janvier 11th, 2016

Mr. Tout le monde

Fuminori Nakamura est un auteur japonais qui est connu pour ses romans policiers, cette année il est sélectionné pour le prix littéraire de Déodat.

Mr. Tout le monde, ce pourrait être ce jeune homme seul qui a comme profession d’être un pickpocket.

 

 » Je suis seul, je vis seul mais tu ne le sauras peut être jamais. Au départ je n’étais pas très fort, j’oubliais même mon objectif. Je suis capable de bloquer ma respiration pendant mon action. Je suis comme toi qui prends le métro chaque matin pour tu puisses aller au lycée, à la fac ou au travail, comme toi qui prends la voiture le matin et qui restes bloqué dans les bouchons ou comme toi qui restes à la maison car tu ne travailles plus ou pas encore. Je suis comme tout le monde. Mais je te reconnais toi qui as l’Iphone en poche la dernière paire de Nike avec ta Canada Goose, toi qui mets des survêtements avec un téléphone pas très cher avec une casquette Gucci ou toi qui as un style assez classique mais des bijoux de valeur comme ta bague ou ton bracelet. Je vous connais parfaitement mais tu ne rendras compte de moi que lorsque tu seras chez toi, et moi je ne serai plus là … »

Voilà comment il pourrait se présenter. L’aurais-tu déjà fréquenté ?

 

Michel, 602

décembre 28th, 2014

Au pays des Merveilles…

La sélection de cette année est forte en émotions, notamment par l’abondance de personnages tous aussi intriguants les uns que les autres. J’aimerais vous parler de deux d’entre eux, deux personnalités dérangeantes, servant des romans à l’ambiance particulière.

D’un côté un enfant, Tochtli, environ une dizaine d’années, de l’autre côté un homme, Josef, environ une cinquantaine d’années. Je vous parlais plus haut de personnalités dérangeantes, car en effet le mot « dérangeant » est plus qu’approprié quand on nous parle d’un scientifique nazi racontant diverses expériences sur des milliers d’enfants : « Comment transformer des yeux marrons en yeux bleus ? » « Peut-on créer des siamois en cousant deux jumeaux par le dos ? », toutes ces théories, il les a testées et nous en sommes les confidents tout au long de ce livre.

Ensuite Tochtli me direz vous qu’a-t-il de dérangeant ? C’est un garçon d’une dizaine d’années, encore trempé dans l’innocence de son jeune âge…et pourtant fils d’un puissant narcotrafiquant, il connait sur le bout des doigts les différentes manières de « créer des cadavres » et que « le sang est difficile à nettoyer ». D’ailleurs il n’a pas les occupations d’un enfant ordinaire, ce qu’il aime lui c’est collectionner les chapeaux, enrichir son zoo privé et apprendre des mots compliqués. Tout ce petit monde qu’il nous raconte à travers ces yeux d’enfants pourrait passer pour quelque chose d’ordinaire, cependant en quoi le trafic de drogue, ou bien le fait de tuer des hommes est banal ? En rien et c’est bien la manie qu’a cet enfant de n’être point dérangé par cela, qui nous dérange à nous.

Enfin, je n’en dirai pas plus sur ces deux personnages qui ont le mérite d’être tout deux des héros à leur manière, et je vous laisse le loisir de vous faire votre propre opinion. Dixit Juan Pablos Villalobos : « Il semblerait, en effet, que toutes les civilisations comptent leurs coupeurs de têtes et qu’il ne soit pas si rare que les petits lapins blancs se transforment en serpents à sonnette ».

Josef a achevé sa transformation depuis bien longtemps.

