mars 6th, 2018

Un Liborio pauvre mais libre

Gabacho a été écrit par Arua Xilonen qui est une jeune romancière née en 1995 au Mexique et qui fait des études de cinéma. Ce roman est son tout premier ouvrage et il a eu un succès considérable.

Cette œuvre raconte la vie d’un jeune immigré mexicain de 17 ans prénommé Liborio vivant aux Etats-Unis. Ce dernier travaille dans une modeste librairie où il loge et gagne à peine de quoi se nourrir.

Durant le récit, il tombera amoureux d’une fille de la bibliothèque se nommant Aireen. Ce fut un réel coup de foudre !

Malheureusement de nombreux problèmes l’emmènent à être hébergé à « La Casa del Puente » où il fera la rencontre de personnes sympathiques et qui lui tendront la main dans la difficulté. C’est grâce à ses personnes là évidemment que Liborio pourra relever la tête et aller de l’avant lorsque ça allait mal. C’est en ce lieu qu’il débutera sa carrière de boxeur.

Dans cet ouvrage, l’auteur nous fait parvenir les émotions et les sentiments du personnage de manière assez claire, avec notamment des descriptions de gestes et de pensées des plus précises. Tout comme l’illustre ces passages : « Mon cœur s’évaporait par tous les pores de ma peau »,

J’ai absolument adoré ce roman car son langage familier casse la barrière du langage qu’il y a d’habitude entre nous, les jeunes, et le style de la plupart des romans. Cela ne fait que faciliter l’identification au personnage principal et donc nous permettre de nous imprégner de son histoire. Il y a notamment beaucoup d’action dans ce roman et beaucoup d’humour. Le roman était caractérisé tout comme le personnage principal par la bagarre, et nous remarquons cela dès le début du roman par une grosse mêlée qui introduit cette histoire. Je trouvais aussi assez drôle la manière de s’exprimer de Liborio qui quand il s’énervait,  ne pouvait s’empêcher de dire des insultes et pas forcément en français comme : « qu’ils aillent se faire foutre », « bordel de merde », « fuck you, son of a bitch, illegal beaner ».

Ce roman nous montre que même si la vie peut-être dure à vivre parfois, des personnes peuvent l’éclairer et vous faire sortir de l’ombre de la difficulté.

Je vous conseille très fortement de lire ce livre, vous ne serez pas déçu au contraire !

Bonne lecture !

Ridwan, 606

février 21st, 2018

Gabacho : Une histoire d’amour sur fond de baston.

Nous allons suivre les galères d’un jeune garçon, Liborio, qui se heurte au racisme.
Aura Xilonen est née au Mexique en 1995. Après une enfance marquée par la mort de son père et des mois d’exil forcé en Allemagne,chez sa tante,elle passe beaucoup de temps chez ses grands-parents, s’inspirant de leur langage imagé et de leurs expressions populaires. Elle a seulement dix-neuf ans lorsqu’elle reçoit le prestigieux prix Mauricio Achar pour son premier roman, Gabacho. Aura Xilonen étudie actuellement le cinéma à la Benemérita Universidad Autónoma de Puebla.
À travers le personnage Liborio, Aura Xilonen va s’inspirer des personnes qu’elle a rencontrées. Ce n’est pas une autobiographie proprement dite mais le roman est inspiré de la vie et de la famille d’Aura Xilonen. Le grand père de l’auteur s’appelle Liborio comme le personnage principal de ce roman.  Ce roman se passe à notre époque et évoque la vie des migrants mexicains qui sont prêts à tout pour rentrer aux Etats-Unis. D’ailleurs, le grand père de l’auteur avait essayé lui aussi de traverser la frontière.
Liborio n’a rien à perdre et peur de rien. Enfant des rues, il a fui son pays natal le Mexique et il a risqué sa vie en traversant la frontière pour commencer une nouvelle vie en Amérique. Cela sera pour lui une deuxième naissance. Il est le narrateur du roman, il raconte ses galères de jeune clandestin. Il va rencontrer des gens parfois bienveillants et d’autres qui veulent sa peau. Dans la ville du sud des États-Unis où il s’est réfugié, il trouve un petit boulot dans une librairie hispanique, il lit tout ce qui lui tombe sous la main, fantasme sur la jolie voisine (Aireen) et ne craint pas la bagarre……

