février 7th, 2018

GABACHO la vie trépidante d’un jeune immigré

Gabacho est un livre d’Aura Xilonen, une jeune fille née en 1995 au Mexique et qui fait des études de cinématographie. Gabacho est son premier livre et c’est d’ailleurs une réussite. Ce livre est écrit avec du langage familier et de l’argot

Ce roman raconte l’histoire d’un jeune mexicain de 17 ans immigré aux USA, nommé Liborio. Ce jeune homme travaille dans une petite librairie où il est logé  et gagne de quoi se nourrir. Durant l’histoire il tombera fou amoureux d’une « gisquette » prénommée Aireen et qui chamboulera sa vie puis après de nombreux problèmes, il sera hébergé à « La casa del Puente » où il rencontrera des personnes sympathiques qui l’aideront dans sa vie; c’est dans ce lieu qu’il commencera sa carrière de boxeur.

Ce livre pour moi fut un vrai bonheur, j’y suis rentré dès le départ et je l’ai lu en seulement quelques jours.
Il a
 une histoire captivante, drôle et avec de l’action. Le langage familier et l’argot nous permettent de bien rentrer dans l’histoire, de l’imaginer et s’en imprégner.

De plus, il y a plein de détails la rendant très réaliste. L’auteur nous montre bien comment la vie peut être dure et difficile avec plein d’entraves et des obstacles, mais il y a quand même des gens bien permettant d’améliorer cette vie et même de la rendre joyeuse.

Dans ce roman, il y a de temps en temps des passages en italique parlant des souvenirs de la vie passée de Liborio (avant d’être arrivé au USA) qui sont de parfois un peu longs; et il y en a d’autres sur sa vie à la librairie et les moment passés avec son boss qui nous mettent souvent le sourire aux lèvres.  L’auteur arrive très bien à exprimer les pensées et les sentiments et émotions du personnage principal.

J’aie trouvé la lecture simple et efficace nous faisant rentrer dans l’histoire dès les premières lignes et ce fut pour moi quelques pages de bonheur.

Je vous conseille fortement de le lire car il est merveilleux, facile à lire. Moi qui ai un peu de mal à m’y mettre, je l’ai fini en moins d’une semaine et je l’ai trouvé merveilleux, j’aurais même aimé qu’il soit un peu plus long ou qu’il y ait un deuxième tome et je n’en suis pas déçu. Il a l’air un peu épais à vue d’œil mais il ne fait pas énormément de pages, c’est en plus écrit en assez gros et il est très simple à lire même pour ceux qui n’ont jamais touché un livre de leur vie.

Si vous ne l’avez pas encore lu, je vous conseille vivement de l’emprunter avant que vous ne le puissiez et je vous souhaite une très bonne lecture.

Pablo,606

février 12th, 2017

Un tigre dans le corps

 L’Homme tigre de Eka Kurniawan 

Quand, à la fin du premier chapitre de ce roman, la police  demande à Margio, de toute évidence coupable du meurtre d’Anwar Sadat, pourquoi il a sauvagement assassiné cet homme, Margio répond : « Ce n’est pas moi, il y a un tigre dans mon corps. ». On se pose la même question du début jusqu’à la fin du livre : « Pourquoi cet enfant innocent qu’est Margio a-t-il tué Anwar Sadat ? ». Kurniawan retrace la vie de ce jeune assassin jusqu’à  ce qu’il commette son crime. Le lecteur parvient à comprendre l’enchainement des événements tragiques.

J’ai vraiment apprécié ce livre malgré la tristesse  souvent présente  du début à la fin de l’œuvre. Je trouve que l’auteur a très bien su garder le suspense durant toute l’histoire, on ne se doute de rien et on ne peut pas deviner ce qui va conduire le héros à devenir un meurtrier. On s’attache vraiment au personnage de Margio, qui d’ailleurs m’a un peu fait penser à moi car j’ai aussi perdu mon père jeune, même si ce n’était pas dans les mêmes circonstances. Ce livre nous fait passer  à travers des émotions telles que la pitié, l’énervement, la tristesse et parfois même la joie.  Ce tigre blanc symbolise la part sombre présente chez tout humain.
Cette lecture nous fait aussi voyager en Indonésie et nous apprend un peu la culture de là-bas, c’est une vraie découverte. D’ailleurs, l’auteur Eka Kurniawan est un écrivain et journaliste indonésien. le livre nous fait découvrir, à l’arrière plan, la vie dans l’Indonésie des villages, des simples gens, et leurs conditions de vie rudes, les us et coutumes mais aussi la présence de mythes et légendes locales

Au final, je ne regrette vraiment pas d’avoir lu ce livre. On peut faire le lien avec La Soif, du russe Andrei Guelassimov  qui est dans notre sélection littéraire de cette année, car dans ces deux livres le héros a une vie malheureuse mais pour des causes différentes. 

Joffrey H., 602

 

février 2nd, 2017

Une histoire prenante

 

LA SOIF

La soif est un roman d’Andrei Guelassimov, auteur russe engagé. Ce récit a été publié en Russie en 2002 puis traduit en français quatre ans plus tard.