Elodie G, 601.

décembre 22nd, 2013

Partie de chasse, Agnès Desarthe

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Ce livre raconte la première partie de chasse du personnage principal. Au cours de la partie, un des quatre membres du groupe tombe dans un trou et est paralysé. Alors que Tristan, le personnage principal, demande aux deux autres chasseurs d’aller chercher du secours, lui restera pour aider l’homme immobilisé. Il est aussi le seul qui peut écouter et répliquer au lapin qui est un cadeau des autres chasseurs pour la première partie de chasse de Tristan, mais il n’arrive pas à le tuer. Le secours n’est toujours pas arrivé et une mauvaise tempête s’annonce lentement. Dumestre, qui est paralysé demande à Tristan de raconter quelques histoires pour tuer le temps et Tristan commence à se souvenir pour raconter sa vie. Il raconte comment il a rencontré sa femme Emma, puis comment est morte sa mère. En même temps, la mauvaise tempête s’approche, donc Tristan essaye de creuser un trou pour s’abriter. Pendant ce temps, il ne peut plus entendre le lapin. A la fin, le typhon détruit tout ce qu’il rencontre sur son passage, ce que souhaite Tristan.

J’aime la manière de raconter l’histoire dans ce livre qui mélange le passé et le présent. Cela oblige les lecteurs à suivre pour savoir pourquoi et comment le personnage principal devient comme cela. Mais je n’aime pas la fin parce que le personnage principal abandonne facilement. De plus, on ne montre pas ce que le personnage principal devient après cet évènement. J’aurais voulu le savoir.

Khang N 601

décembre 10th, 2013

La délivrance est à portée de main…

Délivrance est un roman d’ Adler Olsen écrit en 2009 qui a été édité par Flakepost Frap. C’est un polar qui nous présente de nombreuses histoires, qui n’ont, apparemment, aucun lien entre elles. Au fur et à mesure du livre, toutes les histoires se rejoignent, pour au final, prendre tout leur sens.

C’est l’histoire d’un kidnappeur, mais aussi d’une équipe de policiers qui s’occupe de vieilles affaires non résolues dont notamment l’histoire d’une lettre trouvée dans une bouteille qui a été écrite avec du sang. Le personnage principal, le kidnappeur, dont on ne connait pas le nom puisqu’il présente des identités multiples, est poussé par sa haine envers les sectes, et ce, par la faute de son père, un extrémiste catholique, qui, quand il était jeune, l’a maltraité.

Ce livre m’a plu car j’ai beaucoup aimé les différentes intrigues présentées à travers le scénario. Malgré tout ça, j’ai trouvé certains moments un peu ennuyants, c’est pourquoi j’ai sauté quelques pages de temps en temps, ce qui ne m’a pas empêché de bien suivre l’histoire. En effet, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de moments ou il ne se passait RIEN. Pourtant, le lecteur est retenu par le suspens. Par contre, les moments d’actions sont palpitants et passionnants… Je vous recommande de le lire car il est certes long, mais j’ai beaucoup apprécié le rythme soutenu qui laisse le lecteur constamment en haleine.

Louis M. de 601

 

décembre 10th, 2013

Une Volonté de Glace

Ree Dolly a 17 ans. Elle vit seule dans la forêt des Ozarks avec ses deux frères dont elle s’occupe. Quand son père sort de prison, il disparaît sans laisser de traces. Elle n’a pas d’autre choix que de se lancer à sa recherche et ce sous peine de perdre la maison familiale, utilisée comme caution auprès de la justice. Ree va alors se heurter au silence de ceux qui peuplent ces forêts du Missouri. Mais elle n’a qu’une idée en tête, retrouver son père pour sauver sa famille.

Nous avons trouvé que ce roman était sombre et triste. La noirceur dans cette histoire succède au désespoir. C’est un roman bien écrit, qui regroupe beaucoup de scènes d’action et d’émotion tout au long du récit. Ce qui nous a le plus ému, c’est la volonté de Ree à retrouver son père par n’importe quel moyen, sans jamais renoncer, pour éviter à sa famille d’être mis à la rue. Le personnage de Ree est très attachant et dès les premières pages, on se retrouve envoûté par ce personnage, au point de ne plus vouloir le lâcher, l’abandonner. Par ailleurs, la chute du roman est surprenante. Au final, nous avons trouvé ce roman très émouvant et attachant du début à la fin, sans aucun ralentissement dans cette superbe histoire. 