Je trouve très intéressant ce roman car l’histoire  commence par un combat et s’achève par un combat d’un autre style. Dans le premier combat, Liborio n’a que ses poings pour se battre. Il réagit comme un animal, psychologiquement il fonctionne avec son instinct. Trois personnages vont être très importants pour lui :

-      Pépé : qui va lui sauver la vie deux fois.

-      Le Boss : qui va lui permettre de découvrir la lecture et les mots même s’il est parfois difficile avec Liborio.

-      Et surtout Aireen : c’est un personnage aérien, qui passe dans la vie de Liborio comme un souffle de vent et qui moralement va sauver Liborio : « Mon cœur s’évaporait par tous les pores de ma peau ». Il est tellement amoureux d’elle, qu’il ne peut vivre qu’avec elle jusqu’à son dernier souffle. Liborio donne beaucoup d’amour à cette fille et Aireen lui donne aussi beaucoup d’amour : « L’amour, je crois que ça peut s’admirer comme une œuvre d’art ». C’est grâce à Aireen que Liborio va aller vers l’écriture et va exprimer tous ses sentiments et écrire des lettres pour elle. Elle va amener Liborio à prendre conscience, à réfléchir sur sa vie passée et future. J’ai adoré aussi un autre passage de ce livre : « Ce que l’amour ne tue pas, le désamour le détruit, vérité de Dieu » !
Grâce à ces trois personnages, Liborio va créer des liens affectifs. Il va se construire. Il va canaliser sa colère, s’entrainer, apprendre une technique de boxe et ainsi le roman se termine sur un combat beaucoup plus digne.
J’ai apprécié la manière dont Aura Xilonen a construit ce roman. Elle a inséré des parties du journal intime de Liborio au passé dans un récit principal au présent. Les événements que vit Liborio lui font penser à des choses vécues dans son passé et ainsi le passé va être inséré au cours de l’histoire pour tisser le roman: la fuite de chez la journaliste, pied-nus dans la nuit lui rappelle la course poursuite avec les watchmans dans le désert. J’ai aimé cette construction et j’ai adoré l’idée que ces insertions soient des lettres pour Aireen. Les lettres et le récit au présent sont écrits avec deux typographies différentes.
J’ai trouvé l’écriture très intéressante: l’auteur a employé des mots qui surprennent : « bluesesques, jazzesques, soulesques, arabesques, thermopylo-jupitériennes….. ». L’auteur a imaginé un langage propre à Liborio. Liborio absorbe tout, il prend tous les mots des livres hispaniques et il les mélange avec les mots de la rue. Il mélange des mots anglais avec des mots espagnol comme Aireen, cela donne un spanglish : « Je crois qu’on va devenir de good friends, tous les deux, you know ». Grâce à cette écriture les personnages sont vivants et réels. Les dialogues ont beaucoup d’humour. J’ai trouvé l’écriture drôle, j’ai trouvé intéréssant que Liborio garde sa culture en parlant spanglish. Je note au passage que le travail du traducteur est excellent, Julia Chardavoire a très bien traduit l’univers littéraire d’Aura Xilonen.
Donc j’ai bien aimé ce livre, cependant, je ne suis pas complétement enthousiaste car j’ai trouvé les mots d’argots difficiles et la fréquence des mots grossiers un peu trop lourde : « connard ! »,  « trou de balle, fils de pute », « qu’ils aillent se faire foutre », « bordel de merde », « fuck you, son of a bitch, illegal beaner »…………….

