mars 26th, 2019

Course poursuite asiatique !

  Ce livre s’intitule Le jeu du chat et de la souris ; un roman noir avec écrit par A yi. Il est né en 1976 dans la province de Jiangxi en Chine. Il a été policier avant de démissionner pour devenir journaliste puis écrivain. Le jeu du chat et de la souris est son premier roman.

 Le livre retrace l’histoire d’un jeune homme dont on ne connaît pas l’identité qui venait de quitter le lycée, et qui pour passer le temps  crée un jeu où il assassine une fille de sa classe sans aucune raison particulière. Sa victime s’appelle Kong Jie. L’adolescent a tout planifié, son meurtre puis sa fuite. Le garçon joue avec la police. 

L’auteur veut nous montrer la réalité sociétale du pays grâce à la description du crime organisé , grâce à un personnage d’antihéros qui appartient à une jeunesse sans idéal. En effet,  l’histoire est basée sur un fait divers qui s’est produit en 2006.

A Yi a un style très simple , dépouillé, minimaliste.

Ce que j’ai apprécié dans ce roman est la façon de décrire les scènes avec précision comme par exemple le moment où le jeune homme tue Kong Jie, il l’étrangle puis la poignarde de 37 coup de couteaux et enfonce son corps dans le tambour de la machine à laver ; ce qui m’a intéressé est que le livre est un roman noir car car j’aime bien le courses poursuites entre le criminel et les policiers.

Walter 605

 

mars 24th, 2019

Un roman dérangeant

Le jeu du chat et de la souris est un roman thriller écrit par l’écrivain chinois A Yi né en 1976 dans la province de Jiangx.

Dans ce livre un jeune garçon ordinaire dépassé par l’ennui et sans émotion nous raconte son quotidien qui est ennuyeux, il vit dans un appartement qu’il partage avec sa tante. Un jour l’ennui va le pousser à commettre l’irréparable, il assassine une jeune fille qui est sa camarade de classe de sang froid et sans raisons. La mise à mort lui apporte quelques instants d’émotions.Il avait préparé son geste et planifié sa fuite, son crime va avoir des conséquences, il va être poursuivi par la police, il va les fuir mais va finir par être arrêté, sa fuite est accompagnée de solitude et de peur. Cet adolescent rencontre des difficultés à s’intégrer à l’école et dans sa famille. Il souffre d’un complexe d’infériorité qui va le pousser à détester son entourage et à agir de manière irréfléchie.

J’ai trouvé que ce roman est troublant et dérangeant car le narrateur est un jeune assassin, le nom du jeune garçon est inconnu, cela permet de s’identifier plus facilement à ce personnage.Ce livre m’a paru ennuyeux, le personnage s’ennuie tout au long de l’histoire mais j’ai bien aimé car on cherche à comprendre les raisons qui l’ont poussé à commettre de tels actes et son absence d’émotions.

                                                                                                                                                                                                                                         Wissam, 605

mars 24th, 2019

«Vous me poursuivez, et moi je fuis. Jouons ensemble à ce jeu.»

Paru le 19 avril 2017, 下面,我该干些什么 (Xia mian, wo gai gan xie shemne) ,ou plus communément appelé Le jeu du chat et de la souris, est un roman chinois traduit par CHEN Mélie. Édité par la maison d’édition Stock, cette œuvre fait 240 pages et a été écrite par A Yi, de son vrai nom Ai Guozhu, il est né en 1976 dans la province du Jiangxi.

Une journée comme les autres dans une ville chinoise, un adolescent fait quelques achats puis rentre dans l’appartement qu’il partage avec sa tante. Orphelin de père et négligé par une mère qui ne pense qu’à gagner de l’argent, il se retrouve obligé de vivre avec sa tante bien qu’elle le méprise du plus profond de son cœur . Ce jour-là il a invité une camarade de classe, Kong Jie, à venir le rejoindre en début d’après-midi. Dès qu’elle arrive, il l’étrangle, la poignarde 37 fois et enfonce son cadavre dans le tambour de la machine à laver. Puis il quitte la ville. Bien sûr il n’a pas choisi sa victime au hasard, pour marquer les esprits, il s’en est pris à la beauté, à l’innocence et la bonté. Bien qu’au début il décide de s’enfuir il finit par se rendre à la police, le procès va finalement l’ennuyer au même titre que la vie qu’il menait.

Ce roman est plus un roman noir plutôt qu’un polar car le genre du polar se construit autour d’une intrigue, d’une enquête policière parfois fouillée,etc…tandis que le roman noir se caractérise plus par un univers violent, un regard tragique et pessimiste sur la société, un fort ancrage référentiel et un engagement politique ou social. C’est ce que l’on peut retrouver avec Le jeu du chat et de la souris,car d’une par ce roman ne tourne absolument pas autour d’une enquête mais plus de l’aventure de notre anti-héros, et surtout A Yi critique avec insistance la société chinoise et l’oppression présente en permanence sur la jeunesse de ce pays.

Pourtant, ce qui a pu me déplaire était l’excès de description et le manque de dialogue qui rendaient la lecture très fatigante mentalement car on savait qu’il y allait y avoir un meurtre à un moment dans l’histoire et donc l’attente pour arriver à cette partie du roman a été interminable pour ma part. Malgré tout, certains moments comme l’interrogatoire de police et le procès étaient beaucoup plus intéressants car c’étaient des parties plus dynamiques avec plus de dialogues et d’action.

