toi qui mets des survêtements avec un téléphone pas très cher avec une casquette Gucci ou toi qui as un style assez classique mais des bijoux de valeur comme ta bague ou ton bracelet. Je vous connais parfaitement mais tu ne rendras compte de moi que lorsque tu seras chez toi, et moi je ne serai plus là … »

Voilà comment il pourrait se présenter. L’aurais-tu déjà fréquenté ?

 

Michel, 602

décembre 28th, 2014

Au pays des Merveilles…

La sélection de cette année est forte en émotions, notamment par l’abondance de personnages tous aussi intriguants les uns que les autres. J’aimerais vous parler de deux d’entre eux, deux personnalités dérangeantes, servant des romans à l’ambiance particulière.

D’un côté un enfant, Tochtli, environ une dizaine d’années, de l’autre côté un homme, Josef, environ une cinquantaine d’années. Je vous parlais plus haut de personnalités dérangeantes, car en effet le mot « dérangeant » est plus qu’approprié quand on nous parle d’un scientifique nazi racontant diverses expériences sur des milliers d’enfants : « Comment transformer des yeux marrons en yeux bleus ? » « Peut-on créer des siamois en cousant deux jumeaux par le dos ? », toutes ces théories, il les a testées et nous en sommes les confidents tout au long de ce livre.

Ensuite Tochtli me direz vous qu’a-t-il de dérangeant ? C’est un garçon d’une dizaine d’années, encore trempé dans l’innocence de son jeune âge…et pourtant fils d’un puissant narcotrafiquant, il connait sur le bout des doigts les différentes manières de « créer des cadavres » et que « le sang est difficile à nettoyer ». D’ailleurs il n’a pas les occupations d’un enfant ordinaire, ce qu’il aime lui c’est collectionner les chapeaux, enrichir son zoo privé et apprendre des mots compliqués. Tout ce petit monde qu’il nous raconte à travers ces yeux d’enfants pourrait passer pour quelque chose d’ordinaire, cependant en quoi le trafic de drogue, ou bien le fait de tuer des hommes est banal ? En rien et c’est bien la manie qu’a cet enfant de n’être point dérangé par cela, qui nous dérange à nous.

Enfin, je n’en dirai pas plus sur ces deux personnages qui ont le mérite d’être tout deux des héros à leur manière, et je vous laisse le loisir de vous faire votre propre opinion. Dixit Juan Pablos Villalobos : « Il semblerait, en effet, que toutes les civilisations comptent leurs coupeurs de têtes et qu’il ne soit pas si rare que les petits lapins blancs se transforment en serpents à sonnette ».

Josef a achevé sa transformation depuis bien longtemps.

Elodie G, 601.

décembre 22nd, 2013

Partie de chasse, Agnès Desarthe

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Ce livre raconte la première partie de chasse du personnage principal. Au cours de la partie, un des quatre membres du groupe tombe dans un trou et est paralysé. Alors que Tristan, le personnage principal, demande aux deux autres chasseurs d’aller chercher du secours, lui restera pour aider l’homme immobilisé. Il est aussi le seul qui peut écouter et répliquer au lapin qui est un cadeau des autres chasseurs pour la première partie de chasse de Tristan, mais il n’arrive pas à le tuer. Le secours n’est toujours pas arrivé et une mauvaise tempête s’annonce lentement. Dumestre, qui est paralysé demande à Tristan de raconter quelques histoires pour tuer le temps et Tristan commence à se souvenir pour raconter sa vie. Il raconte comment il a rencontré sa femme Emma, puis comment est morte sa mère. En même temps, la mauvaise tempête s’approche, donc Tristan essaye de creuser un trou pour s’abriter. Pendant ce temps, il ne peut plus entendre le lapin. A la fin, le typhon détruit tout ce qu’il rencontre sur son passage, ce que souhaite Tristan.

J’aime la manière de raconter l’histoire dans ce livre qui mélange le passé et le présent. Cela oblige les lecteurs à suivre pour savoir pourquoi et comment le personnage principal devient comme cela. Mais je n’aime pas la fin parce que le personnage principal abandonne facilement. De plus, on ne montre pas ce que le personnage principal devient après cet évènement. J’aurais voulu le savoir.

Khang N 601