C’est l’histoire de Kostia un jeune russe . Il nous raconte sa vie. Il est rentré de son service militaire en Tchétchénie. Durant ce service militaire, le tank où se trouvaient ses compagnons et lui a été attaqué. L’attaque a provoqué un incendie au sein du tank, ce qui a monstrueusement brûlé le visage de Kostia.

Kostia se met alors  à boire énormément de vodka pour oublier cet accident dont les cicatrices choquent tout le monde.

Il va apprendre la disparition de Sérioja, un de ses quatre camarades qui se trouvaient en Tchétchénie avec lui. Kostia et ses amis décident alors de partir à sa recherche dans de nombreuses villes russes ; de nombreux rebondissements les attendent..

 Je trouve l’écriture de ce roman originale du fait que l’auteur fasse de nombreux retours en arrière durant le récit. Cela nous permet de comprendre de plus en plus le personnage et son histoire. Il raconte l’histoire actuelle puis retourne dans le passé pour raconter quelques moments du service militaire et l’ accident. Il revient à nouveau dans le présent pour ensuite raconter des passages de l’enfance de Kostia.

De plus, les liens qui unissent ces quatre hommes semblent assez forts du fait qu’ils restent amis après ce qui leur est arrivé et qu’ils décident de partir tous ensemble à la recherche de leur ami. Cela peut toucher le lecteur et lui faire apprécier les personnages malgré leurs comportements triviaux par moments; du fait de la soulographie omniprésente pour certains.

Le livre est assez accrocheur, il y a pas mal de suspens, nous voulons savoir s’il vont finir par retrouver leur ami.

La soif est en résumé un roman intéressant, original avec un peu de suspens. Je recommande donc la lecture de ce roman que j’ai apprécié.

Lisa 604

mars 13th, 2016

Une école pas comme les autres

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Nous sommes dans la peau d’une personne non fréquentable, et non seulement, a une personne qui fait des cours de philosophie à des escrocs en prison.
Ce livre s’intitulant la Zonzon , est un livre écrit par Alain Guyard. L’auteur essaye de nous montrer dans ce livre l’escroquerie en prison, mais aussi que les cours de philosophie peuvent être aussi faits à toutes sortes de personnes car les criminels nous font comprendre que la philosophie est valable pour tous. Le héros principal est inspiré de la vie de l’auteur, Alain Guyard qui est aussi professeur de philosophie et a enseigné dans le milieu carcéral.
Nous voilà en prison là où Lazare Vilain personnage principal du livre fait des cours de philosophie. Lazare Vilain est une personne ordinaire, vivant une vie monotone. Il passe bientôt leur courrier clandestin, commence à ressembler à un rejeton du milieu et tombe amoureux d’une musicienne, enseignante en prison, comme lui. Or la belle Leïla est la veuve d’un caïd marseillais. Elle prenait Lazare pour un détenu, au début de l’histoire, mais en fait non ce n’est qu’un simple professeur de philosophie.
« Nous, on raconte le terrain, et le sentiment partagé qu’on a de voir des [détenus] se plaire à philosopher, et on narre par le détail nos efforts de « conceptualisation carcérale ». On tombe tous d’accord pour dire que la philosophie permet d’interroger sa condition, donc de prendre des distances avec elle, et par conséquent de fabriquer un interstice, un espace, un jeu suffisant pour bidouiller quelque chose qui ressemble à de la liberté. » (p. 90)

« Chacun sait ici que la prison, ce n’est pas que la perte de la liberté, c’est, dans la foulée, la perte de sa femme, parfois l’enfant retiré et confié aux services de la DASS, et, par un jeu de dominos, la haine de la belle-famille, parfois en chaîne, celle de la famille. Ne reste souvent que la mère, qui lave le linge et le ramène au parloir, pardonne tout à son fils. » (p. 160-161)
Ainsi, l’auteur nous pose la question de l’amitié que nous remarquons quand certains prisonniers se parlent entre eux, et quand Lazare parle de la condamnation de Socrate. Pour moi c’est le meileur livre de ceux que j’ai lu et je pense qu’il mériterait le prix.

Haaron BOURCHAK 602

 

 

janvier 25th, 2016

Un malaise infini

Claire Fuller est une auteur anglaise qui a gagné le Prix Desmond Elliott en 2015 pour son premier roman, que je vais vous présenter, Les Jours Infinis.

Ce roman raconte l’histoire et le périple de Peggy, une jeune londonienne d’origine allemande de 8 ans qui, pendant 9 ans, sera coupée du monde et sera avec son père, survivaliste, dans la forêt.
Sa mère, Ute, pianiste reconnue internationalement, lui transmettra sa passion pour le piano et la musique, involontairement, et c’est en partie ce qui permettra à Peggy de survivre à la solitude dans la forêt pendant des années, jouant tous les jours sur un piano en bois avec seulement des touches, se jouant la mélodie de La Campanella dans la tête, et la chantant avec son père pendant un long moment.