Ce livre est néanmoins intéressant et mérite un prix ! L’histoire de ce jeune garçon m’a beaucoup touchée : « Je suis ma propre maison, un point c’est tout. Et la ceinture, c’est le seul truc que j’enlève jamais », « le soleil, c’est lui qui donne la vie mais il peut la prendre aussi »  à travers ces citations je ressens la peine des pauvres  migrants qui vivent une vie vraiment très difficile, douloureuse et triste ! Les personnages sont attachants de ce livre, je pense encore à Naomi, au grand-père d’Aireen: « un homme ça doit toujours garder sa dignité, je veux dire, sa verticalité, jusqu’au dernier instant de sa vie», à Pépé:« le soleil, c’est lui qui donne la vie mais il peut la prendre aussi » et à tous ses migrants qui risquent leur vie.

Je fais le lien avec le livre de Gaël Faye Petit pays  où Gabriel tout comme Liborio, va grandir grâce à la découverte de la lecture! La formation cinématographique d’Aura Xilonen, transparait dans son roman: les dialogues, les flashback, le fait que les personnages principaux apparaissent dés les premières pages du livre (Aireen, le boss, le directeur de la pension).

Ce livre ferait un film passionnant!

Florence, 606

février 11th, 2018

Menbrane: une vie et une peau artificielles

Membrane est un livre écrit par Chi Ta-Wei, qui est enseignant de littérature et écrivain Taïwanais. Il écrit des nouvelles et fait des traductions. Membrane est un roman de science-fiction queer écrit en 1996 et il a été traduit en 2015 pour présenter son roman en France.

L’histoire de Membrane se déroule en l’an 2100 où le soleil devenu trop dangereux pour la vie sur terre a cause de la couche d’ozone détruite par la pollution de l’homme. Elle laisse passer les rayons de soleil meurtriers, obligeant toute forme de vie à se réfugier sous l’eau. C’est dans ce monde que vit Momo une esthéticienne réputée de 30 ans qui habite seule et ne sort pratiquement jamais. Pour ses 30 ans, sa mère vient lui rendre visite alors qu’elle n’a pas vu sa fille depuis 20 ans. Cette dernière a eu une maladie dangereuse qui coûte cher à soigner et  elle a dû passer un long séjour à l’hôpital.

Le monde dans lequel se déroule le récit est très original et des plus surprenants; d’autant plus que l’auteur nous le décrit bien, il nous parle avec précision  et détaille de fond en comble et grâce à cela, il nous permet d’ imaginer l’histoire et ce monde monde futuriste. Ce dernier serait pour moi des plus absurdes sans détails alors qu’il n’est que complexe.

De plus, le rapport des androïdes avec les hommes est très intéressant ainsi que les technologies futuristes assez originales comme le scanner ou la M-skin. La description est très bien faite et détaillée, ce qui nous permet de ne pas se lasser même avec une description de plusieurs lignes.

Ce livre m’a beaucoup plu.

L’histoire est très intéressante, surprenante et plein de suspense. L’auteur grâce a son talent arrive à nous faire nous poser tout genre de question sur les personnages et leurs relations avec les autres: qui  est Momo? pourquoi rencontre-t-elle sa mère après seulement 20 ans? quelle est sa maladie et comment a-t’elle été soignée?; qui est Andy? etc…

Le récit de l’enfance de Momo est passionnant, on voit ses pensées, ses sentiments de jalousie et de haine envers sa mère, comment elle se sent dans sa peau et ses réactions.

Ce livre m’a même donné envie de le faire connaitre et de le partager. Il est court,  un peu compliqué à comprendre mais vraiment bien. Il nous permet de réfléchir sur comment pourrait devenir le monde dans le futur et sur  notre rapport avec les technologies très sophistiquées des androïdes qui sont presque humains mais considérés comme de simples robots servant à travailler ou comme frigo à organes pour les greffes.

