26 mars 2019

Une bande dessinée qui n’est pas que du vent

La Horde du contrevent est une série de bande dessinée d’Eric Henninot dont le 1er tome s’intitule Le cosmos est mon campement. Né en 1974 à Rouen, Eric Henninot est un auteur dessinateur. Il dessine « Carthago », série de bande dessinée fantastique, ainsi que XIII mystère, série de bande dessinée inspirée du célèbre XIII. Il a réalisé cette série la horde du contrevent en reprenant le roman du même nom d’Alain Damasio, qui a remporté le grand prix de l’imaginaire en 2006 et qui est considéré comme une oeuvre culte.

L’histoire se déroule dans le monde hostile balayé par les vents nuits et jours. Nous suivons l’aventure de la 34ème horde partie il y a 27 ans de leur cité d’origine. Leur but est d’atteindre « l’extrême amont » qui est là où se trouve la source de tout ce vent et ainsi découvrir ce qu’il s’y cache. A ce jour, personne n’a atteint cet endroit. Sous le commandement de Golgoth, la horde avance contre le vent au péril de sa vie. Dans cette quête, les erreurs peuvent être fatales, et la peur de faillir engendre des conflits. Des personnages très sanguins comme Erg, braconnier du ciel et chasseur, s’opposent à des personnages plus sages comme Sov, le scribe, ou Aoi, la soigneuse. Ces disputes sont réglées par Pietro, Prince de cette horde qui fait office de médiateur. Et c’est dans cette esprit de combativité, de détermination que nous suivons le chemin de la horde semé d’embûches.

L’un des thèmes principaux abordé dans la bande dessinée est la vie en groupe. Dans la horde, chaque personnage a son identité propre et bien marquée. Vivre au quotidien en communauté crée des conflits et des affinités. Cette épopée montre que chaque personnalité apporte quelque chose au groupe et le fait avancer. Il y a aussi la détermination qui est abordée. Les personnages de la horde ont chacun leur raison d’avancer et ils n’abandonnent pas. Les villages qu’ils ont traversés en 27 ans ne leurs ont pas donné envie de rester, ils sont déterminés à découvrir le secret de « l’extrême amont ». Ils avancent inexorablement vers ce but.

Cette bande dessinée appartient au genre de la science-fiction. C’est tout de même un monde qui se rapproche du nôtre. Le vent est la caractéristique de cet univers. Et le style des personnages fait penser à un style médiéval comme souvent dans le genre héroic fantasy.

Le style d’écriture de l’auteur est simple. Il alterne entre des dialogues et de la narration. Ses phrases sont courtes et concises. L’une de ses particularités c’est qu’il utilise des mots inventés propres à l’univers de cette bande dessinée. Pour le dessin, l’auteur utilise une palette de couleurs ocres qui appuie le côté désertique et une perception d’un paysage de désolation. Il met aussi peu de détail dans le paysage pour renforcer le côté désertique.

J’ai beaucoup apprécié les différents personnages: les divergences d’opinions sur des sujet pour au final avoir le même but. C’est une particularité à laquelle je m’identifie. J’ai également aimé le style graphique du dessin. La représentation du vent est bien réalisée. J’ai eu peur en commençant à lire qu’elle soit trop prépondérante. L’univers est aussi très envoûtant. L’intrigue autour de cette histoire est bien réalisée et cela me donne envie de découvrir le prochain tome. J’ai moins apprécié les néologismes à l’univers. Je trouve qu’il y en a beaucoup. A certains moments, je ne comprenais plus les phrases car les mots utilisés étaient incompréhensibles.

Yoan, 605

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