janvier 21st, 2015

Le garçon qui rêvait d’être samouraï

 Dans le terrier du lapin blanc est un livre écrit par Juan-Pablo VILLALOBOS, écrivain Mexicain né en 1973 à Guadalajara. Après des études de marketing et de littérature il s’est installé à Barcelone. En 2011, il publie son premier roman Dans le terrier du lapin blanc. Il s’agit d’un court roman, rapide à lire qui présente un jeune garçon nommé Tochtli, qui vit dans son monde à lui à la manière des samouraïs et est passionné par les chapeaux et les animaux en particulier les hippopotames nains du Liberia. Il a pour seul héros son père, chef d’un bande et trafiquant de cocaïne qui enseigne à son fils une éducation très machiste.

Tchotli ne connait pas beaucoup le monde extérieur mais est fasciné par ce qu’il en sait, en particulier par les français qui coupent la tête des rois, anecdote très présente tout au long du livre et assez marrante.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                    Nous avons à faire à un roman policier dont l’intrigue est présente tout au long du livre et la petite société qui nous y est présentée croit gouverner le monde mais une chose va la ramener à la réalité. Laquelle ? à vous de le découvrir !

Eric 601

décembre 10th, 2013

La délivrance est à portée de main…

Délivrance est un roman d’ Adler Olsen écrit en 2009 qui a été édité par Flakepost Frap. C’est un polar qui nous présente de nombreuses histoires, qui n’ont, apparemment, aucun lien entre elles. Au fur et à mesure du livre, toutes les histoires se rejoignent, pour au final, prendre tout leur sens.

C’est l’histoire d’un kidnappeur, mais aussi d’une équipe de policiers qui s’occupe de vieilles affaires non résolues dont notamment l’histoire d’une lettre trouvée dans une bouteille qui a été écrite avec du sang. Le personnage principal, le kidnappeur, dont on ne connait pas le nom puisqu’il présente des identités multiples, est poussé par sa haine envers les sectes, et ce, par la faute de son père, un extrémiste catholique, qui, quand il était jeune, l’a maltraité.

Ce livre m’a plu car j’ai beaucoup aimé les différentes intrigues présentées à travers le scénario. Malgré tout ça, j’ai trouvé certains moments un peu ennuyants, c’est pourquoi j’ai sauté quelques pages de temps en temps, ce qui ne m’a pas empêché de bien suivre l’histoire. En effet, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de moments ou il ne se passait RIEN. Pourtant, le lecteur est retenu par le suspens. Par contre, les moments d’actions sont palpitants et passionnants… Je vous recommande de le lire car il est certes long, mais j’ai beaucoup apprécié le rythme soutenu qui laisse le lecteur constamment en haleine.

Louis M. de 601

 

décembre 10th, 2013

Une Volonté de Glace

Ree Dolly a 17 ans. Elle vit seule dans la forêt des Ozarks avec ses deux frères dont elle s’occupe. Quand son père sort de prison, il disparaît sans laisser de traces. Elle n’a pas d’autre choix que de se lancer à sa recherche et ce sous peine de perdre la maison familiale, utilisée comme caution auprès de la justice. Ree va alors se heurter au silence de ceux qui peuplent ces forêts du Missouri. Mais elle n’a qu’une idée en tête, retrouver son père pour sauver sa famille.

Nous avons trouvé que ce roman était sombre et triste. La noirceur dans cette histoire succède au désespoir. C’est un roman bien écrit, qui regroupe beaucoup de scènes d’action et d’émotion tout au long du récit. Ce qui nous a le plus ému, c’est la volonté de Ree à retrouver son père par n’importe quel moyen, sans jamais renoncer, pour éviter à sa famille d’être mis à la rue. Le personnage de Ree est très attachant et dès les premières pages, on se retrouve envoûté par ce personnage, au point de ne plus vouloir le lâcher, l’abandonner. Par ailleurs, la chute du roman est surprenante. Au final, nous avons trouvé ce roman très émouvant et attachant du début à la fin, sans aucun ralentissement dans cette superbe histoire. 

Nous vous recommandons donc de lire ce roman.

Anthony et Emmanuel  601…

novembre 29th, 2013

Un hiver d’ennui

Un hiver de glace de Daniel Woodrell, est un roman sombre et brutal où chacun lutte pour sa propre survie.

L’oeuvre raconte l’histoire d’une jeune fille, Ree, âgé de 16 ans à la recherche de son père disparu, parti trouver de quoi payer les factures. Avant de partir, celui-ci à hypothéqué leur maison, laissant sa femme et ses trois enfants seuls et bientôt sans toît. Ree va alors se retrouver dans une affaire de famille lié à la drogue…

Au fur et à mesure, on s’attache à notre héroïne, forte et n’ayant peur de rien qui fait face la tête haute à toutes les épreuves qu’elle doit affronter. Cependant je trouve dommage que la recherche de son père en termes de péripéties mette du temps à démarrer. Les descriptions et personnages sont trop nombreux à mon goût. Ce livre n’est pas accrocheur, on ne peux s’identifier directement aux personnages, certes l’intrigue en elle-même est très intéressante mais le rythme du roman est trop lourd; je ne conseillerais donc pas ce livre à un de mes camarades.

 

612.

novembre 29th, 2013

L’attentat , un roman passionnant !