Je vous conseille de le lire, c’est une bonne expérience même si c’est un style particulier que tout le monde n’aimera peut être pas.

Pour ceux qui aiment la SF, le suspense et le mystère je vous le conseille vivement; et je souhaite une bonne lecture pour ceux qui ne l’ont pas encore lu!

Pablo, 606

décembre 2nd, 2015

Petits combattants, l’histoire d’une enfance

 

Petits combattants est un roman réaliste écrit par Raquel Robles paru en 2013. C’est le récit de la révolution Argentine, vécue par des milliers d’Argentins entre 1976 et 1983, racontée à travers les yeux de deux très jeunes enfants de maternelle et de primaire. Leurs parents, des résistants, ont été enlevés et la sœur et son frère se développent un esprit de combattant et s’entraînent dans l’espoir de retrouver leurs parents tout en s’attendant « Au Pire », à savoir la mort de leurs proches. Le roman se compose de petites histoires, plus ou moins rattachées les unes aux  autres, que les deux enfants,à la recherche de réponses,vivent avec leurs grands-mères, leur oncle et tante, à l’école, avec des camarades « alliés ».  La jeune fille, narratrice du livre, est dévouée à son frère, elle lui apprend à mentir, à se contrôler, à être fort.

J’aime le fait que l’histoire soit racontée de façon simple et infantile. On s’attache ainsi plus facilement au personnage qu’est cette combattante qui s’interdit de pleurer sur son sort. Malgré le fait que certains passages peuvent paraître longs et sans intérêts pour la suite des événements, le roman est attachant et l’on veut toujours savoir si oui ou non les enfants  vont retrouver leurs parents; si oui ou non, ils grandiront comme de vrais révolutionnaires; si oui ou non, ils survivront à cette aventure qui est loin d’être facile. Quelquefois, les histoires et  le mode de penser  peuvent être peu crédibles car il est étonnant qu’une fille d’un si jeune âge puisse raisonner d’une telle façon.  Cependant, Il est intéressant de lire ce roman un peu historique et  d’ apprendre à ce propos ce qui concerne  la révolution Argentine.

Ce roman permet à ceux qui n’aimeraient pas la littérature compliquée et remplie de longues descriptions de s’attacher à une histoire simple sans pour autant s’ennuyer, de ressentir les émotions de ces enfants courageux mais sensibles, et de se plonger dans une réalité de la vie qui est certainement très dure pour des milliers d’Argentins, comme elle l’a peut-être été pour l’auteur et qu’elle l’est pour ces deux petits combattants.

Par Eva.

novembre 29th, 2015

Le cricket m’ennuie !

Je me suis ennuyé sur les 100 premières pages de ce roman. J’ai trouvé qu’il n’y avait pas d’actions ou très peu – dès  que l’action  commence, elle s’arrête aussitôt… S’il y a  une scène de violence, d’action, aussitôt des descriptions très ennuyeuses et très  longues du village, de la famille du personnage principal, coupent  d’un coup l’action et la gâchent. Les longues descriptions  de ce livre suscitent  l’ennui du lecteur et on finit par rejeter  l’aventure de l’héroïne ,Rukhsana, et  ses journées sans suspens, sans action.

Ainsi je n’ai pas pu apprécier cette héroïne en dépit  du  combat très courageux  qu’elle mène tout au long du livre. Son combat est contre des talibans. C’est la guerre dans son pays et elle cherche à le fuir mais une sorte de monotonie règne dans ses journées. C’est  très perturbant d’avoir un personnage qui pendant la guerre nous fatigue de descriptions et nous enlève tout suspens. De plus, l’héroïne  exprime peu ses émotions, ses sentiments, ce qui ne permet pas de  cerner clairement le personnage.

Dès le début du roman, un flash-back mal expliqué par l’écrivain, qui ne précise  pas assez qu’il s’agit d’un  retour dans le passé, m’a conduit à décrocher  de ce livre ; j’ai perdu  le fil de l’histoire…

Tout dans ce livre,  Le cricket des Talibans,  m’a déplu.

