février 7th, 2018

Kobane Calling, la vraie vie en Orient

kobane callingcouverture Kobanne Calling

Planche et première de couverture de Kobane Calling

Kobane Calling est un livre écrit par l’italien Michele Rech connu par le nom de Zerocalcare, ce surnom est né après une inscription sur un blog , il s’inspira d’une publicité  pour un produit anti-calcaire. Cet auteur est né le 12 décembre 1983. Il a vécu à Rebbibia,un quartier du Ponte Mammolo à Rome connu pour sa prison et pour les graffiti.

Ces dernières années, Zerocalcare a diverti beaucoup de gens grâce à son style narratif frais et immédiat, basé sur les petits problèmes de la vie quotidienne.

Ce livre parle des deux voyages qui ont conduit l’auteur à la frontière entre la Turquie et la Syrie. Un premier voyage vers la ville de Mehser puis un autre voyage à Erbil où il trouvera le YPJ (Les Unités de protection de la femme qui furent mis en place en 2013 pour combattre Daesh) et le PKK (Le Parti des travailleurs du Kurdistan).

J’ai aimé ce livre car l’auteur perçoit que ce qui se passe dans ces zones est un événement historique et social très important et en même temps on ne voit pas dans les médias nationaux et traditionnels une couverture adéquate de cet événement. Les médias sont plutôt concentrés sur la représentation des conflits armés sans être capable d’approfondir.

J’aime fortement ce livre aussi parce que c’est un témoignage très personnel du narrateur qui est l’auteur du livre car il est allé lui même dans ces endroits sans savoir, comme nous, la vérité de ces affrontements. Il explique tout ces conflits avec humour et avec un style de dessin plutôt caricatural. 

L’auteur parle aussi du rôle de la femme, on voit qu’en Italie, l’image de la femme du Moyen-Orient est reduit au rôle de mère, couverte par le voile, et sans aucun droit, mais grâce à son témoignage on voit que la femme a eu une grande émancipation et avec le mouvement YPJ, elle pouvait physiquement rivaliser avec l’homme, se révélant égale en force.

Je conseille ce livre à tout le monde, à tous les gens qui veulent voir ce qui passe dans les pays d’orient. Personnellement je ne lis pas trop car les livres ça m’ennuie mais quand j’ai commencé cette BD, je me suis plus arrêté de le lire.

Aimane, 606

janvier 25th, 2018

Voyage dans le Kurdistan, entre la Turquie et Daesh

Kobane Calling  est une bande dessinée, écrite et illustrée par Zerocalcare, un écrivain italien né le 12 Décembre 1983. Il est l’auteur de bande dessinée le plus populaire en Italie en ce moment. Avec « Kobane Calling » il a déjà remporté le prix Micheluzzi (prix donné aux auteurs de bandes dessinées lors du comicon de Naples, le nom du prix vient de l’auteur italien Attilio Micheluzzi) pour la meilleure histoire courte en 2016.

couverture Kobanne Calling

Kobane Calling, le livre ayant reçue le Micheluzzi et qui fait partie de notre sélection cette année
La bande dessinée a été écrite et illustrée à partir des notes prises par l’auteur lors de ses voyages dans la région du Kurdistan. Il s’agit d’un pays non reconnu par l’ONU chevauchant le Sud-Est de la Turquie, le Nord-Est de la Syrie, le Nord de l’Irak et l’Ouest de l’Iran.

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Région du Kurdistan.

Là-bas, Zérocalcare rencontre des membres de la YPJ (Yekîneyên Parastina Jin: Unités de protection de la femme) et des membres du PKK (Partiya Karkerên Kurdistan) Ce Parti des travailleurs du Kurdistan est mouvement d’indépendance du Kurdistan en Turquie inscrit sur la liste internationale des organisations terroristes sur demande du gouvernement Turc et considéré par de nombreux pays comme la Turquie, l’Australie, le Canada, les États-Unis, la Nouvelle-Zélande, l’Union Européenne et le Royaume-Unis comme une organisation terroriste.

La bande dessinée raconte donc ses deux voyages au Kurdistan. Son premier voyage  était un voyage humanitaire dans le village de Mehser puis dans un camps de réfugiés.

Pour son deuxième voyage il est parti à Erbil, dans les montagnes de Quandil, à Qamichli et à Kobane. C’est lors de son deuxième voyage qu’il rencontre des personnes des YPJ et du PKK.

La narration est interrompue parfois pour montrer des éléments antérieurs aux voyages, pour donner des informations pour ne pas être perdu, pour dire ce qui se passe dans sa tête au même moment ou critiquer la vision que les médias et les politiciens donnent du Kurdistan, de la religion, ou de la place des hommes et des femmes. Dans la narration, il va faire intervenir son quartier représenté par un mammouth qui va lui poser une question: « Tu déménagerais au Rojava ou pas? »

J’ai aimé cette bande dessinée pour plusieurs raisons. La première raison est que cette oeuvre donne une autre vision de la femme dans ces pays que ce que les médias nous montrent. Par exemple aux pages 36-37, l’auteur discute avec une des responsables du camp de réfugiés où ils sont. Elle lui explique que dans les camps de réfugiés au Kurdistan il y a des maisons des femmes qui permettent d’aider les femmes qui subissent des violences conjugales.

