décembre 10th, 2013

La délivrance est à portée de main…

Délivrance est un roman d’ Adler Olsen écrit en 2009 qui a été édité par Flakepost Frap. C’est un polar qui nous présente de nombreuses histoires, qui n’ont, apparemment, aucun lien entre elles. Au fur et à mesure du livre, toutes les histoires se rejoignent, pour au final, prendre tout leur sens.

C’est l’histoire d’un kidnappeur, mais aussi d’une équipe de policiers qui s’occupe de vieilles affaires non résolues dont notamment l’histoire d’une lettre trouvée dans une bouteille qui a été écrite avec du sang. Le personnage principal, le kidnappeur, dont on ne connait pas le nom puisqu’il présente des identités multiples, est poussé par sa haine envers les sectes, et ce, par la faute de son père, un extrémiste catholique, qui, quand il était jeune, l’a maltraité.

Ce livre m’a plu car j’ai beaucoup aimé les différentes intrigues présentées à travers le scénario. Malgré tout ça, j’ai trouvé certains moments un peu ennuyants, c’est pourquoi j’ai sauté quelques pages de temps en temps, ce qui ne m’a pas empêché de bien suivre l’histoire. En effet, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de moments ou il ne se passait RIEN. Pourtant, le lecteur est retenu par le suspens. Par contre, les moments d’actions sont palpitants et passionnants… Je vous recommande de le lire car il est certes long, mais j’ai beaucoup apprécié le rythme soutenu qui laisse le lecteur constamment en haleine.

Louis M. de 601

 

octobre 28th, 2011

Qu’est-ce que le roman noir ?

Le roman noir naît aux Etats-Unis dans les années 1930 sous la plume d’auteurs comme Raymond Chandler Dashiell Hammet. Il est lié au contexte social de l’époque : alors que la crise économique et la prohibition engendrent des violences urbaines, les romanciers peignent, dans une langue crue et souvent argotique, des milieux marginaux dans lesquels évolue un détective privé désabusé. Jean Pons, critique littéraire français, en donne la définition suivante :

 

« Les romans noirs sont une littérature immédiate et engagée. Immédiate parce qu’ils nous parlent directement des banalités et des convulsions de notre monde : ils nous montrent, dans leurs fictions violentes, un univers connu qui est celui de notre vie quotidienne mais aussi celui dont les médias s’épuisent à nous présenter des aspects disparates ou à nous proposer des analyses de circonstance. Engagée parce que l’actualité, qu’ils reprennent et transforment sous forme romanesque, donne lieu, de manière implicite ou clairement formulée, à des prises de position politiques : le roman noir prend position de façon « actuelle » par rapport à la réalité humaine et sociale. »

Jean Pons, « Le roman noir, littérature réelle », Les Temps modernes, n° 595, sept-oct-nov 1997

octobre 28th, 2011

Quand je serai roi : Une fresque sociale au cynisme décapant

Le roman Quand je serai roi commence par une scène choc : Le Nopal, surnom du jeune Jorge Osuna, est absorbé dans les rêves et visions hallucinatoires que lui délivre la colle qu’il inhale.

Sous l’égide de cette scène  qui bouscule le lecteur, voilà  commencée une fresque sociale du Mexique, à travers des chapitres qui explorent tour à tour l’univers de Carmen, la mère de Jorge, Marcos Valladares, le directeur de Radio familiale, et les microcosmes familiaux et sociaux où ils évoluent. Enrique Serna nous donne accès à un Mexico déshérité, mais aussi à celui des quartiers chics, dans une écriture où la noirceur, le cynisme éclairent sans concession les travers des personnages et d’une société.

Chez le « Nopal », le lecteur écoute le cri étouffé d’une souffrance engluée, la quête d’un jeune garçon, l’absence mystérieuse du père ;  mais en plongeant à travers le brouillard de ses hallucinations, il découvre aussi le portrait au scalpel de la violence et la bassesse qui gouverne les adultes et rejaillit sur les enfants.  En effet, de l’autre côté du monde de Jorge, celui de Marquitos, fils du riche directeur de la radio, engagé dans une course stérile à la possession d’armes à feu : quel avenir pour des enfants qui jouent avec la mort ? La réponse dans la scène centrale du roman qui rapproche avec maestria les destins des deux familles.

Ardu voyage au cœur de ce monde sans repères, où le rôle de héros devrait curieusement être confié à des enfants martyres ! Un roman à l’écriture énergique qui permet, par ricochet, de porter un regard neuf,  un regard pourvu de plus d’acuité sur notre société, sur la construction ou la destruction de ses valeurs.

N’hésitez pas à faire par de vos réactions de lecture, et à formuler dans les commentaires les questions que vous aimeriez poser à l’auteur le 5 novembre.

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