C’est pour ces raisons que j’ai abandonné ce livre au bout d’un peu plus de 100 pages.

Personnellement, je le déconseille pour ceux qui aiment  les histoires avec de l’action.

 

 

Victor.B – 604

 

décembre 10th, 2013

Une Volonté de Glace

Ree Dolly a 17 ans. Elle vit seule dans la forêt des Ozarks avec ses deux frères dont elle s’occupe. Quand son père sort de prison, il disparaît sans laisser de traces. Elle n’a pas d’autre choix que de se lancer à sa recherche et ce sous peine de perdre la maison familiale, utilisée comme caution auprès de la justice. Ree va alors se heurter au silence de ceux qui peuplent ces forêts du Missouri. Mais elle n’a qu’une idée en tête, retrouver son père pour sauver sa famille.

Nous avons trouvé que ce roman était sombre et triste. La noirceur dans cette histoire succède au désespoir. C’est un roman bien écrit, qui regroupe beaucoup de scènes d’action et d’émotion tout au long du récit. Ce qui nous a le plus ému, c’est la volonté de Ree à retrouver son père par n’importe quel moyen, sans jamais renoncer, pour éviter à sa famille d’être mis à la rue. Le personnage de Ree est très attachant et dès les premières pages, on se retrouve envoûté par ce personnage, au point de ne plus vouloir le lâcher, l’abandonner. Par ailleurs, la chute du roman est surprenante. Au final, nous avons trouvé ce roman très émouvant et attachant du début à la fin, sans aucun ralentissement dans cette superbe histoire. 

Nous vous recommandons donc de lire ce roman.

Anthony et Emmanuel  601…

novembre 22nd, 2011

Le mec de la tombe d’à côté. Un amour différent.

Vous êtes de ceux qui pensent que les histoires d’amour finissent mal, en général ? Vous faites partie de ces gens qui répondent « non merci, très peu pour moi » lorsqu’on tente de leur fourguer des histoires à dormir debout de princes qui épousent des princesses (ensommeillées, de préférence) ? Dans ce cas, ‘Le mec de la tombe d’à côté’ est pour vous.

Katarina Mazetti est journaliste à la Radio suédoise et a écrit plusieurs livres, certains pour la jeunesse et d’autres pour adultes. Titulaire d’une maîtrise de littérature et d’anglais, elle a fait ses études à l’Université de Lund. Le roman Le Mec de la tombe d’à côté a notamment été traduit en plusieurs langues dont le Francais.

Entre Desirée, qui est du genre a croire que l’amour est un long fleuve tranquille, et Benny pour qui ce serait plutôt « je t’aime, tu m’aimes, on sème« , il y un trou énorme, plus grand qu’une tombe. L’auteur nous emmène vers des questions naïves, mais redoutables:

L’amour est-il plus fort qu’une appartenance à une vie sociale?

Le lieu où on vit détermine t-il nos futurs partenaires?

Heureusement, le côté fleur bleue est compensé grâce à une bonne dose d’humour et de tendresse. Plus tout jeunes, pas très beaux, ni riches, ils s’aiment… cela peut nous faire penser « Et pourquoi pas nous? »…

Aurore Sicard

novembre 20th, 2011

Le mec de la tombe d’à côté, un roman d’été

Dans ce roman de Katarina Mazetti, on découvre deux personnages très attachants, Benny et Désirée, aux vies totalement décalées.

Ce roman d’amour décrit l’histoire de la rencontre entre une citadine bibliothécaire et un agriculteur. Tout oppose ces deux-là : il aime la couleur, les broderies et la dentelle de sa mère ; elle aime le noir et blanc, la simplicité.