Ce roman alterne les passages entre la vie dans la forêt de Peggy et sa vie de retour à la normale 9 ans plus tard, en 1985, périodes qui vont se rejoindre à la fin du roman pour les derniers chapitres, hauts en révélations .
Ce roman est très bien écrit et retranscrit très bien les états d’âmes de ses personnages, et c’est ce qui m’a choqué du début jusqu’à la fin. L’histoire joue sur les états psychologiques de ses personnages ainsi que sur leur résistance à la souffrance, physique et psychique. L’histoire enchaîne les rebondissements dans les situations de crise successives auxquelles seront confrontés les personnages, malgré une période creuse et paisible au centre du roman qui fait presque tâche par rapport aux épreuves que subissent Peggy et son père avant et après. On sent quand même que ce moment de pause est nécessaire sinon le livre n’aurait pas duré face à l’avalanche de problèmes sur Peggy, qui aurait été détruit, ne sachant réagir. Cela n’empêchera pas le père de Peggy de craquer psychologiquement et de se mettre à vouloir commettre l’impardonnable.
J’ai eu du mal à m’empêcher de raconter la suite et la fin de l’histoire, qui contrairement au début, est riche très intéressante.
Cette histoire m’a tenu en haleine à partir du quart environ, car le début de cette histoire est comme une vaste scène d’exposition nécessaire afin de bien comprendre l’histoire mais cependant ennuyeuse. Le « pouvoir » de ce roman est d’accrocher le lecteur et de le maintenir sur sa lecture, malgré ses passages durs pour le cœur et certains glauques voir malsains, mais qui amèneront toujours le lecteur à se demander la suite.
Le malaise provoqué par ces passages est en fait ce qui maintient le lecteur sur sa lecture, et c’est cette façon de faire de l’auteure qui m’a plu.

En conclusion, malgré un début de roman tres difficile pour moi ( huit chapitres en deux semaines), la suite m’a tellement happé que je suis resté sur ce livre et l’ai fini en une après-midi.
Commencer ce livre demande du courage et d ela persistance, mais cela se révèle payant avec une histoire de qualité m’ayant au final procuré des émotions contraires, à savoir du plaisir et du malaise.
Je recommande ce livre à tout le monde, pour peu que lire une dizaine de chapitres ennuyants ne vous rebute pas trop.

Louis, 603

décembre 2nd, 2015

Petits combattants, l’histoire d’une enfance

 

Petits combattants est un roman réaliste écrit par Raquel Robles paru en 2013. C’est le récit de la révolution Argentine, vécue par des milliers d’Argentins entre 1976 et 1983, racontée à travers les yeux de deux très jeunes enfants de maternelle et de primaire. Leurs parents, des résistants, ont été enlevés et la sœur et son frère se développent un esprit de combattant et s’entraînent dans l’espoir de retrouver leurs parents tout en s’attendant « Au Pire », à savoir la mort de leurs proches. Le roman se compose de petites histoires, plus ou moins rattachées les unes aux  autres, que les deux enfants,à la recherche de réponses,vivent avec leurs grands-mères, leur oncle et tante, à l’école, avec des camarades « alliés ».  La jeune fille, narratrice du livre, est dévouée à son frère, elle lui apprend à mentir, à se contrôler, à être fort.

J’aime le fait que l’histoire soit racontée de façon simple et infantile. On s’attache ainsi plus facilement au personnage qu’est cette combattante qui s’interdit de pleurer sur son sort. Malgré le fait que certains passages peuvent paraître longs et sans intérêts pour la suite des événements, le roman est attachant et l’on veut toujours savoir si oui ou non les enfants  vont retrouver leurs parents; si oui ou non, ils grandiront comme de vrais révolutionnaires; si oui ou non, ils survivront à cette aventure qui est loin d’être facile. Quelquefois, les histoires et  le mode de penser  peuvent être peu crédibles car il est étonnant qu’une fille d’un si jeune âge puisse raisonner d’une telle façon.  Cependant, Il est intéressant de lire ce roman un peu historique et  d’ apprendre à ce propos ce qui concerne  la révolution Argentine.

Ce roman permet à ceux qui n’aimeraient pas la littérature compliquée et remplie de longues descriptions de s’attacher à une histoire simple sans pour autant s’ennuyer, de ressentir les émotions de ces enfants courageux mais sensibles, et de se plonger dans une réalité de la vie qui est certainement très dure pour des milliers d’Argentins, comme elle l’a peut-être été pour l’auteur et qu’elle l’est pour ces deux petits combattants.

Par Eva.

novembre 25th, 2012

Gueule-Tranchée : un livre fantastique malgré du déjà-vu.

Cette ballade nous emmène loin à travers le temps. On commence dans un far-west récent pour finir dans notre époque.  G-T nous fait découvrir la vie d’un exclu qui garde la tête haute.  Ce livre est merveilleusement bien écrit, avec une suite des évènements logique, une intrigue superbe et un suspense qui sait tenir en haleine. Mais on ne peut se débarrasser d’une impression de déjà-vu. Car malgré son style accrocheur, le thème a déjà été vu et revu et malheureusement il n’innove pas toujours. Quelque bonnes surprises mais elles restent trop peu fréquentes pour nous enlever cette impression d’attendu.

J’ai personnellement adoré ce livre et le place dans mes favoris.

Isaïe 611