L’attentat de Yasmina Khadra , publié en 2005, raconte l’histoire tragique d’un chirurgien, Amine Jaafari, dans un attentat kamikaze à Tel-Aviv. L’hopital reçoit un grand nombre de blessés, femmes, enfants … . Dans la nuit, l’un de ses amis l’appelle pour venir à l’hôpital d’urgence, ne comprend pas pourquoi , il vient quand même. Puis c’est à ce moment là qu’il apprend que la personne qui a causé l’attentat est sa femme. Il va faire tout pour comprendre le choix de sa femme qui était normalement partie en voyage.

Ce roman est vraiment l’un des meilleurs livre que j’ai lu ! Pour la simple raison que l’histoire de ce docteur est passionnante, il part et recherche les moindre indices qui pourraient l’aider dans sa quête éperdue qui a pu motiver sa femme à commettre un tel acte. Quand il voyage dans les différentes villes , Bethleem, Tel-Aviv, Jérusalem , on voit ce qui se passe vraiment , ce conflit entre Israël et la Palestine. On se sent vraiment attaché a ce personnage.

Simon. D 612

novembre 9th, 2012

Un repas pimenté…

         Deux frères et leurs femmes se retrouvent au restaurant. Durant le repas tous les sujets sont abordés, le cinéma, les vacances… Mais pas le sujet principal, le but du repas : le crime d’une grande violence commis par leurs fils respectifs, Michel et Rick, qui n’ont pas été inquiétés dans l’affaire.

      Nous avons bien aimé cette histoire, l’intrigue est intéressante bien que présentée clairement trop tardivement dans le livre. Ce livre amène le lecteur à s’interroger sur la responsabilité des enfants ainsi que celle des parents. Le père de Rick veut que son fils assume ses actes et se rende à la police. Or les parents de Michel sont totalement opposés à l’idée d’envoyer leur fils en prison et ils feront tout pour le protéger à n’importe quel prix… Durant tout le livre, le lecteur est partagé entre la brutalité des deux adolescents et leur jeune âge, entre le choix du père de Rick et celui des parents de Michel. Qu’adviendra-t-il de l’avenir de Rick et Michel ?…

Inès et Justine, 603

octobre 28th, 2011

Qu’est-ce que le roman noir ?

Le roman noir naît aux Etats-Unis dans les années 1930 sous la plume d’auteurs comme Raymond Chandler Dashiell Hammet. Il est lié au contexte social de l’époque : alors que la crise économique et la prohibition engendrent des violences urbaines, les romanciers peignent, dans une langue crue et souvent argotique, des milieux marginaux dans lesquels évolue un détective privé désabusé. Jean Pons, critique littéraire français, en donne la définition suivante :

 

« Les romans noirs sont une littérature immédiate et engagée. Immédiate parce qu’ils nous parlent directement des banalités et des convulsions de notre monde : ils nous montrent, dans leurs fictions violentes, un univers connu qui est celui de notre vie quotidienne mais aussi celui dont les médias s’épuisent à nous présenter des aspects disparates ou à nous proposer des analyses de circonstance. Engagée parce que l’actualité, qu’ils reprennent et transforment sous forme romanesque, donne lieu, de manière implicite ou clairement formulée, à des prises de position politiques : le roman noir prend position de façon « actuelle » par rapport à la réalité humaine et sociale. »

Jean Pons, « Le roman noir, littérature réelle », Les Temps modernes, n° 595, sept-oct-nov 1997

octobre 28th, 2011

Quand je serai roi : Une fresque sociale au cynisme décapant

Le roman Quand je serai roi commence par une scène choc : Le Nopal, surnom du jeune Jorge Osuna, est absorbé dans les rêves et visions hallucinatoires que lui délivre la colle qu’il inhale.

Sous l’égide de cette scène  qui bouscule le lecteur, voilà  commencée une fresque sociale du Mexique, à travers des chapitres qui explorent tour à tour l’univers de Carmen, la mère de Jorge, Marcos Valladares, le directeur de Radio familiale, et les microcosmes familiaux et sociaux où ils évoluent. Enrique Serna nous donne accès à un Mexico déshérité, mais aussi à celui des quartiers chics, dans une écriture où la noirceur, le cynisme éclairent sans concession les travers des personnages et d’une société.

Chez le « Nopal », le lecteur écoute le cri étouffé d’une souffrance engluée, la quête d’un jeune garçon, l’absence mystérieuse du père ;  mais en plongeant à travers le brouillard de ses hallucinations, il découvre aussi le portrait au scalpel de la violence et la bassesse qui gouverne les adultes et rejaillit sur les enfants.  En effet, de l’autre côté du monde de Jorge, celui de Marquitos, fils du riche directeur de la radio, engagé dans une course stérile à la possession d’armes à feu : quel avenir pour des enfants qui jouent avec la mort ? La réponse dans la scène centrale du roman qui rapproche avec maestria les destins des deux familles.

Ardu voyage au cœur de ce monde sans repères, où le rôle de héros devrait curieusement être confié à des enfants martyres ! Un roman à l’écriture énergique qui permet, par ricochet, de porter un regard neuf,  un regard pourvu de plus d’acuité sur notre société, sur la construction ou la destruction de ses valeurs.

N’hésitez pas à faire par de vos réactions de lecture, et à formuler dans les commentaires les questions que vous aimeriez poser à l’auteur le 5 novembre.

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