Cet ouvrage montre aussi ce que l’état Turc veut cacher comme aux pages 105-106 où Zérocalcare recueille le témoignage d’un Turc arrêté pour activisme politique et battu à mort puis jeté dans une fosse où ils jetaient les dissidents politiques. L’auteur montre également par les témoignages la répression que fait subir l’état Turc, aux pages 192 à 197 : leur accompagnatrice explique la torture qu’elle a vécue en Turquie lorsqu’elle s’est faite arrêter lors de manifestations.

La bande dessinée a des passages qui sont comiques et qui contrastent avec le fond du voyage.

A la page 15 par exemle, il met en petit sa réaction extérieure d’impassibilité face à ses parents qui ne s’inquiètent pas de son voyage et sa réaction intérieure énervée.
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Illustration tirée de la page 15

Ou à la page 104 où il y a la personne Turque qui lui demande s’il veut de la crème de lentille quand il se réveille et où l’auteur à illustré ce qu’il en pensait.
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Illustration tirée de la page 104

Pour finir, on peut dire que l’auteur dans cette BD veut condamner les préjugés que les personnes ont sur la religion musulmane. Cette oeuvre est là pour donner un nouveau regard sur les organisations du Kurdistan et leur combat.

Il montre l’hypocrisie des politiques européens qui félicitent certains groupes et en condamnent d’autres en fonction de ce qui les arrange.

 Anton, 606

février 12th, 2017

L’Art de voler, un manuel d’Histoire…

L’Art de voler est une bande dessinée écrite par Antonio Altarriba après le suicide de son père à 91 ans, en 2001,  illustrée par le dessinateur Kim, en noir et blanc. Kim est né en 1942 à Barcelone. Influencé par l’underground américain, il publie ses premières bandes dans le magazine musical Vibracionnes. En 1977, il crée pour l’hebdomadaire satirique El Jueves, le personnage de Martinez El Fecha, est caricature de l’espagnol d’extrême droite, qui connait une gloire nationale. Quand Antonio Altarriba lui proposera la difficile mission de dessiner 90 ans de la vie de son père, il acceptera sans hésiter.

Dans cette bande dessinée parue en 2009 en Espagne et en 2011 en France, Antonio Altarriba nous raconte l’histoire de l’Espagne au cours du XXème siècle à travers les yeux et la vie de son père nous menant à découvrir le régime de Franco, la « retirada » et la libération par exemple.

Cette bande dessinée historique est reconnue en Espagne et a obtenu plusieurs prix.

Pour moi, c’est une réplique d’un manuel scolaire d’histoire-géographie, dans le sens où Altarriba se contente juste de raconter  l’histoire de son père sans y ajouter une touche personnelle qui pourrait nous toucher et ce, avec un seul point de vue, celui du père d’Antonio . On pourrait rajouter aux défauts de cette œuvre les nombreuses scènes érotiques qui ne sont pas d’une grande utilité ou l’image des femmes en est presque dégradée.

Mais j’ai tout de même relevé quand même des choses intéressantes, les dessins sont très détaillés et beaux bien qu’ils soient en noir et blanc et le passage de la Seconde Guerre Mondiale est celui que j’ai préféré car j’adore cette période de l’histoire et c’est le seul moment du livre qui ne ressemble pas à un livre d’histoire car cette partie est plus animée.

Je ne conseille pas forcément cette bande dessinée mais cela reste tout de même un livre intéressant pour découvrir l’histoire d’Espagne car elle est très réaliste, un peu trop même…

Sergi 602

novembre 26th, 2012

critique jesus et tito

Je vous conseille de lire Jesus et Tito
En 1970, dans la Yougoslavie de Tito, Velibor veut devenir footballeur. Il est partagé entre deux icônes le maréchal Tito et Jesus .
Velibor Colic est installé en France depuis qu’il a quitté, en 1992, sa Bosnie natale, ce réfugié politique a commencé à écrire des romans , notamment Jesus et Tito . Ce livre nous montre comment vit un enfant sous le régime totalitaire et communiste de son pays . L’auteur a introduit tout au long de son récit des faits réels et personnels . L’écriture de ce roman est fluide et captivante . On s’identifie au personnage aussi car l’auteur écrit de façon crue, à la portée de tous.

Anthonny 609

novembre 12th, 2012

Un acte de désespoir

Ce roman raconte l’histoire d’un Tunisien qui prend la décision de s’immoler par le feu. Cette immolation n’est pas à caractère religieux, mais plutôt un acte désespéré et contestataire du régime politique de son pays.

Dans l’ensemble, j’ai apprécié l’histoire de ce livre pour les raisons suivantes : il est facile à lire et l’auteur utilise un vocabulaire simple. L’histoire nous transporte  car le récit est réaliste puisque on arrive à se mettre dans la peau du personnage.  En effet, j’ai éprouvé de la compassion et de la pitié à l’égard du héros. Toutefois, je ne conseillerai pas ce roman à tous car il y a des passages assez violents comme des scènes d’humiliations, par exemple: « Mohamed était toujours par terre, car l’autre agent continuait de lui donner des coups de pied ». Malgré tout, c’est un livre utile car il permet de dénoncer la dictature de la Tunisie à cette période et montre  le quotidien que subit la population à l’égard de ce régime politique.

Céline, 611