En conclusion ce roman était assez plaisant à lire, mais sans plus. Bien que le synopsis donné très envie de le lire, l’histoire et la forme du roman m’ont beaucoup déçus car je m’attendais à avoir quelque chose de plus violent et de moins monocorde, et si il y a bien une chose qui m’a tracassé du début jusqu’à la fin est le fait qu’on ne connaîtra jamais le nom du héros puisqu’il n’a été précisé nulle part.

Clémentine, 605

décembre 10th, 2013

La délivrance est à portée de main…

Délivrance est un roman d’ Adler Olsen écrit en 2009 qui a été édité par Flakepost Frap. C’est un polar qui nous présente de nombreuses histoires, qui n’ont, apparemment, aucun lien entre elles. Au fur et à mesure du livre, toutes les histoires se rejoignent, pour au final, prendre tout leur sens.

C’est l’histoire d’un kidnappeur, mais aussi d’une équipe de policiers qui s’occupe de vieilles affaires non résolues dont notamment l’histoire d’une lettre trouvée dans une bouteille qui a été écrite avec du sang. Le personnage principal, le kidnappeur, dont on ne connait pas le nom puisqu’il présente des identités multiples, est poussé par sa haine envers les sectes, et ce, par la faute de son père, un extrémiste catholique, qui, quand il était jeune, l’a maltraité.

Ce livre m’a plu car j’ai beaucoup aimé les différentes intrigues présentées à travers le scénario. Malgré tout ça, j’ai trouvé certains moments un peu ennuyants, c’est pourquoi j’ai sauté quelques pages de temps en temps, ce qui ne m’a pas empêché de bien suivre l’histoire. En effet, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de moments ou il ne se passait RIEN. Pourtant, le lecteur est retenu par le suspens. Par contre, les moments d’actions sont palpitants et passionnants… Je vous recommande de le lire car il est certes long, mais j’ai beaucoup apprécié le rythme soutenu qui laisse le lecteur constamment en haleine.

Louis M. de 601

 

octobre 28th, 2011

Qu’est-ce que le roman noir ?

Le roman noir naît aux Etats-Unis dans les années 1930 sous la plume d’auteurs comme Raymond Chandler Dashiell Hammet. Il est lié au contexte social de l’époque : alors que la crise économique et la prohibition engendrent des violences urbaines, les romanciers peignent, dans une langue crue et souvent argotique, des milieux marginaux dans lesquels évolue un détective privé désabusé. Jean Pons, critique littéraire français, en donne la définition suivante :

 

« Les romans noirs sont une littérature immédiate et engagée. Immédiate parce qu’ils nous parlent directement des banalités et des convulsions de notre monde : ils nous montrent, dans leurs fictions violentes, un univers connu qui est celui de notre vie quotidienne mais aussi celui dont les médias s’épuisent à nous présenter des aspects disparates ou à nous proposer des analyses de circonstance. Engagée parce que l’actualité, qu’ils reprennent et transforment sous forme romanesque, donne lieu, de manière implicite ou clairement formulée, à des prises de position politiques : le roman noir prend position de façon « actuelle » par rapport à la réalité humaine et sociale. »

Jean Pons, « Le roman noir, littérature réelle », Les Temps modernes, n° 595, sept-oct-nov 1997

octobre 28th, 2011

Quand je serai roi : Une fresque sociale au cynisme décapant

Le roman Quand je serai roi commence par une scène choc : Le Nopal, surnom du jeune Jorge Osuna, est absorbé dans les rêves et visions hallucinatoires que lui délivre la colle qu’il inhale.

Sous l’égide de cette scène  qui bouscule le lecteur, voilà  commencée une fresque sociale du Mexique, à travers des chapitres qui explorent tour à tour l’univers de Carmen, la mère de Jorge, Marcos Valladares, le directeur de Radio familiale, et les microcosmes familiaux et sociaux où ils évoluent. Enrique Serna nous donne accès à un Mexico déshérité, mais aussi à celui des quartiers chics, dans une écriture où la noirceur, le cynisme éclairent sans concession les travers des personnages et d’une société.

Chez le « Nopal », le lecteur écoute le cri étouffé d’une souffrance engluée, la quête d’un jeune garçon, l’absence mystérieuse du père ;  mais en plongeant à travers le brouillard de ses hallucinations, il découvre aussi le portrait au scalpel de la violence et la bassesse qui gouverne les adultes et rejaillit sur les enfants.  En effet, de l’autre côté du monde de Jorge, celui de Marquitos, fils du riche directeur de la radio, engagé dans une course stérile à la possession d’armes à feu : quel avenir pour des enfants qui jouent avec la mort ? La réponse dans la scène centrale du roman qui rapproche avec maestria les destins des deux familles.

Ardu voyage au cœur de ce monde sans repères, où le rôle de héros devrait curieusement être confié à des enfants martyres ! Un roman à l’écriture énergique qui permet, par ricochet, de porter un regard neuf,  un regard pourvu de plus d’acuité sur notre société, sur la construction ou la destruction de ses valeurs.

N’hésitez pas à faire par de vos réactions de lecture, et à formuler dans les commentaires les questions que vous aimeriez poser à l’auteur le 5 novembre.

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