Pourtant, une passion naît, à la fois touchante et fragile. Tout au long du roman une seule question se pose : Benny et Désirée parviendront-ils à dépasser ce fossé qui les sépare et leur histoire peut-elle exister ?

La manière d’écrire de l’auteur rend la lecture simple et fluide. Construit en chapitres courts, Katarina Mazetti alterne entre l’avis de Désirée et celui de Benny ce qui pousse le lecteur à lire la suite. Néanmoins, on peut se demander si cette façon d’écrire n’est pas trop simple.

Aussi, l’écrivain dénonce des faits réels : des fossés séparent les gens, ici la vie citadine face au monde paysan, qui habitent parfois qu’à quelques kilomètres d’écart.

Finalement, j’ai plutôt apprécié ce roman même s’il est un peu léger. Ainsi, je le trouve idéal pour les vacances, un livre à lire sans se prendre la tête …

Olivier M.

novembre 13th, 2011

Mister Pip de Lloyd Jones, Nouvelle Zélande

Après une parlote autour de Mister Pip, il en ressort que c’est un livre touchant, facile à lire et que l’on aime dès les premières pages tant on peut croire à l’histoire et s’identifier aux personnages.

Bien que l’histoire se déroule à l’autre bout du monde, sur une petite île du Pacifique, au milieu d’une guerre, le personnage principal Mathilda a presque notre âge et est en train de se construire.  En effet, c’est Mr Watts, le seul blanc de l’île, qui va lui faire découvrir le monde extérieur en lui faisant la classe. Ainsi, à travers la lecture et la découverte des autres, il permet à Mathilda de s’évader, d’ouvrir son esprit en lui apprenant que tout le monde à quelque chose à apprendre aux autres et surtout, il lui offre une ouverture vers le monde extérieur.

Pour autant, Mr Watts, surnommé Bel Oeil sur l’île, est mis à l’écart à cause de sa couleur de peau par les habitants de l’île qui le croient aussi mauvais que les autres blancs par qui la guerre est arrivée et qui les ont repoussés.

Dolorès, la mère de Mathilda a aussi un rôle très important ; c’est autour de ces deux adultes que la jeune fille se construit. C’est à cause d’elle et de sa jalousie envers Mr Watts que les malheurs arrivent au village. Néanmoins, elle semble pleine de regrets et se rachète à la fin du livre en défendant le défunt professeur.

Finalement, Mathilda va vivre des évènements affreux mais grâce à l’éducation que lui ont donné Dolorès et Mr Watts elle parvient à se reconstruire. Après avoir quitté l’île, elle consacre ses études aux personnes qui lui ont servi de modèle pour avancer : Charles Dickens, l’auteur Des grandes espérances, le livre qui lui a permis de s’évader par l’esprit et bien sûr Mr Watts sans qui rien n’aurait été possible.

Après quatre livres lus dans ce prix littéraire, je trouve que Mister Pip est le meilleur d’entre eux autant pour son histoire que pour la manière d’écrire de l’auteur.

Olivier M.

novembre 11th, 2011

Blabla sur la vie rêvée des plantes

Un livre où l’on rentre directement dans l’action, apparemment facile à lire en terme d’écriture.Les impressions reçues sur la classe sont partagées.

La plupart des élèves ont trouvé ce livre intéressant et pour ceux qui sont en train de le lire, ils sont plongés dedans et ont envie de découvrir l’intrigue principale. Les relations entre les deux frères sont intéressantes du point de vue sentimental et émotionnel.

Néanmoins certains d’entre nous n’ont pas trouvé le livre transcendant. Il faut dire qu’à travers ce livre, on découvre la culture coréenne axée sur l’amour des plantes qui se base également sur une partie de la mythologie des arbres.

Une partie choquante du livre est lorsque l’on apprend la double relation de la mère. Elle avoue effectivement qu’elle n’a jamais aimé son mari… Ce qui semble un peu déroutant d’autant plus qu’on l’apprend à la fin.

Classe 610