3 mars 2017

Une jeune fille perdue entre livres, superstitions et inceste

Morwenna a un passé très difficile : suite à un accident de voiture, sa jumelle meurt et seule Morwenna en ressort vivante. Vivante, mais profondément traumatisée : dans sa conscience mais aussi dans sa chair, physiquement parlant. En effet elle traîne une jambe blessée, ce qui l’handicape fortement au quotidien donc elle ne vivra plus sa jeunesse pleinement, comme elle avait l’habitude de le faire avec sa sœur.

Sa vie, si mouvementée malgré son jeune âge, lui en fait voir de toutes les couleurs : elle se voit obligée de quitter sa mère ( aussi car il y a beaucoup de différends avec celle ci ), une tante et un grand-père très affectueux pour aller vivre en Angleterre, avec un père et des tantes qu’elle connait vaguement. Mais elle se trouve rapidement envoyée dans un établissement privé pour jeunes filles ( riches ). N’étant de nature pas très sociable, elle se réfugie dans les livres de SF /  » fantasy  » ce qui l’unit avec son père.

Morwenna semble être une adolescente un peu ( voire largement ) perdue, sans horizons sans buts, mais avec le souhait que son Grand-père guérisse. Cependant elle a une belle philosophie de vie : elle ne se plaint jamais malgré tous ses malheurs. Donc point positif. On voit aussi que cette fille est très nostalgique en fait. Elle se rappelle sans cesse de ses souvenirs familiaux. Elle a toujours la joie de vivre, et c’est d’ailleurs cette joie là qu’elle puise dans les livres justement, ces livres qu’elle lit sans cesse. Auxquels elle pense tout le temps. De plus, suite à son handicap, elle ne peut pratiquer d’activité sportive comme ses camarades ce qui lui donne encore plus de temps pour la lecture. Elle s’est aussi liée d’amitié avec la bibliothécaire de son établissement. On en déduit que, pour cette jeune fille, la lecture est en quelque sorte sa raison de vivre, son oxygène.

Mais Ce roman de Jo Walton est en partie un roman sur le déracinement. En effet, le personnage principal est profondément marqué par son pays natal, la culture de son pays. A tel point que même ses  » fées  » ne parlent que Gallois. On voit que pour elle, son déménagement pour l’Angleterre est traduit comme un déchirement. Ce n’est que par contrainte qu’elle quitte sa terre d’origine.

Le roman parle d’une quête de ses origines : elle apprend à connaître ses racines, sa famille, ses ancêtres, elle apprend l’histoire de son père plus précisément.

Ce qui m’a particulièrement déplu dans ce livre c’est que Morwenna puisse s’imaginer dans l’inceste avec son paternel, mais c’est quand même très différent puisque pour elle ce n’est pas son père, donc les rapports ne peuvent être qualifiés d’  » inceste « . De plus, ses croyances fantaisistes font d’elle une personne dans un délire total, ridicule à certains moments et remplie de superstitions tirées des croyances de sa culture.

Et puis les références incessantes aux livres et aux auteurs de SF ( à leur vie la plupart du temps ) font du livre un roman ennuyeux et assez difficile à suivre si on a pas les bases en SF, ou du moins pas autant que celles du personnage principal.

En conclusion, le personnage est attachant de par son vécu mais aussi par son caractère. Mise à part ça, j’ai trouvé que l’œuvre était vraiment trop ennuyeuse. et c’est bien dommage.

Syrine, 602

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