Nous vous recommandons donc de lire ce roman.

Anthony et Emmanuel  601…

novembre 15th, 2012

Raj le Courageux

Nous avons réfléchi en parlote aux personnages et aux valeurs qu’ils incarnent. Le Dernier frère est un roman que nous avons tous aimé, grâce à Raj.

Raj est à la fois curieux et touchant, il est un survivant et un amoureux de la nature. Mais il est aussi un très bon ami, surtout avec David, car il le sauve malgré de nombreux risques, en particulier le risque de se faire battre par son père.

Dans sa jeunesse, il perd sa maison natale et aussi ses frères lors d’un grand ouragan; mais cette épreuve lui offre une nouvelle vie et le destin le mène à découvrir un grande amitié où il se dévoue à David.

Malgré tout cela, il se sent coupable de ne pas réussir à le sauver et met beaucoup de temps à faire son deuil, il attend 10 ans avant d’aller sur la tombe de David pour la première fois.
C’est une histoire poignante où nous ressentons de la compassion pour l’histoire qu’à vécu Raj.

Sandra, Laura, Vincent 611

novembre 15th, 2012

Le personnage dans La Ballade de Gueule Tranchée

Durant une parlote, nous avons évoqué le personnage principal du roman La Ballade de Gueule Tranchée, et nous avons retenu les points suivants de son évolution, par ordre chronologique :

L’évolution de son identité :
- Early Taggart
- Gueule Tranchée
- Ben Chicopee
- Chicky d’Or
- L’homme à bébé
- Mr Bern
- Jim Comstock
- Ace Gilbert

L’évolution de son mode et milieu de vie :
- Dans une cabane avec sa mère et sa soeur
- Dans la forêt, seul, en ermite
- Nomade, se ballade de ville en ville en tant que musicien
- De nouveau dans une forêt dans les montagnes
- Dans une appartement, quand il devient journaliste

L’évolution de ses « métiers » :
- Creuseur
- Grimpeur
- Tireur à la fronde
- Charmeur de serpents dans une église méthodiste
- Gigolo
- Bandit hors-la-loi
- Musicien
- Journaliste

Ces éléments nous permettent de dire que ce personnage a de nombreuses facettes et évolue constamment tout au long du livre, de sa naissance à la narration de son histoire au journaliste.

611 : Mélissa, Pauline, Florian, Jérémie, Isaïe, Robin

novembre 15th, 2012

Une reine sans identité !

Durant la parlote nous avons parlé de l’identification du lecteur ; cela consiste à se mettre dans la peau du personnage. Ressentir ses sentiments, savoir ses pensées ou encore imaginer comment le personnage ressent ce qui se passe.

Dans La reine des lectrices nous n’avons pas réussi à nous identifier. Nous n’aimons pas lire donc la passion du personnage n’est pas partagée avec tous les lecteurs et le peu qui ne concerne pas la lecture est inintéressant. Nous apprenons peu de ses sentiments à part ceux en rapport avec la lecture. Nous avons ressenti de l’ennui à cause des  répétitions. L’humour n’est pas au rendez-vous.

Gauthier et Hadrien   611

novembre 14th, 2011

Connaissez-vous Déon Meyer ?

« J’écris des thrillers. Mes romans ne sont pas un miroir de la société sud-africaine. C’est un prisme : je détourne la lumière de la réalité pour décrire l’histoire. »

 

Emmanuelle Mariaud vous a repéré une super émission sur Arte hier, à voir sur le site à l’adresse suivante .
Vous y découvrirez les lieux favoris de l’écrivain, le commissariat du Cap, et la façon dont l’auteur construit ses personnages.

Entrez dans l’univers étrange de l’écriture : « Je ne parle pas fort car Benny Riessel fait la sieste. Il habite là ! »

Et faites avec lui un peu de « hors route » : A vrai dire, presque une philosophie !

FB