février 12th, 2017

L’Art de voler, un manuel d’Histoire…

L’Art de voler est une bande dessinée écrite par Antonio Altarriba après le suicide de son père à 91 ans, en 2001,  illustrée par le dessinateur Kim, en noir et blanc. Kim est né en 1942 à Barcelone. Influencé par l’underground américain, il publie ses premières bandes dans le magazine musical Vibracionnes. En 1977, il crée pour l’hebdomadaire satirique El Jueves, le personnage de Martinez El Fecha, est caricature de l’espagnol d’extrême droite, qui connait une gloire nationale. Quand Antonio Altarriba lui proposera la difficile mission de dessiner 90 ans de la vie de son père, il acceptera sans hésiter.

Dans cette bande dessinée parue en 2009 en Espagne et en 2011 en France, Antonio Altarriba nous raconte l’histoire de l’Espagne au cours du XXème siècle à travers les yeux et la vie de son père nous menant à découvrir le régime de Franco, la « retirada » et la libération par exemple.

Cette bande dessinée historique est reconnue en Espagne et a obtenu plusieurs prix.

Pour moi, c’est une réplique d’un manuel scolaire d’histoire-géographie, dans le sens où Altarriba se contente juste de raconter  l’histoire de son père sans y ajouter une touche personnelle qui pourrait nous toucher et ce, avec un seul point de vue, celui du père d’Antonio . On pourrait rajouter aux défauts de cette œuvre les nombreuses scènes érotiques qui ne sont pas d’une grande utilité ou l’image des femmes en est presque dégradée.

Mais j’ai tout de même relevé quand même des choses intéressantes, les dessins sont très détaillés et beaux bien qu’ils soient en noir et blanc et le passage de la Seconde Guerre Mondiale est celui que j’ai préféré car j’adore cette période de l’histoire et c’est le seul moment du livre qui ne ressemble pas à un livre d’histoire car cette partie est plus animée.

Je ne conseille pas forcément cette bande dessinée mais cela reste tout de même un livre intéressant pour découvrir l’histoire d’Espagne car elle est très réaliste, un peu trop même…

Sergi 602

novembre 26th, 2012

critique jesus et tito

Je vous conseille de lire Jesus et Tito
En 1970, dans la Yougoslavie de Tito, Velibor veut devenir footballeur. Il est partagé entre deux icônes le maréchal Tito et Jesus .
Velibor Colic est installé en France depuis qu’il a quitté, en 1992, sa Bosnie natale, ce réfugié politique a commencé à écrire des romans , notamment Jesus et Tito . Ce livre nous montre comment vit un enfant sous le régime totalitaire et communiste de son pays . L’auteur a introduit tout au long de son récit des faits réels et personnels . L’écriture de ce roman est fluide et captivante . On s’identifie au personnage aussi car l’auteur écrit de façon crue, à la portée de tous.

Anthonny 609

novembre 12th, 2012

Un acte de désespoir

Ce roman raconte l’histoire d’un Tunisien qui prend la décision de s’immoler par le feu. Cette immolation n’est pas à caractère religieux, mais plutôt un acte désespéré et contestataire du régime politique de son pays.

Dans l’ensemble, j’ai apprécié l’histoire de ce livre pour les raisons suivantes : il est facile à lire et l’auteur utilise un vocabulaire simple. L’histoire nous transporte  car le récit est réaliste puisque on arrive à se mettre dans la peau du personnage.  En effet, j’ai éprouvé de la compassion et de la pitié à l’égard du héros. Toutefois, je ne conseillerai pas ce roman à tous car il y a des passages assez violents comme des scènes d’humiliations, par exemple: « Mohamed était toujours par terre, car l’autre agent continuait de lui donner des coups de pied ». Malgré tout, c’est un livre utile car il permet de dénoncer la dictature de la Tunisie à cette période et montre  le quotidien que subit la population à l’égard de ce régime politique.

Céline, 611